Chapitre 17 - Le culte des Ombres

13 minutes de lecture

Freyki se réveilla en sueur, comme toutes les nuits depuis ce terrible jour. Il faisait sombre dans la grande chambre, et après avoir attendu quelques minutes, il se leva. Il n'arriverait pas à se rendormir cette fois, il en était sûr et certain. Il s'approcha du grand miroir dont le cadre en chêne était décoré de vignes et de fleurs. Il y observa son reflet, pâle et égaré, comme à chaque fois. Sa main gauche se promena sur la cicatrice qui parcourait son visage et il sentit la colère monter en lui.

La colère, toujours la colère. Le roi avait l'impression qu'elle l'habitait depuis toujours. Elle le brûlait de l'intérieur comme un poison dont il n'avait pas l'antidote.

Son regard se portât sur un des rares tableaux de la chambre. Ce dernier représentait une jeune femme très pâle, aux longs cheveux blonds comme les blés, au regard bleu, presque éteint de vie. Et comme à chaque fois, lorsqu'il la regardait, il se sentait honteux.

Amaria avait été sa femme pendant deux ans. Et elle était morte.

Freyki soupira longuement, debout dans la pénombre de la chambre, ne supportant plus le regard accusateur du portait de la jeune femme, ni même l'image que lui renvoyait le miroir. Les souvenirs passés continuaient à le hanter, de jour comme de nuit.

Il enfila quelques vêtements, puis se dirigea vers le couloir. Sortir lui changerait les idées.

***

Comme elle l'avait pressentie, lorsqu'elle était retournée à l'auberge, Elrynd n'avait pas manqué de lui faire des remontrances au sujet de sa conduite. Jaelith s'était rapidement excusée, même s'il elle n'en pensait pas un mot, avant de s'enfermer pour le reste de la journée dans la petite chambre avec Feiyl.

Elle parlait beaucoup avec le dragon, dans l'espoir que ce dernier finisse par lui répondre un jour. La jeune femme aurait voulu savoir ce qu'il pensait de toute cette agitation, s'il avait des envies, si sa véritable mère lui manquait... Mais le dragonnet se contentait de la regarder avec de grands yeux avant de lui demander une caresse. Elle soupira.

— Si seulement nous pouvions sortir toi et moi sans nous attirer des problèmes... Les gens sont tellement... Tellement...

Elle cherchait les mots pour marquer la bêtise des humains à leurs refus total de comprendre que les autres races n'étaient pas forcément maléfiques, mais n'en trouva pas.

— J'ai l'impression d'être la seule à penser différemment... Bien sûr, Elrynd et le seigneur Libram sont adorables avec moi et sont très souvent de mon côté, mais j'ai l'impression que c'est parce qu'ils attendent quelque chose de moi.

Feiyl posa sa tête sur les genoux de la demie elfe. Cette dernière regarda le ciel au travers de la petite fenêtre et vit le soleil disparaitre petit à petit.

— Il va faire nuit. Il ne devrait pas y avoir grand monde dans les rues. Ça te dirais de sortir ?

Le petit dragon acquiesça d'un signe de tête.

Jaelith attendit que la lune soit haute dans le ciel étoilé pour sortir de l'auberge avec Feiyl. Elle avait caché le dragon sous la couverture au moins jusqu'à ce qu'ils se soient éloignés. Les rues étaient désertes à cette heure avancée de la nuit. Elle amena son petit protégé dans les endroits que Freyki lui avait montré, et il semblait ravi de découvrir tant de nouvelles choses. Tous deux s'arrêtèrent quelques instants devant la chapelle de lumière pour observer la vue magnifique qu'elle leur offrait de la cité.

— Est-ce que tu pensais qu'une ville pouvait être aussi grande ?

Le dragonnet secoua la tête.

— Quand est-ce que tu te décideras à m'adresser la parole ? Je suis sûre que tu en serais capable...

Feiyl poussa un petit gémissement.

— Tu as peur de me parler ? Pourtant tu devrais savoir que tu peux me faire confiance.

Le dragonnet détourna la tête du regard de son amie pour observer des lueurs étranges dans les petites ruelles non loin de là. Jaelith posa ses yeux sur celles-ci et demanda à voix haute :

— Qu'est-ce que c'est que ça ? Une fête ? Non, a tout bien réfléchir, si c'était une fête, il y aurait un peu plus d'animations dans les rues...

Sa curiosité était piquée à vif. Suivit de Feiyl, elle se faufila dans les ruelles jusqu'à atteindre les lueurs qu'ils avaient vu. Elle s'arrêta derrière un petit muret de pierre et se baissa en faisant signe au dragonnet de ne pas faire de bruit. Il y avait là une dizaine de personnes. Chacune portait une cape pourpre dont la capuche cachait le visage. Ils venaient de s'engouffrer dans une petite maison qui semblait tomber en ruines.

Lorsque la porte de bois se referma derrière la dernière personne dans un grincement sinistre, Jaelith se releva doucement. Elle lança un regard à son petit compagnon puis s'avança vers la porte. Elle posa la main sur la poignée et allait la tourner, quand quelqu'un la tira en arrière.

La jeune femme se trouva alors nez à nez avec Freyki.

— Qu'est-ce que vous faites ici ? Vous êtes complètement inconsciente ma parole !

Surprise, elle ne répondit pas, les yeux grands ouverts. Le jeune homme l'amena dans une ruelle adjacente. Feiyl les suivit.

— Vous avez envie de mourir ?

Jaelith ne comprenait pas.

— Qu'est-ce qu'il se passe ? Ce sont juste des gens qui...

— Ce sont des membres du culte des ombres... Ils organisent des réunions pour prier leur déesse, Hel... Il y a beaucoup de rumeurs qui courent à leur sujet, mais je ne pensais pas que je tomberais aussi facilement sur un groupe de ces fous...

Il détourna alors son visage de celui de la jeune femme avant de terminer.

— Ni même sur vous d'ailleurs...

Des chants étranges se firent légèrement entendre. Ils provenaient de la maison. Jaelith tenta de reconnaitre la langue dans laquelle les adorateurs de l'ombre priaient, en vain. C'était un dialecte qu'elle n'avait jamais entendu auparavant. Freyki retourna devant la porte et y colla son oreille pour mieux entendre. Derrière lui, Jaelith ne semblait pas vouloir partir.

— Retournez à votre auberge avec votre dragon. Je vais m'occuper de ces malades.

— Tout seul ? Ils sont au moins une dizaine ! Et vous ne savez même pas s'ils sont armés !

— Peut être...

Il sortit sa lame de son fourreau et elle brilla faiblement sous la lumière de la lune.

— Moi aussi, je suis armé. Allez-vous-en !

— Et vous laisser tout seul contre ces gens-là ? Il n'en est pas question !

— Vous n'avez même pas une épée pour vous défendre ! Vous êtes suicidaire ?

— C'est à vous que je devrais poser cette question.

Elle avait insisté sur le dernier mot, comme pour le provoquer. Il se contenta de pousser un grognement et ouvrit la porte de bois.

Cette dernière grinça faiblement et donnait sur un escalier de pierre qui s'enfonçait sous la terre. Les chants se faisaient plus proches au fur et à mesure qu'ils avançaient. Au bout de quelques minutes, ils les entendaient parfaitement.

L'escalier débouchait sur une immense salle souterraine au milieu de laquelle se trouvait une statue marbre blanc. A en voir son état, elle était très ancienne. Elle représentait une femme aux longs cheveux. Mais ceux-ci étaient ornés de têtes de serpents. Elle possédait deux paires de bras : chacune de ses mains tenait un objet. Une dague, un orbe, une épée et un bâton. Ils étaient chacun richement décorés. Autour de la statue, les personnes encapuchonnées étaient agenouillées, continuant à chanter des psaumes dans une langue inconnue.

Freyki, Jaelith et Feiyl se cachèrent rapidement derrière l'une des grosses colonnes de la salle. Inquiète, la jeune femme chuchota :

— Et maintenant, qu'est-ce que vous allez faire ?

— Vous restez ici, et vous n'intervenez sous aucun prétexte, est ce que je me suis bien fait comprendre ?

— Mais vous êtes complétement fou ! Vous voulez vous battre tout seul ?

— Exactement !

A peine avait-il terminé de parler qu'il sortit de sa cachette. Les chants s'arrêtèrent d'un seul coup et tous les regards se tournèrent vers lui. Et lorsqu'ils virent la lame briller à la lumière des quelques torches qui se trouvaient là, plusieurs dagues sortirent de sous les capes.

Cachée derrière la colonne, Jaelith observait le combat. C'était la même danse de la mort à laquelle elle avait assisté ce matin-là. Freyki prenait plaisir à se battre ainsi. Il prenait plaisir à mettre sa vie en danger, elle en était sûre et certaine. Le roi était complétement suicidaire dans ses agissements. Et le regard qu'il avait, un regard rempli d'une colère irréelle, la fit frissonner. Ils étaient presque tous à terre quand la jeune femme et le dragonnet sortirent de leur cachette. Jaelith ramassa l'une des dagues qui se trouvait au sol et s'approcha des combats.

Le corps d'un des membres du culte de l'ombre tomba lourdement sur le sol. Il n'en restait plus que trois debout. Freyki sourirait, comme un loup qui allait dévorer sa proie sans lui laisser aucune chance de survie. L'un des hommes prononça alors une incantation et les deux autres se jetèrent sur le roi en même temps, le forçant à se défendre.

Jaelith ordonna à Feiyl de reculer, ce que le dragonnet fit en gémissant. Sa poigne se resserra sur la dague. L'un des deux hommes laissa alors le roi pour s'en prendre à elle. Elle se défendait comme elle le pouvait, parant chaque coup qu'on essayait de lui porter. Freyki prit alors conscience que les membres du culte des ombres gagnaient du temps pour donner au dernier le temps de terminer son invocation... Que diable étaient-ils en train de préparer ?

Freyki se permit un rapide coup d'œil en direction de Jaelith qui reculait de plus en plus sous les assauts de son adversaire. Le roi poussa son adversaire qui tomba au sol puis se rua sur celui de la jeune femme qu'il décapita sans autre forme de procès. La tête roula sur le sol, laissant derrière elle une trainée de sang. L'autre se releva et se jeta sur les deux intrus. Freyki n'eut aucun mal à s'en débarrasser et fonça jusqu'à l'invocateur, haletant. Ce dernier le regarda en souriant, dévoilant des horribles dents pourrissantes.

— Trop tard !

Il avait terminé son rituel, et lorsque le roi lui transperça la gorge de son épée, le rictus victorieux et satisfait d'avoir terminé son invocation était gravé sur son visage. Une silhouette sombre et massive se dessina au-dessus des deux jeunes gens, à travers un portail magique qui illuminait la salle d'une sombre lumière.

— Jaelith, reculez !

C'était un ordre, elle l'avait compris. Elle recula alors, se rapprochant de Feiyl qui tremblait de toute part. Une onde de lumière éclata du portail quand la forme en sortit dans un cri inhumain.

Freyki agrippa fermement son épée devant la créature qui venait d'apparaitre. Devant lui se tenait un monstre qui ressemblait à un dragon. Il était beaucoup plus petit que ces derniers mais faisait au moins deux fois la taille du jeune roi. Bipède, ses deux mains étaient pourvues d'immenses griffes. Sa tête ressemblait à celle d'un dragon dont on aurait écrasé le museau. Quatre longues cornes sortaient de son front et formaient une courbe derrière sa tête. Deux grands yeux rouges fixaient Freyki et le monstre poussa un rugissement qui glaça le sang des personnes présentes. Le roi se plaça entre la créature et Jaelith, puis s'adressa à cette dernière.

— Cette chose est... Différente. Jaelith ! Fuyez !

Elle n'eut pas le temps de répondre que la créature chargea Freyki. La violence de l'impact l'envoya rouler à l'autre bout de la salle. Ce dernier se releva, surpris par la puissance de la créature, et vit qu'il était blessé au bras gauche. Du sang écarlate en suintait, mais la douleur n'empêcha pas le roi de prendre son épée à deux mains.

Jaelith, terrifiée, tremblait et ne savait pas quel miracle faisait qu'elle était encore debout. Elle regardait cet homme qui tentait de contenir la puissance monstrueuse de la bête. Il lui avait demandé de fuir, mais elle ne pouvait pas le laisser se battre seul contre cette créature des ténèbres. Reprenant ses esprits, elle fonça alors droit sur le monstre, la dague frappa la peau de cuir de la bête comme un éclair d'argent, en vain. La créature lui donna un coup d'épaule qui lui brisa le bras droit. Elle tomba sur le sol, lourdement. Il ne fallait pas qu'elle s'évanouisse, pas maintenant.

Freyki hurla de rage et fonça à nouveau sur la créature. Sa lame le frappa en pleine poitrine, le blessant à peine. Il sentit alors la morsure brûlante des griffes de la bête se ficher dans son torse. Poussant un hurlement de rage, elle le souleva et l'envoya à nouveau à l'autre bout de la salle. Son regard croisa celui de Jaelith qui se releva péniblement. L'horreur la saisit quand elle vit la blessure profonde du roi. Sa tunique était pleine de sang. Ce dernier lui fit signe de ne pas s'inquiéter, tandis que la créature s'approchait dangereusement de lui. Freyki cracha une gerbe de sang, puis lentement, d'une voix quasiment inaudible, il implora la jeune femme de partir.

— Fuis...

Haletante, elle secoua la tête. Non. Elle ne partirait pas. Elle resterait là et combattrait jusqu'au bout cette monstruosité des ténèbres. Il lui fit un sourire et la traita d'idiote. Jaelith agrippa de toutes ses forces la petite dague. Si seulement elle avait son épée, elle se sentirait plus à l'aise au combat. Elle pria alors la lumière de lui venir en aide. La jeune femme sentit alors une douce chaleur dans son bras valide, et la dague s'illumina d'une lumière dorée.

La créature se trouvait à présent face à Freyki et n'allait certainement pas tarder à lui donner le coup fatal. Jaelith, malgré ses blessures et son bras invalide, donna plusieurs coups de dagues dans le dos de son adversaire. A chaque coup, la lame s'enfonçait profondément dans la chaire du monstre, la faisant hurler de douleur. La créature se retourna, furieuse, et tenta de frapper la jeune femme qui esquiva non sans mal en se baissant et en fonçant tout droit sur sa gorge. Elle eut l'impression de donner un coup dans l'eau, tant la dague entra facilement dans la chaire. Dans un gargouillis, le monstre tomba lourdement sur le sol, cherchant à se débarrasser de l'intruse et de l'arme qui l'empêchait de respirer. Puis sa vie s'arrêta, et il cessa de bouger.

Jaelith repris alors sa respiration, et s'approcha du roi qui avait fermé les yeux et luttait pour vivre.

— Majesté...

Il respirait faiblement, la main droite crispée sur la blessure qui ornait sa poitrine et dont s'écoulait son sang. La jeune femme posa sa main sur le visage du roi.

— Majesté...

Il ouvrit les yeux et vit ceux de Jaelith planté dans les siens. Ils étaient remplis de larmes. La respiration de Freyki se fit de plus en plus rauque et de moins en moins fréquente.

— Non ! Pas question que ça se finisse comme ça !

Les souvenirs remontaient lentement à la surface, et avec eux, la douleur. Une profonde douleur qui lui brisait le cœur de part en part. Elle avait joint ses mains dans lesquelles une petite lumière se forma. Elle ferma les yeux et se concentra. Sa voix douce et tremblante implorait la lumière de lui venir en aide à nouveau. Au bout de quelques instants, ses mains se mirent à étinceler de lumière, à peine visible au début, puis de plus en plus brillante. Des milliers de petites lucioles de lumières s'envolèrent tandis que Jaelith s'adressait aux cieux, dans la langue que son père lui avait inculquée.

Elle plaça ses mains sur le torse du roi, et les petites lucioles lumineuses s'y posèrent, l'enveloppant d'une douce chaleur. Cet étonnante scène dura quelques minutes, et cessa lorsque la jeune femme posa sa main sur le front du roi dont la respiration semblait être redevenue normale. Elle soupira puis se releva doucement. La jeune femme tourna la tête vers l'endroit où Feiyl s'était caché, et vit qu'il n'était pas blessé. Soulagée, elle se laissa retomber sur le sol, laissant la fatigue l'emporter.

Freyki, dont le corps était encore endolorit, vit le petit dragon s'approcher de la jeune femme et gémir. Il haussa les épaules et se mit debout avec difficulté. Il s'appuya contre le mur, tout en observant le couple étrange qui se trouvait face à lui. Feiyl tournait autour de Jaelith, cherchant un moyen de la réveiller. Il donna quelques coups de têtes dans le bras valide de cette dernière qui ne bougea pas d'un centimètre. Le dragon se tourna alors vers le roi et le fixa dans les yeux, suppliant. Freyki détourna la tête. C'est alors qu'une petite voix d'enfant se fit entendre dans la salle.

— Sauvez-là...

L'homme sursauta. Ses yeux fixèrent à nouveau le dragon. C'était surement son esprit qui lui jouait des tours, un dragon ne pouvait pas parler. Lieran n'avait pas prononcé une seule parole, ni même les autres dragons de son clans. Ils s'étaient contentés de pousser des cris effroyables et des râles d'agonie quand, par miracle, l'un d'entre eux tombait sous les coups.

— Je vous en prie...

Le roi ouvrit grand les yeux. Cette fois ci, il en était sûr et certain, ce dragonnet lui avait adressé la parole. Freyki s'avança alors vers la petite créature qui ne cessait de le regarder. Il demanda :

— Tu es un dragon, pourquoi voudrais tu que je la sauve ?

La mâchoire de Feiyl bougea.

— Parce qu'elle m'a sauvé.

Le roi haussa les épaules.

— Et alors ? Qu'est ce qui me dit que tu ne la tueras pas une fois que tu auras atteint ta taille adulte ?

— Jamais ! Jamais !

Feiyl secoua sa petite tête en criant.

— Jaelith s'occupe toujours de moi, alors que je ne lui ai apporté que des problèmes. Elle s'est mise à dos beaucoup de personne pour me protéger. Moi, je peux juste attendre de grandir et de devenir fort pour la protéger à mon tour.

— La protéger ? Tu as déjà vu des dragons protéger des humains ?

— Non... Mais dans les histoires qu'elle me raconte, avant, il y a très longtemps, toutes les races vivaient en harmonie. Les humains et les dragons ne se détestaient pas.

— Ce sont des histoires pour les gamins...

— Peut être... Mais moi, j'ai envie que ça soit différent.

Le petit dragon tourna la tête vers celle qu'il adorait et supplia :

— Vous ne pouvez pas la laisser là après ce qu'elle a fait pour vous. Sauvez-là...

Freyki s'agenouilla près de la jeune femme et la prit délicatement dans les bras avant de la soulever.

— C'est bien la première fois que j'accepte d'aider un dragon.

— C'est bien la première fois que je supplie un roi.

L'homme eut l'impression que le dragon souriait, mais ce n'était qu'une impression. Et lorsqu'ils traversèrent la porte de bois après avoir monté les escaliers de pierre, ils virent que le soleil pointait à l'horizon. Freyki observa le petit dragon qui le suivait. Les quelques mots qu'il avait échangé avec lui n'avaient pas changé grand choses dans sa façon de penser. Feiyl était juste une exception. Une étonnante exception.

Annotations

Vous aimez lire Elizabeth Fendel ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0