Toute une histoire

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C’est en ces pensées que j’entendis ma sonnette. Ah, les souvenirs… J’allais difficilement à la porte, soutenue par ma canne, et ouvris la porte. Un homme me faisait face, transpirant, angoissé, aux côtés d’une fillette. Il me dit :

« Bonjour, sommes-nous bien… chez Edith Galister ?

- Oui, c’est moi. En quoi puis-je vous aider ? » 

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 A mes mots, des larmes lui montèrent aux yeux. Il essaya de contenir son émotion, mais bientôt ses joues furent couvertes de larmes. La fillette l’accompagnant le regarda alors et lui demanda : « C’est elle, papa ? »

 Il opina de la tête, le sourire aux lèvres mais l’air triste tout de même. N’ayant pas un cœur de pierre et voulant comprendre de quoi ils voulaient parler, je leur dis simplement :

« Voulez-vous entrer, et m’expliquer tout ça plus en détail ? Si cela vous convient toutefois.

- Ce serait… avec plaisir, madame.

- Entrez donc, je vais demander à mon assistante de faire du café, et un chocolat chaud pour la demoiselle.

- Oh oui !!!!!, s’écria la petite fille.

- C’est trop aimable à vous, répondit-il quant à lui »

 Ils entrèrent, et me suivirent sans un mot, la petite semblant avoir perdu de son aplomb. Je marchais lentement, à cause de ma canne, mais ils ne protestaient pas. Dans mon salon, je trouvais Olivia (mon assistante) et lui demandais :

« Olivia, serait-il possible de nous préparer deux cafés et un chocolat chaud ? J’ai l’impression qu’ils ont fait un long chemin pour venir jusqu’ici.

- Bien sûr, installez-vous. »

 Tout en disant cela, elle m’aida à m’assoir car j’avais des problèmes de dos depuis quelques années. Une fois installés, j’attendis qu’il fasse le premier pas, et qu’il m’explique tout ça. Il semblait nerveux, et ne cessait de regarder sa fille comme si c’était trop pour elle.

 Je demandais alors :

« Comment s’appelle votre fille ?

- Elise, elle s’appelle Elise, madame.

- Viens donc là ma petite Elise, dis-je en tapotant mes genoux »

 Elle s’approcha l’air craintif d’abord, puis toute souriante quand elle vit mon sourire rassurant. Je lui dis :

« Aimes-tu les poupées ?

- Oh oui alors ! Vous en avez, madame ?

- J’ai été une petite fille aussi, tu sais ? Regarde donc dans la pièce d’à côté, tu pourras y trouver ton bonheur et jouer dans un coin.

- Merci madame, vous êtes bien gentille, me dit le jeune homme rassuré.

- Mais non, mais non, je suis juste un peu trop gaga, va donc jouer ma petite. »

 Elle partit dans l’autre pièce, toute heureuse. Je me mis plus confortablement assise, puis attendis avec patience que l’homme se décide à parler. Au bout de cinq minutes et après avoir eu nos cafés, il commença :

« Alors, voilà. Je m’appelle Edouard Nouds, et je suis à votre recherche depuis quelques années, avec ma femme… Mariette.

- A ma recherche ?, rigolais-je doucement.

- Oui, à votre recherche… pour tout vous dire, ce n’est pas moi ni ma femme, à l’origine de ce projet. Il l’a sûrement oublié, mais il nous l’avait demandé, maintes et maintes fois, il répétait votre nom et voulait vous retrouver…

- Mais… qui donc, mon petit ?, commençais-je à être intriguée.

- Madame… Edmond vous cherchait. »

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