Chapitre 10

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Le lendemain matin, Astride se dirigea vers son frère pour qu’il se repose car il n’en pouvait certainement plus: le rubis les aidait certes à ne pas s’endormir à la barre, mais ils devaient tout de même laisser leurs muscles se reposer. Ils changèrent de rôle à la barre, alors qu’elle commença son travail, elle se dit que la mer, quand elle était calme, ressemblait à une pelouse bleue mais cette pensée repartit vite lorsqu’elle vit une sirène.

Sous les planches rudimentaires de la cabine, Quentin s’allongea sur son banc et se cramponna de justesse alors qu’une vague fit dangereusement rouler le drakkar. Comment allaient-ils explorer une mer aussi démontée pour repêcher ces foutus os d’un dragon certes protecteur mais coulé depuis des lustres ? L’océan les ballotait, le drakkar tangait, roulait, gîtait à la limite du chavirage. Mais soudain, le rubis devint rouge grenat, cela signifiaient qu'il était près du but. Astride se demanda si Nix n'était pas une fée mais une sorcière. Perdu dans ses pensées, elle ne remarqua pas que le rouge-queue d'or essayait de la prévenir qu'elle devait jeter l'ancre pour aller chercher les os juste en-dessous, puis il la piqua avec son bec pour la réveiller; elle hurla comme si on venait de la piquer avec un crayon très pointu. Quentin arriva pour aider sa soeur, quand il apercut l'ombre d'un félin fantastique ayant la couleur de l'eau.

- Quentin, je demanderais bien à Nix de faire peindre un tableau de notre mission, glissa-t-elle à son frère.

Astride qui aidé par son frère tentant de jeter l’ancre, espèrait grâce à cela déclencher un effet papillon qui adoucirait la tempête. Fatigué, Quentin confondie le rouge-queue d’or avec une coccinelle. Il devrait bien résumer leur histoire à Nix, pensa-t-il aussi sur le point de s’endormir. Une fois l’ancre jetée, Astride se sentit propulsée par une force irrésistible dans l’océan. Ayant atteint le fond, elle se mit à tâter la vase sombre et les algues gluantes de ses mains. Se demandant comment elle ne s’était pas noyée, Astride remarqua qu’une queue de sirène recouverte d’écailles couleur émeraude remplaçait ses jambes. Le vacarme assourdissant des déferlantes avait fait place au silence des profondeurs. Astride se sentait envahie d’une force surnaturelle telle que même des pirates ne lui auraient pas fait peur.

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