Chapitre 8. Travail et accouchement

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Le travail dura encore dix heures avant qu’elle ne soit complètement dilatée, entre-temps, elle passa par toute sorte d’émotions, passant d’un besoin de câlin à un rejet de Louis, ou encore, par des envies de tout envoyer valser ou de jurer comme un charretier.

Louis fut rassuré par les sages-femmes qui lui expliquèrent que c’était tout à fait normal avec tout le chamboulement qui se déroulait actuellement dans le corps et la tête de Rachel. Il eut parfois du mal à savoir si elle voulait qu’il soit présent ou qu’il prenne un peu distance, elle le vit aussi et s’en voulu de le rejeter, parfois, lorsqu’elle avait très mal.

Au bout d’un moment, la sage-femme décréta,

— Ça va arriver maintenant, vous êtes complètement dilatée, le premier bébé est bien descendu, la poche n’est pas encore percée, mais le temps de prévenir le médecin et nous nous en occuperons.

Rachel ferma les yeux et expira profondément. En se tournant vers lui, elle implora Louis,

— Louis, reste près de moi !

Il avait vu de la frayeur passer sur le visage de sa femme. Il la titilla avec un peu d’humour puis s’enquit de son état.

— Je ne comptais pas partir tu sais. T’as encore des forces ?

— J’espère que j’en ai encore assez… J’espère… Oh, qu’est-ce qu’il se passe ?

Au même instant, le médecin et la sage-femme entrèrent dans la salle de travail, Rachel les interpella,

— Je crois que je viens de perdre les eaux…

La sage-femme confirma,

— Ah oui, effectivement, plus besoin de percer la poche ! Allez, passons en salle d’accouchement !

— Hou… Je sens qu’il veut sortir… Hoooouuuu

— Oui, c’est le moment !

Le premier arriva en cinq poussées, il cria dès la sortie, mais une fois posé sur le ventre de Rachel, il se calma. Elle avait tendu ses mains dès qu’elle avait senti qu’il était sorti et l’avait accueilli sur elle. Elle l’observa, tout fripé et tout rouge à force de crier.

Louis coupa le cordon ombilical avec une certaine émotion. Il sentit une larme naître au coin de l’œil. Il s’approcha de la tête de Rachel et du bébé qui venait de naitre et lui confia, en lui posant un baiser sur le front.

— Il est magnifique, merci Rachel. Je vais le suivre pour les soins.

— Oh oui, merci Louis. Lui c’est Adrien, t’es toujours d’accord ? Et le suivant Clément ?

— Oui, Adrien est déjà avec nous.

Caressant le ventre de Rachel, il ajouta,

— allez Clément, on t’attend !

La sage-femme embarqua Adrien pour effectuer les soins et tests habituels, Rachel regarda Louis la suivre et surveiller tout ce qu’elle fit à leur enfant. Elle sourit, ferma les yeux et tenta de reprendre quelques forces pour l’arrivée du suivant.

Adrien pesait 2,850kg et avait de bons réflexes. Le médecin conseilla de le mettre déjà au sein, afin de faciliter la montée de lait et de stimuler l’utérus de Rachel. Entre temps, cette dernière avait senti les mouvements du second bébé qui avait maintenant pris toute la place dans son ventre et prenait son temps pour descendre.

Clément vit le jour une demi-heure après son frère, il ne cria pas comme Adrien, mais gémit quand même, il sembla beaucoup plus calme que son frère. Un peu plus frêle, il pesait 2,700kg mais avait d’aussi bons réflexes qu’Adrien. Il se montra même plus concentré et efficace lorsque ce fut son tour de téter le sein de sa mère. Fatiguée mais heureuse, elle s’exclama,

— J’espère que j’aurais une bonne montée de lait… Et assez pour les deux !

Louis mitrailla Rachel et les bébés de photos. Tout fou, il papota avec les bébés pendant que Rachel reçut des soins avant d’être conduite dans le service post partum de la maternité.

Lorsque toute la petite famille arriva dans la chambre du service de maternité, il était presque 6h du matin. Les bébés s’étaient endormis, ils devaient se remettre de leur naissance, la maman aussi s’endormit, elle avait bien bossé cette nuit.

Louis, resta à les admirer tous les trois. Rachel ouvrit un œil et lui demanda,

— Ça va Louis ?

— Oui, je vais bien, et toi ? Pas trop fatiguée ? Tu n’as dormi que deux heures.

— Et toi ?

— Je n’ai pas dormi, les fauteuils ne sont pas confortables.

Il sourit en malaxant les accoudoirs du fauteuil qu’il occupait. Rachel sourit et lui proposa,

— Viens avec moi, il y a assez de place si on se serre un peu.

Elle bougea pour lui laisser de la place. Il enleva ses chaussures et se glissa dans le lit, près d’elle. Collé à son dos, il passa ses bras autour de Rachel.

— Ton ventre a déjà un peu diminué de volume, je peux à nouveau bien t’enlacer

Rachel marmonna,

— Heureusement, avec les deux lascars en moins…

— Ils sont beaux, en bonne santé, tu as fait du beau travail, ma chérie.

— Hmmm, merci.

Au creux de l’oreille, il murmura,

— Je vais te laisser dormir, ma puce.

Il se colla à elle et senti qu’elle avait déjà rejoint les bras de Morphée. Il la rejoignit rapidement, il était épuisé.

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