Chapitre 12

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Dix jours plus tard, la vigie principale de l'Oasis activa son transmetteur.

— Amiral, station en vue !

Dans le poste de commandement de la Ville Mobile, l'Officier Général sourit en se tournant vers ses hommes.

— Nous voilà arrivés à destination. Vous hommes sont-ils prêts ?

Tous répondirent par l'affirmative, aussi l'Amiral reprit-il.

— N'oubliez pas que nos adversaires peuvent arriver n'importe quand, et dieu seul sait ce qu'ils nous opposeront... Le Briseur d'Essaims est le navire à protéger avant tout, même si je ne doute pas de son aptitude à le faire seul. De notre côté, nous resterons en mouvement permanent autour de la platforme, faisant feu au besoin sur ce qui passera à porter, mais nous défendre ne doit pas être votre priorité. Qu'importe si nous tombons, il faut couper les émetteurs et stopper l'Émergence. Et pour cela, il faut détourner nos adversaires du Briseur d'Essaims, me suis-je bien fais comprendre ?

— Oui Amiral !

— Bien. Vos équipages sont prêts ?

— Oui Amiral.

— Alors déployons la flotte... Nous comptons sur vous.

L'Amiral salua ses hommes qui lui rendirent avant de rompre les rangs et de quitter les lieux. A peine sorti du centre, l'alarme d'alerte s'activa alors que la voix de l'Amiral s'élevait dans la Ville.

— Habitants de l'Oasis ! Nous voici rendus à notre objectif, notre raison d'être depuis des cycles lunaitres. Très bientôt nous arriverons à la plateforme de forage, et l'équipage du Briseur d'Essaims s'occupera de la neutraliser pendant que nous les protégerons. Nous déployons actuellement notre flotte et...

Un long silence plana sur les ondes avant que la voix reprenne.

— Et je viens d'apprendre que nos adversaires en font autant... Je n'attends rien de moins de vous que la perfection, car notre échec signifierait notre mort ! Amiral Cams, terminé.

J venait de monter à bord de son navire aux moteurs ronronnant quand le discours s'achevait, et déjà les premiers tirs d'artilleries fusaient depuis l'Oasis pour aller frapper aux alentours de la flotte adverse, projetant des Créatures par centaine dans les airs. Avisant l'Officier responsable de l'Infanterie, il lui fit signe de le suivre.

— V, tes hommes sont prêts ?

— Ils n'en peuvent plus de s'entraîner et n'attendent que ça !

— Parfait. Tu vas prendre part à l'assaut ?

— Bien entendu, et toi ?

— Je ne sais pas encore... J'ai un navire à commander maintenant...

Les deux Officiers traversèrent le dédale de coursives pour arriver au poste de commandes tandis qu'un matelot criait.

— Commandant sur le pont !

Tous se levèrent et J les arrêta.

— Vous croyez que le protocole est primordial, là ? Allez, à vos postes. Capitaine de Corvette Sanchez, compte-rendu avant appareillage.

Carla dévisagea son fiancé en souriant.

— Ingénierie et machinerie opérationnelles à cent pour cent. Batteries à leur maximum et soute à carburant remplie jusqu'au débord.

— Capitaine de Corvette Sanchez ?

Pablo sourit à sa sœur avant de répondre.

— Systèmes de communication, de localisation, de transmissions et de contre-mesures opérationnels.

— Artilleur ?

R se tourna vers son ami.

— Toutes pièces déployées et prêtes à l'emploi, réserves de munition pleines, Dragon paré et armée, Monsieur !

J rendit son sourire à son ami.

— Ça te fait rire, hein ?

— À fond !

Le Capitaine de Corvette soupira avant de regarder son nouveau barreur.

— Second Enseigne de Vaisseau Dederan, machines à pleine puissance !

— À vos ordres Monsieur !

La jeune femme rousse au visage grêlé de taches de rousseur lança le navire à pleine puissance et les chenilles le propulsèrent lentement en avant tandis qu'il descendait la trappe de la cale sèche dans laquelle il avait entamé sa nouvelle vie. Tout autour de lui, d'autres navires de guerre de tailles diverses descendaient des mêmes cales ou étaient pesamment relâchés des entraves magnétiques de l'Oasis pour venir se déployer autour du fer de lance de la mission, toutes les toutes se dirigeant lentement vers les vaisseaux adverses.

— R, Pablo et Major Garful, branchez-vous, et coordonnez leurs visées et attaques. À vous trois réunis, nous devrions avoir des résultats conséquents.

— Oui Monsieur !

Trois jeux de connections synaptiques descendirent pour raccorder les personnels navigants aux ordinateurs du navire, et J et Carla virent de nouvelles informations s'afficher sur les écrans de relais visuel, tandis que les tourelles de toute la flotte se réorientaient. D'un léger mouvement de la main, J indiqua le tout à sa fiancée.

— Tu peux être fière de ton travail, tu sais...

— Serait-ce des remerciements ?

— Oui.

La jeune femme haussa un sourcil avant de répondre, sarcastique.

— Ils se seront faits attendre...

Soudain, le barreur poussa un juron tout en virant de bord, manquant de faire chavirer le Briseur d'Essaims dont les chenilles à bâbord venaient de décoller d'une dizaine de mètres de hauteur, tandis que face à eux trois croiseurs ennemis explosaient et qu'un puissant souffle rabattait le navire en perdition à l'horizontal. Cramponné à son fauteuil, J hurla.

— C'était quoi, ça ? Quelqu'un, une réponse, vite !

Pablo fut le premier à réagir.

— Le bruit était celui du Dragon. En plus fort.

S'en suivi le Major Garful.

— L'écho-radar est deux fois supérieur à celui d'un tir du Dragon, Monsieur.

Tous les regards se tournèrent lentement vers R qui se figea en les sentant sur sa nuque.

— S'ils le disent, c'est que c'est sûrement ça... En tout cas, vu ce que ça a traversé avant de nous frôler, et l'énergie cinétique que ça a déployé pour nous rabattre au sol, c'est du très très lourd... Je pense que même de front, on ne l'arrêterait pas...

J s'assombrit quelques secondes.

— Bien... Pablo, transmet un nouvel itinéraire. Nous allons avancer en zigzaguant. Cette chose ne doit pas pouvoir nous cibler. Pour avoir un tel calibre, ce doit être imposant et lourd, et il faut utiliser ça contre elle. Barreur, déployez les réacteurs et les moteurs anti-grav, et au besoin je prendrais les commandes pour que vous vous concentriez sur les contre-mesures. Officier Scientifique, connectez-moi à la puissance maximale.

Tous opinèrent et la formation de l'Armada évolua aussi vite que le nombre et la masse le lui permirent, alors que les tirs commençaient à déchirer le silence. Des deux côtés, le ciel s'embrasa tandis que les armes de petit calibre interceptaient les obus, et peu d'explosions eurent lieu sur les coques des navires, moins encore furent réellement graves même Si l'Armada de la Libération perdit un cuirasser aux chenilles arrachées. Son commandant de bord donna alors l'ordre aux pièces d » artillerie de faire feu sans discontinuer tandis que Les Créatures commençaient à l'escalader ou à l'infiltrer en profitant de son immobilisme, et dix minutes plus tard le vaisseau se tut définitivement sous le regard médusé de l'équipage du Briseur d'Essaims, alors que R murmurait.

— Il n'y a pas à dire, ces saloperies sont véloces et voraces...

— Concentres-toi, R !

Un second tir se fit entendre, et une énorme boule de feu passa devant le navire après en avoir pulvérisé plusieurs autres, arrachant un cri de frayeur à l'équipage.

— Bordel ! Je vais prendre les commandes et nous sortir de là ! Si c'est nous qu'il veut, il détruira toutes les flottes avant, et ça ne semble pas le gêner !

— Mais tu vas faire quoi ?

J regarda sa fiancée en souriant.

— Passer derrière la plateforme et vous faire débarquer en chaloupes, puis lui niquer sa mère ! Pablo, transmet comme directives qu'on éclate la formation, puis que tout le monde embarque. Je ne garde que le minimum requis. J, Pablo, Major et moi. Avec la mise à jour du logiciel, c'est suffisant.

Carla lança un regard terrifié à son compagnon qui lui prit la main.

— Ca va le faire. Tu m'as donné une belle raison de revenir. Et puis, je suis ce navire, pas vrai ?

A travers tout l'appareil l'ordre fut donner d'embarquer dans les chaloupes tandis que l'Armada de la Libération de déployait, et le Briseur d'Essaims prit son essor en repliant ses chenilles, laissant sa garde rapprochée derrière lui en un rien de temps.

— J, il semblerait que ce soit une Ville Mobile avec le pavillon de l'Ancien Gouvernement des Nations Unies qui possède ce canon. L'Oasis, à côté, c'est une cabane en bois... Mais il est lent. Très très lent...

— À quel point ?

— Les chenilles ont des lames un peu partout parce que sinon les Créatures parviennent à monter dessus...

J ouvrit la bouche de surprise.

— Mais alors il est là depuis combien de temps ? Parce que jamais il n'aurait pu se déplacer assez vite pour nous rattraper...

— C'est exactement ce que je me suis dit...

Les réacteurs crachant de longues trainées violettes poussèrent le navire aussi vite que possible tandis que les bâtiments adverses peinaient à aligner leurs tirs, manquant systématiquement leur cible en visant trop court ou trop long, et l'Armada de la Libération en profita. Tous les navires se remirent de front pour faire feu conjointement, pulvérisant de nombreux bâtiments bien que R se soit retiré de leur réseau, et l'Oasis vint les rejoindre dans la danse. Le canon obusier qui trônait sur son sommait cracha sans discontinuer, projetant en tous sens des gerbes de terre, de métal en fusion et de Créatures déchiquetées, jusqu'à ce qu'un épais rideau de flammes recouvert d'une épaisse fumée noire leur masque le paysage. L'Amiral ordonna alors le cesser le feu.

— Mais au premier qui réapparait, on recommence.

De son côté, le Briseur d'Essaims peinait à maintenir sa ligne de flottaison stable au-dessus de la masse grouillante et grossissante de Créatures au fur et à mesure qu'il s'approchait de la plateforme, jusqu'à réussir à la placer entre elle et la flotte adverse. De nombreux grappins magnétiques filèrent pour se coller à l'acer, et le vaisseau s'approcha lentement pour lancer son abordage, et les chaloupes décollèrent pour parfaire le dispositif. Alors que les amarres magnétiques se désolidarisaient de la plateforme, les haut-parleurs du Briseur d'Essaims crièrent avec la voix de son commandant de bord.

— Je vais vous garder à l'abri. N'oubliez pas. La clé du succès, c'est vous !

Sans un mot de plus, le navire reprit sa route alors que les quatre-mille cinq-cents hommes et femmes du navire se déployaient sur la plateforme.

Les troupes à pied commencèrent à se déployer sitôt en contact avec les passerelles de la plateforme. Le Lieutenant de Vaisseau Victor Grif dirigeait ses hommes depuis un écran holographique déployé à son poignet gauche, et les groupes de combat escortèrent les contingents d'ingénieurs et de techniciens, exécutant avec maestria chaque Créature qu'ils pouvaient croiser sur leur chemin. Quand les derniers personnels mirent pied à terre, V se rapprocha de Carla.

— Je t'ai gardé mon meilleur commando. Ton frère et toi serrez sous bonne escorte, même si le risque zéro n'existe pas.

La jeune femme regarda les quarante hommes surarmés, suréquipés et surentrainés autour d'elle et sourit.

— Je ne pouvais pas espérer mieux, merci.

V haussa les épaules.

— C'est dans l'intérêt de tous. Escouade Penetrator, dispositif escorte, en avant !

Les hommes se déployèrent en fer de lance, les deux VIP au cœur du dispositif, et commencèrent à avancer à un pas mesuré, tandis qu'à l'extérieur les bruits caractéristiques des canons du Briseur d'Essaims se joignaient à l'orchestre de percussions de la bataille.

— Ne t'en fais pas Carla. C'est le meilleur. Si lui n'y arrive pas, personne ne le pourra.

Carla lança un regard complice à son frère en souriant.

— Je sais. Et puis, je connais le nom de la personne qui a amélioré ce navire...

— Ce n'est pas l'humilité qui t'étouffe...

Les transmissions grésillèrent et une voix s'éleva sur l'épaule de V.

— Mon Lieutenant, nous avons relevé quelques anomalies tout au long du trajet nous amenant à la salle des machines...

— Comme ?

— Des portes ouvertes récemment, avec des traces de mains dans la poussière...

V lança un regard lourd de sous-entendu à son bras droit avant de reprendre les transmissions.

— À tous les groupes, alerte maximale. Partez du principe qu'il n'y a pas que des Créatures. Je répète, nous ne sommes pas seuls, un groupe de combat non identifié est présent sur la plateforme.

À peine le message fut-il transmis que des échos de tirs se faisaient entendre à travers les coursives, et les hommes se regroupèrent tous pour protéger les ingénieurs alors que V sortait son sabre de son fourreau.

— Messieurs, progression en sécurité maximale.

Une déflagration claqua dans le silence de la coursive et un homme tomba au sol, frappé en plein visage, alors que la partie du fer-de-lance orientée vers l'origine du tir faisait feu en masse. Après quelques secondes d'un tir nourrit, les armes se turent et V se concentra vers les ténèbres qui venaient d'être criblés de tirs. Un sifflement pneumatique se fit entendre, et un homme en tenue de scaphandrier lourdement renforcée s'avançait, le blindage marqué par les tirs et un fusil à canon long bien campé entre ses mains. Se tournant vers ses hommes, Vu hurla en levant son sabre.

— Embuscade ! Tir de couverture et progression !

L'arrière du groupe recommença à faire feu alors que le reste du commando entrainait Carla et Pablo à leur suite, tandis que dernier le scaphandrier d'autres hommes lourdement blindés émergeaient lentement de l'obscurité. Malgré leur vitesse de déplacement et leur cadence de tir extrêmement lente, chacun de leurs tirs abattait un fantassin de plus avec une précision redoutable, taillant lentement mais sûrement dans les rangs adverses. Lorsque le groupe se retrouva devant une porte blindée, Pablo joua des épaules pour se rendre devant la console d'ouverture.

— Laissez faire les professionnels !

Il gratta sa tempe droite et décolla la peau, avant de sortir un long câble sous le regard catastrophé de sa sœur.

— Mais c'est quoi, ce truc dégueulasse ?

— J'ai été recruté par la Cité des Transmetteurs après avoir craqué leur système informatique... je suis un hacker recyclé, petite sœur.

Faisant sauter le boitier de la console, il se brancha dessus et ses yeux se révulsèrent.

— La vache... Leur OS est un dinosaure... Et tant mieux.

La porte s'ouvrit dans un bruit de pression pneumatique et le groupe reprit sa progression alors que Carla pressait son frère.

— Attends, j'ai une surprise pour eux...

A travers la plateforme, de nombreuses portes s'ouvrirent ou se fermèrent, traçant des itinéraires plus rapides pour les fantassins du Briseur d'Essaims et dirigeant les Créatures droit sur les scaphandriers.

— Ca, ça devrait nous aider un peu...

Retirant le câble qu'il laissa pendre, Pablo regarda sa sœur en souriant.

— À la guerre comme à la guerre.

Le frère et la sœur rirent brièvement avant que V les rappelle à l'ordre, et ils repartirent en courant jusqu'à la porte du poste de commande qu'ils trouvèrent fermée, et Pablo se jeta dessus en s'excusant.

— Elle n'était pas sur le réseau, désolé. Je pirate ça de suite !

Retirant le boitier, il s'y connecta, et la porte s'ouvrit dans un énième bruit de moteurs pneumatiques. Le jeune homme se tourna vers son groupe et sourit en leur tendant un pouce victorieux auquel ils répondirent par de grands sourires avant de se figer. Une longue lame venait de traverser le torse du pirate informatique avant de le soulever du sol pour le jeter contre la paroi de la coursive, dévoilant un homme au visage brûlé et en tenue d'Officier derrière lequel se tenaient des hommes en arme.

— Lieutenant Grif... J'attendais notre match retour avec impatience...

Serrant les dents, V marmonna.

— Coronno, fils de chienne... J'espérais vraiment t'avoir incinéré !

Les deux hommes se jetèrent l'un sur l'autre, sabres au clair, alors que les commandos commençaient à faire feu. Se jetant à terre, Carla rampa vers son frère aussi vite que possible alors que celui-ci se vidait de son sang.

— Pablo !

Le pirate tourna un regard livide et figé de douleur vers sa sœur.

— Les... Grilles d'aération... Amènent... Aux consoles... Arrête tout ça... Qu'on ne soit pas morts en vain...

Les yeux du hacker fixèrent le vide pour se figer dans un immobilisme éternel alors que l'air s'échappait une ultime fois de ses poumons et que son visage se détendait. Les larmes aux yeux, Carla se retint de pleurer pour regarder autour d'elle et découvrir une grille contre le mur le plus proche d'elle. Alors que les deux groupes de fantassins fondaient comme neige au soleil et que les duellistes s'éloignaient de la porte en jouant du sabre, elle agrippa la pièce de métal et tira dessus de toutes ses forces pour la tordre et l'arracher, avant de s'engouffrer dans le conduit en espérant ne croiser aucune larve de Créature.

Dans une coursive latérale, V et Coronno croisaient le fer, virevoltants entre les lames, tentant à intervalles réguliers d'utiliser leurs pistolets à bout portant en vain, et le combat révélait un niveau de maitrise martial hors de commun.

— On dirait que tu t'es bien remis de notre dernier combat, Coronno.

— M'avoir laissé pour mort au prétexte que j'étais brulé au troisième degré sur plus de la moitié du corps était une erreur. J'ai survécu, et ma rage n'a cessé de croitre !

Un grand coup manqua de séparer V en deux, mais celui-ci le bloqua in extremis.

— Sauf que tu as perdu en vitesse.

— Mais pas en intelligence !

La main gauche de Coronno se saisit d'un poignard qu'il planta dans la cuisse de son adversaire en lui arrachant un cri de douleur, avant de la retirer pour lui enfoncer dans l'abdomen en lui coupant le souffle. V le regarda avec surprise, avant que ses yeux ne descendent sur la plaie ensanglantée, et Coronno fit tourner la lame sur elle-même en lui arrachant un nouveau cri de douleur.

— Je crois qu'à l'inverse de moi, tu ne te relèveras pas.

V prit le manche du poignard à deux mains avant de tomber à genoux, puis de s'effondrer sur le flanc. Coronno lui lança un regard dédaigneux avant de se détourner du mort et de partir quand une déflagration déchira le silence mortifère de la coursive. Baissant les yeux, Coronno tâta sa chemise et le trou qui l'ornait avant de tomber face contre terre.

— Tu as commis la même erreur que moi...

La main tremblante de V lâcha son pistolet, et l'Officier tomba définitivement, mort pour de bon.

Sortant lentement de la conduite d'aération, Carla observa la salle de contrôle avant de fouiller dans son sac et d'en sortir une sphère métallique qu'elle activa pour la faire rouler au centre de la salle. Une immense déflagration d'énergie violette assomma les fantassins ennemis alors que les scaphandriers arrivaient de l'autre côté du couloir, et les troupes du Briseur d'Essaims se jetèrent dans la salle pour refermer la porte blindée qu'ils soudèrent prestement tandis que la scientifique branchait son ordinateur à ceux de la plateforme.

— Il y en a pour longtemps, Capitaine ?

— Un bon quart d'heure...

— Je vous offre cinq minutes... Après, je ne vous garantis pas la sécurité...

Carla dévisagea le Major en se mordant les lèvres, avant de sortir trois petits ordinateurs de plus qu'elle ajouta au réseau.

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