Chapitre 35 : Le goliath

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Je voie le visage de tout mes camarades se figer de stupeur, tout à coup, tout les sons semblent s'arrêter.
Je me retourne en sursautant et me retrouve face à un grand homme très imposant qui, d'après la taille de ses muscles pourrait tous nous écraser d'un seul claquement de doigt.
Il est grand, large, n'a sur le crâne plus que quelques cheveux rare et une grosse balafre lui traverse le visage. Une très grande épée est accroché à sa ceinture.
D'ailleurs cette épée il ne tarde pas à la dégainer, la pointant devant lui comme si elle était faite de papier.

Je me lève d'un bond et sans réfléchir, je dégaine également ma lame. Simple reflex qui provoquera peut être ma mort.
Heureusement pour moi, il à l'air étonner d'être ainsi affronté. C'est sans doute pour cela qu'un léger rictus se dessine sur ses lèvres.

— Tu ose me défié ? C'est courageux de ta part, dit-il d'une voix légèrement plus calme et amusé. Malheureusement je suppose qu'ils ne te laisserons pas prendre de tel risque seul n'est-ce pas ?

Je ne bouge plus, trop occupé à fixer son visage et à anticipée une potentielle action de sa part. Mais il n'en fait rien, attendant simplement une réponse. Alors je lui répond en essayant de rester calme.

— Non, je t'affronterait seul. Je n'ai pas besoin d'eux pour te vaincre.

Contre toute attente, il éclate de rire, allant même jusqu'à donner un violent coup contre un des murs.

— Toi ? Maigre comme tu es tu pense pouvoir me battre ? J'aime ta fougue mais tu es vraiment ignorant. Dit adieu à tes amis, tu va mourir dans quelques minutes. Suit moi.

Et sans attendre de réponse, il s'éloigne hors de la maison, s'enfonçant à nouveau dans la nuit. Je rengaine mon épée puis le suis, d'un pas hésitant. Un tas de chose me traverse l'esprit, tous signifiant plus ou moins la même chose. Mon absurdité d'avoir provoqué un homme pareil.
Il me conduit à une dizaine de mètre de la maison et se place face à moi. Tout mes compagnons sont réunis contre la maison, regardant notre affrontement. Tous ont les mains serré en pensant à ce qu'il va sans doute arrivé.

— Vue sa carrure, il doit être très lent alors ne t'inquiète pas trop, tu a toujours une chance de gagner.

Je sursaute car la voix que j'ai entendu ne provient pas du goliath. Ni même de l'un de mes amis car cette voix là est féminine mais ne ressemble ni à celle de Lind'ha, ni Aria, ni Earin. Non et pourtant je sais que je l'ai déjà entendu.
Je regarde rapidement autour de moi pour ne pas perdre mon ennemi de vue, ennemi qui me fait toujours face sans encore avoir engagé le duel.

Fermant les yeux, je pense à ce que la voix viens de me dire et je me surprend à gagner un peu de confiance en pensant qu'en effet sa vitesse sera un bon handicap pour lui.

Je dégaine à nouveau mon épée et me met à tourné lentement autour de lui, signifiant officiellement que le combat a débuté.
Malgré le peu de confiance que j'ai récupéré, la vue de ses bras m'impressionne.

Il s'avance alors lentement dans sa direction, me laissant le temps de fuir mais me faisant également comprendre qu'il n'a pas besoin de pressé le pas. Le temps finira par me faire tomber entre ses mains. Attrapant tout mon courage, je m'avance également vers lui, réduisant la distance qui nous sépare.

Arrivé à quelque pas de lui, il lève son épée et l'abat violemment là ou je me trouvais quelques instant avant. Avant que je ne fasse un bond précipité en arrière.
Un grand sourire se dessine sur mon visage quand je remarque une faille dans son attaque. Mais il est trop tard pour en profité ce tour ci. Il me faudra patienté encore un peu.

Malgré la très faible lumière qui nous parvient, celle de la maison, je voie un sourire carnassier sur son visage.

Je remarque alors que plus aucun son de parvient. Comme si chaque créature, chaque plante et chaque esprit était trop occupé à profité du combat pour faire quoi que ce soit d'autre. Je remarque également que depuis quelques seconde, j'avais arrêté de respiré. Donc, ne voulant pas m'écrouler au sol par manque d'oxygène, je me dépêche d'en faire parvenir à nouveau dans mes poumons.
Je décide de passer à nouveau à l'attaque, préparant mon esprit à repéré à nouveau la faille que j'ai remarquer un peu plus tôt. Et en effet au moment on son arme s'écrase sur le sol je la voie. Ses deux mains accroché solidement autour du manche et à cause du poid colossal de l'épée, une fois celle-ci près du sol, il n'a aucun moyen de riposté. Alors je tente le tout pour le tout. Je pose un pied juste à côté de sa lame et projette la mienne en direction de son visage.

Et c'est là que tout s'enchaine. Premièrement la même voix qu'avant me reparle, mais cette fois je remarque qu'elle se trouve dans ma tête.

— Fait attention, il a tout prévu.

Et c'est là que je m'en souvient. Il s'agit de la voix qui provient de ma marque. Celle que j'ai entendu pour la première fois lorsque Toar c'est fait assassiné.

Le deuxième élément est le sourire du colosse qui s'agrandit en voyant mon attaque infructueuse.

Suite à cela je tente, en dernière chance de me projeter en arrière mais son énorme botte me rattrape avant et vient violemment s'écraser sur mes côtes. Me projetant ainsi au sol à plusieurs mètre de distance.

Je me tord de douleur, oubliant l'idée de me relevé. Une bien meilleur germe dans mon esprit. Utilisé les pouvoirs de ma marque.
Je me concentre de toute mes forces, essayant même d'oublier la douleur mais absolument rien ne se produit.
La vue de l'homme qui se rapproche, l'air triomphant, me ramène à la réalité et je me concentre à nouveau. Il se rapproche de plus en plus de moi et toujours rien de se produit.

Avec un effort difficile, je tourne la tête à droite et mon regard se fige dans celui d'Earin qui à la bouche entre les mains et ses yeux semblent tressaillir à cause des larmes qui se forment autour.

C'est en voyant son expression si inquiète que je me souvient au mot prêt l'histoire qu'elle avait vécu lors de ses derniers jours avant notre rencontre.
Je tressaille en me rendant compte de quelque chose.
Le jour où elle m'avais raconté son passé difficile elle m'avait fait comprendre qu'elle se sentait responsable de la mort de tout ses proches, elle avait comme l'impression d'être maudite et d'être la cause de toutes ces morts. Je la regarde ému en pensant à ce qu'elle doit pensé après avoir vue trois membre du groupe périr sous ses yeux. Sans réfléchir longtemps, je me concentre à nouveau, oubliant même tout ce qui se passe autour de moi à l'exception du colosse. Je dirige chaque parcelle de mon esprit sur les pouvoirs que je souhaite invoqué et alors à ce moment là seulement, je ressent une légère chaleur emplir mes mains.

Triomphant, je lève mes mains vers lui et me prépare à l'attaquer mais malheureusement, je n'avais pas remarqué sa présence aussi proche et malgré son air étonné face à ma maîtrise. Il se jette sur moi, bloquant ainsi mes mains contre mon corps et bloquant toute tentative d'attaque.

Aussitôt j'entends le crie de Earin ainsi que ses sanglots et me rendant compte de ce qu'elle doit ressentir, je ferme les yeux. Honteux.

— Ne vous approchez pas ! Sinon je tuerai chacun d'entre vous. Si vous restez sagement là-bas, je vous laisserez vivre. Mais pas lui.

Je devine son doigt pointé au dessus de mon visage mais je décide de garder les yeux fermé.

— Tu a été courageux mais tu es trop faible. Cependant je m'attendais à ce que tu ose affronté mon regard avant de mourir. Alors qu'est-ce que tu attends, ouvre les yeux !

Au même moment je sent son énorme pied qui frappe à nouveau mes cotes, me faisant rouler sur moi même. Malgré ma liberté de mouvement rendu, je ne trouve pas la force de me battre. Restant étendu face contre sol.

J'entends un soupir s'échapper de sa bouche puis il me dit d'une voix qu'il tente de garder calme.

— Tu me déçois beaucoup. Mais pour le courage dont tu a fait preuve, je t'autorise à dire tes derniers mots.

Alors que j'aurai dut lutté pour ne pas montrer que j'accepte mon sort, je me met à réfléchir à mes derniers mots. Faisant abstraction de toutes fierté. Je pense à Aria puis immanquablement à Earin. Mais un sourire s'étire sur mon visage en prononçant les mots suivant presque en lui crachant au visage. Le regardant droit dans les yeux.

— À mort Ulfric.

C'est à ce moment là qu'un grand silence se fait dans la clairière. Personne ne dit le moindre mot et moi je reste allongé, fermant les yeux en attendant la mort.
Mais elle n'arrive pas, alors je prend le risque d'ouvrir les yeux et ce que je voie est loin de tout ce que j'aurai pût imaginé.

Le goliath est toujours debout à côté de moi mais son épée est rangé dans son fourreau. Son sourire à complètement disparu de son visage et ses mains sont plaqué sur sont front.

— Et merde !

Je ne comprend pas mais son excès de rage m'effraie tellement que je trouve une nouvelle force pour me permettre de ramper quelques mètres qui me séparent de mes amis.

— Alors vous êtes des ennemis d'Ulfric ? Vous auriez dut le dire plus tôt, ont aurait pût évité tout ce bordel.

Il s'avance vers moi mais toute aura menaçante à disparu. Une fois à ma hauteur, il se penche vers moi et me tend une main pour m'aider à me lever.
Je l'attrape avec un peu d'hésitation, une fois debout la douleur reprend de plus belle et j'ai aussitôt envie de me rallonger contre le sol. Heureusement Tibian s'approche très vite et vient placer son bras sous le mien. Des sifflements me parviennent au oreilles et je comprend en voyant les lèvres de mes compagnons bougé qu'ils sont entrain de me parler. Mais alors que j'ouvre la bouge pour les prévenir que je comprend pas ce qu'ils disent. Un profond brouillard s'empare de moi.

Je me trouve sur une plateforme face à une Arche gigantesque. Des personnes que je connais et d'autres que je ne connais pas se trouvent autour de moi. Tout les regards sont rivé sur l'Arche. D'incroyables volutes de fumé noir s'en échappent, partant dans toutes les direction. L'un d'eux d'ailleurs se jette dans ma direction, recouvrant ma vue de brouillard. Lors ce que celui-ci se dissipe, je me retrouve dans une salle plongé dans le noir ou j'entends la voix de Earin qui m'appelle en pleurant. Seulement j'ai beau me débattre de toutes mes forces, les chaînes de lâchent pas.
À nouveau ma vision se dissipe et les sons disparaissent le temps du changement de décor.
Cette fois je me trouve tout en haut d'une falaise et en regardant vers le bas, je voie le corps sans vie de Earin.

Je me réveille en sursaut, le front trempé d'une sueur froide. Il me faut un petit instant pour me rendre compte que je ne suis plus dehors mais allongé dans un grand lit très confortable. Tout les éléments me reviennent en mémoire et simultanément, une forte envie de vomir me prend au tripe. Mais n'ayant pas le temps de chercher un récipient, je me vide l'estomac directement sur le lit.
Au même moment une porte situé en face de moi s'ouvre et je fait un léger bond en arrière en voyant le goliath entrer dans la pièce. En me voyant réveiller il stop son geste, gardant la poignée de porte dans sa main, comme ne savant pas s'il voulait entrer ou non.
Son regard fini par se poser sur les détritus rejeté par mon estomac et je l'entends me dire.

— Si tu te sent prêt à te lever, tu peut descendre manger un morceau pendant que je nettoie ça.

Je suis sur le point de répondre que je peut le nettoyer moi même mais un gargouillement monstrueux résonne de mon ventre, prouvant que l'idée de me remplir la panse me plait assez.
Alors l'homme me regarde et me dit d'une voix sec qui ne laisse aucune réponse possible.

— Va y, sa te fera du bien. C'est pour me faire pardonner pour tout ce que je t'ai fait.

Je hoche la tête et bien que mal à l'aise, je sort du lit et m'approche de la porte.

— Tes amis m'ont tout raconter, vous pouvez tous rester ici tant que ce sera nécessaire. Encore désolé pour t'avoir frappé de cette manière. Mais vous trouvez comme ça chez moi, ça m'a perturbé. Enfin bon, profite de ton séjour ici pour te reposer.

J'essaie de lui dire merci mais un simple gémissement de douleur s'échappe de ma gorge. Alors je lui répond simplement d'un signe de tête avant de rejoindre le salon et sûrement tout mes amis aussi.

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