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Ylôan Collet

Toulouse.
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Bonsoir! Je n'aime pas pas le terme "présentation" mais disons que je vais essayer de desceller une partie de mes secrets afin qu'on comprenne un peu mieux qui je suis et d'où je viens.

Je suis une lycéenne apprivoisant les 17 ans et malgré mon si jeune âge celui-ci cache un bon vécu et de nombreuses expériences. L'écriture est pour moi le second souffle que je n'ai lorsque cela ne va pas et le monde paraît soudain noir. J'écris afin d'aller mieux lorsque certains évènements me tombent dessus et seul l'écriture me permet de me calmer; il faut croire (je parle en connaissance de causes) que cela semble fonctionner. C'est pour cette raison que vous ne retrouverez pas spécialement de roman fantastique, à l'eau de rose ou encore ce grain de folie qu'on retrouve chez la plupart des auteurs. Je me nourris de mon mal-être et de ma tristesse afin d'écrire et de tirer une leçon de vie de mes échecs. N'hésitez pas à faire un tour sur mon profil et m'envoyez un message pour me donner votre avis, car, il faut bien dire que de publier mes "histoires" est un grand pas pour moi, je suis quelqu'un de renfermé et je n'extériorise que très peu mes sentiments alors vos impressions seront pour moi une grande aide sur mon travail.

Je tiens également à préciser que je ne suis pas dépressive loin de ce qu'il à l'air d'en ressortir les informations précédentes, disons que chacun gère les choses à sa façon. De plus relire mes "témoignages" permettent à ma réflexion d'agirs.

Bonne soirée à vous :)

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Œuvres

Ylôan Collet

"Et ce jour-là, mes yeux perdus dans les siens, j'ai su que c'était lui et seulement lui depuis le début."

Nous étions jeunes, nous étions cons, nous étions la représentation même de la jeunesse insouciante. Je sortais d'une relation courte et douloureuse; celle-ci marqua la fin d'un chapitre et l'entrée au lycée en commença un nouveau. Ah le lycée, un sentiment d'impatience mélangé au poison de la peur hantait mon esprit depuis bien des semaines maintenant. J'y rêvais depuis petite et j'y étais enfin, ces fameuses années lycées laissant un goût amer dans la bouche de certains, le désir de renouveau dans le cœur des autres. Qu'allaient-elles me réserver ?

J'empoignais la porte 006 ,seule, je me dirigeais vers un inconnu excitant. J'entrais et mon regard ne pût s'empêcher de papillonner aux quatre coins de ce pavé institutionnel lorsque celui-ci s'arrêta net sur ce dos masculin fort familier, mon cœur loupa un battement et contre mon gré mon côté sauvage prit le dessus me dirigeant inconsciemment vers la sortie la plus proche. Je ne voulais pas le voir et je ne voulais pas qu'il me voit, j'avais tout fait pour laisser le passé derrière moi et le voici assis, à quelques mètres à peine de l'autre côté de ce mur séparant nos corps. Mon cœur avait tellement souffert et bien qu'il me suppliait d'y retourner et d'espérer une suite à notre court-métrage, ma raison prenait le dessus et me raisonner de courir aussi loin que possible et de faire mon deuil. Toute bonne chose à une fin, nous n'étions pas en bons termes, cependant nous n'étions pas non plus en de mauvais. Je me devais de chasser ces démons quitte à fusiller la mélancolie de nos souvenirs.

Deux choix s'offraient à moi : fuir comme à mon habitude afin de changer de classe et d'oublier au plus vite ce fragment indescriptible de puzzle cherchant à s'assembler dans mon âme, ou bien retourner dans la classe et affronter mon passé pour le meilleur et pour le pire.
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Ylôan Collet

Je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui, je suis le sommeil du gardien de ses nuits, toi aussi cette douce mélancolie te fait surgir de vieux souvenirs ? Et bien sache que ce ne sont que des foutaises.

On naît de rien, on devient tout. Ces quelques millimètres dans le ventre de ta mère ont combattus tellement plus que tu n'oses le faire actuellement , relève toi, tu as su le faire tant de fois! La peur tu me diras, le manque de courage je te répondrai. Ta vie vient seulement de débuter et tu te permets de laisser ces personnes la foirer ? Fumette, alcool, drogue en sont que des mots qui résonnent dans ta tête pourtant ce sont les démons de la tentation interdite hurlant dans l'être de certains. Je regrette, mais je regrette tellement de m'être sous-estimé, au risque d'avoir mis en péril le peu de cette divine confiance que j'ai tant de mal à attribué au mérite de tout ceux qui se sont acharnés et ont prouvés qu'ils en étaient digne, néanmoins cette même confiance que j'ai, malgré moi, si facilement donné à ces âmes impures, ces pourritures.

Une question me bouscule mais les réponses se font attendre sous le flots des vagues naissantes dans ma vision personnelle de cette société injuste, pourquoi ? J'ai 16 ans, et ni ma mère, ni mon père, ni même dieu ont satisfait ce désir de connaissance inconnue. je meurs de vivre et je vis pour mourir, n'est-ce pas si triste lorsqu'on est si jeune et pourtant nos pensées si proches de la mort de penser ainsi ? Et pourtant je parle en l'honneur de tout ces enfants en manque d'assurance, tout ces jeunes en souffrance, on m'a dit que la vie valait la peine d'être vécu, je n'en suis pas si sûre, combien de fois n'avons nous pas dessiner le schéma de cette corde, tu sais cette porte de la liberté et pourtant ce dessin qui pour certain est devenu une image de générique de fin réelle laissant toute cette rage destructrice derrière elle. Le suicide est une chose stupide, non, stupide est la chose, liberté est le suicide. Nous ne fuyons pas, nous affrontons et avons le courage de nous libérer de ces chaînes que nous imposent nos expériences et notre passé foireux.

Tiens parlons-en du passé, tu sais cette chose magnifique dans laquelle tout enfant évoluent pour laisser place à un adulte mature, je dis merde, merde à ce préjugé qui touche une infime population de la société, tout ces gosses de riches, ces gens corrompus ou encore ces personnes intouchables quant-a la justice, ces « acteurs » du monde qui n'ont pas eu à se démener pour se trouver un foyer, à vivre l'abandon d'un père, l'alcoolisme d'une mère ou à travailler d'arrache-pied pour se payer le strict minimum afin de subsister le temps d'un instant. Qui êtes-vous pour nous juger rappelez-le moi ?

Regarde ce que tu me fais faire, tu cherches à me détruire lorsque je suis épanouie, ces marques sur mon avant-bras, ces cicatrices sur mes poings et même les larmes cherchant le chemin tortueux de mes joues qu'elle connaissent pourtant si bien, l'ayant emprunter de multiples nuits en sont témoins que tu n'es et tu n'as jamais été la personne que tu prétendais être. Tu m'as recueillis sous ton aile lorsque j'étais au plus bas, que je n'avais ni le courage ni la foi. Tu t'es servis de mes faiblesses contre-moi. Et ça je ne l'oublierai pas. Sache que les blessures physiques ont beaux s'effacer avec le temps, les psychologiques se marient à ton âme jusqu'à ce que la mort les séparent. Tu était pourtant si gentille lorsque je t'ai rencontré, comment as-tu pu faire ça ? Ces secrets dévoilés, tout ces moments aux apparences pures et sincères, mon cœur ne cesse de se morfondre en ne pouvant penser que c'était du vent tandis que ma raison épuise sa voix à répéter que je dois courir aussi loin que possible, m'éloigner de ce feu vif me prenant plein tripe «Brûler tu finiras, tes cendres il restera. ». J'ai trouvé et je puiserai une nouvelle fois au plus profond de moi cette rage immesurable pour renaître comme tu l'as si bien dis de mes « cendres » car un phoenix a beau se brûler les ailes, il renaîtra car c'est l'unique chose qu'il sait faire.
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Ylôan Collet

« Dépose la sur le trottoir avec un peu de chances elle se fera baiser. »
« Toute façon tous les plus gros abrutis sont réunis dans cette filière. »
« Ah cette gueule, t'as besoin d'aide ? »
« P'tre qu'elle dort mais c'est pas une raison pour se poser sur moi, elle est en chaleur ou quoi ? »
« T'es une tapette t'es une tapette c'est tout. »
« Sentir les coups de mes poings sur ta peau me détend. »


Que des phrases et pourtant la raison de ce mal-être profondément enfoui en moi. Comment les enfants peuvent-ils être aussi méchants entre eux ? J'ai 2 frères et 1 sœur mais si tu étais l'une de mes connaissances je te dirais que je n'ai qu'un frère. Pourquoi vas-tu me dire ? Et bien pour des tas de raisons, plus ou moins importantes et traumatisantes. Mon frère me pourrit la vie, tu sais ce que c'est de te lever et de pleurer dès les premières secondes de ton retour à la réalité, pleurer sans même avoir pensé à quoi que ce soit, juste le fait de constater que tu n'es malheureusement pas parti en douceur pendant la nuit ?

J'ai tellement mal mais je dois y faire face, car je viens de réaliser, à ce jour précis, que t'es seul dans ta merde, les amis, la famille ne sont que des artifices, des excuses afin te venter auprès d'inconnus de cette « popularité » superficielle et ça je peux en témoigner au nom de nous ; nous consciencieux de savoir dans quel monde nos enfants évolueront, intrigués de savoir ce que demain nous réservera...

Les dernières heures de ma vie semblent sortir tout droit d'une série dramatique dans laquelle les visionnaires s'identifient, je suis partie de chez moi de force sans avoir mangé afin de rentrer au lycée en stop, pensant depuis bien trop longtemps que celui-ci était une échappatoire, sans téléphone bien sûr, histoire de bien inquiéter ma procréatrice. M'enfin ça c'est ce que j'aurai aimé écrire, la vérité c'est que je ne suis rien à ses yeux. Quel genre de mère aimante laisserait quelqu'un insulter sa fille de prostitué ? Si tu as la réponse je serai ravie que tu m'en fasses part. J'ai vécu toute mon enfance dans la maltraitance, la violence psychologique et l'ignorance. J'ai déjà songé au suicide mais comme les premières phrases de ce rapport l'indiquent j'suis une tapette alors j'ai jamais sauté le pas, j'ai jamais osé me libérer de toutes ces chaînes qu'on cadenasse à mon corps.

Si la suite contient des fautes, je m'en excuse mais les larmes m'empêchent de voir, tout comme les coups m'empêche d'avancer, triste comparaison, inutile de le préciser.

Je ne saurai dire ce que je fais exactement, et non, je ne parle pas de ma vie même si inconsciemment ça l'est probablement. Je suis juste assise ici à cet endroit magnifique pourtant au bord de la route, au bord de cette hiérarchie qui n'hésite pas à réduire ses acteurs les moins influençables, ses dangers pour le futur de la société. C'est fou comme les plus belles choses sont situées ici, à la portée de nos yeux. Nous avons tous la possibilité de voir cette nature si pure mais combien oseront ouvrir les yeux afin d'élargir la visibilité corrompue de leurs cœurs ?

Je marchais perdue, seule sans savoir où aller et je me suis arrêtée juste ici, pour laisser échapper toute cette rage, ce flot de vagues dans le creux de mes yeux puis le simple fait d'écrire m'a calmé. En voyant tout ce courant, toute cette eau poussée par la puissance des marées je me suis reconnue, emportée par cette vaste étendue d'eau déchaînée, cherchant désespérément à ne pas sombrer à travers cette haine et au risque d'en décevoir certains, je ne me noierai pas aujourd'hui. La vie m'a appris à me battre et à surmonter ses épreuves et je compte bien lui prouver une fois de plus. Je surmonterai ce poison coulant dans mes veines. Le paradoxe est flagrant mais malgré ce que je tente d'affirmer j'ai préféré fuir les problèmes plutôt que de les affronter. Je suis censée être en cours de français à cette heure précise. Il est 14h05 et pourtant je suis ici à penser, réfléchir, écrire... Je ne retournerai pas en cours, ni aujourd'hui, ni demain, ni vendredi. J'aime ce sentiment d'inquiétude à mon égard, malheureusement ce n'est et ce ne restera qu'un sentiment jusqu'au jour où ils me feront tomber pour de bon. Personne n'a cherché à me retenir lorsque j'étais affaibli, dans ce cas pourquoi je reviendrai si on m'a laissé partir? La déception se fait sentir à mon écart. Les amis ne sont là l'espace d'un moment, à profiter des soirée, à se bourrer la gueule, à se droguer et rire du malheur des autres car avouons le nous, nous l'avons tous fait ; seulement lorsque les choses empirent la magie opère et tel un chirurgien s'occupant de ses patients, celle-ci s'occupe de faire disparaître ces ordures lorsque notre âme les réclament le plus.

Je ne regrette pas de m'être renfermée sur moi avec le temps et les expériences. Elles m'ont apprit à me méfier et à choisir avec précaution qui porter dans mon cœur, il m'arrive de faire des erreurs et ce, encore aujourd'hui; cependant je tente avec succès de tirer des leçons de mes mauvais jours. Sur la route j'ai songé à changer de lycée, une fraction de seconde cette idée m'a plût, et celle de rejoindre le lycée de Barcelone encore plus. La réalité m'a néanmoins rattrapée tandis que je m'éloignais : je ne peux pas faire ça à mes parents se serait tellement égoïste.

Je vais mal, très mal, le questionnement de mon bonheur ou mal-être est si redondant que le simple fait de l'entendre retentir dans ma tête laisse suggérer la réponse. J'irai probablement mal ce soir, et probablement mal la semaine suivante mais je ne me laisse pas abattre pour le moment et je compte bien laisser cette berceuse aquatique m'apaiser le temps d'un instant.
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