Chapitre 2

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Elle termina de nouer le lacet derrière sa robe à fleurs qui lui allait le mieux. Sarah se regarda dans le miroir. Ces vingt précieuses minutes lui permirent de se préparer et de se faire belle. Pas le temps de faire un maquillage compliqué toutefois…mais finalement, c’était plus en accord avec sa volonté. Elle voulait se montrer plus au naturel.

Elle sortit rapidement, en sachant que son père n’était pas là. Mais trop de précautions valaient mieux que pas assez. Elle devrait rentrer tôt pour ne pas faire naître de soupçons. Vérifiant qu’elle avait bien pris sa montre, elle s’engagea sur la rue principale longeant la plage, passant devant l’hôtel de ces deux étranges hommes, avant de finalement atteindre, dans le maquis, une petite falaise où la vue était magnifique. L’endroit était assez discret…parfait pour un premier rendez-vous.

Ils étaient là. Et les deux hommes se levèrent à l’arrivée de Sarah. Ils s’étaient changés eux aussi. Valentin portait une chemise à fleurs, un short plus détendu, des chaussures dans le style surfeur. Amadeo lui avait opté pour un t-shirt noir qui moulait parfaitement son corps, un short sombre, le tout lui donnant un air délicieusement mystérieux. Les deux étaient rasés de près. Amadeo avait les cheveux longs, tandis que Valentin avait lui les cheveux mi-longs cirés en arrière.

Ils se saluèrent. Sarah laissa les garçons s’approcher d’elle pour lui faire la bise. Elle sentit la main de chacun se poser sur son coude et son épaule. Elle trembla presque. Ils étaient beaux et aujourd’hui, elle se sentait désirée et désirable.

Elle se plaça sur une serviette amenée par le duo, afin de se mettre à l’aise. Prenant la place du milieu, elle laissa l’un et l’autre l'entourer comme si elle était une reine assise parmi ses sujets. Difficile de ne pas se laisser enchanter par la scène.

L’un et l’autre ne tentèrent aucune approche, mais engagèrent une conversation qui se centra dans l’immense majorité sur le passé de Sarah. Ils se montrèrent particulièrement à l’écoute des récits de la jeune femme. Elle se sentait flattée et bavarde comme elle l’était, ne bouda pas son plaisir de s’étendre sur tout un tas de sujets qui lui tenaient à coeur.

Le décès de sa mère quand elle était petite, le travail de son père, ses affaires compliquées, sa solitude, son ennui dans ce trou paumé. Ses rêves de grande ville et de liberté… Elle livra tout. Et ils écoutèrent sans la couper, ou en relançant avec intérêt, les yeux posés sur elle, ce qui la faisait parfois frissonner.

Elle se sentait complice avec ces deux hommes, sans même savoir grand chose sur eux. Il faut dire qu’ils étaient avares de détails sur leur passé, mais ils avaient ce drôle de don de toujours échapper aux questions en mettant Sarah en valeur. D’un certain côté, cela lui convenait : le mystère avait du bon et personne ne l’avait écouté aussi religieusement depuis des lustres. Elle n’avait personne avec qui parler de tout dans son patelin…les langues étaient bien trop agiles…

Le soleil amorçait déjà sa descente quand elle se rendit compte que le temps passait trop vite. Elle regarda nerveusement sa montre et constata qu’elle devrait bientôt partir…

Elle pensa alors à prendre le billet de 50€ en le sortant de son décolleté, dévoilant un peu son soutien-gorge noir, avant de le tendre à Valentin, sans pour autant ignorer du regard Amadeo.

  • Je suis désolée, je ne peux pas l’accepter…c’est trop et puis…dans ce contexte cela me met mal à l’aise. s’excusa t’elle.
  • Oui, pardon, on comprend ce que tu ressens. Mais sache que cela nous faisait plaisir.

Il prit le billet entre ses doigts et d’un geste très subtil passa le papier sous ses narines.

  • Il a ton parfum….maintenant il a beaucoup plus de valeur à mes yeux. murmura Valentin d’une voix plus lancinante, charmeuse, voire…érotique.

Sarah vira au rouge tomate et malgré elle se mordit la lèvre inférieure. Son coeur se mit à battre bien trop fort pour cacher ce qu’elle ressentait sous les yeux acérés des deux étrangers.

  • Est-ce que je peux…t’embrasser ? chuchota Valentin en approchant ses lèvres de Sarah.

Elle ne répondit pas, mais dans ses yeux brûlaient déjà les flammes de son désir. Leurs lèvres se touchèrent et Sarah trembla. Elle sentit alors Amadeo s’approcher lui aussi et simplement caresser son bras pendant qu’elle embrassait son ami. Délicatement elle vînt caresser sa main pour lui montrer qu’elle avait aussi envie de lui. Tandis qu’elle dégustait les lèvres de Valentin, Amadeo glissa son visage dans son cou et l’embrassa tendrement. Les deux hommes laissèrent glisser leurs mains sur le corps de la jeune fille, sans se montrer trop intrusifs.

Sarah était aux anges. C’était la première fois qu’elle était courtisée par deux garçons. Et encore plus…avec deux canons qui prenaient soin d’elle. Elle raffolait de leurs caresses. Elle quitta un temps les lèvres de Valentin pour chercher celles de Amadeo. Tous deux avaient une manière bien à eux d’embrasser. Valentin était plus entreprenant, plus coquin, avec sa petit manie de lécher ses lèvres, tandis qu’Amedeo était plus sensuel, plus profond…il embrassait plus lentement mais il se dégageait de lui un charisme tellement fort qu’elle tremblait quand elle sentait ses lèvres contre les siennes. Tous deux étaient très désirables à leur manière…

Amadeo était dans son dos, tandis que Valentin était devant elle. Et tous trois profitèrent du soleil couchant pour s’embrasser et se caresser. Personne ne résista à l’envie de s’aventurer plus loin. Valentin était le plus entreprenant, commençant par longer ses hanches, il finit par remonter ses mains sur les seins de Sarah qui se laissa volontiers faire, lâchant des soupirs d’aise, voir des petits gémissements de plaisir. Amadeo embrassait sa nuque, le creux de ses épaules, d’une manière tellement excitante qu’elle tremblait sans discontinuer. Ses mains chaudes passaient sur les fesses et les cuisses de la jeune femme.

Sarah avait du mal à se concentrer, tant les possibilités offertes étaient toutes aussi alléchantes les unes que les autres. Mais elle se laissa tenter par déboutonner la chemise de Valentin pour dévoiler et caresser son torse. Puis elle laissa errer sa main libre sur la cuisse d’Amadeo…et remonta aussi haut que possible. Elle effleura des doigts la forme de son érection avec un malin plaisir. Elle descendit la main posée sur le torse de Valentin au même niveau, défaisant le jean de ce premier, tandis qu’elle invita l’autre à en faire de même. Ils s’exécutèrent, en gardant néanmoins leur sous-vêtements. Tous deux portaient des boxers bien trop moulants pour gâcher la vue…

Pendant ce temps les garçons profitaient de Sarah avec autant d’optimisme et d’envie. Valentin avait passé ses mains sous le soutien-gorge, massant, caressant et serrant les seins, effleurant habilement les tétons de cette très belle fille. Amadeo avait longuement caressé la cuisse fine couverte par la robe, mais avait dévié entre ses cuisses. Et maintenant, Sarah sentait sa main caresser sa petite culotte. Elle se sentait presque honteuse d’être aussi excitée…

La tension était à son paroxysme. Chacun avait envie de plus. De beaucoup plus. Sarah avait maintenant passé ses deux mains dans les boxers de ses deux charmeurs respectifs, tandis qu’elle sentait les doigts d’Amadeo être de plus en plus envahissants (et plaisants) dans sa culotte. Elle suçait le doigt de Valentin en savourant ses mains sur sa poitrine. Pendant ce temps elle profitait de la vigueur de ces deux sexes dressés pour elle. Chacun semblait avoir une taille des plus désirable…

Et c’est à cette folle pensée qu’elle constata que le soleil venait de terminer de se dissimuler derrière l’horizon, baissant presque le regard devant l’acte qui allait suivre. Mais c’était sans compter sur la réaction paniquée de Sarah qui se releva, atrocement gênée par la situation, remettant son soutien gorge et sa robe en état, ainsi que ses chaussures.

  • Je suis vraiment, vraiment désolée…je ne peux pas rester…mon père va me tuer si je ne suis pas rentrée à la nuit tombée…

Sa voix bégayante masquait son excitation extrême et sa frustration tout aussi grande. Elle s’en voulut de les laisser en plan ainsi.

  • Ce n’est pas grave Sarah…tu veux nous revoir ? demanda Amadeo, tandis que Valentin rongeait plus son frein, la main dans son boxer.
  • Oui…enfin…oui mais…je ne vous cache pas que ça me fait un peu peur…nous trois…plus que ce qu’on a fait…
  • On ira pas trop vite…mais s’il te plaît…laisse nous une autre chance de nous revoir… implora Valentin.
  • Promis. Mais laissez moi un peu de temps pour prévoir ça… » jura Sarah, avant d’ajouter : Je suis désolée…je dois vraiment y aller.

Et sans dire un mot de plus, l’entrejambe humide comme jamais, elle courut de tout son souffle chez elle…

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