25/ Confrontation

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 Ils se retrouvent dans le désert d’Horarem. Leurs yeux sont plissés et ils se servent de leurs mains comme visières pour se protéger de l’intense lumière qui se réfléchit sur le sable clair. Le décor est incroyable.

 Aride, vide, silencieux.

 Vrael ne remarque aucun signe de vie, pas d’arbres, pas d’animaux, pas de mouvement au loin. Tout parait figé. Seul le vent, vient parfois chatouiller leurs peaux, soulevant des volutes de sable fin et créer un infime bruissement à leurs oreilles. Le sable est bouillant. Chacun est équipé de hautes bottes, heureusement. Le cuir les protège un tant soit peu de la morsure brûlante. Ce sable est assemblé en dunes, créant ainsi des zones d’ombres, dans des cuvettes. Les aventuriers sont apparus sur un sommet. Ils ont donc une vue dégagée jusqu’au prochain monticule.

 Abasourdis quelques secondes par ce décor surréaliste, Fitz est le premier à sortir de sa contemplation :

 "Bien...au travail ! Draac’Vio a dit que les extra-planaires seront dans les environs. Les Golems de transport permettent un déplacement précis dans un rayon de trois cent mètres, a précisé Tordek.

 - Et c’est déjà une prouesse en soi ! s’exclame Thanis en s’ébrouant comme s’il se réveillait. Réussir à transporter des gens avec autant de précision dans un lieu inconnu, c’est un tour de force !

 - Les dunes nous cachent les renfoncements. Ceux que nous cherchons seront très probablement dans une de ces cuvettes, à l'ombre…Carseb, à quelle distance estimes-tu qu’est le prochain monticule ?

 - Je dirais une bonne centaine de mètres entre les sommets, répond calmement le demi-elfe. Tu as raison Fitz, qui ou quoi que ce soit cherchera de l’ombre dans ce désert. Nous devons donc inspecter les renfoncements dans un rayon de trois cent mètres autour de nous. Toi et Vrael, ne pouvez-vous pas déceler les auras des intrus comme vous le faites pour les méchants ?

 La jeune fille croit déceler une pointe de sarcasme quant à l’utilisation du terme "méchant" mais elle ne soulève pas. Elle se contente de répondre, en faisant bruisser légerement les plumes dans son dos :

 - Les êtres célestes ne portent pas la marque du mal. Détecter une aura de bien est beaucoup plus difficile. Mais c’est possible, si l’on est proche et que c’est une aura puissante.

Le demi-elfe inspecte de sa vue d'aigle les environs. Il se concentre pour déceler le moindre indice susceptible de les aider. 

 - Cela pourrait nous faire gagner du temps approuve Carseb. He bien allons-y alors, au travail ! Je me charge de repérer des traces, dans ce sable ce ne devrait pas être trop complexe.

Il se remonte les bracelets de cuir qui lui recouvrent les avants bras et entame la descente de la dune. Vrael fait bruisser ses plumes, plus intensément. Les sourires autour d'elle trahissent le ridicule de la situation. Avant que Carseb ne s'éloigne trop, elle s'exclame:

 - Ou alors, môsieur le grand pisteur...Je pourrais m’envoler et observer les alentours…

Tous éclatent de rire. Remis de son hilarité, au bout de quelques secondes, Thanis approuve.

 - Effectivement, on irait bien plus vite. Vrael, prend ton envol et reviens nous faire ton rapport !

 - Par contre...vous savez que si je les voie, ils me verront aussi…

 - De toute façon, ces êtres nous ont sûrement déjà repéré grâce à nos auras, relativise Fitz. Ils détectent tout plus facilement, même les plus infimes parts de malveillance en nous.

 - C’est bien vrai, conclut Vrael.

A la fin de sa phrase, elle déploie ses ailes et décolle vers le ciel bleu, dans une bourrasque qui soulève un nuage de sable impressionnant autour de ses compagnons. Thanis, le plus petit, hurle vers les cieux et la jeune fille s’élevant :

 - Vrael !! Tu l’as fait exprès, j’en ai plein les oreilles ! Redescend que je t’apprenne le respect que tu dois à tes aînés !

 - Là c’est sûr...ils savent que nous sommes là… sourit Fitz dans le rire général.

 Tous, gardent les yeux tournés vers le ciel. Etrange et captivant spectacle que cela.

 La jeune fille, portée par ses gigantesques ailes de plumes, baignée du bleu pur d’un ciel sans nuages. Thanis est le premier à détourner le regard, il se secoue pour retirer le sable de ses vêtements. Il est rapidement suivi par Markal et Fitz, qui ne supporte plus la forte luminosité du ciel. Seul Carseb, garde ses yeux accrochés à Vrael.

 Au bout de quelques minutes, elle revient vers ses compagnons et se pose dans le sable, un peu à l’écart cette fois.

 - Ils sont dans cette direction, déclare-t-elle en tendant le bras. Dans le deuxième creux à partir d’ici. A l’ombre, comme on le supposait. Ils ont monté une espèce de tente, un abri pour se protéger du soleil.

 - Alors allons-y, déclare Fitz. Nous avons une mission pour l’empereur à accomplir !

 Tous se mettent en route, guillerets, le cœur léger. Ils évoluent difficilement, mal habitués à ce type de terrain. Seul Carseb parait ne pas être gêné outre mesure. Il explique alors qu’il a voyagé longtemps en bordure du désert. Ce n’était donc pas rare qu’il y fasse quelques incursions, mais jamais aussi loin. Il veillait à toujours garder un œil sur l’orée de l’étendue de sable.

 Les aventuriers arrivent en haut de la deuxième crête. En contrebas, ils voient la tente mentionnée par Vrael, dans l’ombre du creux. Autour de la toile, ils percoivent cinq formes humanoïdes. Les extra-planaires qu’a mentionné l’empereur.

 - Allons-y, commande Fitz

 Ils entament maladroitement la descente. En cinq minutes, ils arrivent à proximité de la tente, sur un terrain plat, au fond de la cuvette.

 Les cinq célestes se sont regroupés devant la tente. Ils boivent dans des coupes en acier et affutent leurs épées. L’ambiance à l’air détendue, presque trop. Vrael les soupçonne de ne pas boire que de l’eau dans leurs coupes… Les cinq sont pourvus d’ailes, comme la jeune fille. Ils sont tous habillés d’une côte de maille, scintillante, sous le soleil accablant d’Horarem. L’un de ces personnages s’avance. A la différence des quatre autres, sa peau est verte émeraude, elle scintille au soleil. Il est chauve, ses dents sont incroyablement blanches et ses pupilles sont comme deux diamants brillant de mille feux.

 - Salutations amis ! Nous ne pensions pas rencontrer âme qui vive dans cet endroit inhospitalier ! »

 Il est grand et bien taillé. Sa prestance et son apparence ne laisse aucun doute, il mène le groupe.

 - Bonjour messieurs, commence Fitz d’un ton autoritaire, décidé à ne pas se démonter devant l’étrange apparence de son interlocuteur. Que faites-vous ici ?

 - Nous sommes en chasse au ver pourpre ! Enfin nous étions, car celui-ci n’est plus. Nous l’avons abattu, pour le bien commun.

 A cette déclaration, Carseb tique mais ne dit rien.

 - Vous n’avez pas d'autorisation à être sur ce plan, continue Fitz.

 Markal s’avance et complète d’une voix forte

 - Au nom de la sentinelle Draac’Vio le Puissant, nous vous demandons de regagner vos terres.

 Le Dova éclate d’un grand rire, balançant sa tête en arrière. Il est suivi dans son hilarité par ses compagnons, qui n'ont pas cessé de boire.

 - Ainsi donc, Draac’Vio nous envoie ses chiens de garde ? Nous n’allons pas tarder à quitter ce trou puant que vous appelez plan matériel. Nous nous chargions juste de faire ce que votre empereur aurait dû faire depuis longtemps.

 Devant l’absence de réaction de la part des cinq amis, il continue.

 - Eradiquer le mal. Sous toutes ces formes, quel qu’il soit. Nous sommes descendus pour nous amuser, et vous rendre service par la même occasion.

 Il se retourne vers ses amis et tend sa coupe. Aussitôt, l’un d’eux la rempli d’un étrange liquide couleur soleil. Carseb, renfrogné depuis la mention du vers pourpre, l'interpelle, n'y tenant plus.

 - Et en quoi tuer un ver pourpre est une noble croisade contre le mal ? demande-t-il d’un ton provocateur.

 Les traits du visage de Fitz se tordent en un rictus de désapprobation, mais c’est trop tard. Le meneur se retourne lentement et toise, goguenard le demi-elfe.

 - Vous l’ignorez certainement, mais le ver pourpre est une abomination. Un concentré de noirceur. C’est un monstre gigantesque et inarrêtable. Il est de notre mission de le tue…

 - Le ver pourpre ne vit que dans les sables d’Horarem ! explose Carseb. Ce désert est vide, personne ne le traverse. Ces créatures sont très peu nombreuses et n’embêtent personne ! Vous vous prétendez sage et bon, mais vous frapper le mal à l’aveuglette. Vous descendez dans notre monde, massacrez des créatures pour "vous amusez"…Ce sont vos termes !

 Il termine sa phrase en tournant les talons et s’éloigne de quelques mètres, d’un pas rageur.

 - Jamais une créature aussi...basse que toi ne m’avait coupé auparavant ! Tu as du cran. Mais qui es-tu, insignifiant mortel pour t’adresser à nous ?

 Sans attendre de réponse, il continue d’une voix forte, haussant les épaules.

 - Vous, les esclaves de Draac’Vio, voulez nous renvoyez mais nous ne partirons que lorsque nous l’aurons décidé. Et ce ne sera pas avant d’avoir terminé de festoyer sur le cadavre encore fumant du monstre, qui gît à quelques centaines de mètres d’ici.

 Il boit une rasade du breuvage, s’essuie la bouche. Markal profite de cet instant de répit pour tenter de raisonner l’être céleste.

 - Nous vous demandons simplement de partir. Votre venue n’est pas tolérée sur notre plan. Nous ne cherchons ni querelle, ni altercation. Rentrez chez vous et nous ferons de même.

 Le Dova crache au pied de Markal qui s’est avancé d’un pas avant de prendre la parole. Il parle lentement, décrochant chaque syllabe.

 - Comme je viens de le dire à ton misérable sbire, nous partirons quand nous l’aurons décidé. Pas avant.

 Il tourne le dos aux aventuriers, et rejoint ses compagnons.

 - Ces personnes ne sont pas mes sbires, grogne Markal en serrant les points. Ce sont mes amis…Et vous allez déguerpir d’ici.

 Un des hommes glisse un mot à l’oreille du meneur, en pointant Vrael du doigt. Celle-ci, qui n’avait dit mot depuis le début de la confrontation se sent subitement mal à l’aise. Fitz chuchote à l’oreille de Thanis :

 - Prépare-toi à les renvoyer…

  Le magicien acquiesce d'un signe de tête.

 Le Dova se retourne et reprend la parole d’une voix forte :

 - Quant à toi, ma sœur. Que fais-tu alliée à ces rats ? Ta place est parmi nous, comment t’appelle-tu ? Je ne détecte pas ton aura comme l’une des nôtres…

 Mal à l’aise, elle répond, sans lâcher pour autant son interlocuteur des yeux.

 - Je suis Vrael, fille de To’Nec et d’une mère inconnue de ce plan.

 Le meneur parait troublé un instant.

 - Une Aasimar...Et comment se fait-il, que...tu sois pourvue d’ailes ?

 - Je n’en sais pas plus que toi, elles sont apparues il y a quelques semaines.

 - C’est étrange en effet… Viens festoyer avec nous, quand nous rentrerons nous te présenterons à To’Nec !

 - Non, répond-elle, catégorique. Ma place est ici. Et nous avons une mission à accomplir.

 C’est ce moment que choisit Thanis pour commencer une incantation visant à renvoyer les intrus. Au deuxième mot, le Dova lève main. Aussitôt, le mage s’arrête d’incanter et se retrouve figer dans une position grotesque. En fait, tout le groupe est immobilisé. Vrael, ne se sent pas différente de d’habitude. Elle essaye de bouger ses orteils, discrètement, elle y arrive.

 - Si une Aasimar telle que toi, est pourvue d’ailes de plumes, il ne serait pas étrange qu’elle résiste à cet enchantement...N'essaye pas de te moquer de nous...Approche.

 - Tu ne te trompes pas. je suis libre, répond-elle, essayant d’ignorer le frisson froid qui court le long de son dos, malgré la chaleur accablante.

 Elle avance vers les cinq extra-planaires, tandis que ses amis sont réduits à l'état de statue, incapable de bouger.

 - Alors, raconte-moi ton histoire. Je veux savoir comment l’une de nos sœurs, bien qu’Aasimar, s’est retrouvée alliée à ces sous-êtres…

 Vrael raconte toute son histoire, sans omettre de détails, pour gagner du temps. Elle réfléchit en même temps à une idée pour libérer ses amis. Sans Thanis, elle ne peut pas renvoyer ces êtres d’où ils viennent. Et risquer une confrontation directe n’est pas envisageable. Elle sait de quoi sont capables les Dovas, elle est seule et ils sont cinq. Les quatre hommes de main restent en retrait, attentifs aux mots de la jeune fille, continuant à boire leur breuvage. Arrivée à la fin de l’histoire, l'homme vert reprend la parole.

 - En voilà une curieuse épopée ! Il est fait mention, dans les livres, d'Aasimars qui ont accédé à certains pouvoirs de Dovas, mais je n’en avais jamais eu la preuve vivante. Tu n’es donc pas qu'une médiocre demi-céleste. Nous te ramènerons dans notre plan.

 - Non répond-elle fermement. Je reste ici, ma mission n’est pas terminée…et ce sont mes amis que vous avez immobilisés, libérez-les et rentrez chez vous...s’il vous plait.

 De nouveaux, ils s’esclaffent tous. Cette fois, ce n’est pas d’un rire clair et amusé, mais un rire gras, lourd, embrumé par l’alcool. Pour la première fois, un homme de main s’enhardit et prend la parole.

 - Tu vas faire ce qu’on te dit, stupide Aasimar.

 Le chef renchérit.

 - Comme vient de te le faire remarquer mon camarade, tu n’as pas tellement le choix. Nous sommes bien plus puissants que toi et tous tes "amis" réunis…qui n'ont pas l'air en forme !

Ils explosent tous du même rire masain.

 - Tu nous suivras donc, sans protester.

 Ils se retourne vers ses compagnons, pour se servir une nouvelle coupe. La jeune fille est terrifiée de la tournure que prennent les évènements. Manifestement, les cinq créatures sont ivres et refusent de partir. Pire que ça, ils veulent l’emmener.

Qui sait s'ils les libèreront de l'enchantement après leur départ ? Si je me soumet et que je les suis, je n'ai même pas la certitude qu'ils les relâchent...Ils vont mourrir dans le désert, de soif sans pouvoir bouger un pouce...

 Thanis, qui aurait pu les renvoyer est immobilisé. Le soleil commence à tomber, bientôt il ne sera plus visible depuis le creux où ils se trouvent. Elle est seule. Seule face à la créature verte émeraude qui revient vers elle.

 - Une question me taraude néanmoins…Le petit effronté qui m’a tenu tête…Cela ne te gêne pas de t’allier à des personnes mauvaises ?

Les traits de Vrael sont déformés par l'horreur et la surprise.

 - A voir ton expression tu ne savais pas...

Il commence à lui tourner autour, jouant avec sa coupe.

 - Il a une aura très faible, je te l’accorde. Mais elle est tout de même mauvaise. Je veux bien te laisser le bénéfice du doute, après tout tu n’es qu’Aasimar, tu es une incapable, comparé à nous…Tu aurais pu passer à côté. Néanmoins, le mal est un mal, quel que soit sa nature ou son intensité. Si l’on apprend un jour que tu t’es alliée sciemment à une créature mauvaise…

 Il se rapproche de son oreille et souffle un fin filet d’air, avant de conclure dans un souffle.

 - Je n’aimerai pas être à te place.

 Il recommence son ballet incessant autour de Vrael, buvant régulièrement.

 - Cependant, il y a bien une manière de réparer ton erreur, pour que tu puisses paraître, lavée de tous soupçons devant To’Nec !

 Il se rapproche une nouvelle fois. Pour lui murmurer à l’oreille

 - S’il est ton ami comme tu dis…Tue-le. Tu prouveras ainsi ta foi envers le bien suprême.

 Vrael est dévastée. La situation empire de secondes en secondes, elle ne sait pas quoi faire. Les quatre aventuriers immobilisés n’ont toujours pas bougé, soumis à la volonté du Dova. Celui-ci claque bruyamment des doigts. Aussitôt, deux de ses hommes s’envolent. D’un bond, ils se retrouvent aux côtés de Carseb. Il l’amène devant Vrael, le manipulant comme une poupée de chiffons. Ils le mettent à genoux devant la jeune fille, tétanisée. Cela fait, ils retournent dans le fond, avec leurs deux autres compagnons. Seul le meneur reste aux côtés de Vrael et Carseb, impuissants. Il susurre :

 - Brandit ton épée contre le mal. Dégaine ton arme et tranche sa tête ! Tu seras accueillie comme une héroïne dans notre monde. L’Aasimar qui, comme un Dova, a su mettre de côté ses sentiments pour le bien suprême !

 Perdue et sur le point d’éclater en sanglots, Vrael tire son épée dans un geste lent. Le chuintement de l’acier sur le cuir lui est insupportable.

 Elle positionne son épée, sur l’épaule de son compagnon. Elle arme largement son coup, voulant le décapiter, dans une attaque nette et sans bavure. Elle ne veut pas le voir souffrir. La lame, au-dessus de son épaule est prête à s’abattre dans un mouvement circulaire.La tension est palpable, elle n'ose pas abbatre son arme.  

 - Tue-le !! hurle le Dova à ses côtés.

 L’épée décrit un arc de cercle parfait, réfléchissant les derniers rayons de soleil.

 La lame passe à quelques centimètres au-dessus du crane de Carseb. Elle finit sa course dans le flanc du Dova. Le coup est fort, rapide. L’acier mord la chair et la transperce de part en part. Dans un geyser de sang, le buste de la créature tombe dans le sable.

 Immédiatement, les quatre aventuriers retrouvent leur liberté de mouvement. Comme s’il ne s’était jamais arrêté, Thanis termine son incantation. Carseb roule sur lui même et s'éloigne, en sécurité, l'air hagard. Dans un éclair de lumière rouge, une crevasse circulaire apparaît sous les pieds des quatre Dovas qui n’ont pas le temps d’esquisser le moindre mouvement. Ils chutent dans le trou béant.

 Aussi rapidement qu’il est apparu, le portail se referme.

 Vrael s’écroule, sanglotant. Carseb quitte sa position accroupie et s'approche de la jeune fille. Un silence de plomb s'installe autour d'eux, seulement dérangé par les pleurs de la jeune fille. personne n'ose parler. Thanis brise l'épais silence.

 - He bin…On a eu chaud !

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