CHAPITRE I - Professeur Noxwell -

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C’était, une journée ensoleillée, il était aux alentours de dix-huit heures, dans un amphithéâtre d’une très grande et prestigieuse université avec plus de six-cents élèves qui écoutaient assidûment le cours du Professeur Noxwell…

« Il faut noter donc que Macherey situe sa critique avant tout dans la sphère de la production. Évidemment, il a aussi l’ambition d’en finir avec la critique normative, celle qui dit « c’est bien, c’est beau » et selon lui, toute critique non-scientifique est l’équivalent d’un jugement de goût. »

« C’est tout pour aujourd’hui, le cours est fini, n’oubliez pas de rédiger une dissertation sur l’écrivain de votre choix, pour le prochain cours.»

La sonnerie retentit

« À la semaine prochaine, bon week-end à tous.»

Le professeur rangea ses affaires, son ordinateur ainsi que tous ses documents, quand tout à coup quelqu’un l’interrompit.

  • Professeur Noxwell, Bonjour, désolée de vous déranger…

— Oui, Maria pas de soucis. Que se passe-t-il ?

— Votre mari a appelé, il vous attend chez vous, il a eu un contretemps.

— Merci, Maria

— Madame Noxwell…

— Maria, appelez-moi par mon prénom, je vous l’ai déjà répété une dizaine de fois. Pas de civilité entre nous, d’accord ?

— Oui, pas de soucis Maria. Pour quand en avez-vous besoin ?

— Pour la fin du mois.

— D’accord, envoyez-moi leurs coordonnées par mail, je dois vous laisser.

Béa continue de ranger ses dernières affaires précipitamment.

— C’est ce soir ? demanda Maria

— Oui, répondit Béa en hochant la tête.

— Ça va bien se passer Béa, dit-elle pour la rassurer.

— J’espère bien.

Béa, se dépêcha de rejoindre sa voiture à toute allure, elle était très grande, élancée avec des cheveux blonds qui tombaient sur ses épaules, propre sur elle, les yeux bruns et de grandes lunettes rondes sur le nez, elle adorait son métier et était très heureuse dans sa vie.

Elle se rendit chez elle, afin de rejoindre son mari Tom au plus vite. Elle claqua violemment la porte en entrant.

—Tom tu es là ? On va être en retard ! Tom ?

Au loin, elle entendit des bruits en provenance du salon.

— Non ne t’inquiète pas tout va bien se passer, il faut que je te laisse.

— Tom, tu parlais avec qui au téléphone ?

— Ah te voilà chérie. Je parlais avec Ben de la compta.

— Rien de grave ? s’interrogea-t-elle avec optimisme.

— Non, c’est à propos d’un client qui n’a pas donné tous les documents nécessaires à temps, je ne veux pas t’ennuyer avec mes affaires. Prépare-toi, on doit prendre la route.

— Oui, j’y vais. Eh, Tom, n’oublie pas de prendre le carton avant d’aller chercher la voiture…

Elle monta dans sa chambre, mit une robe noire, une paire d’escarpins à talons noire, prit son sac à main et retrouva son mari dans la voiture. Aussitôt installée, elle boucla sa ceinture.

— Tu es très belle comme ça chérie, s’adressa tendrement Tom.

— Merci, c’est réciproque, mon amour, j’espère qu’on ne va pas arriver en retard…

— Ne t’inquiète pas. Tu le sens comment pour le moment ?

— Ça va, répondit-elle avec inquiétude.

— Sinon, il ne s’est rien passé de grave au bureau ?

— Non, pourquoi ? se demanda-t-il ?

— Maria m’a dit que tu as eu un contretemps ?

— Ah oui, non comme je te l’ai déjà dit, c’est juste un client qui a des oublis.

Après une heure et demie à rouler, ils arrivèrent enfin.

Béa s’était assoupie dans la voiture, quand elle est revenue à elle.

— On est presque arrivés, Béa

— C’est là, je vais me garer ici juste en face. Dit Tom.

Sous leurs yeux, se dressait une grande bâtisse aux briques délavées, surplombée par un ciel gris et pluvieux. Beaucoup d’invités se pressaient déjà devant, tous vêtus de noir.

— Tu es sûre de vouloir y aller Béa ? Tu n’es pas obligée de t’infliger ça…

Elle sortit de la voiture, respira un grand bol d’air frais et humide, prit son mari par le bras et pénétra d’un pas décidé dans la demeure.

Une fois à l’intérieur, une affiche statuée avec la photo d’une femme qui arborait l’inscription « Adrianne TARONES décédée en 1993 ».

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