CHAPITRE III : Une aide précieuse ( 1/2 )

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La femme leur fit un geste de la tête et tous les trois se jetèrent dans la mêlée. Elàlia jeta un couteau sur un orc et le tua sur le coup, puis elle transperça un autre avec sa dague. Pendant ce temps, Girin coupait des orcs en deux à tour de bras. Il avait une puissance phénoménale malgré sa taille. Il envoyait les bêtes plusieurs mètres plus loin en un rien de temps. La jeune femme tuait les orcs avec les mêmes armes qu’Elàlia. Elle visait précisément les points vitaux de ses ennemis et elle les tuait avec une facilité déconcertante. Un archer tira sur Elàlia qui esquiva, puis lança un couteau le tuant sur le coup. Girin attrapa une des créatures et l’envoya contre une autre. Profitant qu’ils soient déboussolés, il les décapita, prit leurs têtes et les jeta sur un autre orc qui tomba à la renverse. Aurore envoya alors un couteau, droit dans son cœur. Girin la regarda, fâché de n’avoir pu le finir. La jeune femme lui fit un sourire puis elle transperça un nouvel ennemi avant de lui jeter une petite fiole. À son contact, sa peau se mit à fondre et il mourut en quelques secondes.


La petite troupe arriva vite à décimer tous les orcs présent. Une fois fini, la jeune femme entama la discussion avec entrain :


— Merci de m’avoir aidé. Je m’appelle Aurore.

— Enchanté, moi c’est Girin, dit-il en souriant.

— Et moi, Elàlia !

— Enchantée.


Un bruit sourd secoua tout le temple. Des cris se faisaient entendre, de plus en plus nombreux et se rapprochaient. Un pan de mur se brisa sous les secousses.


— Merde, les orcs ont dû nous entendre ! On doit se séparer, suggéra Aurore.

— Attends…


Mais Girin n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’Aurore courrait vers le mur effondré. Il fit un geste à Elàlia et tous deux la suivirent. Une fois dehors, Aurore se retourna et, les voyant en train de la suivre, elle accéléra le pas. Ils arrivèrent au sentier d’où était venus le nain et l’elfe.


— Arrête-toi ou je cris pour rameuter tous les orcs des environs. Dit Girin.

— Non ! Ne fais pas ça, suppplia Aurore en s’arrêtant, ou tu signes notre arrêt de mort.

— On doit parler. Tu dois avoir quelque chose qui nous intéresse et qui, apparemment, intéressait aussi nos amis orcs.

— Je ne vois pas de quoi tu parles, j’étais venue prier.

— Tu mens, affirma Elàlia en jetant un regard noir à Aurore.

— Qu’est-ce que tu me veux la gamine ? Dégage de là.

— On t’a sauvé, tu pourrais être plus reconnaissante, lui dit alors Girin en haussant la voix.

— Je ne vous ai pas forcé. Je me serais débrouillée toute seule.

— Tu nous as remercié et maintenant tu veux partir et tu nous insultes… Qu’est-ce que tu caches ? demanda le nain.

— Laissez-moi, se fâcha Aurore.


Elàlia bondit sur la jeune femme qui s’opposait à eux, et en quelques secondes, la déposséda de sa dague en plus de deux fioles que trimbalait Aurore.


— L’éventail aussi, signala Girin en lui montrant le petit éventail qui dépassé de sa poche.

Elàlia lui donna alors toutes les armes d’Aurore.

— Bon, maintenant, tu vas peut-être vouloir parler ? demanda Girin.

— Jamais je ne vous la donnerais ! J’en ai besoin… C’est toute ma vie qui repose sur cet objet ! s’opposa Aurore.

— Du calme, dit Girin en tentant de l’apaiser.

— Pourquoi tu veux l’amulette ? demanda Elàlia.

— Non ! gronda Girin.

— Oups ! dit Elàlia en mettant ses mains devant sa bouche.


Aurore en profita pour enlever la broche qu’elle avait dans les cheveux et l’ouvrit, révélant deux petits couteaux. En un mouvement rapide, elle tenta de poignarder Elàlia, qui l’évita juste à temps. La jeune femme se releva se releva :


— C’est bien ça alors… Vous voulez l’amulette… Je ne dirais rien, il vous faudra me tuer.

— On ne veut pas te tuer, dit Elàlia. On veut juste le morceau de carte.

— Jamais vous ne l’aurez ! Rendez-moi mes armes ou je serais contrainte de vous tuer, menaça Aurore.

— Attends. Et si nous faisions équipe ? demanda Girin. Mon but, c’est de retrouver l’amulette pour sa beauté en tant qu’objet. Je ne compte pas l’utiliser. Elàlia, veut l’utiliser mais rien ne t’empêchera ensuite de la prendre et de l’utiliser. Je la récupèrerais ensuite et je la garderais. Tout le monde aura ce qu’il veut. On n’a pas besoin de se battre, on veut tous la même chose.

— Et comment je sais que je peux vous faire confiance ? demanda Aurore.


Girin lui jeta ses armes à ses pieds et ajouta :


— Là, tu me crois ? Récupère tes armes. On t’a sauvé la vie tout à l’heure. Si on l’avait voulu, on t’aurait laissé mourir puis on aurait tué les orcs pour récupérer ce que l’on cherche. Toutefois, comment peut-on être sûrs que tu as réellement ce que l’on veut ? Tu nous mens peut-être depuis le début.


Après une petite hésitation, Aurore sorti un morceau de carte. Le papier avait jauni et des déchirures étaient apparentes sur les extrémités.


— C’est ce que tu veux, n’est-ce pas ? demanda Aurore.

— Je ne sais pas. Il pourrait très bien être faux, répondit Girin qui ne pouvait cependant pas cacher un petit rictus.

— Mais s’il est vrai… Alors on en a déjà deux ?! C’est génial ! s’écria Elàlia.

— Tais-toi crétine ! gueula Girin en frappant Elàlia sur la tête.

— Aïe ! Désolée… Mais… À la regarder comme ça, elle n’a pas l’air méchante... dit alors Elàlia en souriant à Aurore.

— Comment peux-tu savoir ça, gamine ? Je… Je… bredouilla alors la jeune femme.

Hjerte. cria l’elfe en mettant sa main devant elle.


Une lumière bleue très vive s’illumina alors au niveau du cœur d’Elàlia et dans sa main une lueur bleutée se jeta jusqu’à Aurore qui trébucha et tomba à la renverse. La petite elfe se jeta alors dans les bras d’Aurore.


— Le pouvoir, Hjerte, me permet de sonder le cœur des gens et de voir qui ils sont au fond d’eux. Lorsque la lumière est rouge, alors cette personne me veut du mal, lorsqu’elle est orange, alors la personne est dangereuse et je dois m’en méfier. Mais quand elle est bleue…

— Elle est amie ! devina Girin.

— C’est ça ! dit Elàlia en souriant.

— Quoi… Mais… Tu es bien trop familière, toi… lui dit Aurore, gênée.

— Aller, on arrête de faire des politesses ! vociféra Girin, je te propose qu’on aille à Kombek, histoire de parler un peu. Si nous nous entendons, on fait équipe, si non, on part chacun de notre côté, en sachant que l’on risque de devoir se battre un jour si l’on veut récupérer tous les morceaux de carte.

— Ça me va, dit Aurore. J’aimerais éviter de me faire de nouveaux ennemis… Et on n’a rien à perdre, si on va dans un terrain neutre.

— Super ! s’exclama Elàlia. Aller relève toi, dit-elle en lui tendant sa main.

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Florian Guerin


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