Chapitre Quatre :une nouvelle opportunité, écrit par Anaïs Sieffert

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 Huit heure trente. Je sortais de mon hôtel après avoir avalé mon petit-déjeuner qui se composait d’une omelette japonaise, d’un thé et d’une tartine. Aujourd’hui, c’était le grand jour. Il fallait que je parte à la recherche d’un emploi si je souhaitais rester plus longtemps au Japon. J’avais entendu dire que la procédure pour trouver un travail dans l’archipel nippone, quand on est étudiant ou étranger, était relativement longue et unique. En japonais, on appelle ça « shushoku katsudo », littéralement « l’activité de chercher du travail ». J’avais récemment validé mon master à la faculté de Bordeaux et j’étais donc arrivé à la fin de mes études d’anglais.

Les entreprises japonaises embauchent souvent des étudiants sortis d’école durant la période d’avril et une seul fois dans l’année.

C’était la période du « hanami », où les cerisiers commençaient à être en fleurs. Je marchais dans le quartier d’Asakusa pour me rendre au métro et je distinguais alors les bourgeons des cerisiers qui commençaient à sortir. Mme Lao m’avait donné l’adresse d’une personne qui pouvait m’aider à trouver du travail rapidement : Tetsu Nagawa. Il est à la tête d’une petite entreprise qui aide les étrangers à s’installer au Japon. Je me dirige donc vers le métro et arrivé au portillon, je glisse ma carte suica qui me permet d’utiliser toutes les lignes de Tokyo. A l’intérieur du métro, les gens sont calmes et tout est propre. Les japonais ne se bousculent pas ni pour sortir, ni pour entrer. C’est plutôt agréable. J’arrivais à la gare de Shinjuku et je demandais mon chemin à un policier japonais en baragouinant quelques mots :

« Excusez-moi Monsieur, je cherche la rue Nakano où siège l’entreprise « WorkingNihongo », pouvez-vous m’aider ?

Le policier hocha la tête et sortit son téléphone pour consulter google maps.

—Mmmmmh oui ce n’est pas loin, si vous voulez je peux vous appeler un taxi qui vous emmènera directement à la bonne adresse. Je me charge de payer le voyage Mademoiselle.

—C’est très gentil de votre part Monsieur, mais je souhaite payer si cela ne vous dérange pas.

—Entendu ! Je vous appelle le taxi tout de suite ! répondit le policier avec enthousiasme. »

L’agent m’accompagna jusqu’à la sortie de la gare et me fit signe de la main en souriant. J’étais vraisemblablement dans un autre monde.

Le chauffeur de taxi me déposa pile devant l’entrée de WorkingNihongo. Le bâtiment était de taille moyenne, mais plutôt moderne. A l’entrée, je fus accueilli par une secrétaire qui me salua poliment.

« Bonjour, j’ai rendez-vous avec monsieur Nagawa à 9h30. Je m’appelle Athéna Rey.

—Veuillez me suivre Mademoiselle, Monsieur Nagama est encore en réunion mais il ne devrait pas tarder. En entendant je vous propose de l’attendre dans son bureau. Souhaitez-vous boire quelque chose ?

—Avec plaisir, merci ! »

Quelques secondes plus tard, monsieur Nagawa entra dans le bureau.

« Mille excuses Athéna, je suis en retard. La réunion avec les diverses entreprises qui cherchent de la main d’œuvre à durer plus longtemps que prévu. Je me présente Testu Nagawa, dirigeant de l’agence WorkingNihongo. Je vous souhaite la bienvenue au Japon. Nous avons traité votre demande de suivi pour trouver un emploi dans notre pays. Avez-vous fait bon voyage ?

—Oh oui…très bien. Mme Lao m’a aidé à trouver un hôtel. Elle m’a ensuite donné votre adresse. C’est une personne vraiment merveilleuse.

—Fort bien, fort bien. Bon ce que je vous propose c’est d’avancer au plus vite sur votre dossier. Pouvez-vous me faire un résumé de votre parcours universitaire et de ce que vous souhaitez faire au Japon ? Nous pourrons ensuite regarder ensemble les offres d’emploi en cours. »

J’échangeais avec monsieur Nagawa durant une bonne petite heure. A l’issue de notre entretien, il me proposa de tester un poste de professeur d’anglais dans un petite école pour les japonais qui souhaitent apprendre la langue de Shakespeare. Les cours peuvent être complétés par des heures de soutien le soir.

« Merci beaucoup pour votre aide Monsieur.

—Je vous en prie. En revanche, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que vous devrez assez rapidement perfectionner votre japonais. Quelques personnes ne sont pas bonnes en japonais mais elles ont quand même pu avoir de l’aide par nos services pour trouver du travail. Nous encourageons les étrangers à apprendre le japonais, surtout s’ils souhaitent rester plus longtemps au Japon. L’avantage avec ce poste, c’est que vous pourrez prendre des cours de japonais au sein d’école où vous allez travailler. »

Et c’est ainsi que commençait ma nouvelle vie au Japon. Ma nouvelle vie de professeure d’anglais.

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