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Véro

Depuis que j'ai su lire, j'ai toujours dévoré les livres. Enfant, la lecture représentait pour moi une évasion salutaire. Ado, je dévalisais le rayon SF de la bibliothèque de mon quartier.

Tout naturellement, m'est venue un jour l'envie de créer mes propres histoires.

J'ai commencé à écrire vers 20 ans, et découvert que j'adorais ça. J'ai arrêté par manque de temps. Le travail, la vie de famille ont pris le dessus.

J'y suis retournée depuis quelques années, et depuis, n'a jamais arrêté. L'écriture, pour moi, est nécessaire. J'aime surtout le fantastique. Les contes aussi. Tout ce qui permet de s'évader du quotidien.

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Véro

12 octobre 2012. 23 h 30
Qu’est-ce que j’ai aujourd’hui? Pas moyen de dormir. Ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Depuis ce matin, je me sens bizarre. Mal au ventre, étourdissements… J’oublie tout ce qu’on me dit et je rigole pour un rien. En même temps, je me sens triste. Pourvu que ce ne soit pas une dépression…
D’ailleurs, déjà ce matin, j’ai eu du mal à me lever. Pas étonnant. Je déteste ce boulot. Il m’ennuie, les collègues m’ennuient, tout m’ennuie. Surtout Cynthia, je ne la supporte plus. Elle en fait trop, ça se voit, mais personne n’ose le lui dire. Qu’est-ce qu’elle m’agace…
Enfin, bref, ce matin, j’ai raté mon bus. De peu, je l’ai vu partir. J’avais pas envie d’attendre vingt minutes sur le trottoir, j’ai préféré y aller à pied. Si je marchais bien, en quinze minutes, j’y serais. Manque de bol, il s’est mis à pleuvoir et j’avais oublié mon parapluie. Je suis une vraie tête de linotte, j’oublie toujours tout, et en ce moment, ça ne s’arrange pas. J’ai dû m’abriter sous le premier porche venu. Jolie petite rue pavée, avec de vieux immeubles. C’est la première fois que je passais par là.
Au moment où j’allais repartir, la porte de l’immeuble s’est ouverte d’un coup. Pas eu le temps de l’éviter, je l’ai prise dans le dos et j’ai basculé en avant. J’ai senti une main ferme m’attraper le bras pour m’empêcher de tomber. Heureusement, sinon je me serais fait vraiment mal !
Je me suis retournée pour remercier mon sauveur, mais je n’en ai pas eu le temps, l’homme – car c’en était un, plutôt pas mal, dans la quarantaine, très grand - l’homme donc, s’est aussitôt confondu en excuses. Il a dû répéter une bonne dizaine de fois qu’il était désolé. J’ai dû lui assurer que ce n’était pas grave, que je n’avais rien du tout, alors que j’avais un peu mal dans le dos quand même. Il a continué à s’excuser, puis il m’a expliqué qu’il était pressé et qu’il avait plein de soucis en ce moment. Il venait juste de rompre avec sa femme et il allait peut-être perdre son boulot.
Etonnée qu’il me confie tout cela alors que j’étais une parfaite inconnue, je l'ai laissé parler. Il m’attendrissait avec son air perdu. Ne sachant quoi lui répondre, j’ai bêtement bredouillé quelques banalités, puis je lui ai dit qu’il fallait que j’y aille, sinon je risquais d’être en retard à mon travail. Tout en disant ça, je restais là, bêtement, sur le trottoir, à lui sourire. Il m’a souri aussi, puis on s’est regardés un instant sans rien dire, et là je me suis sentie bizarre. Ce n’était pas du tout désagréable, mais bizarre. Il me regardait d’un drôle d’air, un peu rêveur, ses yeux verts pétillaient. Il m’a demandé d’un ton hésitant si je voulais qu’il me dépose quelque part. J’ai hésité, et finalement, j’ai refusé. Je suis partie, tout en me maudissant. Quelle idiote, j’aurais dû accepter !

Evidemment, je suis arrivée en retard au boulot. Sans raison, je me sentais de bonne humeur. Je souriais et riais bêtement pour un rien. J’avais rien bu, pourtant. J’ai même souri à Cynthia, c’est bien la preuve que je n’étais pas dans mon état normal !
Je me suis sentie bizarre toute la journée. Joyeuse sans raison, et en même temps, un peu triste. Mal au ventre, une sensation de manque. Manque de quoi ? Ou... de qui ? Oh non… Reprends-toi, ma grande. Tu es ridicule. T’as plus dix-huit ans. Allez, regarde-toi dans la glace, ça te remettra les idées d’aplomb. T’as quarante-deux ans, de la cellulite et des bourrelets. La dernière fois que t’as été amoureuse, ça s’est mal fini. Au début, c’est toujours bien, et puis après… C’est quand on connaît vraiment l’autre que les illusions, ou l’amour, c’est pareil, disparaissent. Je croyais que t’étais vaccinée, pourtant…
Allez. Tu vas te passer la tête sous l’eau froide. Inspirer un bon coup. Manger une tablette de chocolat. Ou plutôt boire un coup. Ou les deux. Après ça ira mieux.
13 oct 2012. 2 h 25
Déjà ? Toujours pas réussi à dormir. Merde ! Je vais être encore crevée. Bon. Je vais lire un peu, ça m’aidera peut-être à dormir.
13 Oct 2012. 6h 00
Eviter de lire un polar en pleine nuit. Pas le bon plan pour se rendormir. Je dois me lever dans une heure. Je sens que ça va être difficile aujourd’hui. Au moins, je serai pas en retard pour le bus.
13 Oct 2012. 7 h 55
Mince ! Le réveil n’a pas sonné ! Pas eu le temps de déjeuner ni de me doucher. J’ai juste le temps de m’habiller si je ne veux pas rater le bus. Ah la la, j’ai encore la marque de l’oreiller sur la joue !
Mince, raté ! Bon, je vais y aller à pied…


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Véro
Réponse au défi : "les Fées ont la vie dure"
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Défi
Véro
Conte "à la Kipling" pour expliquer comment la girafe a eu un long cou.
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Quelle étrange question! Se demande-t-on pourquoi on respire ? J'écris tout simplement parce que j'aime ça. Écrire est mon oxygène.
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