CHAPITRE III : Une aide précieuse ( 2/2 )

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Aurore se releva avec l’aide de l’elfe et tous les trois, prirent le chemin de Kombek. Ils retournèrent sur la route principale après avoir rebroussé chemin. Mais, avant d’arriver à Kombek, ils tombèrent sur un puits :


— Et si on s’arrêtait ici ? demanda Aurore, je n’ai plus d’eau.

— Oui, si tu veux, répondit Girin, on en a besoin aussi.


La jeune femme se servit en première, remplissant sa gourde jusqu’à ce qu’elle déborde. Elle en profita aussi pour boire directement dans le seau. Elàlia et Girin en firent tout autant et le nain prit la parole :


— Bon, voilà ce que je propose, commença-t-il, on fait équipe, on trouve toutes les parties de cartes ainsi que l’Amulette. Une fois cela fait, Elàlia l’utilise, puis toi Aurore. Moi, je la récupère et je la ramène chez moi. On y gagne tous, on s’est bien débrouillé tout à l’heure. Pour ce qui est des trajets, de la bouffe et du reste, on paye un tiers chacun. Ça divise nos frais et on se concerte pour savoir où on va. Si on a un désaccord, alors on fait un vote. Qu’en pensez-vous ?

— Moi, ça me va, répondit Elàlia. Du moment que je ne suis plus seule. Je ne pourrais que mieux m’en sortir.

— Je suis d’accord aussi, dit Aurore en acquiesçant de la tête.

— Très bien. Mais, pour que notre accord soit valide, j’ai besoin que tu me montres ta partie de carte.


Aurore sortit un parchemin et le posa sur la table.


— Voilà ce que j’ai récupéré, dit-elle, méfiante.

— Hum… Elle m’a l’air authentique, annonça Girin en sortant sa propre carte. Regardez, il y a les mêmes symboles. Et si on les colle l’une contre l’autre…

— Mais… On dirait Eringoll ! s’exclama Elàlia.

— Exact. C’est là-bas que doit se trouver la troisième partie de carte, répondit le nain. Ce n’est pas à côté…

— Nous n’aurons pas besoin d’aller si loin, répliqua Aurore en coupant la parole à Girin, J’ai entendu l’orc, ce Gargaz, dire aux autres qu’une fois qu’ils auraient la carte, ils devaient l’emmener à un certain Octacilius, à Imperium.

— Comment ça ? demanda Girin. Il a peut-être menti pour te mettre sur une fausse piste ?

— Impossible, je n’étais pas encore repérée à ce moment-là. Et je ne vois pas pourquoi il aurait menti à ses troupes. Cet Octacilius doit avoir des infos ou peut-être mieux encore…

— La troisième partie ! s’écria Elàlia.

— Oui c’est bien possible… répondit Aurore en souriant.

— Ce serait génial ! Et Imperium c’est juste à côté !

— Oui… Enfin à côté, c’est vite dit. Il y a plusieurs jours de marche, sans compter qu’on ne sait même pas qui est cet homme, ou si s’en est un. Dit alors le nain.

— On peut quand même commencer par là… On a un nom, c’est mieux que rien. Et puis… J’ai des contacts à qui je peux poser la question. répliqua Aurore.

— Ah bon… ? Eh bien, c’est d’accord. Allons à Imperium. Mais avant, trouvons-nous une auberge pour passer la nuit. On ne sait pas quand est-ce que l’on pourra à nouveau dormir dans un lit…

— D’accord. Heureuse d’avoir pu conclure un marché, dit Aurore en tendant la main à Girin.


Sur ces mots, Ils s’en allèrent le long de la route à la recherche d’un endroit où dormir.



Non loin au nord, un elfe, disciple de l’Ordre d’Asgoth, retrouvait son maître, le puissant Asgoroth. Celui-ci était un ancien elfe, qui se rebella contre les siens afin de pouvoir ressusciter Sun, un Seikatsu, à savoir l’un des quatre premiers dieux. Le dieu donna à Asgoroth une magie extraordinaire, afin de le rendre très puissant. Toujours vêtu d’un long manteau noir, d’un pantalon noir et de grosses bottes qui montaient jusqu’à ses genoux, Asgoroth avait été transformé par sa nouvelle puissance. Ses yeux, d’un rouge vif, ne laissaient transparaître aucunes émotions. Ses cheveux blonds au départ, avait laissé place à un noir si profond que l’on pouvait se perdre dedans et sa peau était fondu par endroit. L’elfe venant le voir, n’était autre que Shargam, un des disciples les plus puissants d’Asgoroth. Bien que petit et bossu, sa puissance magique n’en restait pas moins immense. Tout comme son maître, sa peau et une partie de son visage était brûlé, et il boitait.


— Maître ! Maître ! C’est terrible ! cria l’elfe.

— Qu’il y a-t-il ? demanda Asgoroth.

— Gargaz a échoué, mon maître… Il s’est fait tuer dans le temple près de Kombek. Les autres n’ont pas retrouvés ceux qui ont fait ça.

— L'imbécile... Je pensais qu'il me serait plus utile que ça. Qui a fait ça ? répondit calmement Asgoroth.

— Il semblerait que ce soit des personnes qui recherchent l’amulette, mon maître… Les corbeaux ne nous ont pas donné plus d’informations…

— Ecoute-moi attentivement : retrouve ceux qui ont fait ça et tue les ! Peu importe leur nombre, tue-les tous ! Compris ?

— Oui… Mon maître, acquiesça Shargam en s'inclinant.

— Bien. Je dois retrouver Asgoth. Nous allons bientôt finaliser la première partie du plan à Imperium. Prends Râa avec toi.

— Quoi… ? Mais… Maître… Je n’en aurais pas besoin… Je peux m’en…

— Silence ! cria Asgoroth dont la voix fit trembler tous les serviteurs autour d’eux, je veux que tu réduises en cendre tous ceux qui se mettent en travers de notre route, est-ce bien claire ?

— Oui… Oui… mon maître.

— Bien. Maintenant, part. Ne me déçois pas.

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Florian Guerin


Si on lui avait révélé les peines qu’il allait endurer, jamais Owen n’aurait ouvert l’œil. Il faisait frais, en cette fin d’hiver. Le ciel s’était couvert et la pluie nettoyait le sang de la bataille. La guerre avait été perdue par le royaume de Koordie et les envahisseurs devaient déjà arpenter l’intérieur des terres.
Owen avait survécu. Il ne savait pas vraiment comment, mais ses poumons continuaient d’inspirer et d’expirer. En revanche, le reste de son corps hurlait à l’agonie, le suppliant d’en terminer avec ces supplices.
Le chevalier errant remua ses bras et comprit d’où provenait la douleur éminente : son dos. Ces barbares sans honneur l’avaient frappé par derrière, le lacérant de l’omoplate au bassin. Si le coup était venu de l’avant, Owen aurait assisté à l’escapade de ses viscères. Devait-il pour autant se réjouir de la situation ?
Très bien, il allait souffrir. Mais quand bien même, il ne pouvait rester là, avachi dans le sable herbeux et lambiner jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il dressa la nuque, mais des doigts crochus lui arrachèrent une partie du visage. Sans honte, il hurla à faire rougir un porc effrayé.
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