CHAPITRE II : face-à-face ( 1/2 )

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— C’est quand qu’on arrive… ? demanda Elàlia impatiente.

— Bientôt… Pour la sixième fois, répondit Girin avec une pointe d’énervement, j’aimerais continuer notre conversation de tout à l’heure.

— Oui ?

— Comment as-tu entendu parler du temple ?

— C’est un marchand ambulant à qui j’ai demandé des renseignements qui m’a dit qu’il y avait un temple pas très loin de Kombek. Mais il a été incapable de me le situer exactement. Il m’a parlé d’une histoire qu’il aurait entendu sur ce temple, c’était un ancien lieu de culte très important pour les habitants de Yè, mais il a été abandonné suite à un massacre orchestré par des bandits. Le temple aurait contenu d’immenses objets de valeur et il m’a dit que ce que je cherchais s’y trouverait sans doute. Comme je n’avais aucune autre piste, j’ai pensé que commencer par-là, n’était pas une si mauvaise idée.

— Hum… Oui ce n’est pas bête, répondit Girin, mais quand même, faire confiance comme ça à un inconnu… Tu es bien naïve ! rigola le nain en mettant une grosse claque derrière le dos d’Elàlia qui vacilla.

— Et vous, monsieur Girin ? lui demanda-t-elle tout en se frottant le dos.

— Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler monsieur. Quand j’étais enfant, mon père me racontait souvent des histoires sur les dieux et sur les nains. Notre dieu le plus important est Heim, le dieu de la forge. Mais je pense que tu le sais déjà.

— Oui. Mais les elfes ne croient pas que ces dieux existent. C’est aussi une des raisons, je pense, qui faisait rire les elfes qui parlaient de l’amulette.

— C’est bien possible… Toujours est-il que si cette amulette existe, alors cela signifiera que les elfes ont tort sur le sujet…


Elàlia baissa alors la tête et dit à voix basse :


— Je ne crois plus aux dieux de toute façon. Plus maintenant.

— Pardon ? demanda Girin.

— Non rien… Je parlais toute seule. Et comment vous vous êtes décidé à aller chercher l’amulette ? Vous voyagez avec votre père ?

— Mon père est mort… Il a voyagé presque toute sa vie à la recherche de l’amulette et des quatre morceaux de carte. Il a arrêté lorsque je suis venu au monde pour se consacrer uniquement à moi. Il a néanmoins réussi à trouver l’un des morceaux. Avant de mourir, il m’a demandé de ne pas gâcher ma vie comme il l’a fait. Mais… Je me souviens que tous les gens de la ville le traitaient de fou, d’inconscient, et le rejetait car il cherchait, selon eux, une relique qui n’existe pas ou du moins qui ne se trouve pas dans ce monde. C’est un sacrilège pour des nains de penser une telle chose. Et l’histoire de l’amulette précise bien qu’elle se trouve ici, sur le continent de Fallorn.

— Il y a une histoire autour de cette amulette ? Les deux elfes qui en avaient parlé ont juste dit qu’elle avait été fabriquée puis jetée dans le monde.

— C’est un peu plus compliqué que ça… La légende dit qu’Heim s’amusait à créer différents objets pour lui et les autres dieux, leur donnant des caractéristiques complètement folles. Certains objets leurs permettaient de voler, d’autres de faire du feu en un claquement de doigt, par exemple. Un jour, il entendit Spéro, le dieu du temps, se vanter que nul autre ne pouvait remonter le cours du temps comme lui. Désirant lui montrer le contraire, Heim créa une relique : l’Amulette du Temps. Spéro voyant l’amulette la vola. Mais Heim ne se laissa pas faire et ils se disputèrent. Mais, pendant cette dispute, ils firent tomber l’amulette sur le continent et plus personne ne la revue depuis. Farmín, père des dieux, a envoyé ses deux aigles, Glaïn et Slep, afin de trouver l’amulette. Il a ensuite créé une carte indiquant son emplacement qu’il a déchiré en quatre parties puis dispersé sur le continent.

— Wouah… Je ne savais pas tout ça… C’est incroyable.

— Comment peux-tu ignorer une telle légende ? demanda Girin.

— C’est que j’ai vécu mes trois mille ans dans le Libranor… Je peux vous conter toute l’histoire des elfes par cœur, je peux vous parler de nombreuses choses à notre sujet et sur notre dieu, je peux vous raconter des histoires inconnues au reste du monde, je pourrais même vous faire quelques tours de passe-passe avec ma magie… Mais je ne connais rien au monde extérieur. Je suis resté dans la capitale, Indilil, et j’ai bougé aux alentours mais je ne suis jamais sortie de la forêt du Libranor. Cette forêt nous protège et nous régènère. Je reste une novice pour toutes les histoires du monde extérieur. C’est même une chance pour moi d’avoir entendu parler de l’amulette. Sans ça, je serais encore en train d’errer sans but, dit Elàlia en contemplant le sol d’un air triste.

— Je suis désolé, répondit Girin, je ne voulais pas paraître trop impoli.

— Oh non, ce n’est rien, rétorqua Elàlia avec le sourire cette fois-ci, je n’ai pas su aller de l’avant. Mais maintenant, j’ai un but et je suis bien déterminée à le réaliser. Et vous, monsieur Girin ? Comment avez-vous su pour le temple ?

— Mon père m’a tout de même légué la carte en me disant de bien la cacher car des forces mal intentionnées pourraient la chercher. Mais, j’ai fini par me décider d’aller trouver l’amulette et de prouver à tous qu’elle existe. De plus, j’aimerais la déposer sur le tombeau de mon père, lui qui n’a vécu que pour elle. Pour le temple, j’ai juste décodé la carte. J’ai l’impression qu’en trouvant une deuxième partie de carte, on pourra avoir un nouvel indice.

— Et nous la trouveront ensemble Monsieur Girin ! Et une fois que je l’aurais utilisé, vous pourrez la récupérer et en faire ce que vous voulez.

— J’espère que tu as raison… Et arrête de dire monsieur ou je te jette de la falaise ! dit le nain en rigolant.

— Oups… Désolée…


Girin s’arrêta soudainement. En contrebas, se trouvait un temple en ruine, recouvert de lianes et entouré de marécages. La forêt semblait avoir engloutit le sanctuaire. À l’entrée, il y avait deux énormes statues, qui gardaient chacune un côté. Elles avaient toutes les deux une immense lance ainsi qu’un bouclier posé sur le sol. Le toit du temple était détruit et il y avait un arbre qui en ressortait. D’immenses colonnes étaient disposées sur chaque côté du temple, le rendant imposant malgré son état.


— C’est… C’est donc ici… souffla Elàlia.

— Oui. Dit Girin. Aller, viens, on doit descendre.

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Florian Guerin


Si on lui avait révélé les peines qu’il allait endurer, jamais Owen n’aurait ouvert l’œil. Il faisait frais, en cette fin d’hiver. Le ciel s’était couvert et la pluie nettoyait le sang de la bataille. La guerre avait été perdue par le royaume de Koordie et les envahisseurs devaient déjà arpenter l’intérieur des terres.
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Très bien, il allait souffrir. Mais quand bien même, il ne pouvait rester là, avachi dans le sable herbeux et lambiner jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il dressa la nuque, mais des doigts crochus lui arrachèrent une partie du visage. Sans honte, il hurla à faire rougir un porc effrayé.
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Sur le plateau, il avait repéré des reliquats flottants de magie. Owen n’était pas magicien, mais il savait que ces flammèches électriques feraient l’affaire. La remontée du vallon fut plus aisée que la descente. Soit la douleur s’était adoucie, soit ses muscles commençaient à s’accoutumer à leur peine.
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Fallorn Saga est une suite de roman qui ont tous un point commun : ils se passent dans le monde imaginaire de... Fallorn ! ( eh oui, fallait le trouver !^^) Le principe est simple, plusieurs histoires se déroulent en parallèle les unes des autres. Bien que certaines soient plus étalés sur le temps que d'autres, elles finissent toujours par se rejoindre à un moment donné. Certaines se croiseront plusieurs fois, d'autres non...


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N'hésitez pas à me faire des retours, c'est toujours appréciable ^^

Bonne lecture :)
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Lucie Abatroi
Un texte très personnel sur un sujet peu connu et sûrement encore tabou chez les femmes (même si cela peut également arriver à des hommes), non, je ne parlerais pas de violence, un sujet beaucoup plus personnel, plus intime, mais qui est tout aussi important.
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