[Dramaturgie] Les principes de Gallishaw

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En errant sur le net, j'ai découvert par hasard sur Wikipédia les principes de Gallishaw. Impossible néanmoins d'obtenir davantage d'informations car les textes originaux sont difficiles d'accès, non traduits et anciens. Je vais donc me contenter de copier ici ce que j'ai glané sur l'encyclopédie numérique.

Ces principes ont été exposés par John Gallishaw dans le but de faciliter la rédaction de romans. L'auteur canadien de science-fiction A. E. van Vogt en a fait régulièrement usage.

Chaque phrase doit comporter de l'émotion. Selon ce principe, écrire « Van Vogt est un écrivain de science-fiction. » est un fait qui n'éveille rien en particulier chez le lecteur. Il faut plutôt écrire « Lorsque je pense à van Vogt, je suis nostalgique de la science-fiction. » Faire de même pour la prochaine, tout comme celles qui suivent. Cette approche a le mérite d'offrir un point de vue à tous moments. Le lecteur peut donc s'identifier à un personnage à n'importe quel moment

Le texte possédant une « vitalité », il faut que l'intrigue progresse. Un principe permet de résoudre cette problématique : chaque phrase doit comporter un manque, que la phrase suivante comble. La combinaison de ces deux principes, émotion et manque, provoque chez le lecteur une frustration qui l'amène à lire la prochaine phrase. Cette dernière comble la demande du lecteur, tout en répétant le même scénario.

Gallishaw propose un autre principe : la technique de la scène de 800 mots. Le texte est découpé en scènes, chacune comportant 800 mots et annonçant un problème au tout début, lequel est résolu ou non à la fin. Toute scène qui s'éloigne trop de ce modèle est à éviter, car si elle est plus courte, disons 300 mots, elle manque d'idées et de détails, alors que si elle est plus longue, elle risque de faire perdre le fil de l'intrigue au lecteur. Ce principe présente un avantage pour l'écrivain: il lui est possible de rédiger un roman une scène à la fois, celle-ci étant écrite, par exemple, en une seule journée.

Gallishaw affirme que l'histoire est à l'état de germe dès sa première scène. Elle doit donc poser les problèmes et de la scène et de l'histoire au complet. Elle permet à l'écrivain de trouver les idées nécessaires pour remplir les scènes qui sont incomplètes ou vides.

Un autre principe affirme qu'une nouvelle doit avoir deux intrigues au plus, alors qu'un roman doit en comporter davantage. Les intrigues secondaires servent les buts de la principale, tout en étoffant le récit. La résolution de l'intrigue principale amène automatiquement celle des intrigues secondaires.

Ces principes ont des avantages. Premièrement, le texte est une dramaturgie en construction, tant pour l'auteur au moment de rédiger, que pour le lecteur au moment de lire. Deuxièmement, l'écrivain n'a pas à déterminer à l'avance la fin du roman, c'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de rédiger un plan préalable à la rédaction, exercice souvent difficile pour la plupart des rédacteurs.

L'inconvénient majeur de cette méthode est qu'elle est rarement adaptée au récit en cours. L'écrivain consciencieux, à un certain moment de la rédaction, se rend compte que les scènes ne s'emboîtent pas comme les pièces d'un casse-tête. Il tente alors de remanier le texte pour le rendre cohérent. N'ayant pas déterminé la fin a priori, il lui est impossible d'aligner son histoire sur celle-ci. La première scène, souvent écrite sans réflexion préalable, ayant imposé le thème et le rythme au récit, c'est à l'auteur de se débrouiller pour que tout cadre.

Personnellement, malgré l’attrait évident de ces idées, partir sans connaître la fin de l’histoire me paraît une erreur fondamentale, ce que nombre des scénaristes et théoriciens modernes confirmeront. Ce qui n’empêche pas d’utiliser certaines des idées de Gallishaw.

Le débat que j'ai lancé à ce sujet sur le forum se trouve ici : https://www.scribay.com/talks/17129/les-principes-de-gallishaw

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Adrien de saint-Alban


J'ai honte.
Oui, JolieRose. Oui, j'ai honte parce que je n'ai pas osé jusqu'ici avouer l'inavouable. La chose horrible, la chose épouvantable que l'on cache comme un ignoble secret de famille qui éclate au grand jour quand la mort frappe au portillon des chaumières paisibles. Oui, je n'ai pas voulu ajouter l'angoisse à la peur. Je n'ai pas osé versé la dernière goutte d'immondices dont l'âme humaine est parfois entachée à jamais. Un peu par timidité, beaucoup par lâcheté. Voyez vous, RoseJolie, je suis un lâche. Oui, un lâche. Mais l’heure, voyez-vous, est venu de me livrer à vous, à me courber sous les fourches caudines de la vérité et de notre Amour. Je sais que vous allez me haïr au dernier degré de ce sentiment que je pensais étranger à nos coeurs. Mais le sort en a décidé autrement. Je me vois obligé d'avouer ma honte. Je me vois contraint au suicide psychologique auquel mon métier m'avait préparé pour le cas où.
Ce jour là est arrivé.

Oui , Ma chère JolieRose.

Je suis CRS.
Les copains m'appellent le gros Marcel. Oui, je m'appelle Marcel.
Je suis CRS comme mes potes. Et comme mes potes j'ai tété aux mamelles du fascisme républicain. On est une confrérie de CRS au service de l'Etat. Un Etat qui est devenu voyou, dirigé par une mafia qui nous paie pour défendre des pratiques que je croyais révolues. Comme, par exemple, tirer sur les manifestants. Un Etat qui nous paie non pas pour défendre le peuple qui a toujours été et qui reste plus que jamais "l'ennemi de l'intérieur" ,mais pour défendre la bourgeoisie comme autant de Clémenceau qui n'hésitait à faire tirer sur le peuple au nom des interêts supérieurs de la classe dirigeante. Je suis syndiqué ALLIANCE. Le syndicat, c'est une sorte de vaccin antiremords, pour éviter les états d'âme. Pour éviter que les parents d'un lycéen éborgné nous assignent en justice. Chaque CRS est tenu de se faire vacciner pour éviter les suicides. On fait ce que l'on nous demande de faire. Point. On est pas payés pour réfléchir mais pour cogner. Alors je cogne...je cogne et je cogne encore...
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Notre ennemi c'est les reseaux sociaux. On est pas payé cher mais on se marre bien. J'ai un plaisir quasi sadique à engendrer la souffrance. Je suis comme un chasseur privé de son fusil et pour me venger je décuple ma haine sur le gilet jaune. Pour nous les CRS , le jaune c'est comme le rouge pour le taureau, on ne supporte pas. Alors parfois on se retrouve jetés en pâture sur internet.
Si tu veux RoseJolie je te raconterai mes aventures. Non pas celles d'un chasseur parti en safari dégommer du lion par plaisIr de tuer, non. Non Rose, mon plaisir vois-tu c'est le petit peuple. Ce pauvre petit peuple qui souffre au quotidien. Moi, je veux qu'il souffre dans la minute, dans la seconde, je veux le voir crier, hurler de douleur. Oui ma chère, c'est un peu ma fiche de paie en nature.
Une jubilation quand je pose mes grosses rangers sur la tête d'un manifestant, d'un gilet jaune ou même sur celle d'un récalcitrant au port du masque. Comme un chasseur qui exhibe son trophée.
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Comme on dit vulgairement : j'aurais pris mon pied. Oui ma chère RoseJolie, je suis un sale con de flic. Oui JolieRose, vois-tu je n'aurais pas hésité à balancer du bronzé à la Seine sans même lui demander au préalable s'il sait nager ou pas. J'aurais imprimé par mes actes mon passage sur cette Terre. La cerise sur le gâteau de l'HIstoire : j'y aurais trouvé de l'exitation. La barbarie est jubilatoire pour certaines âmes comme la mienne. Je trouve que l'on a pas assez fait. Quand je regarde nos aînés flics matraquer des étudiants pendant les "Evènements" cela me fait sourire. On aurait dit des hannetons casqués courir après des fourmis géantes insaisissables.
Tu ne peux pas savoir Rose le sentiment de puissance qui s'empare de tout mon être, comme une puissante jubilation qui me submerge. C'est comme un type au volant de sa voiture qui ne peut s'empêcher d'écraser un animal. Cest plus fort que lui.
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Ton Adrien qui pense à toi
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Lanéric


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Avec les tracas, les ennuis
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Fait de toi une proie sans vie
Et tu t’empêches de vivre
Perdant ton équilibre

Je veux donner mon cœur
À ceux qui en auront l'honneur
Et ne plus donner à n’importe qui
Les valeurs de ma vie

Si je dis je t’aime
Humblement j’affirme
Sans contrainte ni dilemme
En amitié, en amour l’avenir prime

Plus jamais je ne serai la proie
D'une personne sans foi
Car est venue cette clairvoyance
Que l'on appelle méfiance

Sans haine ni reproche
Sans vouloir d'anicroche
Si tu ne suis mes valeurs
Vas voir ailleurs

Certes, je désire une personne à mes côtés
À qui je pourrai donner et me livrer
Une femme de mon choix
Dont le cœur fait foi

Je ne veux plus donner au hasard
À m’en retrouver hagard
Je veux une confiance
Une tendresse en abondance

La volonté a ses envies
Que le présent ne fait fi
Du coup, je te rêve
Je serais ton Adam, tu seras mon Eve

Si je dis je t’aime
C’est tout humblement que j’affirme
Sans contrainte ni dilemme
En amitié, en amour c’est l’avenir qui prime
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