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Salut...

Je suis désolée. J'ai encore mi cent ans pour écrire ça. XD

Voilà le tout moche pour mon seul et adorable lecteur. Du cpup, il y a un petit nouveau dans le groupe. ça me fait plaisir. 

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Tartanne planta son regard dans celui de Trysol et lui fit comprendre d’un mouvement de pattes qu’il prenait les commandes. Suan était loin de tout, dans un cocoon créé rien que pour lui. Le pont qu’il avait instauré entre eux tous avait rompu d’un coup. Tartanne pouvait encore naviguer dans sa tête, communiquer avec ses anciens lui, mais tout cela lui était d’aucune utilité. Il avait bien établie un lien avec Xin-Shen, seulement la fillette était occupée à tracter son frère. Elle ne pourrait pas les guider tant qu’elle serait sous l’eau. Les instructions restaient dans sa mémoire. Il avait bien fait de les lui demander.

Tout reposer sur sa capacité d’écoute, désormais. Il était le seul à pouvoir entendre les gardes et calculer la distance qui les séparaient les uns des autres. Le seul problème est qu’il était incapable d’échanger avec Trysol autrement qu’avec ses yeux et sa gestuelle. Comprendrait-elle ? Il y croyait très peu. Puis il y avait les six garçons avec eux. Ils n’avaient pas plus de dix-huit ans et ils marchaient derrière sans conviction. Il lança une œillade vers celui qu’il pensait plus vieille que Suan : vingt-trois… peut-être vingt-cinq. Il avait remonté les manches de sa tunique. Celle même qui recouvrait sa robe. De ce qu’avait entendu Tartanne, il s’appelait Galanys. Bien qu’il soit plus fin que Trysol, il y avait dans sa façon d’être une voracité restreinte depuis trop longtemps. Le félin devinait que le jeune homme n’était pas aussi doux que sa tenue pouvait le faire croire. Il savait se battre et au vu des marques vieillissantes sur ses avant-bras, il avait dû se rebeller plus d’une fois. Ce garçon avait connu la liberté avant qu’on ne lui retire. Il ne serait pas contre un combat pour s’affirmer.

Tartanne sortit ses griffes alors qu’il grossissait à vu d’œil. Il marqua le mur de trois traits avant de pointer de son long museau le couloir de droite. Il recommença, et traça cinq barres puis se tourna.

— Trois gardes à droite et cinq derrière nous, c’est ça le chat ?

Tartanne hocha la tête.

— Alors nous irons à gauche, assura la rouquine, vite arrêté par un coup de patte.

En la retenant par un pan de cape, le félin lui fit comprendre que leur chemin devait passer à droite, sans quoi ils finiraient par errer ici.

Le martellement de l’eau s’approchait dangereusement. Il fallait absolument éviter les gardes qui les coursaient et aller de l’avant. Réduir au possible les personnes à affronter.

Tartanne écarta ses griffes et tira une flèche du carquois de Trysol. Il fronça les sourcils. Elle n’appréciait pas qu’on touche à ses affaires. Le chat s’en moqua. Elle ferait l’effort de partager ses ressources avec ses nouveaux compagnons. Il tendit l’arme à Galanys. Le jeune homme arqua un sourcil et attrapa avec fermeté la flèche. Il enroula un poing autour et s’en servit comme un poignard.

— Merci le chat. Donne s’en aussi aux gamins. Il faut qu’ils se protègent.

Une douceur pure procédait sa voix et Tartanne devinait combien il devait chanter divinement.

Galanys s’avança de Trysol et tendit la main, laisser peser ses yeux rose ternes dans les siens. Ils étaient si pâles comme la couleur de ses veines. En y prêtant plus attention, Tartanne le compara à Shealn qu’il avait découvert dans les pensées de Suan. La forme de ses tigrures était semblable à celles de la petite Shi-Huan : beige sur les extrémités.

Tu n’es pas d’ici, petit… songea le félin en partant en courant dans le couloir.

Trysol le regarda avec incompréhension, mais elle saurait quoi faire.

Trois soldates s’élancèrent vers lui, armes en main. L’une d’elle brandissait une immense hache qu’elle maniait avec souplesse.

Ses femmes savent se battre, ce n’est pas au corps à corps qu’on pourra les vaincre… la ruse. Pourvu que les autres comprennent.

Ils les entendaient courir derrière lui sans un bruit. Trysol était loin d’être idiote. Dans ce monde, elle avait du apprendre à ruser aussi.

Haut de trois mètres, Tartanne cogna ses pattes contre le sols en levant de grandes éclaboussures aux visages des assaillantes. Il sauta sur lui-même comme un être déchainer, le diable au corps. Il écarta ses pattes, grossit un peu plus et bondit de plus belle dans l’eau.

— C’est quoi ce chat géant ? Qu’est-ce qu’il veut ? gronda une soldate.

— Je ne sais pas ! Mais j’aime pas ça. Cette race n’existe plus depuis des lustres. C’est la poisse assurée s’il reste là, cria une autre.

La troisième s’essuyait les yeux, alors qu’une cloche retentit. Elle releva la tête.

— Comment ? s’insurgea-t-elle.

— Les prisonniers ! s’alarmèrent les deux autres.

Tartanne roula les yeux. Apparemment personne n’avait encore eut vent de la mutinerie.

— La poisse tu disais, grinça celle à la hache.

Avant qu’elle ne pose un regard noir sur l’animal, Trysol sortir de derrière la fourrure. Elle bondit dans les airs, la corde de son arc tendue et décocha une flèche qui se logea dans le front de la soldate à la hache. Un son plat chuta.

Envahie de stupeur les deux autres femmes eurent un mouvement de retard profitant à Galanys.

Caché dans l’ombre d’une patte, le jeune homme avait invité le matou à lever une plus grande éclaboussure. Galanys s’était dissimuler derrière l’eau et d’un cou meurtrier il avait enfoncé la pointe de la flèche dans le cou de sa proie. Le sourire dément qui était apparu resté accroché à ses lèvres fines. Le sang réanimait quelque chose en lui.

Qu’as-tu fait gamin ? Qu’a-t-on appris à faire ?

La dernière des soldates n’eut rien le temps de faire. La flèche de Trysol perça sa poitrine et celle de Galanys entailla le poignet qui tenait une épée. Avant que l’arme ne glisse dans l’eau, il se l’appropria déverrouillant des gestes moulte fois rabâchés.

Tartanne sentit les cinq gamins tremblant dans ses pattes. Il ne pourrait pas courir avec eux entre les jambes. D’un geste ferme, il se libéra et le poussa de sa grosse tête sur le côté et griffa à nouveau le mur.

— Gauche, deux. OK pour moi. Toi, le gamin. Pas de quartier,

Trysol invita Tartanne à ouvrir la route et il s’exécuta. Au-dessus de leur tête les flambeaux éclairaient les cheveux. Ces derniers se tortillaient avec vitalité. Le sang… Ils sentaient le sang.

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