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Djilia Traikia

Birmingham.

laissant mes histoires me raconter

Elles ont certainement des choses à reveler

vos annotations et vos avis sont vivement recommendés

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œuvres
1
défis réussis
307
"J'aime" reçus

Œuvres

Djilia Traikia
Une étrange arrestation, bouleversa la vie de l’inspecteur Elie Edelstein en le propulsant deux siècles en arrière.
Ce phénomène si bizarre et pourtant si vrai le poussera à remettre en question sa propre existence.
Son obsession sur Sarah Shaheen la fugitive, l’obligera à chercher si elle a bel et bien était transférée avec lui.
Deux être séparé par un mur qui n’auraient jamais dû se rencontrer.
Israël-Palestine vu à travers une fantaisie
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Djilia Traikia


Elle venait tout juste de finir de ranger la cuisine, quand Cendrillon se laissa tomber sur le canapé en tenant un verre de Brandy entre les mains. Ce dernier ne manqua pas de se renverser et éclaboussa au passage sa demi-sœur Javotte. celle-ci se trouvait assise sur un tabouret.
— Cendrillon ! s’écria cette dernière en colère.
— Désolée ! Je ne t’avais pas vue ! dit-elle en buvant la dernière gorgée qui restait.
— Voilà que tu te mets à boire ! remarqua la belle-mère, assise pas loin, en train de broder.
— Comme toujours, belle-maman… comme toujours ! répondit-elle sans la regarder.
La mère, heurtée par l’insolence de sa belle-fille, agita nerveusement les bras en signe de réprobation. Cendrillon, qui ne vit pas, ou ne voulait pas voir l’inquiétude montante chez sa belle-mère, invita Javotte à s’asseoir près d’elle. Elle retira ses jambes de façon à lui céder de la place. Sa sœur qui avait déjà oublié l’incident, prit place sans plus attendre. Mais aussitôt qu’elle s'installa, voilà que Cendrillon lui posait ses pieds sur les genoux.
—Javotte, aurais-tu la bonté de me les masser ? demanda-t-elle en esquissant un charmant sourire.
—Sont-ils propres ?
—Comme toujours, Javotte… comme toujours ! dit-elle en écartant ses orteils.
Javotte redressa la tête et ouvrit grandement les yeux comme pour les inspecter en détail. Aussitôt qu’elle eut fini de les examiner, elle se mit à les masser avec une énergie que seule Cendrillon pouvait ressentir.
Contrairement à la légende, Cendrillon chaussait du 41 et avait surtout du mal à trouver sa pointure.
Anastasia, qui était assise au coin de la cheminée à lire et qui n’avait pas dit un mot jusque-là, ferma soudainement son livre, le jeta sur la table et s’écria : « Cendrillon, peux-tu nous raconter une histoire ? »
Son intonation sous-entendait qu’elle intervenait uniquement pour rappeler sa présence. La grande sœur fit semblant de ne pas avoir entendu et lui demanda de répéter sa question.
—Je te disais, si c’était possible de nous raconter une histoire ?
—Je ne sais pas trop… je suis un peu fatiguée.
Anastasia avança lentement en direction de ses sœurs, comme une reine qui s’apprête à monter sur son trône et, de sa main, leur fit signe de s’écarter afin de lui céder de la place. Mais comme Cendrillon voulait rester allongée, elle lui expliqua qu’afin de lui raconter l’histoire, il fallait qu’elle, Anastasia, s’installe par terre. Celle-ci fit aussitôt ce qu’on lui demandait et s’installa sans plus attendre dans une posture des plus étranges. En s’apprêtant à écouter sa grande sœur, elle prenait plaisir à défaire les faux plis de sa robe qui apparaissaient au fur et à mesure qu’elle bougeait.
Mais au moment où la conteuse voulut commencer, la belle-mère lui fit remarquer qu’elle n’avait pas préparé un gâteau comme elle l’avait promis.
—Belle-maman, répondit-elle en jouant avec le bout de sa queue-de-cheval, il fallait me le rappeler plus tôt. J’ai déjà nettoyé la cuisine… en plus, je n’ai pas assez d’œufs… pas assez de lait ni de farine !
Clouée par l’argument de sa belle-fille comme elle savait très bien pourquoi tous ces ingrédients manquaient, la mère se rassit en gardant ses remarques pour plus tard. Mais elle ne put rester ainsi bien longtemps, elle avait quelque chose à dire et cela lui brûlait la bouche.
Ce matin-là, quand elle avait reçu la lettre, elle n’avait qu’une envie : l’exposer à tout le monde. Son cœur ne pouvait contenir autant de joie. Mais voyant que Cendrillon ainsi que ses filles étaient occupées, elle décida avec peine de garder tout cela pour elle, au moins, jusqu’au soir.
La belle-mère ne tenant plus assise, se leva, marcha quelques pas puis revint à sa place. Ses filles, absorbées par l’histoire, n’avaient rien remarqué. Quant à Cendrillon, elle l’avait deviné depuis un moment déjà, d’autant plus, que c’était elle qui lui avait ramené le courrier.
La belle-mère n’en pouvait plus, elle n’avait qu’une hâte, que l’histoire finisse. Soudain, la porte du salon s’ouvrit et Persil le chien, fit son entrée. Le visage enfoui sous un amas de poils, il sauta sur sa maîtresse allongée, pour l’engloutir au milieu de sa bave. À sa vue, les deux filles crièrent de joie et le prirent chacune leur tour. Persil, aussi balourd qu’un mouton, n’arrivait pas à tenir en place. Tantôt il galopait en faisant le fanfaron et tantôt, il s’allongeait sur le dos, pour voir tout ce beau monde à l’envers. Amusée par les comportements du chien, la belle-mère ne put se contenir davantage et cracha son secret : « J’ai le plaisir de vous annoncer que, pas ce samedi mais celui d’après nous sommes toutes invitées au bal du roi ! »
S’écria-t-elle d’un trait sans même prendre le temps de respirer
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Défi
Djilia Traikia


Cher William,
Vous allez peut-être être surpris par ce mail, mais je ne peux m’empêcher de vous l'envoyer. Cela fait au moins trois mois que je me l'interdis. Je pense que ça n'a pas de sens de se priver de l'envie de dévoiler une partie de soi. Je ne peux vous donner mon prénom, de peur d’être reconnue. Je ne tiens pas à ce que vous sachiez qui je suis. Dans le cas contraire, je me trouverai très gênée. Mon nom pour vous sera le nom d'une fleur. Je ne sais encore laquelle, à vous de la choisir. Vous m'inspirez… encore une fois, je ne peux m’étaler sur le sujet de peur que vous me reconnaissiez. Peut-être que vous ne m’avez jamais remarquée, mais je tiens, quand même, à garder l’anonymat. Je suis consciente que je me restreins et à force de me restreindre, vous n’allez rien comprendre ou peut-être que vous allez vous désintéresser de ce mail. J'ai envie de vous dire, que mon cœur bat si fort quand je vous vois, que je ne suis plus sûre d’être moi-même. J’éprouve un grand plaisir à vous observer, surtout, quand vous ne le soupçonnez pas. N’allez pas imaginer que je vous espionne, que dieu me garde de cet ignoble défaut ! Je vous ai observé par hasard dans des lieux publics, je vous connais à travers ma profession que je ne puis vous dévoiler.
Un soir, j’étais dans un pub en compagnie de ma sœur et ses amis. Nous fêtions sa sortie d'un endroit peu convenable. Je vous laisse deviner quel genre d’endroit. Je n’étais pas à l'aise. Non pas que j’étais en mauvaise compagnie ; mais, nous étions attendus ailleurs et il me pressait de rentrer. Je n'avais qu'une envie, me trouver là-bas loin d'ici. Le pub était bruyant, les discussions étaient vides et je m’ennuyais à mourir. Je n'avais plus d'autres solutions que de me réfugier dans mes pensées. Douces et légères, elles se portaient uniquement sur vous. J'imaginais que vous alliez faire éruption dans le pub. Je m'imaginais vous aborder en vous demandant de me suivre. Chose que vous acceptiez volontiers, sans chercher à comprendre pourquoi. J’imaginais que nous étions dans ma voiture loin de la ville. Vous ne me posiez toujours pas de questions. Je vous ai emmené dans cet endroit ou, j’ai l’habitude d’aller quand l’envie me prend. Un endroit très plaisant, qui me permet de me libérer de toutes ces contraintes que la société m'inflige ou, comme dirait ma sœur Marie : je me libère d'une pression, que je crée moi-même.
Dans mon imagination, vous vous laissiez guider sans poser de question. Au moment où je sortais le télescope de la voiture, vous compreniez ce que nous nous apprêtions à faire. Observer les étoiles !
Ce que je ressens avec elles… ce que j’éprouve en les regardant, ne peut s’exprimer avec les mots.
Vous savez, avec elles, je vis tout simplement l'instant présent. Avec elles, j'oublie toutes mes angoisses et surtout, je savoure ces moments ou je ne pense plus à moi. La vie est bien plus agréable quand on cesse de regarder notre nombril et qu’on lève les yeux au ciel. Ouvrir la porte qui donne sur le monde des observations peut s’avérer une thérapie bien efficace. Oublier son être pour un instant et, se concentrer sur cet incroyable univers qui continuera son existence et cela malgré l’extinction humaine. Quelque part, cela me réconforte, dans le sens où je me sens soulagée par le fait que, tout ne tourne pas autour de l’homme. Je ne veux pas paraître cynique ; seulement, c'est comme si la grandeur de l’univers absorbait la petitesse de mon insignifiant monde... Je ne veux pas dire par là que nous, les humains, nous sommes insignifiants, mais simplement, nous passons notre temps à aiguiser notre ego pour écraser toute espèce vivante, y compris nous-même. Alors que nous pouvons décider de vivre autrement en abolissant les guerres, une fois pour toute, et en regardant ce qui nous entoure avec délectation. Ne croyez pas que je suis une idéaliste, peut-être, que je devrais me concentrer sur la contemplation de l'univers et cesser de ramener tout sur moi ! Je m’éparpille un peu trop. Revenons à notre histoire, au moment où vous avez regardé à travers le télescope, je vous ai déballé tout ce que je savais sur les constellations. D’une façon très romantique, mais quand il s’agit de parler de mes passions, attention, je deviens très sérieuse et surtout, j'adore m’écouter parler. Je vous ai parlé du lever et du coucher des astres, je vous ai montré Cassiopée et Andromède...avec un peu de chance nous avons pu voir quelques planètes. D'habitude, je fais tout cela avec mon amie Anne seulement, ça commence à l’ennuyer... Enfin bref, j’étais vraiment en train de fantasmer sur vous quand soudain, vous m'êtes apparu.
Je n'en ai pas cru mes yeux ; mais, c’était bien vous, en chair et en os.
Vous étiez accompagné par deux jeunes hommes. Vous vous êtes installés au bar à discuter, rigoler et de temps en temps, vous jetiez un œil autour de vous. Je vous ai observé longuement, sans pouvoir vous approcher. Dieu seul sait combien j'en ai eu l’envie. Parfois les choses viennent comme nous le souhaitons ; mais, quel dommage que le courage ne vienne pas toujours avec. Savoir saisir les opportunités n'est pas donné à tout le monde. Je suis restée là, comme une nigaude, à me torturer l'esprit me résiliant au fait, que seule mon imagination possédait une telle audace.
En revenant des toilettes, vous n’étiez déjà plus là. Je vous ai cherché partout, mais vous étiez déjà parti. Quel dommage, vraiment quel dommage ! J'ai dû laisser passer ma chance. Mais, comme on dit : Il n'est jamais trop tard. Si vous voulez apprendre à me connaître, soyez sympa, répondez-moi.
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J’ai tellement de choses à dire...mon cerveau bouillonne d’imagination !

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Avec Le crépuscule des Veilleurs, Une impasse : parler des Misérables...
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