Madame La Lune

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Vous si belle et si gracieuse,
Si lumineuse dans la nuit noire,
Que vous réchauffez le cœur des gens d'un simple regard,
Vous redonnez de l'espoir aux âmes en perdition,
Vous rappelez les souvenirs heureux et aidez à oublier les malheureux,
Vos faites la joie des gens,
Mais juste un bref instant,
Car vous disparaissez,
Une fois ce bonheur donné,
Aux aurores,
Pour ne pas réapparaitre,
Qu'une fois la nuit à nouveau tombée,
Je vous en supplie Madame La Lune,
Exaucez mon souhait,
De donner de l'espoir,
À ma chère et tendre,
Pour qu'elle vive encore et encore,
Jusqu'à sa véritable fin.

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Lalex Andrea
Un petit défi sympa que je fais de temps à autre sur Twitter : des micronouvelles écrites à partir d'images que propose KeoT : https://twitter.com/KeoTauteur
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Défi
Adrien de saint-Alban


Le ciel de juillet était bleu et calme. En bas du terril des marguerites géantes avaient colonisé un large espace d'herbe verte. J'en ferai un bouquet pour ma mère. Au fur et mesure que je gravissais cette montagne laissée là, abandonnée par les mineurs, vestige d'un labeur passé, l'herbe devenait moins verte puis finissait par disparaître totalement. On ne voyait maintenant que le schiste brulant sous le soleil de juillet. Parfois, je pouvais surprendre une grosse gaillette aux mille facettes brillantes. Le geste naturel qui venait à l'esprit était de prendre à pleine main ce bloc de charbon qui a fait la richesse de tout un pays durant des siècles, de le soupeser et d'en sentir la légèrJ'étais seul. Une brise légère me caressait les bras nus. Sensation agréable.
Quand je repense à ce bleu du ciel de ces années soixante dix, il me semble qu'il était bien différent, le vernis de la nostalgie en avait fait un autre bleu, celui que l'on garde précieusement en souvenir au fond de sa mémoire comme la couleur d'un champ de blé.On a tous un champ de blé dans la tête comme dans un tableau de Van Gogh. Le vent de l'impressionnisme souffle en moi.Le temps n'a plus de sens. Hier c'était il y a cinquante ans. Sylvie est la même que celle des années soixante dix. Elle chante les mêmes chansons que celles que j'écoutais gamin, l'oreille collé à mon petit transistor bleu ciel. Ça ira mieux demain.
Seule la mort marque la mesure du temps.

Je suis arrivé au sommet du terril.De là je peux admirer, toucher du doigt ce ciel bleu en attendant qu'une montgolfière passe au dessus de ma tête et lui faire des coucous.
Je me souviens des 14 juillet républicains, on les célébrait comme il se devait. On allait en famille assister au décollage de la montgolfière. Les enfants juchés sur l'épaule de leur père.
Le citoyen avait rendez-vous avec ce que l'on appelait encore une nation avant le Munich de Maastricht qui allait sonner le glas de cette ferveur républicaine. L'Europe de l'argent allait se mettre en place peu à peu, étouffer, éteindre une ferveur populaire.
Les bals populaires, les foires, les kermesses de la bière allaient disparaître peu à peu. On préparait une France aseptisée. La France de la bière sans alcool.
Je me souviens, avant le déluge socialiste, quand on était gamin, on s'amusait, y avait de l'espace, de l’herbe à perte de vue, les champs de marguerites était notre paradis,notre royaume, la nature nous appartenait. C’était nous les rois. Puis, la décentralisation est arrivée. D’autres rois sont arrivés. Des rois socialistes avec eux les pesticides qui ont amené la peste. Ils ont commencé à vendre le pays aux intérêts privés. Les singes déguisés en promoteurs immobiliers. Les mares aux canards ont disparu, plus de grenouilles, plus de salamandres, plus de papillons et plus de marguerites. Tous ces animaux qui ont fait notre enfance ont disparu.
La ville d'Anzin, sa place et ses platanes majestueux. J'ai toujours une larme à l’œil et une émotion dans l'âme quand je revois une photo avec mon père. Je venais à peine de débarquer de ma Kabylie natale.
Oui, je me souviens des 14 juillet républicains. On gonflait la montgolfière ,comme on préparait un immense gâteau d'anniversaire. On patientait. On savait qu'elle partirait cette fameuse montgolfière que tous les gens d'Anzin, venus de tous les coins de la ville, allait voir partir. Pour où? Nul ne le savait. C'était là le mystère.
La place d'Anzin était bondée de monde. Les gamins juchés sur l'épaule de leur père attendaient.


Adrien de saint Alban
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jean-paul vialard

  Oui, c’est bien la curiosité qu’il faut fouetter jusqu’à ce que le regard, porté au plein de sa fonction, décrypte enfin cet inconnu qui le fascine et l’atterre tout à la fois. Ne pas connaître est supplice. Connaître est sombre maléfice car alors il n’y a plus de porte à ouvrir dont nous tremblons de ne jamais pouvoir connaître l’envers. Désir est ambiguïté, semis de fleurs aux pétales vierges qui distillent leur beauté dans ce ciel infranchissable dont nous attendons qu’il nous apporte une réponse, non une éternelle fascination. Nous sommes toujours en attente et savons que cette dernière est celle qui précède l’éclosion du jour. Beauté mais aussi danger. Parfois les yeux ne demandent qu’à être assoiffés. Comblés, ils sont sertis d’une vérité dont ils rayonnent mais ne souhaitent rien tant que la recherche de cette vérité ! C’est pourquoi ils sondent l’abîme pensant y découvrir le cercle de la joie. Oui, de la joie.
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