Le chant de Torv-Kwa

Une minute de lecture

J’ai vu un monde brûler au travers les cendres de mes paupières. J’y apporte les flammes, j’y porte les braises. Par ma main, je débute le bucher des innocents. L’horloge au-delà tonne les cris et rythme les morts. Elle brille, ma ville brille. Les feux lui ont donné la lueur angélique du temple des morts. Mes mains sont bénies et je creuse la chair sous le regard bienveillant du brasier qui se meurt à la mesure de deux trois mains d’airain. Chiffre par chiffre, je sens les ténèbres s’approcher de mon âme et quand les mains se rejoignent, mes soleils terrestres sont éteints. La nuit est venue. Mes doigts grattent le sang sur les dalles de pierre et de la lune tombe la Fin. Seize dieux se battent en son corps et sur son dos poussent des arbres flambeaux et les nuages s’inclinent et prennent les flammes pour commencer la parade de la Fin. Et de son cou se promènent les seize têtes de la Fin et de ses têtes retentissent les seize chants de la Fin et de ses chants les hommes n’entendraient que le leur. Le mien venait d’une tête dont les yeux ne pourraient se fermer et sa bouche ne pouvait que sourire et son plaisir était dans tout et sa tristesse en rien. Le chant de Torv-Kwa quitta mon esprit pendant quelques instants et je vis la créature descendre par une porte dans les cieux. La Fin était venue.

Ainsi vit Le Rat en passant.

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