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Clo_61

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Clo_61

Depuis quelques mois, je ne sais plus qui je suis. Certains me disent que mon comportement a littéralement muté. D'autres affirment que je suis restée la même. Alors, dans cette imensité d'avis contraires, qui croire ? Elles, elles m'ont laissé tomber. Des lâches. Lui, est resté, courageux qu'il est. Eux, me soutiennent, comme toujours. Et même si quelqu'uns sont restés, je ne comprends pas. Je ne comprends plus. Qu'ais-je fait pour en arriver là ? Suis-je réellement fautive ? Ou ais-je seulement changé, comme tout le monde, à un moment donné de sa vie ? Mais alors, pourquoi n'acceptent-elles pas ma nouvelle "moi" ? Trop de questions. Trop de tristesse. Trop de colère. Trop de trop. J'explose. J'implose. Je suis perdue.
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Défi
Clo_61

Souvent, on m'a dit que j'étais moche.
Souvent, on m'a dit que j'étais idiote.
Souvent, on m'a dit que j'étais maladroite.
Souvent, on m'a dit que j'étais grosse.
Souvent, on m'a dit que...

Mais... qui est ce "on" ? Pour qui ce "on" se prend-il ?

J'étais jeune. Je n'avais aucune confiance en moi. D'ailleurs, à cause de toutes ces critiques, je ne sais toujours pas ce qu'est avoir confiance en soi.

Cependant, j'ai retenue une leçon de ces désagréables expériences.

Personne n'a le droit de dire que tu es moche si, lorsque tu revêts de nouveaux vêtements, tu te sens beau.
Personne n'a le droit de dire que tu es idiot si, lorsque tu discutes avec quelqu'un, tu penses avoir une culture générale étoffée.
Personne n'a le droit de dire que tu es maladroit si, lorsque tu fais certaines choses, tu te sens à l'aise.
Personne n'a le droit de dire que tu es gros si, lorsque tu te regardes dans un miroir, tu te sens bien dans ta peau.
Personne ne peut te connaître mieux que tu te connais toi-même.

Quoi que tu penses de toi-même, saches que tu es une personne unique. Tout le monde a des défauts et des qualités. Et c'est justement cela qui fait de nous quelqu'un de bien. Assumes-toi. Ta personnalité comme ton physique. N'écoutes pas les autres. Tu es beau, à l'intérieur comme à l'extérieur. Tu es intelligent. Tu es adroit. Tu es génial. Tu es gourmand.
Tu es unique. Souviens-toi en.
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Défi
Clo_61

Nous étions meilleures amies. De la classe de sixième jusqu'à la deuxième année de faculté. Nous étions insépparables. Enfin, c'était ce que les gens disaient de nous. Deux jeunes filles liées comme les doigts de la main. Tu étais forte. Moi, un peu moins. Tu avais un caractère assumé. Moi, un peu moins. Tu étais très sociable. Moi, un peu moins. Tu savais t'amuser. Moi, un peu moins. Tu ne te préoccupais pas du regard des autres. Moi, un peu plus.

Nous avons toujours été présente l'une pour l'autre. Moi, quand tes parents ont divorcé et que tu partais à la dérive dans le monde de l'alcool et de la cigarette. Et toi, quand les autres me rejettaient et que je me scarifiais. Nous étions complémentaires. Et cela faisait du bien de se sentir aimée.

Les années ont passées. Malgré notre scolarité dans des lycées différents, nous ne nous sommes pas éloignées. Tu t'es fais de nouvelles amies et tu m'as intégrée. Nous avons grandit ensemble, main dans la main. Et tout ce que vivait l'une d'entre nous, l'autre le vivait également. Un peu comme des jumelles.

Jamais une dispute, toujours la discussion et la compréhension.

Puis l'université. Comme une évidence, nous sommes devenues colocataires dans un grand appartement. Nous avons appris à vivre ensemble, malgré la diversité de nos modes de vie. Nous enchaînions les soirées, en compagnie de nos compères. Nous nous sentions bien. Plus soudées que jamais. Je te réconfortais lorsque tu avais des peines de coeur avec ton petit ami. Et moi, tu me soutenais pour en finir avec le célibat.

Et lorsque ce jour arriva, étrangement, tout changea.

La deuxième année de colocation fut un enfer. Tu me reprochais de passer beaucoup trop de temps avec l'amour de ma vie. Tu critiquais mon style vestimantaire devant nos amies communs. Tu me rabaissais dès que tu en avais l'occasion. Tu me blâmais pour mes notes, qui étaient bien meilleures que les tiennes. Tu m'accusais de trop travailler. Tu m'attaquais lorsque je ne sortais pas.

Et pendant que tu te fatiguais à me faire souffrir pour la raison que je soupçonne être de la jalousie, je suis devenue dépressive. Je pleurais tous les matins et soirs. J'avais cette atroce impression de tomber dans la folie. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Je n'avais pas consciene que cette maladie était en moi depuis un bout de temps et qu'elle m'ôtait tout le goût de la vie.

Et toi, ma meilleure amie, tu n'as rien vu. Pas une seule fois, alors que nous passions toutes nos journées ensemble, tu n'as prit conscience de mon mal-être. Pas une seule fois tu t'es remise en question pour m'extirper de cette tourmente qu'est la dépression. Non. Tu continuais ton manège qui te rendais bien plus importante que moi aux yeux des autres. Tu te fichais de m'enfoncer un peu plus chaque jour. Parce que tu aimais ça. Faire du mal aux autres lorsque les choses n'allaient pas dans ton sens. Je le savais.

Mais je ne pensais pas qu'un jour, tu m'aurais détruit si profondément, qu'encore aujourd'hui, je ne sais plus qui je suis.
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Questionnaire de Scribay

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J'écris pour me vider la tête, me détendre et exprimer mon point de vue sur le monde, au reste du monde.
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