Chapitre 23 :

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Ils se baladaient dans les rues de la ville, en repérage. Le quatuor avait discuté de leur plan pendant le repas et le début de la matinée. Bien évidemment, ils voulaient passer à l’action le jour même, ne voulant absolument pas perdre de temps. Ils se baladaient donc dans les rues dites « fréquentables » de la ville où les plus aisés traînaient pour ne pas croiser les sans-abris qui mendiaient pour pouvoir manger.

Tiens, un gosse bien habillé qui est tout seul et en plus qui n’est pas gros. Un gosse de riche tout seul, ce n’est pas vraiment habituel, susurra Margot entre ses dents.

Es-tu certaine que c’est un gosse de riche ? s’enquit Sandra.

On le reconnaîtrait entre mille, je vous le jure. Ses amis ne vont sûrement pas tarder à le rejoindre ! Dommage que l’on n’ait pas agi avant, affirma Alex.

L’adolescent eut raison car seulement deux secondes plus tard, trois autres enfants beaucoup plus imposants arrivèrent. La petite bande d’enfants issus de familles friquées se rassembla en rond et se mit à parler. Le quatuor les observa attentivement.

On prend le maigrichon, déclara Margot.

Ouais, je pense que cela sera le plus facile, renchérit Lilian en fermant les poings.

On ne se précipite pas les gars, avertit Alex qui restait tout de même perplexe sur le plan qu’ils avaient organisé.

T’inquiète pas, cela va bien se passer, espèce de rabat-joie, railla sa petite sœur en lui adressant un clin d’œil.

Margot, soupira le concerné en secouant la tête. Nous devons tout de même rester prudents. Nos plans n’ont pas marché, ce plan-là aussi pourrait très bien capoter. Donc, nous devons continuer à rester sur nos gardes pour ne pas nous faire choper. Si on se fait prendre, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu et mis en garde !

Tu as fini avec tes leçons de morale ? Peut-on enfin commencer les choses sérieuses ? On prend le maigrichon et on le ramène de force au quartier général. Nous aurons accompli notre mission, et on pourra enfin partir d’ici !

Alex soupira face à la détermination de sa sœur qui voulait tout faire trop vite. Avant même qu’il n’ait pu placer une phrase, Lilian et Margot se jetèrent littéralement sur la bande d’adolescents en envoyant des coups de pied et des coups de poing sur les gosses de riches ou alors dans le vide. Sandra et Alex échangèrent un regard exaspéré face à l’attitude leurs amis.

On va essayer d’attraper le maigrichon tous les deux.

Sandra hocha la tête et s’avança rapidement au rythme du jeune homme qui sortait un foulard de sa poche. Le maigrichon était le seul qui ne se battait pas, et pour cause, c’était le seul qui ne se faisait pas taper et qui regardait la scène d’un regard horrifié. Lilian et Margot avaient beau n’être que deux contre trois, ils arrivaient à s’en sortir. Leurs adversaires avaient peut-être un plus gros gabarit qu’eux, mais ils étaient plus lents ce qui permettait aux deux adolescents de prendre quelques fois le dessus bien qu’étant encerclés par les trois fils de riches. Le surdoué et la Thuathienne se retrouvaient dos à dos, les poings serrés très fort alors que les enfants de riches firent des sourires mesquins, pratiquement certains de gagner encore une fois.

Enfuis-toi ! cria l’un d’entre eux au maigrichon comme s’il venait de se rappeler que ce dernier était, lui aussi présent.

Le maigrichon comprit qu’il s’adressait à lui. Sauf que ce n’était pas le seul. Avant même qu’il ne se mit à courir, Sandra attrapa son avant-bras droit et le tira vers elle. Il cria et les autres enfants de riches se retournèrent pour voir ce qu’il se passait. Alors qu’ils allaient l’aider, Lilian se jeta sur l’un pour se battre et Margot fit cogner sa jambe contre un autre pour le faire tomber et rejoignit son frère qui tenait le maigrichon. Sandra avait lâché le jeune homme et se débattait avec le troisième et un des deux qui s’était relevé. Soudain, ils entendirent une sorte de sirène et le jeune homme hurla mais ses cris furent très vite étouffés par le foulard qu’Alex lui passa devant la bouche.

Venez ! La police arrive, vous allez vous faire attraper et vous n’avez pas vos faux papiers ! s’écria Alex.

Tant pis ! L’association trouvera un moyen de nous libérer j’en suis certaine. Si vous ne partez pas, ils vont vous suivre, laissez-nous ! Ne t’inquiète, pas, on s’en sortira bien, déclara Sandra en donnant un coup de poing en plein visage.

Le frère et la sœur se regardèrent, hésitants, puis fixèrent les deux surdoués qui se battaient avec les fils de riches. Le maigrichon faillit s’échapper mais Alex referma son emprise.

Allez-y bon sang ! ordonna Lilian.

Margot hocha la tête. La jeune fille assomma un des enfants qui voulait les suivre en lui assenant un coup de pied en pleine tête. Puis, elle entraîna son frère et le maigrichon en courant. Les deux surdoués continuèrent à se débattre sans réussir à se défaire de leurs ennemis. Une camionnette rouge s’arrêta et deux hommes les séparèrent, un sourire mauvais, tout comme les enfants de riches. Ils lâchèrent immédiatement les riches mais tinrent toujours les deux surdoués qui restèrent dociles, savants que cela ne mènerait à rien de se débattre. Un autre homme descendit de la camionnette et se baissa pour prendre le pouls de celui que Margot avait assommé. Ensuite il se releva et se tourna vers les deux hommes.

Il n’est pas mort, juste salement amoché et assommé aussi. Ces garnements y sont allés bien fort, constata-t-il en regardant durement les deux surdoués.

Ce sont des sans-papiers. S’ils étaient d’ici ils auraient directement sorti leur carte d’identité. En plus de cela, je connais tous ceux qui vivent ici, je reconnais les sans-abris aussi. Et je peux vous assurer que je n’ai jamais vu leur tête auparavant, annonça le policier qui tenait Sandra, un sourire triomphant aux lèvres.

Le plus vieux, qui devait sûrement être le chef de la police fit quelques pas alors qu’un sourire mesquin s’étira sur son visage. Puis, il se baissa légèrement pour regarder les deux surdoués et émit un ricanement avant de sortir une cigarette et de l’allumer avant de la mettre dans sa bouche. Il souffla de la fumée en plein visage de Lilian et Sandra qui s’efforçaient à réprimer la toux qui montait, c’est ce qu’il voulait causer. Les enfants de riches semblaient se sentir très à l’aise avec les policiers. Rien de plus normal puisqu’ils étaient de leur côté en tout point.

Oh, mais tu as raison Charles ! Je ne les ai jamais vus ces morveux-là. Bande de sans-papiers… Vous n’en avez pas marre de foutre notre pays en l’air ? Nous allons vraiment rapporter plus que prévu, nous ne finirons pas à la rue à la fin du mois. Quelle belle trouvaille ! Nous allons empocher quelques milliers je pense. Allez-y, embarquez-les et ne les laissez pas s’échapper. C’est notre clé pour ne pas finir à la rue.

Ce n’est pas à cause de nous que votre pays tombe en ruine, mais à cause du roi qui prend de mauvaises décisions, rouspéta Lilian. La guerre et la maladie détruisent votre pays, c’est pour cela qu’il y a des sans-abris et des sans-papiers. Les sans-papiers et les sans-abris sont des pauvres conséquences de la crise économique, et non la cause.

Le chef des policiers serra la mâchoire et envoya son poing en plein dans la joue de Lilian. Les deux surdoués furent emportés à l’arrière de la fourgonnette où ils y furent menottés à la banquette pour qu’ils ne puissent plus bouger et qu’ils ne tentent pas de s’échapper pendant le trajet. L’arrière de la fourgonnette était assez grand, pour accueillir beaucoup plus que deux prisonniers. Sandra fixa Lilian d’un regard noir.

Tu n’aurais pas dû le défier. Regarde-toi, tes lèvres saignent, lui reprocha la jeune fille.

Il n’y a pas que mes dents, rétorqua Lilian qui n’était pas d’humeur à recevoir une leçon de morale.

La surdouée lui lança un regard méchant avant de détourner la tête pour se calmer. Sandra était assez énervée comme cela. Maintenant, elle ne pourrait pas aider Maryline et Kendra à s’échapper si elle était elle-même retenue prisonnière dans un autre pays. À l’extérieur, les policiers s’assuraient que les gosses de riches aillaient bien.

Ce ne sont pas eux qui ont assommé notre pote. Il y avait un autre garçon et une autre fille avec eux. Ils sont partis avec un gars qui venait d’arriver ici. On n’a même pas pu faire sa connaissance ! Ils sont sûrement loin maintenant, déclara un des garçons riches.

D’accord… On va déjà déposer ceux-là au poste de police, et on cherchera le jeune homme que l’autre partie du groupe a emmené. Ne vous inquiétez pas, on va le retrouver.

En vérité, les garçons n’en avaient rien à faire. Les riches de leur genre s’attachaient au bien matériel très cher car ils avaient de la valeur. À part les membres de la famille, ils ne prêtaient qu’un minimum de respect à leur ami mais dès qu’ils pouvaient dénigrer quelqu’un, ils ne se privaient pas de jeter leur venin dessus. Tout ce qui leur importait, c’était que les plus pauvres ne deviennent pas leurs égaux, et cela, ils comptaient le tenir. Les trois policiers rentrèrent dans la fourgonnette et celui qui la conduisait roulait tranquillement alors que les deux autres s’ouvrirent des bouteilles de bière. L’alcool avait l’air extrêmement présent en Thuath. Arrivés au centre de police, ils conduisirent les deux adolescents avec eux, à l’accueil. Une jeune femme brune, aux dents de travers sourit en tapotant sur l’ordinateur du hall.

Céline, tu nous ouvres les cellules ? Dès demain nous les transporterons au centre de torture. Il est vide ou il reste quelques survivants ?

Les deux surdoués s’échangèrent des regards paniqués. Ils avaient oublié l’avertissement du M. Moll sur le châtiment réservé aux sans-papiers : pratiquement personne n’y était ressorti. Sandra déglutit, elle devait être au même niveau de danger que ses amis prisonniers en Opartisk. Pour le moment, la jeune surdouée ne pouvait même plus espérer les sauver. Elle devait d’abord réussir à se sauver elle et Lilian, au moment où leurs destins se rapprochaient de la mort. La jeune fille n’était pas certaine d’être capable de supporter, d’endurer, et de survivre à la torture. Rien que d’y penser, elle en restait effrayée. Ils furent placés dans une cellule commune mais froide et humide, des gouttes d’eau coulaient du plafond.

J’espère que l’association va réussir à nous libérer à temps, dit Sandra en ramenant ses jambes près d’elle.

De toute manière, si elle ne le fait pas, je rentre illico presto en Opartisk et je n’aurais plus aucun contact avec elle. C’est elle qui nous a menés ici, je te rappelle.

On a réussi notre mission de toute manière. C’est l’essentiel.

Lilian soupira et s’installa au côté de Sandra qui posa sa tête sur l’épaule du jeune homme. Ce dernier remarqua qu’il n’y avait personne dans les autres cellules, la Thuath devenait un pays aussi désert que le désert. Ce pays se retrouvait vraiment dans un état pitoyable depuis la grosse crise économique. Et les deux adolescents se retrouvaient là, dans une prison vide, à croupir en attendant qu’on vienne les sauver. À peut-être même attendre leur mort si on ne les sortait pas de là avant qu’ils soient emmenés au centre de torture, qui d’après les dires, se trouvait dans la ville. Cette ville commençait vraiment à faire froid dans le dos.

Je te promets que l’on va sortir de là, souffla Lilian en caressant les cheveux de Sandra qui lui serrait le bras. Je te le jure. Que ce soit grâce à l’association ou par nos propres moyens.

Margot et Alex arrivèrent tout juste jusqu’au quartier général de Thuath. Le maigrichon avait fini de se débattre et les suivait sans tenter de s’enfuir ou de crier. Le frère et la sœur étaient tout de même inquiets pour les deux surdoués. Ils savaient très bien qu’en tant que sans-papiers, ils ne s’en sortiraient pas. Ils entrèrent dans la première salle isolée et attachèrent le fils de riches sans enlever le foulard qui l’empêchait de parler.

Je n’y crois pas, on a enfin réussi, s’extasia Margot.

Oui peut-être, mais il faut absolument que les fausses cartes arrivent avant qu’ils ne soient transportés je ne sais où. Où emmènent-ils déjà ? Centre de torture d’après Vincent, non ? En tout cas, moi, je ne partirai pas sans eux. C’est grâce à eux si on a réussi et que l’on va enfin pouvoir partir d’ici. Je ne les abandonnerai pas. Pas après nous avoir fait ce cadeau, expliqua Alex.

Ah vous voilà ! Je vous cherchais ! Lilian et Sandra ne sont pas… Mais qu’est-ce-que…

Les deux Thuathiens se retournèrent, Amanda était là, accompagnée du directeur Moll. Le frère et la sœur s’échangèrent un regard, gênés. Le maigrichon commençait à se tortiller, voyant des adultes, dans l’espoir qu’ils le libèrent. Margot et Alex l’encadrèrent et tinrent la chaise pour qu’il ne tombe pas à la renverse à force de gigoter dans tous les sens tel un asticot.

On a réussi à attraper un fils de riches. Nous devons l’interroger ! S’il-vous-plaît ! Et il faut les fausses cartes d’identités de Sandra et Lilian. La police les a emmenés. On doit les libérer !

Les cartes n’arrivent que demain matin, il va falloir faire vite avant qu’ils ne soient internés dans le centre de torture, je vais voir ce que je peux faire, accorda le directeur.

Je m’occupe de l’interrogatoire avec vous, imposa Amanda en fermant la porte derrière M. Moll.

Alex ôta le bâillon du jeune homme, qui, étrangement, ne cria pas dès que le foulard fut enlevé. À la place, il regarda dans tous les sens avec terreur, en respirant vite et bruyamment comme s’il était sur le point de faire une crise de panique. Il se tortilla une nouvelle fois avant de comprendre qu’il n’arriverait pas à se libérer. De toute façon, même s’il y était arrivé, il n’aurait pas réussi à s’enfuir face aux nombres de personnes dans le bâtiment.

Où suis-je ? Qu’est-ce que vous allez me faire ? Laissez-moi tranquille ! Je n’ai rien fait de mal ! PAPA ! hurla-t-il sur le point d’éclater en sanglots.

Alors qu’Alex allait intervenir de façon pas très amicale, Amanda le devança pour parler plus diplomatiquement :

Écoute-moi. Nous ne te ferons pas de mal. On va te poser quelques questions, si tu réponds honnêtement et en étant coopérant, tout se passera bien. Et il faudra, que tu ne parles à personne de nous. D’accord ?

Le garçon, terrifié secoua la tête alors que des larmes dévalaient sur ses joues. La porte se rouvrit sur M. Moll qui avait une tête dépitée.

On va devoir repousser le départ. Les cartes n’arrivent que dans quelques jours. On va être obligé de les laisser croupir pendant quelques jours dans le centre de torture… Je suis désolé.

Tant qu’ils sont en vie, c’est l’essentiel.

Margot et Alex n’étaient pas de cet avis. Ils ne voulaient pas que leurs amis subissent la torture, sauf qu’ils n’avaient plus le choix. La seule chose qui pouvait les sauver. C’était les fausses cartes d’identité qui n’arriveraient pas à temps. Lorsque Moll repartit, Amanda prit une chaise et s’assit face au garçon, encadrée des deux Thuathiens qui se contentèrent d’écouter.

Qui es-tu ? se renseigna Amanda pour mieux savoir ce qu’elle devait poser.

Je suis Arthur.

Margot et Alex poussèrent des cris de stupéfaction. Ils semblaient effrayés par ce qu’ils venaient de comprendre. Si le jeune homme parlait à l’extérieur de son kidnapping et de cette petite entrevue, tout était fichu. Amanda, qui ne connaissait pas encore très bien la Thuath, les regardait étonnée par leur réaction, sans comprendre.

C’est le fils de roi, révéla Margot.

Okay, maintenant il n’y a qu’une seule question à poser, enchaîna directement Alex sans laisser le temps à Amanda de placer, ne serait-ce qu’une phrase.

La guerre. Que compte faire ton père par rapport à la guerre ? termina la cadette.

Je… Je ne peux… Peux pas vous le dire, balbutia le jeune homme d’un ton tremblant.

Arthur, appela Amanda en le regardant dans les yeux. Je suis consciente que tu as peur, et que tu ne nous fais pas confiance…

Vous m’avez enlevé, coupa-t-il.

Mon frère et moi, nous t’avons enlevé, rectifia Margot qui n’en était pas peu fière.

Je suis consciente que tu ne veux absolument pas trahir ton père. Je l’attends bien. Mais c’est une information capitale pour nous, tu ne peux même pas imaginer. C’est la seule question que nous te posons. Je t’en prie, réponds en disant la vérité.

Le fils de Fabrice II resta quelques secondes silencieux. Sûrement tiraillé entre sa liberté personnelle et tout le respect qu’il avait à l’égard de son père. Puis, il soupira et leva les yeux vers le plafond.

Vous êtes vraiment des ordures, cracha-t-il.

Oui je sais, cela m’empêche de dormir la nuit, ironisa Alex en se prenant une chaise à son tour.

Bon… Je vous dis tout, mais en échange vous m’expliquerez le minimum de ce que vous faites. Vous me demandez deux choses : parler, et garder le secret. Je vous demande donc deux choses aussi : me libérer et m’expliquer ce que vous fabriquez en Thuath.

Marché conclu.

Bon, la Thuath est alliée à la Siar, mais récemment, mon père a appris que le dictateur de Siar voulait le tuer. Il veut donc envoyer une bombe en Siar. Mais ce n’est pas tout, avec toutes les alliances, tout pourrait s’envenimer. On sait que la Siar fait semblant d’être allié à Kuyinto, pour après envoyer une bombe. Si cette étape est réalisée, Kuyinto sera officiellement en guerre contre la Siar mais pas seulement. Car comme elle s’est alliée à la Siar, c’est une trahison avec son alliance avec l’Opartisk et la Dheas. Cela m’étonnerait que les dirigeants de ces deux pays laissent passer cela. Surtout la Dheas.

La guerre n’aura plus jamais de fin, conclut Amanda désespérée.

Exactement Madame. Maintenant vous allez m’expliquer ce que vous fabriquez ? Et qui êtes-vous ?

Les trois agents ne lui répondirent pas. Ils restaient prostrés sur la chaise, trop sonnés pour faire quelque chose. Par chance, le fils du roi ne s’énerva pas, il comprit leur réaction. Tout était horrible, toutes ces trahisons à venir. Toutes ces nouvelles attaques. La guerre était repartie de plus belle, les dirigeants avaient remis du bois dans le feu pour qu’il brûle encore plus vivement et dangereusement qu’auparavant. C’était une terrible erreur. Cette guerre n’aurait-elle donc jamais de fin ? Ne cessera-t-elle donc jamais ? Les chefs de chaque pays ne faisaient aucun effort pour stopper tout cela, enchaînant les erreurs, les rancœurs, les trahisons. Tueraient-ils toute l’humanité avec l’aide de la maladie ? Dans tous les cas, c’était bien, parti.

Alors qu’Amanda allait répondre à leur prisonnier, la porte s’ouvrit à la volée. Un homme apparut, tout essoufflé, essayant de parler en reprenant son souffle, avant d’abandonner pour le reprendre entièrement avant de parler. Toute l’attention se reporta sur lui, et Amanda, Margot et Alex se retournèrent. Le jeune homme releva la tête, une expression grave sur le visage.

La reine est morte. Elle s’est suicidée.

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