1: Fuir et survivre face la grande inquisition

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À la fin du 15e siècle, l'Inquisition chrétienne est toute puissante après deux cents ans d’existence. Ses dirigeants, déterminés à mettre un terme aux anciennes croyances, chassent toute personne présentant une idéologie déviante ou en opposition aux dogmes de l'Église. Leurs principales cibles à cette époque étaient celles soupçonnées d'être dotées de sombres pouvoirs ou de posséder un savoir-faire satanique. Le haut clergé, sans discernement, arrêtait et condamnait à la fois les herboristes et les quelques personnes ayant de réelles affinités avec la magie. Cette force méconnue était si insupportable pour l'Inquisition qu'elle était devenue un tabou hérétique qu'ils avaient pour tâche d'exterminer. Pourtant, était-elle vraiment mauvaise?

Depuis l'Antiquité, cette magie avait toujours accompagné les civilisations. Ce don des dieux aidait à faire face aux plus graves catastrophes survenant siècle après siècle. Les potions et autres onguent, contribuèrent tout au long de l'histoire a préservé l'humanité de l'annihilation. Malgré l'hécatombe qu'elle avait causée, la grande peste noire fut endiguée grâce à ce savoir-faire mystique. L'inquisition impuissante face à ces maux avait bien vite oublié ces faits, y compris ceux qui désirant tant la voir disparaître de nos terres. En dépit des bienfaits que pouvaient apporter ceux pratiquant ces arts, les procès se multipliaient en Europe et les tortures pour faire avouer même les innocents étaient devenues monnaie courante. Et les exécutions se faisaient cruelles et publiquement, afin de démontrer l'autorité et la toute-puissance de l'Inquisition.

En l'an 1478, sous l'impulsion du clergé espagnol, une grande vague de purge commence et s'enchaîne des dizaines de procès par jour partout en Europe. Là où à l'accoutumée le bucher se faisait rare, il ne se passait plus une journée sans que quelqu'un ne rôtisse, laissant son fumé envahir les villes et villages aux alentours. Au printemps 1481, au sud-ouest du Saint Empire germanique, une jeune femme encapuchonnée et vêtue d'une épaisse robe de coton courait tout en tremblant d'effrois à travers une immense forêt de nuit. La demoiselle apeurée semblait fuir quelque chose de terrifiant. Lorsque dans la noirceur, elle se prit les pieds dans une racine d'arbre dépassant du sol.Tandis qu'elle se relevait, elle aperçut au loin les halos de torches se dirigeant en plein sur elle.

La jeune femme reprit sa fuite, tout en traînant de la jambe, mais dont la douleur l'inquiétait moins que les lumières se rapprochant d'elle. Cependant, si la peur la faisait courir sans cesse, elle perdait en vitesse petit à petit. Les voix criant derrière elle, si éloignées et inaudibles dans un premier temps, finirent par se faire claires et précises à mesure que les poursuivants se rapprochaient :

- Arrête-toi, sorcière !

- Tu n'iras pas plus loin !

La jeune femme pourtant épuisée, fut galvanisée par l'envie de vivre et reprit sa course effrénée de plus belle. Cependant, après une dizaine de mètres elle finit par tomber à nouveau au sol, sa cheville droite blessée n'arrivant plus à suivre son effort et à supporter son corps. Elle ne se leva pas, la douleur l'empêchait de s'appuyer sur sa jambe. Désespéré elle essaya d'avancer sur ses genoux plutôt que d'attendre ses poursuivants. Mais les individus qui lui couraient après l'eurent bien vite attrapée et la lumière de leur torche rendait la scène bien plus visible. Sa capuche retirée, elle dévoila le visage lisse et mince d'une demoiselle de dix-neuf ans, aux cheveux roux flamboyant et aux iris dorés. Plaquée au sol et immobilisée par un des hommes à sa poursuite, elle n'eut pas besoin de les voir pour deviner leur nombre et leur identité. Celui la maintenant à terre, était un évêque local, coupe au bol blonde et yeux bleus, le corps mince, élancé. C'était un officier du clergé, accompagné de quatre hommes cachés sous des cagoules blanches pointues, et de longues soutanes, recouvertes d'une cotte de mailles. Sachant pertinemment que sa vie prendrait fin une fois entre les mains de l'inquisition, la jeune femme se mit à sangloter lorsqu'elle fût capturée. Un fait que son assaillant prit un malin plaisir à lui rappeler :

- Tu ne pourras plus nous échapper, démone ! Mais par prudence, nous allons faire en sorte que personne ne puisse plus jamais ignorer ta véritable nature, durant le peu de temps qu'il te reste à vivre.

L'évêque avait à peine terminé qu'il commençait déjà à mettre sa menace à exécution. Le genou entre les omoplates de la jeune femme, celui-ci déchira sa robe en coton à grand coup de couteau et la lui arracha. Il la laissa nue à l’exception d'une culotte, lui descendant jusqu'à la moitié des cuisses. Puis, tandis que l'évêque la gardait face contre terre, l'un des hommes encagoulés approcha une longue tige de fer de l'une des torches pour la faire chauffer. Lorsque l'extrémité en forme de cercle eut viré au rouge, le tortionnaire s'en saisit sans hésiter malgré la température dégagée. Puis, sans perdre de temps pour que le métal reste incandescent, il en plaqua l'embout ardant en haut de la hanche droite de la jeune femme qui en eut la peau brûlée. La chaleur lui fit pousser des hurlements de douleur qui raisonnèrent dans toute la forêt, et qui durèrent plusieurs minutes jusqu'à ce qu'elle s'épuise la voix, ne pouvant par la suite que sangloter pour exprimer sa souffrance et son humiliation. À la lumière des torches, une marque de brûlure ayant une forme bien particulière se révéla alors en bas à droite du dos de la jeune femme, au creux de ses reins. Un « S » cercler imprimer à jamais au fer rouge sur sa peau, une lettre pour rappeler à tout ce qu'on lui reprochait d'être : une sorcière.

- Voilà qui devrait garantir que tu ne pourras plus échapper à la sentence qui t'attend.

L’évêque releva la jeune femme et la jeta aux hommes l'accompagnant.

- Passez-lui les fers et enchaînez-la ! On va l'emmener à la ville la plus proche et ce sera ensuite au tribunal de l'Inquisition de faire le reste. Nous en avons fini avec elle, nous.

Tandis que les gardes de l'évêque commençaient à exécuter ses ordres, celui tenant les fers et les chaînes s'immobilisa d'un seul coup devant ses collègues, une pointe en acier lui traversant le cou. Le premier réflexe des trois autres hommes fut de porter la main à leur épée, mais l’individu les prit de vitesse en leur tranchant la gorge de sa lame aiguisée. L'évêque en restait mortifié de surprise et de terreur : lui qui ne savait pas combattre se retrouvait désormais seul, sa garde décimée en à peine quelques secondes. Dans sa nuit de malchance, la jeune femme voyait une lueur d'espoir illuminer son malheur. Ses cris de douleur, retentissant dans la forêt, avaient attiré un tout autre protagoniste. Ramassant une torche encore allumée, elle la pointa en direction de l'individu afin de l'observer. Celui-ci était masqué par une bande de tissus lui couvrant le visage du menton jusqu'au nez, ne laissant voir à la jeune femme que son regard d'émeraude et des cheveux noir de jais couper court, ainsi qu'une balafre lui croisant l’oeil droit. L'homme ne dit pas un mot, et se tourna vers le religieux, sa lame à la main, dont l'éclairage en dévoilait la nature : une rapière.

Lorsqu'il arriva face à l'évêque, ce dernier finit enfin par interpeller celui qui venait d'abattre ses gardes et ne croyant toujours pas ce qu'il voyait, tenta même de menacer l'individu :

- Toi, enfoiré ! Qui es-tu ? Tu te rends compte de qui nous sommes ? Nous sommes l'inquisition, au service du Seigneur ! Tu seras maudit pour un tel péché, le ciel ne te le pardonnera jamais !

Pour seule réponse, l'homme passa la lame de sa rapière à travers le torse de l'évêque, le faisant taire une bonne fois pour toutes. Puis, crachant à ses pieds tout en le fixant d'un regard noir, il prit enfin la parole pour la première fois depuis son arrivée sur place :

- Je me fiche que le ciel ne me pardonne pas la mort d'un pourri, pas la peine de vous soucier de mon âme.

L'homme se tourna alors vers la demoiselle en enlevant le manteau de laine qu'il portait pour le lui donner. La jeune femme réchauffée pris enfin conscience qu'elle était restée seins nus devant lui sans même y penser, tellement ce retournement de situation en sa faveur l'avait surprise. Elle éprouva une forte honte d'être vue ainsi, et fut si gênée qu'elle ne pouvait prononcer le moindre mot : elle ne pouvait ni remercier son bienfaiteur pour son sauvetage ni lui reprocher de la regarder en telle circonstance. Elle ne put le faire comprendre qu'en fermant le manteau pour couvrir sa poitrine. Mais ce fut aussi à cet instant, pour la première fois assez proche de l'homme pour l'observer entièrement, qu'elle put constater un visage plutôt jeune et fin. Celui-ci devait avoir tout juste une vingtaine d'années, vêtue d'une épaisse chemise bleue et d'un pantalon noir, des bottes marron et des bracelets de cuir aux avant-bras. Elle remarqua aussi un détail étrange sur l'arme qu'il portait : alors que tout de la lame à la poignée de la rapière était d'apparence modeste, la garde était incrustée d'un saphir, contrastant avec la simplicité de l'objet. Il la fixa d'un air sérieux, et lui montra une direction de son index gauche tout en lui adressant la parole :

- Il vaudrait mieux ne pas rester là pour moi comme pour toi. Je vais t’emmener en sécurité, je connais un endroit sûr à quelques heures de marche ici. Tu peux te déplacer ?

La jeune femme tenta de communiquer, mais aucun son ne sortit de sa bouche, sa voix tant épuisée par ses cris de douleur. Elle ne put que répondre négativement d'un mouvement de tête. L'homme s'approcha alors d'elle et lui fit comprendre de s'accrocher à lui, car il comptait la portait sur lui. Cette dernière fût gênée dans un premier temps, et ne bougea pas du tout. Il se tourna dos à elle, quasiment collé à son corps, puis se baissant pour la saisir par les cuisses et la soulever contre sa volonté. La jeune femme, pour ne pas tomber, n'eut d'autre choix que de passer ses bras autour de lui, s'accrochant par obligation bien que la gêne soit toujours présente.


**********


Après avoir marché une dizaine de minutes dans un silence ennuyant, l'homme se força à faire la conversation à la jeune femme pour rendre plus vivante leur traversée des bois, même s'il était conscient qu'elle n'allait pas pouvoir lui répondre. Il en profita alors pour lui exposer calmement la situation dans laquelle elle se trouvait :

- Je sais que ça ne va pas être facile pour toi à entendre, surtout après ce que tu viens de vivre, mais je préfère être honnête avec toi. Tu dois bien être consciente que tu ne pourras plus rentrer chez toi désormais et que tu ne reverras plus jamais tes proches. Te le cacher ne servirait à rien.

Cela, elle l'avait déjà deviné même s'il était dur pour elle de l'admettre. Elle le savait depuis que l'inquisition l'avait prise en chasse, et la marque encore brûlante et douloureuse qui lui avait été faite en haut de son bassin était là pour le lui rappeler. Alors elle ne comprenait pas pourquoi il lui disait cela. Où voulait-il en venir et où l'emmenait-il ? Elle continua de l'écouter, ne pouvant rien faire d'autre pour le moment, mais frissonnait de peur en ne sachant rien de ce que lui réservait la suite des événements :

- Pourquoi l'inquisition en avait après toi je l'ignore. Mais une chose est sûre, une fois qu'ils en ont après toi, la vérité leur importe peu. Beaucoup subissent ton sort sans raison, sur simple dénonciation. Alors que tu es juste herboriste, étrange dans ton apparence, ou réellement sorcière, cela ne fait aucune différence pour eux.

Sorcière, la jeune femme l'était bien. Elle avait toujours manié les plantes et les élixirs basés sur les sciences botaniques pour aider les autres. Œuvrant pour le bien de son prochain, jamais elle ne s'était considérée comme coupable ni comme ayant enfreint la barrière entre le bien et le mal. Elle qui était de nature si douce et gentille. Cependant, quelques jours plus tôt un incident avait amené à cette situation. Un incendie s'était déclaré dans la maison d'un couple de personnes âgées et la demoiselle agissant instinctivement, avait gelée les flammes pour leur venir en aide, et empêcher le feu se propager dans tout le village. Suite à la performance de la jeune femme, l'ambiance générale fut au soulagement et étant connus comme bienfaitrice parmi la population, la plupart des habitants y virent la volonté divine d'être sauvé.

Mais quelques jours après, quand l'Église eût vent de l'histoire, les mentalités avaient changé du tout au tout. Craignant l'inquisition, tous pointèrent la jeune femme du doigt, l'accusant même de tous les malheurs de la région pour être bien vue des chasseurs de sorcières, et ne pas être considérée comme complices d'hérésie. Elle n'eut pas besoin de connaître les charges retenues par l'inquisition pour savoir ce qui l'attendait, et elle prit la fuite rapidement, donnant lieu à la situation l'ayant amené à cette nuit tragique pour elle. Celles suspectées d'avoir le pouvoir de maîtriser les éléments de la nature, étaient brûlées sans preuve par l'inquisition qui craignait plus que tout de tels dont. Cependant, elle ne put raconter son histoire à l'homme qui la portait sur son dos, et même si elle l'avait pu, elle ne l'aurait pas fait par méfiance et par prudence.

Bien qu'elle n'eût rien dit, quand il avait évoqué le sujet des sorcières, la jeune femme avait réagi instinctivement et avait soudainement renforcé son étreinte sans le faire exprès, trahissant un certain stress à l'idée d'aborder la question. Il en prit conscience et n'insista pas plus longtemps, et afin de détendre l'atmosphère, changea de sujet de discussion :

- Au fait, si cela t'intéresse, je m'appelle Van. Et tu n'as rien à craindre de moi.

Toujours incapable de parler, la jeune femme communiqua cependant à sa façon avec Van. De son index droit, elle dessina sur le torse de l'homme quatre lettres l'une après l'autre pour former un mot : Anna. C'était son nom à elle. Bien qu'elle ne put le voir, car étant dans son dos, Anna eût l'impression qu'il avait souri en découvrant enfin l'identité de celle qu'il portait. Tandis qu'ils continuaient leur chemin, un événement inattendu se produisit alors. Apercevant un loup au pelage d'un blanc nacré, Van posa la jeune femme au sol. Puis, il sortit une dague qu'il envoya se planter dans le flanc de l'animal qui tomba à terre après quelques mètres. Anna ne comprenait pas pourquoi il avait agi ainsi, et pourquoi il avait en sorte de faire mourir lentement le loup. Voyant la bête agoniser, elle voulut hurler, lui ordonner d'abréger les souffrances de l'animal. Cependant, elle ne put que regarder la scène avec dégoût tandis que Van restait debout à une dizaine de mètres de la bête mourant. Il fit alors quelque chose qui surprit la jeune femme : il sortit sa rapière et la planta dans le sol devant lui, le saphir incrusté dans la garde face au loup. Puis, une seconde dague avec laquelle il s'entailla les lignes la main droite à trois reprises. Il s'ouvrit tout d'abord celle de vie, puis de tête et termina par la ligne de chance.

Tandis que l'animal continuait d'agoniser, au lieu de couler vers le sol le sang de la main de Van eut une réaction étrange : il se mit à scintiller et à s'illuminer tout en formant un tourbillon. Puis, ce fut au tour du saphir de s'éclairer d'une lueur bleue, comme si la pierre précieuse et le sang réagissaient à un même phénomène. Enfin, quelque chose d'encore plus improbable aux yeux de la jeune femme arriva. Une sorte fumée blanche s'évapora du loup mourant, jusqu'à finalement former un spectre de l'animal. Une fois que toute l'énergie spirituelle en fut sortie, elle se fut regroupa sous une apparence distincte, celle-ci commença alors à être attirée par le tourbillon composé par le sang de Van. Lorsque la forme éthérée arriva à proximité de l'homme, il abaissa sa main en direction du saphir, y dirigeant la masse d'énergie et y emprisonna la totalité dans la pierre précieuse. Quelques secondes plus tard, l'animal avait rendu son dernier souffle tandis que Van tombait à genoux au sol, vidé de ses forces comme s'il avait couru des heures, sa main se mettant à saigner de nouveau normalement. Pourtant, Anna ne comprenait pas un tel épuisement, car de là où elle se trouvait, elle ne l'avait vu que s'entailler et faire un mouvement de bras.

Après plusieurs minutes durant lesquelles il retrouva son souffle, Van se leva et reprit sa rapière pour la ranger dans son fourreau, puis revint enfin vers Anna. Mais quand il fut face à elle, alors qu'elle croyait qu'il tendait sa main vers elle pour la relever, il eut un comportement qui choqua la demoiselle et la prit totalement au dépourvu. Il arracha une partie de sa culotte au niveau de la cuisse gauche pour se faire un bandage, mais la jeune femme fut si surprise qu'elle ne put que le gifler, ne sachant pas comment réagir autrement. Ce n'était pas le fait qu'il lui emprunte du tissu qui avait conduit à cette réponse, mais plutôt la façon dont s'étaient déroulées les choses. Elle l'aurait sûrement laissé faire sans broncher, si seulement il l'avait prévenu avant afin qu'elle ne s'imagine pas un comportement déplacé venant de sa part. Une fois l'incident passé et la main de Van ayant arrêté de saigner, ce dernier reprit Anna sur son dos et continua son chemin en silence. Il se doutait que ce que la jeune femme avait vu lui avait sûrement rempli la tête de questions, mais il n'en dit pas un mot.

Tandis qu'ils poursuivaient leur avancée à travers les arbres, Anna ne pouvait s'empêcher d'essayer de comprendre la situation sans y arriver pour autant. Les événements qu'elle avait vécus en une seule nuit étaient trop étranges les uns par rapport aux autres pour qu'elle puisse y voir clair. Pourquoi cet homme avait-il sans hésitation attaqué l'inquisition pour la sauver elle ? Qui était-il et d'où venait-il ? Était-ce chez lui qu'il l'emmenait ? Et pourquoi avait-elle l'impression qu'il l'entraînait encore plus loin dans les montagnes ? Pourquoi et comment avait-il réussi à capturer l'âme d'un animal ? Même elle qui était sorcière n'avait jamais entendu parler d'un tel phénomène. Elle avait le sentiment que rien n'était réel depuis qu'elle l'avait rencontré, et croyait dur comme fer qu'il s'agissait soit d'un rêve soit d'un cauchemar. Elle se mordit alors la lèvre, pensant que cela la réveillerait, mais malgré la douleur rien ne changea et elle en était encore au même point. Elle n'arrivait toujours pas à parler et ne pouvait rien demander à Van. À son grand regret, Anna ne pouvait faire qu'une chose pour l'instant : attendre et voir comment aller évoluer la situation

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