15 mai 2039

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15 mai 2039

 

 

Peut-on opposer le légitime instinct de survie d’une espèce indigène à la soif d’expansion d’une nouvelle entité inconnue ?

Certainement pas !

Darwin n’admettrait pas qu’il puisse y avoir des passe-droits dans la théorie de l’évolution. Et c’est bien normal.

 

Une vie, prisonnière d’un environnement figé, trouvant miraculeusement une échappatoire à son confinement est parfaitement en droit de proliférer.

L’humanité ne s’est-elle pas propagée, et cela quel que soit le lieu ? S’accroître, dominer, écraser de sa vindicte notre écosystème fut l’essence même du règne de l’homme sur Terre.

Il n’y a pas à négocier avec la logique du dominant, on doit s’y soumettre… ou disparaître !

 

 

 

 

(Dimanche 15 mai 2039)

C’est bon ! Il est mort… de chez mort !

Putain, j’en ai chié… et j’ai flippé ma race…, un truc de ouf !

J’en peux plus, j’ai bien cru que j’allais crever moi aussi… à force de dégueuler !

 

Déjà, disséquer une grenouille au collège, m’avait foutu la gerbe plus d’une semaine. Mais là, je sens que ça va passer plus vite. Il faudra bien, je compte m’y remettre dès demain.

 

Ca craint… mais je dois absolument me blinder et ne plus trembler comme une feuille dès qu’un macchabée apparaît, sinon je suis cuite…

D’après mes souvenirs, je dirais que la moitié des morts de ma rue se sont relevés, et ils sont tous partis… Vers le sud, je suppose.

 

J’ai zoné un peu dans les rues voisines. Partout, le même spectacle de désolation. Quelques morts gigotent dans leurs bagnoles, d’autres sont coincés derrière des vitrines ou des fenêtres. Agglutinés comme des cons, ils attendent que le passage se libère…

Combien de ces gens furent des lèches vitrines de leur vivant ?

Autant en rire, plutôt que d’en pleurer…

 

 

 

 

Manon renouvela l’exploit l’après-midi même. Achever les non-morts devint son activité favorite. Rapidement, les marques, symbolisant le nombre de ses victoires, tracées sur son bâton de ski s’accumulèrent.

 

 

Attirés comme des aimants, les morts se rassemblèrent autour des cratères, laissés par les météores, disséminés aux quatre coins du monde, attendant immobiles un signal…

L’avantage avec les morts, c’est qu’ils peuvent patienter longtemps… et en silence.

 


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Julie Saurel
Alicia, 22 ans, a été élevée en marge de la société. Elle gagne sa vie en se faisant de fausses séances de spiritisme pour ceux qui ignorent tout des sorcières et en vendant ses pouvoirs aux êtres surnaturels. Loin de tout comprendre aux humains et les sentiments qui les animent, elle va faire des rencontres surprenantes qui lui feront peut-être changer sa vision du monde.

Informations : Cette histoire est un premier jet et non la version aboutie. Il y aura des changements, des remaniements, une fois que tout sera écrit.
D'habitude, j'écris toute mon histoire en avance. Là, ce n'est pas le cas. Je vais tâcher d'être la plus régulière possible.
Tous droits réservés. Surtout que les personnages sont issus d'une autre histoire qui, elle, n'est pas diffusée sur le net.
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