Chapitre 28 La bataille de Ts'ing Tao - Partie 1

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 Hank sentit un filet de sueur froide couler le long de son dos. Ce n'était pas la première fois qu'il devait faire face à ce genre de problème, mais cela lui provoquait toujours la même angoisse, toujours la même boule au ventre. Il avait décidé de faire face seul, et il avait renvoyé ses employés chez eux. Sin fo n'était pas là, et il devait montrer ce dont il était capable. Il compta jusqu'à trois pour refouler la panique, retroussa ses manches et agrippa fermement le manche en métal. Il retira vivement la casserole du feu avant que l'eau bouillante ne s'en échappe totalement. Les céréales qu'il avait plongées dedans étaient encore croquantes, aussi les laissa-t-il cuire encore quelques minutes avant de les égoutter. Il retourna les tranches de viande qui grésillaient dans la poêle et entreprit de couper en fines lamelles les légumes qu'il avait sur son plan de travail.

 Hank ne cuisinait pas souvent seul, mais lorsque Sin fo travaillait à l'extérieur, il aimait lui préparer lui-même le repas. Cela ne lui coûtait pas beaucoup d'efforts, et sa femme aimait beaucoup ce genre de petites attentions. Hank disposa tous ses ingrédients sur deux assiettes et recula d'un pas pour apprécier le résultat. Il regarda sa montre et fronça les sourcils. Sin fo aurait dû être rentrée depuis dix minutes déjà. Elle n'était pas toujours très ponctuelle, mais elle faisait toujours de son mieux quand elle savait que Hank lui préparait quelque chose. Il glissa les assiettes sous une cloche métallique pour les maintenir au chaud et sortit des placards de quoi dresser une table pour deux. Il traversa un long couloir avec deux assiettes à dessert, des couverts, deux verres et une bouteille pleine en équilibre dans les bras en maugréant et en se demandant à haute voix pourquoi la cuisine avait été construite si loin du salon. Il déposa son fardeau sur la petite table sur laquelle il avait bu un verre avec Tabatha un peu plus tôt. C'était sûrement à cause de la jeune fille que Sin fo était en retard. Hank poussa les fauteuils vers le mur du fond et installa deux chaises à la place. Il disposa les couverts de part et d'autre de la table et alluma une bougie à l'aide de son briquet, lorsqu'une femme ouvrit la porte à la volée.

- Qu'est-ce que vous faites là, interrogea Hank. Je vous avais dit de rentrer chez vous !

- Où est madame Ni ? Nous avons besoin d'elle, dit la femme d’une voix empressée.

- Je suis sûr que ça peut attendre, s’impatienta Hank. Ce soir, j'aimerais passer une soirée tranquillement avec ma femme.

- Vous ne comprenez pas monsieur. Le village est attaqué !

 Hank resta figé et une vague glaciale lui parcourut l'échine.

- Monsieur ? Vous m'avez entendue ?

- Je... Sin fo n'est pas là.

- Où est-elle ?

- Dehors...

 Hank s'efforça de refouler sa peur, puis il se secoua.

- Vous avez une arme ?

 La femme secoua la tête de gauche à droite. Hank prit les couteaux et les fourchettes et les lui mit dans la main en lui disant :

- Prenez ça. Ça n'a l'air de rien, mais c'est mieux que de se battre à mains nues. Suivez-moi.

 Ils quittèrent le salon et se dirigèrent vers les chambres. Hank marchait devant, et s'arrêtait à chaque coin pour vérifier que la voie était libre. Une fois parvenus à sa chambre, Hank referma la porte derrière eux et la bloqua avec une chaise. Il ouvrit ensuite toutes les portes de placards et les fouilla pendant plusieurs minutes avant de trouver ce qu'il cherchait. La femme le regarda dérouler le tissu qui protégeait sa hallebarde avec un regard mi-apeuré, mi-admiratif. Hank lui expliqua :

- Ça fait des années que je ne me suis pas servi de ça. J'espérais ne plus jamais en avoir l'utilité.

 Il effectua un revers du bras et trancha les rideaux en un instant.

- La lame n'est pas émoussée. Parfait.

 Il décrocha ensuite deux boucliers accrochés au mur et en tendit un à la femme.

- Nous allons sortir d'ici. Vous courrez le plus vite possible chez vous, vous vous barricaderez et vous protégerez vos enfants. Vous êtes prête ?

 La femme acquiesça, et Hank décala la chaise qui bloquait la porte. Ils sortirent prudemment et ne rencontrèrent personne dans les couloirs. En arrivant dehors, Hank vit que la situation était déjà critique. De l'autre côté de la cour, le garde était aux prises avec cinq djaevels, acculé contre un mur. Hank courut aussi vite que possible sur les pavés gelés pour aller lui prêter main forte. Avec son aide, l'homme parvint à se débarrasser de ses agresseurs. Hank s'assura en vitesse qu'il n'était pas blessé et lui demanda un bref rapport.

- J'ai vu de nombreux djaevels des deux cotés de la rue. Ces cinq-là ont quitté un groupe plus important pour s'occuper de moi.

- D'où venaient-ils ?

- Je ne sais pas monsieur, je n'ai pas quitté mon poste.

- Ça ne sert à rien de rester ici, il n'y a plus personne, et le bâtiment est trop grand pour être protégé. Raccompagnez madame chez elle et restez-y. Tâchez de tuer un maximum de djaevels sur votre route, mais ne vous mettez pas inutilement en danger.

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