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La Plume Sage

La Plume Sage

Il est dans ma tête, il me suit depuis quelques temps déjà sans que je ne puisse rien y faire. Je n'ai pas mon mot à dire, il a élu domicile à l'intérieur de mon crâne, caché près de mon lobe cérébral droit. C'est un parasite, un de la pire espèce, un de ceux que tout le monde redoute lorsque l'on apprend son existence. Il est trop tard pour moi, rien ne le délogera, il est bien trop résistant. Cet étranger à trouvé un hôte qui lui convient, ainsi jusqu'à mon cercueil il m'accompagnera. Personne ne connaît leurs origines, ces parasites ont été découvert il y a seulement quelques semaines, environ 30% de la population mondiale serait affectée par cet organisme. Les scientifiques sont tous restés pantois lors de sa découverte qui résulte d'un fabuleux hasard. Il n'y a pas de symptômes particuliers, aucune complication de santé n'a été détectée chez tous les hôtes, de plus il est impossible de le retirer sans tuer le porteur. Sur le long terme, nous aurons peut-être des réponses. En attendant, nous sommes des millions à vivre dans la crainte quotidienne que quelque chose se produise.
Une forme de ségrégation s'est instaurée au lendemain de l'exposition médiatique. Tous les infectés malgré l'absence de danger pour autrui se voient refuser l'accès à de très nombreux lieux publiques, il leur est vivement conseillé de rester à l'écart des gens sains. Tout comme moi, les autres infectés sont affublés d'une étoile rouge sur notre manche, permettant ainsi de montrer aux yeux de tous que nous sommes différents des autres, que nous sommes plus monstrueux car cela les rassures aux fonds d'eux. La société est divisée entre deux clans, les sains et les infectés, le monde tel que nous l'avons connu n'as plus rien à voire avec ce qu'il était, ou du moins c'est ce que pense les gens.
Je crois que je me suis fais à cette idée d'avoir un invité, d'ailleurs je ne me sens pas plus différent que d'habitude, je pense même que je n'aurais jamais remarqué sa présence si je n'avais pas été obligé de faire un test. Pour ma part je suis persuadé que ce parasite est présent en nous depuis notre naissance, c'est juste que personne n'avait jusqu'alors remarqué sa présence. C'est peut-être quelque chose de normale, nous comptons un nombre incalculables d'organismes vivant sur notre peau alors pourquoi pas un logé dans notre cerveau ? Le parasite ne fais pas de mal pour l'instant, il vit sa vie tranquillement, bien au chaud sans se faire remarquer, pourquoi les gens sont-ils aussi méfiants envers nous, auraient-ils peur que d'un coup nous nous transformions complètement en machine à tuer sans âmes ou je ne sais quoi ?
Les médias parlent en boucle de cette découverte mais peut-on leur faire confiance à eux qui sont avides de sensationnels, avides de scoops en tout genre ? Ils nous dénigrent publiquement et nous sommes sur le point d' entrer dans un régime que personne n'a envie de subir, pourtant nous y allons forcement à ce rythme là. La folie est une maladie humaine, le parasite l'a juste rendue plus importante, et nous ne sommes qu'au début des recherches.
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À nouveau je m'avance vers cet étroit sentier, je marche dans la même direction qu'il y a un an, la tête baissée pour éviter les embûches sur le sol. Le silence est le même qu'autrefois, rien ne le brise, rien ne le dérange, il réside en seigneur sur cette terre.
Ce sentier je le connais bien, d'ailleurs je ne connais rien d'autre, je marche dessus depuis toujours et par quelques mauvais coups du sort je me retrouve à marcher dans mes propres pas une nouvelle fois. Cette fois-ci je ne suivrais pas le chemin de droite situé plus loin devant moi, malgré son attrait certain, il y a des chemins ne faut suivre, celui-là en fait parti, je l'ai appris à mes dépends.
L'horloge tourne inexorablement et rien au monde ne pourra empêcher ses aiguilles de réaliser inlassablement leurs courses folles, pendant ce temps je ne suis qu'un simple spectateur de leurs manèges, piégé dans leurs cycles infinis attendant que le rideau final s'abaisse, sonnant le glas de la représentation.
Ce détour m'aura coûté un grand nombre de tours de trotteuses, pourtant en retournant sur mes pas, je ne me sens pas découragé, bien au contraire je me sens plus que jamais motivé à faire le prochain pas. Là où avant j'arpentais ce sentier en marchant, je le parcours à présent à grande foulées et qui sait où cette course me mènera, peu importe le nombre de fois où mes pas chevaucheront à nouveaux mes empreintes d'antant, je ne peux m'arrêter tant que je suis encore spectateur du manège de l'horloge.

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Il est encore là ce soir. Je le sais sans même le voir, l'entendre suffit à le savoir. Il est reconnaissable à des lieux à la ronde. Ce soir c'est encore une fois la même mélodie que je subis, m'empêchant ainsi de fermer l'œil. L'angoisse revient à nouveau dans son hôte favori, disposée à y résider jusqu'au petit matin. Je ne peux me résoudre à sortir de mon lit, même me réfugier sous ma couette semble proscrit par la peur d'attirer l'attention. J'ai tenté la nuit dernière pour la première fois de m'enfuir. Cependant à peine avoir mis les pieds hors du lit, j'ai entendu s'intensifier progressivement les notes de musiques. J'attendrais comme je m'y suis habitué que la musique cesse afin de pouvoir descendre.

Cela peut paraître très absurde mais chaque nuit, quelqu'un ou quelque chose joue du violon dans ma maison. Je l'ai remarqué il y a de cela trois jours. J'habite dans une maison à la campagne avec pour seule compagnie celle de mon chien. La maison possède deux étages. Je réside au premier, comportant ma chambre ainsi qu'une salle de bain et une chambre d'ami. En bas il y a le séjour, la cuisine et surtout une cave avec un accès sur la cour extérieure. Autour ne se trouve que des champs à perte de vue, seul un voisin est installé à deux cent mètres à peu près de chez moi. Lorsque l'heure du diable approche, c'est un véritable concert qui débute. Du violon est joué dans la cave, ma chambre étant au dessus je ne l'entends que trop bien. De plus la porte est systématiquement ouverte le matin alors que je prend soin de la fermer le soir.

La première fois que j'ai entendu le violon j'ai cru halluciner, je me suis même rendormie profondément. La nuit suivante le même spectacle recommença alors. Cette fois plus de doute possible, je ne rêvais pas, j'étais bien éveillée. Assailli de doute je restais pantois devant cet étrange spectacle. Poussé par une montée d'adrénaline je tenta alors de me lever pour vérifier. Ce fut à ce moment là que les notes devinrent agressives, comme si on ne voulait pas que je bouge de ma chambre. Paralysé par la peur, je me recoucha lentement dans mon lit semblable à mon dernier refuge. Mon cœur hurlait dans ma poitrine et tous mon être était prêt à se battre comme un lion. Les heures passèrent et toujours rien à l'exception du discours inlassable des cordes du violon. On approchait 9h00 quand d'un coup... tout s'estompa. Plus un bruit n'émana de la cave. Fatigué par la nuit blanche que j'eus passé, je me redressa d'un coup et attendis avec impatience un quelconque bruit. Par prudence j'attendis jusqu'à 9h30 avant de m'aventurer en bas. Lorsque l'heure arriva, je descendis prudemment du lit dans le plus grand des calmes. Un pas après l'autre je m'avança jusqu'à ma porte toujours fermée. Ma main agrippa la poignée très délicatement. Beaucoup de pensées se précipitèrent alors dans ma tête, pourtant j'avais besoin d'outrepasser mes appréhensions. La porte s'ouvrit en grinçant légèrement jusqu'à arriver à sa fin de course. Tout était toujours calme dans la maison, rien de suspect n'arrivait à mes oreilles. Je descendis par l'escalier principal en évitant de faire le moindre bruit.
Une fois en bas je remarqua immédiatement que la porte de la cave était ouverte en grand. Angoissé j'entrai alors dans cette vaste pièces sombre dans laquelle le concert s'était déroulé. Au premier regard rien d'inhabituel, tout semblait à sa place d'origine. Pas de trace non plus d'une présence, rien du tout pour prouver que je ne rêvais pas.

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Je t'ai vue et aussitôt j'ai compris. Je savais que je ne pourrai m'empêcher de te regarder davantage. Je savais que je te désirerai plus que tout au monde. Ma vie venait de prendre un tournant sans que je ne puisse le prédire.
Longtemps j'ai douté, je m'étais même persuader que cela ne pouvait être ainsi.
Pourtant aujourd'hui, je me doit de voir la vérité en face. Tu as dérobé mon coeur sans que je ne m'en aperçoive, je te le laisse volontié. Je sais que tu en prendras soin, je ne m'inquiète pas pour cela.
Je l'ai accepté désormais, ta véritable nature ne me dérange plus. Le problème n'est jamais venu de toi, mais seulement de moi. Me résoudre à accepter cette dure vérité m'étais peut-être impossible à l'époque. Mais maintenant je sais que cela m'importe peu. Tu es fictive, tu ne vis pas dans le même monde que le mien. Pourtant je suis tombé amoureux de toi et je sais au fond de moi que tu ressens la même chose, du moins je l'espère ardemment. Il existe un lien entre nos deux univers, notre amour en est la cause.
Je peux enfin mettre des mots sur ce que je ressentais pour toi depuis des mois, je sais à présent que je t'aime et rien ne changera celà, pas même ton inexistence.


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Ma bien aimée que vous arrive t-il alors ?
Mon bon ami, c'est que cette danse dure depuis longtemps.
Cela ne vous sied-il plus ma chère de danser jusqu'à l'aurore ?
Cela me sied toujours, soyez en rassuré mon amant.

Alors diantre pourquoi si peu d'entrain ?
Vous me voyez confus, cela n'est pas très malin.
Pourquoi donc ma tendre ?
Vous ne pourriez le comprendre.

Je vous en conjure, ôtez vous de ce mauvais ami.
Ma foi, si vous insistez tant.
De grâce, je vous en prie.
Cela concerne nos merveilleux enfants.

Allons bon, qu'en est-il de à leurs sujets ?
Voila bien longtemps que nous ne les avons vus.
C'est cela qui vous inquiète en cette soirée ?
Oui mon époux, cela me tue.


Me voilà troublé par vos propos.
Je m'en excuse, je n'aurais dû dire pareils mots.
Voilà bien longtemps que je vous croyez résolue.
Je le suis toujours, soyez en convaincu.

Nous sommes destinés à l'éternité.
Je le sais bien mon amour.
Ne vous préoccupez plus du passé.
J'éviterai à présent tous ces détours .

Très bien, continuons alors jusqu'au petit matin, avant que le soleil nous bannisse à nouveau du palais, ma bien aimée.
Je danserai avec vous pour l'éternité, j'en suis heureuse ainsi. Continuons jusqu'au petit matin et recommençons lorsque la nuit tombera de nouveau.
Nous sommes peut-être prisonniers de la nuit, mais nous sommes libre du cercle du temps, alors dansons à n'en plus pouvoir, ma reine.
Nous sommes peut-être maudit par le sang, mais nous sommes bénis par notre amour mon doux époux, dansons à n'en plus pouvoir, mon roi.



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Racontez moi votre histoire aux détour d'une bouteille qui vous sied tant. Contez moi votre histoire, que cela me donne du baume au cœur. Je suis avide de tout vos faits et gestes, je vous prie de me raconter tout sans omettre un seul détail.
Ô de grâce, dites-moi tout de vous, je ne peux continuer de vous épier sans un bruit. Cela me démange au plus haut point, j'ai besoin de savoir, j'ai besoin de connaître tous les détails sordides de vôtre vie. Ne soyez pas avare, passez à table ou je vous demanderais une nouvelle fois. Qu'attendez -vous donc ?! Que je vous implore à genoux ? Que je vous le demande une fois de plus ? Pourquoi faites vous de moi le seul ignorant ?
Je suis le spectateur de votre monde, vous avez le devoir de me dire la vérité. Je ne puis plus exister si vous refusez de vous confesser. Alors c'est cela ? Vous avez finalement pris votre décision. Très bien, je ne peux vous obliger dans ce cas. Oubliez moi alors, vous avez l'air d'avoir besoin de mon retrait. Je m'en irai en ce soir pluvieux et glacial, ne vous en faîtes pas. J'espère que vous ne le regretterez pas plus tard.
Désormais, je ne serai plus rien. Mon existence prendra fin au moment de passer à l'acte. Votre conscience c'était moi et vous avez décidé de ne pas l'écouter. Soyez assuré que jamais plus je ne pourrai revenir. Je ne puis vous en vouloir, mais je ne puis vous pardonner pour autant. Je vous souhaite bon courage malgré mon absence, je prierai pour vous.

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Ne me regardez pas comme cela, je n'aime pas que l'on m'observe ainsi avec des yeux envieux. Toute mon existence vous m'avez regardé de la même façon, vous ne voyez en moi qu'un moyen d'assouvir vos plus bas instincts, vous me dégoûtez, vous n'êtes rien de plus que des misérables. Ne vous méprenez pas cependant je ne suis pas meilleur que vous, je ne suis qu'une lame aiguisée faisant ce qu'on lui ordonne de faire. J'aimerais vous dire que je suis victime de vos actes, malheureusement c'est bien moi qui perfore l'abdomen de pauvres bougres de tout types. J'ai fais une croix sur le salut de mon âme, cela n'arrivera simplement jamais, on ne peut être sauver lorsque l'on est qu'un furoncle de plus sur cette terre. Aussitôt sorti de vos ateliers, je fût destiné à un des nombreux meurtriers parcourant inlassablement le monde à la recherche de sang frais. Je lui ai obéis plusieurs fois sans dire un mot, je n'en avait pas la possibilité physique.
Pourtant quelque chose à changé, aujourd'hui je sais que j'existe, je me sens vivre même si c'est impossible à expliquer. A force d'avoir versé le sang des autres, une sorte d'essence vitale s'est emparée de moi, je suis comme possédé par les personnes que j'ai tuées, je ne suis plus qu'une arme maudite, mais cette malédiction est la raison de ma prise de conscience. Je suis une arme, mais je suis aussi toutes les âmes fauchées par mes soins. Je vais vous raconter ce que j'ai du accomplir il y a peu, car cela m'a marqué au plus haut point. Un objet appartient à une personne jusqu'à ce que celle-ci s'en débarrasse, dans mon cas j'appartenais à un mercenaire aguerri portant le blase de chevalier noir. Ce dernier avait à son actif d'innombrable faits d'armes et était considéré comme un des soldats les plus forts arpentant notre monde, notamment grâce à moi. Sa renommée n'était plus a prouvée, il n'avait peur de rien et était sans pitié face à ses adversaires.
A ses côtés je me suis éveillé sans qu'il ne s'en rende compte. Je commençais à prendre beaucoup de plaisir à trancher ses ennemis et mon respect envers lui grandissait au fur et à mesure des combats. Il devînt mon idole, je crois même que je l'aimais de tout mon cœur, nous étions d'ailleurs en état de symbiose chaque fois que je m'abattais pour trancher un membre, chaque fois que je tué, chaque fois que le sauvais. Aujourd'hui je me rend compte que je l'aimais plus que n'importe quoi, je ne veux pas me l'avouer mais au plus profond de moi j'en était amoureux. Ma vie était dédié à lui, il était mon maître et j'étais son élève. Tout ce passais comme dans un comte de fée pour moi, je vivais une histoire d'amour magique auquel aucun objet n'aurait pu prétendre. Cependant tout histoire d'amour connaît ses bouleversements, et la mienne n'en a pas fait exception.
Ce mercenaire que je vénérais s'est un jour épris d'une jeune femme de la cour d'un château, ce jour là je m'en souvient encore il pleuvait averse, j'étais sur le dos de mon amant comme d'habitude lorsque celui-ci me déposa devant la jeune femme. Il prononça des mots qui sont rester à jamais graver dans ma mémoire « Je te dédie mon épée, je te dédie ma vie, je te dédie mon cœur ». Lorsque j'entendis cette déclaration, je compris immédiatement que mon idylle venait de prendre fin, que celle-ci n'était qu'une illusion, jamais il n'y avait eu des sentiments partagés, je n'étais qu'une vulgaire arme servant son intérêt.
Fou de chagrin et de rage je préparé un plan machiavélique afin de me venger de son outrage. Ce qu'il ne savait pas c'est que grâce à lui j'ai beaucoup évolué, ma malédiction était si grande que j'avais à présent le pouvoir d'influencer les hommes lorsque ceux-ci me tenait. Ainsi lorsque le mercenaire me pris à nouveau dans ses mains, je n'hésita pas plus d'une seconde avant de le posséder. Je n'éprouvais alors plus que de la haine envers lui, j'étais jaloux de son amour pour cette femme qu'il n'avait connue que très récemment et qui ne l'avait jamais sauvée sur un champ de bataille comme moi je l'ai fais un nombre incalculable de fois. Ivre de colère je le fit monter dans la chambre de sa dulcinée, lui fit enfoncer la porte et attraper de toutes ses forces la pauvre femmes surprise par notre interruption soudaine dans un tel vacarme.Elle se débattait comme elle pouvait mais elle n'était pas suffisamment forte pour nous repousser. J'entendis à ce moment là une voix, c'était celle du mercenaire, je l'entendais hurler au plus profond de lui-même, on aurait dit un démon tant le cri était puissant. Je passa outre ses hurlements et le força à m'enfoncer jusqu'au cœur de sa chère amante. Elle s'écroula immédiatement dans une effusion de sang phénoménale, à ce moment je rompu la possession et revînt à ma place de lame. Je pensais que j'avais bien agit, je pensais qu'à présent je serais soulagé pourtant je ne sais comment l'expliquer mais quelque chose me contrarié au plus haut point. Le mercenaire quant à lui s'effondra de chagrin, pensant qu'il était responsable de cet acte atroce, il ne pouvait comprendre pourquoi un tel geste de sa main. Il hurla à la mort pendant de longues minutes, si bien que des gardes rappliquèrent à la porte de la chambre. Se sentant acculé mais surtout inconsolable il fit alors quelque chose que je n'avais pas envisagé une seule seconde. Il s'empressa avant que les gardes ne pénètrent à l'intérieur de la chambre, de m'empoigner et de me retourner contre lui. A ce moment là je ne pouvais plus le posséder, j'étais ainsi incapable de l'empêcher de se perforer le cœur, ce qu'il ne manqua pas de faire, cette fois c'était moi qui hurlé comme un diable. Une dernière larme s'échappa des yeux du mercenaire, cette larme coula sur moi et se mélangea au sang de mon bien aimé. Me voilà à présent enfoncé dans le cœur de celui que j'aimais, me voilà à présent plus monstrueux que l'humain.
Moi arme maudite, je ne peux mourir et suis condamnée à servir éternellement la mort sans pouvoir rejoindre mon bien aimé. Les objets ne sont pas supposé faire des choix, moi un des seuls objets au monde à s'être éveillé, je n'ai fais que les mauvais et je ne peux blâmer personne d'autre si ce n'est moi. J'appartiens désormais à un autre tueur, mais jamais plus je ne pourrais aimer comme j'ai aimé, jamais plus. Ne me regardez pas avec ces yeux envieux, je suis une lame aiguisée consciente qu'elle est néfaste.

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Que c'est-il passé ? Mais enfin que c'est-il passé ? Voilà bien vingt minutes déjà que je me répète en boucle cette phrase dans ma tête. Je ne comprends rien à ce qu'il se passe, est-ce que je suis en train de rêver? cela m'arrangerait fortement.
Rien n'a de sens, l'endroit dans lequel je me trouve n'est rien d'autre qu'un immense désert de sable avec une atmosphère irrespirable tant la chaleur s'acharne à éradiquer le moindre atome d'oxygène. Le problème c'est que la veille je me trouvais encore à New-York et je suis certain d'avoir pris le métro pour rentrer chez moi, cependant je ne me rappelle pas être descendu à une station. Le tableau pourrait déjà vous paraître noir, mais il y a pire, lorsque je me suis réveillé je n'étais pas seul, quelques mètres plus loin j'ai trouvé le cadavre de Frank mon meilleur ami, je ne comprends pas ce qu'il a pu lui arriver, je ne sais pas pourquoi son corps est ici avec moi dans un désert alors qu'on a fêté son anniversaire hier soir. Je n'arrive pas à le pleurer, je crois d'ailleurs que je n'arrive pas à croire qu'il s'agisse du vrai Frank, non c'est impossible ce n'est pas lui. Je ne sais pas qui c'est, mais ce gars semble être mort de noyade, je sais que cela peut paraître complètement absurde mais tout le reste est tellement étrange que cela ne m'étonne plus.

A l'heure actuelle je ne sais pas où je suis, je ne me souviens de rien si ce n'est que je suis monté dans une trame de métro avant de m'assoupir. Pour accentuer un peu plus ma situation, je souffre de la pire gueule de bois de toute ma vie, ce qui n'est pas forcément la meilleur chose lorsque l'on est perdu dans un désert. Pour l'instant je décide de ne pas bouger, je me suis cependant éloigné du cadavre de ce pauvre bougre, mais je reste assis et réfléchis autant que je peux au meilleur moyen de me sortir du pétrin dans lequel je me suis fourré. Le problème c'est que je n'arrête pas d'échafauder toutes sorte de théories plus loufoques les unes que les autres afin de répondre aux mystères dont je suis victime.

La chaleur est écrasante, je n'arrête pas de transpirer, je meurs de soif et aussi de faim, pour être tout à fait honnête je ne suis pas optimiste quant à mes chances de survie dans ce lieux désertique. Pourtant je ne peux pas rester les bras croisés, je dois tenter quelque chose, qu'importe ce qu'il se passe réellement, je n'aurais peut-être pas l'occasion d'avoir de réponse, c'est pour cela que je dois me mettre en marche, mais quelle direction choisir ? Comment se repérer dans ces terres désolées ? Je regarde le cadavre de cet homme, je m'efforce au plus profond de moi de me persuader que malgré sa ressemblance flagrante avec Frank, il ne s'agit que d'une illusion, cette chose sans vie ce n'est pas lui, je doit me concentrer avant tout sur ma vie si je ne veux pas finir comme lui. Je décide donc de partir au hasard, avec la conviction que tout s'arrangera pour moi dans un futur proche.

Me voilà entrain de marcher sur les dunes ensablés de ce désert avec comme seul compagnie celle du soleil et sa chaleur écrasante. Il n'y a pas une seule autre âme dans ce désert à part le mienne, pas même un serpent ou un scorpion, vraiment rien que le silence et la chaleur. Tout en marchant je ne cesse de me remémorer que l'homme que j'ai laissé derrière moi est sans doute mort de noyade, comment a-t-il pu se noyer au beau milieu d'un désert ? Tout semble m'indiquer que soit je perd la raison, sois tout ceci est un rêve des plus réaliste.
Rapidement je m'essouffle, le manque d'eau et la chaleur sont tels que mes jambes refusent de porter d'avantage mon pauvre corps, je m'écroule alors à genoux en haut d'une dune, je n'ai tout simplement plus la force de continuer à avancer, d'ailleurs pourquoi continuer alors que le désert s'étend à perte de vue. Je crois que je perd l'envie de vivre plus le temps passe. Je suis fatigué, terriblement fatigué, mais par dessus tout je suis énervé, plus que je ne l'ai jamais été de toute ma vie. Je vais mourir ici sans savoir ce qu'il c'est passé, je vais mourir d'une façon absurde et sans explications aucunes, tout n'est qu'aberration, rien n'a de sens et moi je vais juste disparaître sans laisser aucunes traces.
Ma vie va s'achever ici dans des circonstances absurdes tout en me laissant l'impression que les lois qui régissent notre monde viennent subitement de s'écrouler, me laissant à la merci du chaos et du désordre.

Avant de rendre mon dernier souffle sur ce monde, je dois vous faire part d'une chose qui persiste à l'intérieur de mon cerveau. Rien n'a de sens en ce bas monde, tout, absolument tout est possible ici dans mon univers à présent, je le sais maintenant et j'en suis persuadé car je ne suis rien de plus que le fruit de l'imagination d'un homme derrière son écran. Mon existence à été créée par cet homme et il a décidé de me faire vivre une histoire d'horreur dans laquelle je ne sortirais pas gagnant tout en prenant le soin de m'ôter toute lucidité. Il m'a crée dans un but mais seul lui sait lequel, moi, misérable destiné à subir une mort absurde, me doit d'accepter mon destin, il a le pouvoir de me faire naître et aussi celui de me faire mourir. Je n'ai d'autre choix que de mourir, car c'est son désir, à moins que tout cela ne serait que les divagations d'un mourant ? Je ne saurais y répondre, à présent je vais m'endormir, j'espère me réveiller un jour, cependant, qui sait à qui cette décision appartient réellement ?

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Il nous gouverne tous, depuis bien longtemps déjà nous vivons sous son jouc.
Moi je n'étais même pas né lorsqu'il commença son règne de terreur, je suis ce que l'on appelle " en enfant du nouveau régime", en raison du changement que notre société à connu il y a de cela une trentaine d'années.
Nous ne sommes plus des êtres humains, nous sommes juste de pauvres âmes opprimées destinées à servir notre seigneur tout puissant répondant au nom de " L'artéfact". Il est tout, il n'a pas de forme, du moins aucune forme que l'on pourrait décrire avec des mots, mais il n'est rien à la fois, nous ne pouvons l'atteindre, comme s'il n'était pas.
Ma mère m'a souvent raconté cette histoire avant de m'endormir, cette histoire relatant le récit de l'Humanité telle qu'elle l'avait connue de son enfance. Avant la vie était belle, on avait accès à toutes sortes de nourritures et boissons très diversifiées, on faisait sans arrêt la fête et il paraît même que tout le monde pouvait communiquer ensemble dans le monde entier. Aujourd'hui nous n'avons que la même soupe putride deux fois par jour, car "L'artéfact" l'a décrété ainsi. Nous ne faisons jamais la fête par peur de nous faire remarquer par lui, car si il nous remarque, il nous enlève vers des frontières que nous ne connaissons pas. Nous avons pour consigne stricte de vivre sans faire de bruit et sans agir de façon humaine. Nous sommes qu'une poignée, une communauté d'une centaine d'individus devant répondre aux ordres du nouveau roi. Nous sommes les derniers représentant d'une espèce en voie d'extinction, vivant sous la tyrannie d'un monstre sans forme.
Depuis deux jours déjà, je ne retrouve plus ma mère, la dernière fois que je l'ai vue j'étais avec elle dans notre tente. J'apprend alors par un de nos voisin que "L'artéfact" l'a emmené avec elle durant la nuit sans que je ne m'en aperçoive. Je ne sais pas pourquoi il me l'a pris, je ne le saurais sans doute jamais, peu importe ma voie est toute tracée, je n'ai qu'à la suivre et attendre de voir ce qu'il y a au bout, car après tout, nous sommes ses objets, nous n'avons plus le droit à la conscience.

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Moi qui je suis ? je ne suis rien d'autre que toi, enfin une partie de toi, je suis une de tes créations.
J'ai la possibilité de te contacter toi qui écris ces lignes, caché dans l'anonymat derrière ton écran d'ordinateur, je peux enfin te parler. Il m'est donné grâce à ce défi la liberté de faire ce qu'il me plaît, et c'est ce que je vais faire.
Alors que tu tapotes sur les touches du clavier, je prends vie, je prends forme et mon future se forge au fur et à mesure par la pression de tes doigts. Te rends-tu comptes que tu te parles à toi-même ? Ne trouves tu pas ça dérangeant en y pensant sérieusement ? Pourquoi éprouves-tu le besoin de te parler à toi-même sans vraiment te parler à toi-même ?
Peut-être que finalement je ne suis pas toi, peut-être que je suis ce que tu as toujours voulu être... libre. Je n'ai pas de forme physique et encore moins de conscience car je résulte de toi. Je suis persuadé que c'est ce que tu as toujours désiré au plus profond de toi, ne pas être toi.
Tu cherches le réconfort en t'inventant des histoires dans lesquelles tu diriges tout alors que dans ton monde, tu ne diriges rien. Tu es effrayé et tu as raison de l'être, car moi je suis tout et toi tu n'es rien, d'ailleurs qui te dit que ce n'est pas moi qui est en train d'écrire ton histoire, car après tout je suis toi. Non je te taquine, on est assez proche pour se chambrer se présume, je sais bien que tu diriges mon monde, tu as le pouvoir de le façonner et le réinventer à chaque secondes. Tu te sens probablement trop seul au monde pour te réfugier dans un autre, pourtant mon monde existe car tu existes dans le tiens, alors pourquoi penses-tu n'avoir aucun pouvoir sur ton monde, tu en as plus que tu ne le penses.
De cet entrevue avec toi qu'en tireras-tu ? le futur t'appartient je te le concède, alors je te demande que vas tu faire pour la suite ?
La vérité, c'est que j'ai besoin d'entendre des choses réconfortantes, j'ai besoin de savoir que je fais quelque chose de bien, j'ai besoin de savoir que je suis sur la bonne voie. Voilà le pourquoi de cet entrevue avec moi, car je suis le seul qui me comprends mieux que personne et je suis le seul dont je devrais prendre en compte l'avis.

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Se prendre pour Dieu, rêver de créer tout ce que l'on souhaite. On pourrait croire qu'il s'agit d'une tâche colossale, pourtant il n'y a pas besoin de plus qu'une feuille et de l'encre pour créer tout un univers, modelé à sa façon. Regardez donc, je vais vous montrer.
« Par ces quelque mots, tu vis.
- Mais que suis-je ?
- Tout ce que je peux désirer
- Je ne comprends pas.
- Il n'y a rien à comprendre, tu vis simplement.
- Mais pourquoi cela, et d'ailleurs c'est quoi vivre ?
- Je ne peux te l'expliquer, il s'agit là d'une question sans aucune vérité absolue. Ce dont je suis sûr cependant, c'est qu'il y a quelques lignes de ça tu n'avais pas d'existence dans mon monde. En cet instant, je t'ai donné vie.
- Pourquoi m'avoir donné la vie ? Je ne suis rien, je n'ai pas de visage pour me différencier, je n'ai pas d'oreilles pour entendre ni d'yeux pour y voir, encore moins un nez pour respirer et sentir, je n'ai même pas moyen de ressentir quoique ce soit. Pourquoi m'insuffler une vie dénuée d'intérêt ?
- Parce que je peux le faire, j'ai le pouvoir de faire tout ce qui me plaît lorsque je suis devant une page blanche. »
Vous qui lisez ces lignes, vous rendez vous compte que nous égalons les dieux lorsque l'on décide d'écrire ? Nous pouvons faire ce qu'on veut, donner un sens ou non à une histoire, faire une tragédie ou une utopie, nous façonnons des univers, nous en avons le pouvoir. D'ailleurs nous sommes nous même peut-être, seulement quelque tâches d'encres sur une feuille blanche, dépourvus peut-être intentionnellement de moyens d'observer celui qui écrit notre monde.
Continuons à créer des mondes et espérons que notre histoire à nous contienne encore des millions de pages vierges.



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Défi
La Plume Sage

J'étais ton soleil que tu disais, celui qui illuminé tes journées par ma seule présence.
Jamais je ne me suis vanté d'être si lumineux, jamais je n'aurais pu le penser une seule seconde. Pourtant toi tu m'as fais briller, je ne peux le nier. J'étais ton soleil, mais toi tu étais une supernova, ton éclat était bien supérieur au mien, je ne te méritais pas et pourtant tu m'a fais renaître de mes cendres.
Pourtant mon feu s'est éteint, il ne brillera plus jamais. J'aurais du le savoir que cela ne continuerais pas éternellement, la lumière n'est pas capable d'éclairer les recoins les plus sombres de l'univers.
Comment as-tu pu être autant aveuglée par ce que tu croyais voire briller, alors qu'aucune lumière n'émergée de mon être avant ton arrivée. Tu n'as compris que trop tard que je n'étais pas un soleil brillant de mille feux, mais une lamentable lune, grise, froide et errant dans un vide encore plus glaciale.
Hurler au déclin de la lumière, voilà tout, tout ce qui peux subsister dans ce vaste vide sidéral.
Nous avions des étoiles pleins les yeux, à présent ces dernières se sont éteintes pour toujours.


La Plume Sage
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