Nous

Une minute de lecture

Un jour une rencontre,
Le lendemain un coup de foudre,
Deux jeunes filles,
Aussi frêles que gentilles,
Derrière leurs carapaces de beauté se cache une tristesse,
Comme des lycoris sauvages,
Elles désobéissent à la règle,
C'est inhumain allez-vous me dire?,
Deux filles qui s'aiment,
Mais leur amour naît et grandit au fur et à mesure que les fleurs envahissent les prés,
C'est beau n'est ce pas ?,
Car c'est moi qu'elle aime,
C'est un ange tombé du ciel,
Cet ange je l'aime,
Pour toujours et à jamais j'ai scellé mon coeur dans une boîte en argent que je lui ai donné,
Elle seule en a la clé,
Au moment opportun en signe de notre amour fini,
Elle la rouvrira et me redonnera mon coeur,
Mais j'espère que ce douloureux moment n'arrivera jamais,
Car je l'aime et la comprends mieux que personne,
Je veux rester avec elle dans ce monde désespéré,
Deux âmes tourmentées dans un monde de tristesse.

Annotations

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Simeth

Le tonnerre s’effondre, le vent hurle
Les hommes droits sur les hautes falaises
Ont une colère qui ne s'apaise
Et une flamme qui jamais ne brûle

Ils craignent les navires engloutits
Tant de vies déjà que la mer a pris
Un vide énorme comblé de souffrance
Et d’un profond sentiment de vengeance

D’un côté, la grande et vaste mer, mère
Et de l’autre, le dur père de terre
Les falaises bravent les vives vagues
Ce qui les scelle d’une stricte bague

La pluie débute l’éternel combat
Cruel et sanglant qui se finira
Dans un bruyant fracas miraculeux
Et le succès de l'Immensité bleue
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Nicolas Haarman

La démarche est hésitante, l’oeil est imbibé, les couleurs se mélangent.
Quelle heure? Quelle rue? Quelle ville? Où sont mes compagnons de fortune? Suis-je sur le bon chemin? Certainement pas. Le monde tournoie, et je tourne avec lui. Trop vite. Beaucoup trop vite. Je crie des mots, je crache du sang. Je me concentre sur mes pieds. L’un après l’autre. Pas à pas.
C’est ça, pas à pas. Les lumières de la nuit m’aveuglent, les enseignes et les néons se dédoublent.
Je cherche une embrassade, un réconfort, mais je suis à la traîne. Il me faut suivre le rythme. Ce n’est pas fini.
Le gosier a toujours soif.
Une soif sans fond, comme un puits. Elle me guette cette soif, elle me connait bien. C’est ma plus vieille amie. Et ma pire ennemie.
Finalement j’atteins un port. Je hurle de pouvoir amarrer ma vieille carcasse. On me chasse en prenant bien soin de me remettre une maigre pitance. Il faut fermer voyez-vous. Comme je les comprends.
La soif s’apaise le temps d’un instant furtif. Et elle revient. Au galop.
Toujours plus, il en faut toujours plus. Cette âme et ce squelette ne sont jamais rassasiés.
Dans la rue Sainte-Catherine, je quitte le perroquet bourré (cela ne s’invente pas), et j’erre.
J’ai des pentes rousses à grimper. Des pentes d’espoir et de communion.
Des pentes de savoir et d’erreurs en futur.
Des pentes qui seront plus faciles à dévaler par la suite, avec ma soif.
Et je concilie jalousie et envie, et je réunis amour et désir, et je fais le trait d’union entre moi-même et mon image dans le regard des autres.
Les poids se sont envolés, les masques se sont brisés, on peut tout dire au risque de tout meurtrir.
Je grimpe la pente.
Elle est solide, et la gravité accueille mes relents. Une halte place Colbert.
Inspirations, expirations.
Direction le nid. Encore faut-il se repérer parmi ses sons et ces images qui se mélangent.
Ne comptons pas sur la clarté quand il faut dix fois revérifier notre position de stature.
Debout, donc. Rester debout.
Le sirènes passent, les jeunes chiens de nuit aboient des appels. Faut-il éviter? Ou se faire éviter? Je ne sais plus. Je ne sais rien. Je ne sais plus.
Altercations embrouillées, coups reçus ? Ou échangés?
Je grimpe.
Je cherche mon lit. Il ne sera pas place Bertone, mais je m’en rapproche indubitablement.
La rue De Nuit s’ouvre à moi et j’entrevois la fin: l’atterrissage en douceur sur un matelas moelleux, l’extinction des feux.
La pente est grimpée, les défis relevés, mais elle est toujours là.
La soif.
Elle me laissera un court répit avant de revenir m’aiguillonner, avant de me dire: "on n’en a pas fini garçon. On a pas fini de valser, on a pas fini d’explorer."
Alors soit.
Alors, assis sur mon canapé, les neurones en fusion, je me dis: "allez! Une petite bière avant d’aller se coucher."
Que voulez-vous ? Elle est ma compagne, elle est ma némésis. Et elle ne supporte aucune incartade.
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Adrien de saint-Alban

Moi, je suis chômeur. Chômeur célibataire. Autant dire que c’est la double peine. Voire triple peine. Les femmes aiment les mecs qui ont du fric, une belle gueule et une belle situation. Eh bien, moi je n’ai ni l’une ni l’autre. Je peux dire que la nature ne m’a pas gâté car je suis moche, pauvre et con.
La seule alternative à cette situation de pauvreté sexuelle est l’astiquette ou les putes. Dans le premier cas, je peux affirmer que j’ai une carrière bien remplie, si je puis dire. J’en passe du temps dans les toilettes! Le problème pour la masturbation c’est l’effort d’imagination et trouver son fantasme. Il faut faire preuve de concentration et trouver une image, un épisode de la vie quotidienne au cours duquel vous avez certainement croisé une femme qui vous a fait bander sans que vous ayez eu le courage de l’aborder, l’inviter dans un bon restaurant à diner et pour la sauter si affinités dans le meilleur des hôtels. Ou alors le truc classique et bateau c’est penser à sa cousine qu’on a toujours rêvé de culbuter sans passer à l’acte. Je vous parle pas des regrets. Ou encore sa voisine du dessous que l’on croise tous les jours, l’imaginer nue et ruisselante sous la douche ou alors étendue dans sa chambre en porte-jarretelles noires sur un lit aux draps frais. Moi, en tant que chômeur pauvre, c’est Pigalle et paiement en trois fois sans frais. Sinon retour à l’astiquette.
Eh, les artistes de la cambriole, ne vous cassez pas la tête, je n’ai que ma bite et mon couteau!

Adrien de saint Alban
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