Chapitre 6 : La chevalière écarlate.

7 minutes de lecture

Tandis que les cris résonnent dans le bar, un jeune garçon attendant son père dans la ruelle et ne pouvant s'empêcher d'être attiré par le bruit étrange provenant d'en bas, décide de braver l'interdiction de ce dernier : " Ne t'approches jamais du bar ".

C'est alors qu'il découvre avec stupeur les corps des commandants royaux et celui de son père parmi tant d'autres, gisant par terre sans vie.

Terrorisé, il tente tant bien que mal de s’enfuir, malgré l'angoisse et la tristesse qui le submergent. Remontant rapidement les escaliers vers la sortie, il se précipite dans une des poubelles à proximité de l'entrée pour s'y faufiler. Cependant, à peine a-t-il eu le temps de se cacher que l'homme en question sort du bar :

- Tiens donc, j'ai cru entendre du bruit par là… dit-il en s'approchant des poubelles.

Artas en état de panique totale, bloquant sa bouche et sa respiration par sa main, continue de transpirer abondamment. C'est alors que le meurtrier de son père qui était capable de ressentir les sensations ambiantes autour de lui, et donc l'angoisse se dirige vers sa cachette.

Entendant les bruits de pas lourds, résonnant à l'écho de la ruelle, se rapprocher à chaque seconde, le jeune garçon ne peut s'empêcher de trembloter. Il n'a aucune échappatoire, et plus les secondes s'écoulent plus il regrette cette décision hative de se cacher là.

- Qu'avons nous ici ? l'homme se penche au-dessus de la poubelle.

Artas est au bord de l'implosion. La voix de l'assassin est trop proche, c'en est fini de lui, mais il cherche toujours un moyen, une solution... Peut-être sortir brusquement de là et prendre ses jambes à son coup le plus vite possible ? Non, il l'a vu de ses propres yeux, le tueur est un surhomme capable d'arracher des têtes d'un coup, il ne ferait pas long feu face à ce monstre. Ou peut-être le supplier ? Hors de question, la mort est préférable plutôt que de s'abaisser devant le meurtrier de son père ! Les idées et les hypothèses fusent sous son crâne, mais toujours aucune solution.

Et alors que le meurtrier est sur le point d'ouvrir le couvercle, posant sa main fermement dessus, un rat bondit de sous le dévaloir et part se réfugier dans un caniveau. Un heureux coup du destin :

- Ce n'était que cela, s’écrit le colosse, détournant son attention de la poubelle, bon, je dois les rejoindre.

Il quitte la ruelle d'un pas préssé :

- À l'heure qui l’est ils ont surement tout nettoyé ! pense-t-il, à voix haute, en enfilant sa capuche, je dois me dépêcher si je veux trouver des adversaires plus intéressants.

Il regarde autour de lui, puis aperçoit une sorte de pilier en béton :

- Ça fera l'affaire, « Force x10 » ! (Son aura s'intensifie et ses muscles prennent tout à coup du volume.)

Aussitôt sa puissance augmentée, le colosse arrache le pilier par la seule force de ses bras :

- Bien, le palais est dans cette direction, jauge t-il.

Il lance la colonne de béton férocement puis prend appuis sur ses jambes, fissurant légèrement le sol sous ses pieds, et saute dessus, fonçant à pleine vitesse vers l’endroit en question, à la surprise de certains citoyens voyant un objet volant passer à toute vitesse dans le ciel de plus en plus nuageux.

Pendant ce temps au palais, les soldats qui étaient parqués à l'interieur de l'enceinte affluent dans les couloirs, paniqués.

- Au nom du roi, arrêtez-vous ! somme l’un d’eux.

Cependant, les deux intrus restent impassibles. Encore une fois, le jeune maître ne bouge pas le petit doigt. Son subalterne s'occupe d'éliminer les obstacles en travers de leur route. En une fraction de seconde, les soldats tombent au sol en petit morceau sous l'acion de sa lame. Une vitesse surhumaine qui donne l'illusion d'une marche ininterrompue de la part des deux hommes.

- Un instant, n'avancez pas ! adjure celle que l'on nomme la chevalière écarlate. Un surnom lié aux techniques qu'elle utilise selon certains, tandis que d'autres rapportent cette appelation à sa beauté éclatante. Quoiqu'il en soit, l'aura émanant de son être suffit à les stopper momentanément :

- Qui êtes-vous, et que voulez-vous ? demande t-elle.

Tout en l'ignorant, le jeune maître donne ses consignes à son compagnon :

- Occupe-toi d'elle.

- À vos ordres, répond immédiatement l'homme à la chaîne.

Toutefois, Victoria ne se laisse pas faire pour autant :

- Pas si vite, où crois-tu aller comme ça ? réplique t-elle en fixant du regard le chef ennemi.

Mais à peine a t-elle quitté des yeux le subalterne, que sa main se retrouve prise dans l'étreinte de la chaîne de ce dernier sans qu'elle ne s'en rende compte. Mais la belle guerrière se saisit directement des anneaux en métal, accrochés à son bras, et les tire, presque instinctivement, l'attirant vers elle. Profitant de ce retournement de situation, elle sort son fouet et lui assène un coup vif. L'homme à la chaîne, pris de court par cette réaction, s'empresse d'éviter au mieux l'attaque. L'impacte ne déchire finalement que sa capuche. Puis ce dernier recule, immédiatement, d'un bond en arrière, relâchant le bras de Victoria tandis que le bout de tissu couvrant son visage tombe en lambeau.

- Tu te débrouilles bien petite sotte, cependant je n'ai pas le temps de m'amuser avec toi. On va en finir rapidement.

- Hmm... Je sens que ça ne va pas être une partie de plaisir, s'inquiète t-elle tandis que l'aura de son adversaire jaillit peu à peu de lui.

Pendant ce temps, dans les appartements de la princesse :

- Pourquoi ? Galahn, pourquoi père ne s'est-il pas mis à l'abri ? demande-t-elle d'une voix tremblotante.

- Princesse, vous le savez bien, le roi ne peut se dérober devant toute la noblesse... Mais il peut au moins vous mettre à l'abri, vous, l’héritière du trône. Je suis sûre que Victoria se débarrassera des ennemis, ce n’est pas pour rien qu’elle est la seconde commandante de Cendria, ne vous inquiétez pas.

Malgré ses paroles, Galahn ne peut s’empêcher de s’inquiéter. En effet, il n’est pas rare que les guerriers de son niveau possèdent un instinct très développé. Le chevalier, capable de ressentir les auras dans un certain périmètre à condition de se concentrer, ne percevait rien de guère réjouissant, d’où son inquiétude inavouée.

De retour dans les couloirs du palais, alors qu’elle se dresse tel le dernier rempart entre les envahisseurs et le roi, Victoria essaie de glaner des informations :

- ... Qui a manigancé tout ça ? Pourquoi vous en prendre au roi ?

Face à elle se dresse désormais l'homme démasqué qui semble avoir moins de la trentaine, un visage aux traits fins et une chevelure longue et soyeuse :

- Héhé, à quoi bon le savoir ? Tu vas mourir ici, lui répond t-il, avant de s'adresser à son chef, Jeune maître vous pouvez partir devant je m'en occupe.

Ce dernier continue son chemin. Il passe à côté de la chevalière, échangeant avec elle, un regard sombre qui lui glace le sang. Était-ce son instinct de survi qui lui susurrait de ne pas s'en prendre à cet homme, ou plutôt la peur qui la paralysait ou même les deux ?

Quoiqu’il en soit elle n’esquisse pas un mouvement et laise passer le jeune maître.

- Tu ferais mieux de regarder ici dit le deuxième homme en lançant une nouvelle attaque à distance.

La chevalière, un tant soit peu déconcertéé par ce bref échange de regards avec le chef ennemi, se ressaisit rapidement et bondit en arrière, évitant de peu l'attaque frontale :

- Je dois en finir le plus vite possible, je ne peux pas laisser cet homme s'approcher du roi ! se dit-elle en intensifiant son aura.

– « Rosa Espina » ! ( son aura se répand sur son fouet rendant les épines qui y sont parsemées plus acérées que jamais.)

Elle ne perd pas de temps et lance ses coups à toute vitesse, donnant presque l'impression que son arme se démultipliait.

Mais elle est imitée par son adversaire qui use de sa chaîne de la même manière :

- « Chaîne tourbillonnante » !

Les armes s'entrechoquent. Les deux guerriers bougent dans tous les sens, se tournant autour, prenant appuis sur n'importe quel surface accessibles pour se projeter tandis qu'ils multiplient les assauts à longues portées. Leur vitesse d'exécution est similaire. Ils le savent bien, le premier qui brisera cette cadence infernale perdra. Mais se déplacer à une telle rapidité, nécessite une endurance extraordinaire, car en plus de soliciter à haute pression tous les muscles, il faut contenir sa respiration assez longtemps. Un instant de relâchement et c'est la défaite assurée. Les coups, d’une puissance inouïe entaillent le sol, les murs et le plafond sans jamais atteindrent leur cible. Puis tout coup, l'un d'eux prend l'avantage, intensifiant soudainnement son aura et augmentant sa vitesse : la pointe métallique transperce l'épaule de Victoria et met fin à l'échange de coups frénétiques.

- C'en est fini de toi. s’écrit sereinement l'homme à la chaîne.

- Non ! Je ne peux pas perdre, je te vaincrai et j'irai protéger mon roi ! Je ne faillirai pas à mon serment et je ferai honneur à mon père ! s'emporte t-elle.

À ces mots, l’image de son paternel résonne dans sa tête. Elle se remémore alors son passé, lorsqu'elle était encore âgée d'à peine onze ans. Fille d’une famille noble, et d’un père chevalier. Rien ne la destinait pour autant à en devenir une plus tard, mais un jour, survint un drame qui fit basculer sa vie…

Annotations

Recommandations

Shagya
Un monde changé à jamais.
Le désert s'étend.
Des revenants indésirables.

Une jeune femme s'embarque pour une mystérieuse quête à travers le pays...


{2009? - 2017}
{projet resté de longues périodes au placard comme vous pouvez le voir}
191
369
579
136
Défi
artisanmots

Je me place dans un cas un peu particulier : on donne parfois le nom de "zombie" à un humain en état de fatigue très avancé. Que se passe t'il dans la tête d'un tel "zombie" ? Pas grand-chose en fait. Pour avoir moi-même experimenté cet état, au delà d'un certain seuil de fatigue, le cerveau présente un électroencéphalogramme plat, enfin pas très vivace en tous cas. Et rien ne traverse l'esprit, à part la sensation de fatigue. Pour remettre en marche l'organe de la pensée, on peut utiliser différents moyens. Je préconise une exposition à 4 ou 5 épisodes de suite de "Buffy contre les vampires". Avec un tel traitement, le cerveau repart habituellement en état de marche, bien que souvent en état dégradé de marche.
2
0
0
1
Konchok Dorje
 
 
 
 
 
 
 
INTRODUCTION
 
 
 
La terre pure du Bouddha Amitabha
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« Ne cherchez donc pas à vous libérer du désir ni à « atteindre » l’illumination. Apprenez à être présent. Soyez celui qui observe le mental. Au lieu de citer Bouddha, soyez Bouddha. Soyez « celui qui est éveillé ». C’est ce que le mot bouddha veut dire : éveillé ».
Eckhart Tolle
 
 
Comprendre, m’éveillé à la connaissance, très jeune j’ai voulu savoir pourquoi la vie allait s’arrêter un jour, quel sens cela pouvait-il bien avoir ?
La mort devenait pour moi un grand mystère. Je  me suis mis alors en recherche de réponses sur des multiples chemins. Le premier m’a conduit en Chine. Lors de ce voyage j’étais particulièrement attiré par les temples et la spiritualité, j’ai exploré quelques Temples bouddhistes dont le Temple de Yonghe à Pékin où je suis resté fasciné devant une représentation d’un Bouddha de couleur rouge trônant au milieu de sa terre pure sans savoir où il me conduirait. Plus tard en Inde j’ai retrouvé ce curieux Bouddha sur une Tangkha que j’ai acheté.
C’est en 1992 que j’ai découvert sa signification grâce à une association d’aide aux réfugiés tibétains[1] où j’ai pu recevoir mon premier enseignement par Lama Ayang Rinpotché ; il s’agissait de la pratique du transfert de conscience au moment de la mort vers la terre pure du Bouddha Amitabha. Je commençais à avoir des éléments de réponse à ma recherche dans cette tradition tibétaine.
Pendant six ans j’ai approfondi ma connaissance du bouddhisme, et en 1998 je décidais de faire une retraite des pratiques préliminaires de trois ans dans un monastère tibétain en Inde. Durant ces années J’ai eu la chance de pouvoir recevoir l’initiation du Kalachakra par le XIVème Dalaï-Lama, des enseignements du XVIIème Karmapa à Bod Gaya,  du XIIe Gyalwang Drukchen Rinpoché, le cycle du Rinchen Ter Dzö[2] et du Nyinthik Yabshi par HH Penor (Pema Norbu) Rinpoché à Bylakuppe et  le Kagyu Ngak Dzö par HH Drikung Kyabgon Chetsang Rinpoché.
De retour en occident, j’ai poursuivi ma quête, j’ai commencé par chercher les origines du bouddhisme et plus spécialement celles du Bouddha Amitabha, puis j’ai suivis des enseignements sur les pratiques concernant ce Bouddha et particulièrement celle du transfert de conscience (Phowa). Je me suis ensuite posé la question de savoir de quelle conscience il s’agissait lorsque l’on parlait de transfert et de ce qui pouvait passer d’une réincarnation à l’autre. Depuis mon retour en France, je sais par expérience que faire ces pratiques bouddhistes ici, et surtout celles liées à la mort n’est pas une chose facile,  mais  le XVIIème Gyalwang Karmapa[3] insiste sur le fait que l’on puisse intégrer le Dharma dans notre vie quotidienne. Il précise que cela ne veut pas dire qu’il faille écarter les pratiques rituelles ou les retraites, mais selon le contexte de vie de la plupart des occidentaux qui travaillent beaucoup et qui ont peu de temps pour la méditation, cela doit être adapté au quotidien réel.
Je pense que cette méthode peut nous apporter une voie de délivrance, comme nous le dit Dennis Gira : [4]« Je suis persuadé que l’amidisme a quelque chose d’essentiel à dire aux nombreux Français qui cherchent leur épanouissement personnel en se tournant vers le bouddhisme ». Pour nous même, cette libération de l’angoisse de la mort nous apporte plus de sérénité, de quiétude dans notre quotidien, nous pouvons apprécier ainsi chaque instant de notre vie, où que nous soyons, face à toutes les situations car cette paix est à l’intérieur.
Le Bouddha Amitabha est associé à la lumière infinie, ainsi en fermant quelques seconde les yeux nous pouvons trouver en nous cette particule de lumière et cela nous redonne confiance, encore une fois nous pouvons nous relier à cette source n’importe où, au travail, dans les transports, en famille, devant la télévision, dans nos promenades.
Cet essai sur mes recherches sur la terre pure du Bouddha Amitabha commence par remonter à la source du bouddhisme, des premières traces d’Amitabha, puis de la création de sa terre pure. Nous voyagerons dans différentes cultures où nous trouvons des traces de ce paradis nommé Sukhavati. Je remercie Rémi Appel qui m’a inspiré pour cet essai et qui m’a autoriser à reproduire une partie de sa thèse de chinois sur le Bouddha Amitabha.
Mais je vais surtout m’appuyer sur les « TROIS SUTRA » qui sont une des fondations du Bouddhisme.
« La philosophie des « TROIS SUTRA » peut se ramener à trois éléments principaux […] : le Bouddha Amitabha et ses Vœux Originels ; la Terre Pure ou Terre du Suprême Bonheur ; enfin, la pratique du Nembutsu[5].
Nous allons aborder la pratique du transfert de conscience selon la tradition tibétaine et il semble important de se poser la question de savoir quelle est cette conscience qui va être transférée d’une vie à l’autre ?
Bien après les enseignements du Bouddha, beaucoup d’écoles ont aussi tentées d’apporter des réponses selon les pays et cultures où elles se sont implantées. Nous allons parcourir ce chemin en empruntant plusieurs véhicules, qui sont le hinayana, le mahayana et le vajrayana. Comme le souligne le 17ème Karmapa, il n’y a pas de véhicule supérieur, ce sont tous des moyens qui nous permettent d’avancer vers le même but, selon nos capacités, nous prenons le véhicule qui nous semble le plus approprié.
depuis très longtemps le bouddhisme, mais aussi l’hindouisme, s’est intéressé à une approche scientifique, ce qui va nous conduire aussi à voir la notion de particule d’espace et de goutte indestructible. Cette approche théorique n’est pas suffisante comme le disait le Bouddha, seule notre expérience compte, et pour cela nous devons parcourir un chemin initiatique.
Nous verrons plus spécialement l’approche du tantrisme à travers l’école Kagyupa dont le Ven Ayang Rinpoche est un éminent représentant, il va nous guider sur ce chemin qui nous conduira vers les pratiques préliminaires avec la juste motivation, la pratique du Bouddha Amitabha, puis sa Sadhana, la pratique en dix niveaux et celle du transfert de conscience (Phowa).
avant d’étudier plus avant cette pratique, voyons ce passage du livre Mahamoudra[6] de Lama Gendun Rinpoche (1918-1997), qui connaissait bien les pratiquants occidentaux, qui est à méditer : «Les différentes voies qui composent cet enseignement portent des noms illustres qui recouvrent un sens très profond. Nous entendons ainsi parler du Mahamoudra (le Grand Symbole), du Dzogchen (la Grande Perfection), ou encore de la Prajnaparamita (la Perfection de Sagesse), ou bien encore du Madhyamika (la Voie Médiane). Nous avons souvent de la difficulté à relier ces termes à notre propre expérience et encore plus de mal à en comprendre le sens véritable. De plus, se référer à ces voies relève souvent d’un certain snobisme spirituel alors que nous sommes dans l’ignorance complète de leur signification et plus encore de leur pratique. Pour cette raison, il est beaucoup plus simple et plus sûr de faire preuve de modestie et de s’en remettre à une pratique qui soit à notre portée et qui nous conduise de façon adaptée à la libération. Nous disposons pour cela de la pratique des souhaits pour renaître dans les terres pures du Bouddha Amitabha ».
Nous verrons cependant que l’approche de la terre pure du Bouddha Amitabha doit commencer par une découverte respectueuse de notre jardin intérieur, ici et maintenant. Que nous devons avoir des bases solides pour pouvoir escalader ces hauteurs tantriques. Puis nous pourrons partir dans ces visions de terre pure développées dans les méditations Bouddhistes, où l’on touche à l’infini, où l’on peut arriver à reconnaître cette grande lumière[7] décrite dans le livre tibétain de la mort, atteindre un autre niveau de conscience, au-delà de la forme, de l’espace et du temps, grâce à la pratique du transfert de conscience vers la terre pure, nous pouvons approcher la mort avant qu'elle nous approche.
En guise d’avertissement, le Dalaï-Lama invite les occidentaux à ne pas quitter leur religion d’origine sous un effet de mode ou de déception, ce doit être un acte murement réfléchit et pour une durée assez longue.
Nous verrons dans le tome II ces mêmes avertissements pour cette approche des concepts bouddhistes dans notre culture. Par exemple, un concept tel que la vacuité des phénomènes n’est pas facile à comprendre. Mais pour une bonne analyse du phowa il nous faut poser la question de la non production des phénomènes et dans ce cas le phénomène de la mort existe-t-il vraiment nous demande le Dalaï-Lama ? alors si c’est le cas pourquoi faire des pratiques sur ce qui n’existe pas ?
 
Terminons cette introduction par un premier élément de  réponse en forme d’énigme selon les tantras : « l’esprit très subtil qui se manifeste au moment de la mort est expliqué par les pratiques. La pensée qui se développe dans ce genre de pratique doit tendre à manifester  cet esprit en gardant sa pleine conscience et lorsque nous sommes capables de manifester cet esprit tout en gardant pleine conscience, que nous pouvons diriger cet esprit sur la nature ultime des phénomènes… à ce moment précis, toutes les causes de la souffrance et de la mort disparaissent ».         
 


[1] Don et Action pour le Tibet qui soutient surtout les camps de réfugiés en Inde.
[2] Un des Cinq Trésors qui sont : 1-Le She bya kun khyab ou Shes bya dzö (le Trésor qui embrasse toutes les connaissances), qui synthétise toute la scolastique tibétaine du point de vue Rimay. On y lit l’importance des traditions de Mah?mudr? et de Dzogchen. 2-Le kagyu ngag dzö (le Trésor des mantra Kagyü), qui est principalement une compilation des mandala initiatiques de la lignée Ngog des Marpa Kagyü. 3-Le Rinchen ter dzod (le Trésor des précieux terma) qui rassemble les principaux terma ou trésors redécouverts.4-Le Dam nga dzö (le Trésor des instructions spirituelles), qui rassemble les diverses instructions spirituelles suivant la classification des huit lignées de la pratique et 5- le Gya chen ka’dzö (le Traité des vastes paroles), autres écrits divers dont la biographie de Jamyang Khyentsé et son autobiographie.
 
[3] Enseignements du Kagyu Monlam le 11 janvier 2009 à Bod Gaya (Inde).
[4] Gira Dennis, « Un autre visage du bouddhisme »
 
[5]              ERACLE (J.), La Doctrine bouddhique de la Terre Pure, Éd. Dervy-Livres, Paris, 1973, p. 26-27
[6] Guendune Rinpoché : Mahamoudra, La voie de la compassion et de la dévotion; (p. 151)Saint-Léon-sur-Vézère, Dzambala éd. JC Lattès, 1997.
 
[7] Lumière aperçue aussi par les personnes qui vécues des NDE (expériences proche de la mort).
0
0
0
89

Vous aimez lire Alsensei ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0