Chapitre 44 : Réseaux

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« Appelez tout de suite la sécurité, il faut le retrouver ! Kohim, viens avec moi, dépêche ! Jabgard va tout faire foirer ! »

Le soldat dévisagea Mahaut, l’air plus désabusé que fâché. Il lui montra le logo de mise en attente qu’affichait son écran, clairement peu convaincu de l’opportunité d’interrompre leur échange avec Ramah.

« Oui, je sais, admit-elle, mais Jab prépare un mauvais coup, j’en suis sûre ! On doit l’arrêter sinon on n’aura plus l’occasion de persuader le commandement de quoi que ce soit ! »

Après avoir empoché son terminal pour ne pas couper la précieuse communication, il la suivit dans le couloir en grommelant. Mahaut s’engagea sur sa droite pour rejoindre les escaliers qu’ils avaient descendus une demi-heure plus tôt.

« Regarde bien dans les labos s’il ne s’est pas planqué quelque part ! » pressa-t-elle le jeune homme, jetant elle-même des coups d’œil rapides de part et d’autre.

Ils commencèrent l’ascension des marches jusqu’à l’étage supérieur, sans autre indice quant aux intentions de leur ancien camarade que sa disparition inopinée.

« Tu n’as pas reconnu Songard derrière le gars qui te parlait ? interrogea Mahaut qui, avec son atèle, peinait presque autant que Kohim. Jabgard a prétendu qu’elle avait été exécutée après avoir fourni de mauvaises coordonnées pour les bombardements, que c’est ça qui l’avait décidé à déserter via la ligue secrète ! Ah, putain, en plus, il m’a volé mes omnivues, cet enfoiré ! »

Ils allaient atteindre le sommet de l’escalier lorsque l’exosquelette de Kohim les avertit bruyamment de l’épuisement prochain de ses batteries.

« C’est bon, moi je retourne au labo ! annonça le soldat. Je ne vais pas rester étalé par terre avec un traître qui peut me sauter dessus à tout moment !

— À part que tu es sans doute la personne qui court le moins de risque de tout le bâtiment : il sait que tu le soutiendras s’il agit pour le bien de Ramah ! rétorqua Mahaut avec une pointe d’incrédulité. Allez, on continue ! On te rechargera dès qu’on l’a localisé. »

Ils explorèrent le hall hexagonal au pas de course, ouvrant chaque porte à la volée ; mais les salles de ce niveau semblaient désertes, plongées dans le silence et l’obscurité du milieu de nuit. Ils montèrent encore une volée d’escaliers pour aboutir sur la galerie où était située l’infirmerie. Le souffle court, Kohim pestait sur son dispositif d’assistance, dont la puissance s’était réduite de moitié avec l’enclenchement du mode économique.

Ils prirent cette fois le temps d’inspecter chaque pièce de façon méticuleuse, contraints par le rythme de déplacement ralenti du soldat. Mahaut surveillait leurs arrières avec rigueur, ses réflexes militaires resurgissant face au danger. Pourraient-ils faire quoi que ce soit, sans arme, une fois confrontés à leur ancien camarade ? Ils le découvriraient bien assez tôt.

Ils allaient quitter le grand bureau rassemblant une demi-douzaine de postes de travail lorsqu’elle remarqua une petite porte fermée entre deux étagères bourrées d’objets divers. Elle le signala à Kohim au moyen des gestes qu’elle avait appris à l’armée ; ils s’approchèrent en silence. À quelques pas du battant, l’exosquelette du jeune homme se remit à sonner, sa mélodie sympathique répétée en écho dans la salle vide. Sans se concerter, ils s’agrippèrent aussitôt par l’épaule pour asséner un coup de pied synchronisé dans la porte. Le système de verrouillage céda avec un craquement sec.

Dans le minuscule local, Jabgard se tenait debout devant une colonne de circuits électriques, omnivues sur le nez. Il se retourna prestement en ôtant ses lunettes, puis parut réfléchir un instant aux raisons potentielles de cette entrée fracassante — pour apparemment conclure qu’il ne servait à rien de jouer les vierges effarouchées.

« Tiens, une paire de rats ! s’écria-t-il avec un sourire narquois. Si j’avais su que vous pointeriez votre museau ici, j’aurais placé des pièges… »

Kohim se contenta d’une onomatopée pour manifester son — probable — agacement à l’idée d’être jeté dans le même sac que sa nouvelle alliée. En face d’eux, Jabgard collait des bouts d’une sorte de scotch sur les câbles.

« Qu’est-ce que tu comptes faire ? le questionna Mahaut, les yeux rivés sur ses mains.

— Moi ? Rendre toute sa gloire à Ramah, bien entendu !

— Et concrètement ?

— Je vais mettre à profit toutes les informations que vous m’avez si gentiment fournies, bande de crétins ! Gemli, tous les ploucs du chantier et toi, Mademoiselle la cheffe de guerre ! » acheva-t-il en agitant les omnivues en l’air.

Grâce à leur liseré vert pâle, elle reconnut ses propres lunettes, réalisant en même temps que celles-ci permettaient à Jabgard d’accéder à tous les moyens de communication stratégiques réservés aux membres du Conseil de Défense.

« Tu veux couper l’alimentation du musée, c’est ça ? enchaîna-t-elle dans l’espoir de le faire parler. Tu n’as pas apprécié la présentation sur la chute de Ramah ?

— Très drôle, Maïdokh ! répliqua avec hargne son ami. Mais non, j’ai un peu plus d’ambition que ça désormais ! C’est fini de me cacher derrière mes potes soi-disant plus brillants. On va voir si vous serez toujours aussi résilients lorsque vous n’aurez plus d’énergie du tout ! Ce que les bombardements n’ont pas pu accomplir, nous allons enfin y arriver et tout le monde s’en souviendra ! »

Ainsi donc le plan de Jabgard était-il de saboter le réseau électrique danatile... Comment serait-ce possible ? Il avait dit « nous », sous-entendant l’existence de complices. Qui étaient-ils ? Comment avaient-ils prévu d’agir ? Mahaut devait absolument en apprendre plus.

« Jab, entama-t-elle avec légèreté, détruire Danapi n’est pas le seul moyen de restaurer la grandeur de Ramah…

— Peut-être, mais c’est le meilleur, susurra le faux déserteur, car il nous débarrassera pour de bon de cette maudite engeance que sont les Maïdokhis ! »

Appuyé contre l’encadrement de la porte, Kohim souriait d’une façon inquiétante. Partageait-il encore ces sentiments ? C’était possible, bien sûr.

« Tu as raison, concéda-t-elle en avec dépit, priver tout Danapi d’électricité pourrait bien leur porter le coup de grâce. Ils n’auront plus les moyens d’à la fois assurer la survie de leur population et repousser de nouveaux assauts de l’armée ramahène. Ils reviendront trois mille ans en arrière, et vous pourrez conquérir le continent en quelques semaines. Mais qu’est-ce que cela vous apportera ?

— Tu rigoles, Maïdokh ? s’écria Jabgard en reniflant. Avec de telles ressources minières, on pourra rétablir notre production industrielle et mater ces putains de rebelles !

— Tu le penses vraiment ? Regarde la réalité en face, Jab ! Le rapport de forces a changé, c’est trop tard pour inverser la tendance… De moins en moins de monde soutient votre guerre odieuse, là-bas ! D’ici quelques mois, tous les royaumes auront fait sécession, tu le sais bien. Ramah n’existera même plus…

— Ta gueule ! » l’interrompit-il.

L’ancien chef de groupe insérait à présent de minuscules épingles dans les papiers collants qu’il avait appliqués sur les câbles, sans jamais quitter ses camarades des yeux plus d’une fraction de seconde. L’assurance de ses gestes rappela à Mahaut qu’il avait œuvré pendant plusieurs semaines à la réparation des installations énergétiques de Badilaam.

Ce n’était certainement pas par hasard qu’il avait cherché à participer à ce type de travaux. Tout ça répondait sans doute à une stratégie bien établie, mais par qui ? Par l’armée ramahène ? La présence d’espions à Danapi paraissait indispensable au succès de telles manigances. Parmi les milliers de soldats ramahènes laissés libres de circuler sur le continent, combien avaient opéré le même choix que Jabgard ? Et où se trouvaient-ils en ce moment ?

« Danapi sera le seul refuge pour toi et tes potes, reprit-elle, le ton lourd de mépris, et Ramah ne sera bientôt plus qu’un souvenir ! Tu es plus malin que ça, Jab. Tu ne peux pas croire que la solution à ce conflit réside dans l’empilement d’encore plus de cadavres !

— Ben si, parce que je m’en tape ! Nous reviendrons plus forts pour écraser ces traîtres de rebelles et s’ils meurent, ce sera entièrement votre faute ! C’est vous qui les avez manipulés, qui les avez poussés à se révolter contre les autorités !

— Oui, parce qu’ils ont découvert le véritable message d’Opthéo Tsong ! s’exclama Mahaut. Mon message ! Et figure-toi qu’il ne recommande pas de tuer des millions d’innocents pour voler leurs terres ! »

Jabgard avait cessé ses activités sur la colonne électrique pour chausser ses propres omnivues. Une main posée sur l’oreille, il semblait attendre quelque chose.

« Oh, fous-moi la paix avec tes fariboles ! aboya-t-il. Tu n’es pas plus la réincarnation du guide éclairé que le moustique que j’ai écrasé en entrant dans cette pièce ! Et ce n’est pas parce que ton petit stratagème a fonctionné avec un demeuré comme lui, ajouta-t-il en désignant Kohim, que tu dois t’imaginer convaincre des gens avec un minimum de sens commun ! »

À côté de Mahaut, le soldat paralysé fixait Jabgard sans ciller, sa respiration soulevant sa cage thoracique par de grands mouvements saccadés. Elle n’osait pas lui adresser plus qu’un regard furtif, mais devinait qu’il était à deux doigts de se retourner contre elle. Que pouvait-elle dire pour le faire changer d’avis ?

« Soldat Nesaïgurinot, vous êtes toujours là ? »

L’irruption de la voix du haut-parleur du terminal les fit sursauter tous les trois. Alors que Jabgard écarquillait les yeux avec une moue plus que menaçante, Kohim leva une main en signe de temporisation, et réactionna son micro.

« Oui, oui, j’ai seulement dû stopper la projection…

— D’accord. Nous avons comparé l’ADN que vous nous avez transmis avec celui d’Opthéo Tsong conservé dans les archives royales. Le résultat est très étonnant…

— Dans quel sens ? » s’enquit le militaire.

Omnivues toujours sur le nez, Jabgard agitait la tête en sautillant sur place ; il semblait tout bonnement prêt à exploser. Anticipant l’apparition rapide d’une étincelle, Mahaut chercha autour d’elle un objet à utiliser pour se défendre.

« Il pourrait confirmer vos dires, déclara le préposé des services de renseignement, mais nous souhaitons effectuer des tests complémentaires. Pourriez-vous venir à Dar Long avec la dénommée Mao Dècham ? »

Elle n’eut pas le temps de se demander comment ils l’avaient identifiée. Son ami saisit le couteau dissimulé dans sa ceinture et se jeta sur elle, un rictus effrayant déformant son visage. Elle para sa première frappe avec la lampe qu’elle agrippa du bout des doigts sur une étagère, mais trébucha en arrière en esquivant la deuxième, heurtant le chambranle de la porte avec violence. D’un bond, Jabgard fut sur elle, arme en main.

Couchée sur le dos, elle attrapa une chaise dans le grand bureau pour la balancer de toutes ses forces dans ses jambes. Elle rampa en triple vitesse vers la sortie tandis qu’il se dégageait en grognant. Elle allait se relever lorsqu’il la rejoignit. Se retournant in extremis, elle ne parvint qu’à freiner son coup avec le pied ; la lame s’enfonça dans son épaule, la faisant hurler de douleur. Jabgard se prépara à recommencer, mais cette fois, elle était prête : elle frappa son avant-bras d’un coup de poing puissant. Il lâcha le couteau sous l’effet du choc.

« Saleté de Maïdokhie ! Tu vas voir ce qu’il en coûte de souiller la mémoire du guide éclairé… »

Il planta son genou dans les côtes de Mahaut, puis plaça les deux mains autour de son cou. Incapable de se dégager de sa prise avec un seul bras, elle se tortilla sur le sol pour essayer de réduire la pression sur sa trachée. En vain.

« Kohim ! Je t’en prie, aide-moi… » supplia-t-elle dans un souffle en apercevant le soldat, immobile à l’entrée du local technique.

Celui-ci parut sortir d’une longue méditation. Il s’élança dans leur direction en emportant une autre chaise, qu'il souleva au-dessus de sa tête. Après quelques pas, son exosquelette émit une musique triste. Sans plus aucun soutien de son dispositif d’assistance, Kohim s’écroula entre les bureaux juste à côté d’eux sans réussir à toucher Jabgard. Distrait, leur ancien camarade ne relâcha le cou de Mahaut qu’un bref instant ; cela suffit néanmoins. Elle lui tordit le poignet, accompagnant son geste d’un passement de hanche pour le projeter dans le meuble voisin. Un coup de pied dans l’estomac de son ami plus tard, elle était debout, traînant le militaire paralysé hors de la pièce de son bras valide.

Jabgard attrapa celui-ci par l’extrémité de son exosquelette pour stopper net leur évasion, ramassant ses omnivues et son couteau au passage.

« T’es vraiment trop con, toi ! l’invectiva-t-il. Les autorités ramahènes ont de grands projets pour Danapi, une fois qu’on sera débarrassés de ces débiles mentaux. Tu pourrais encore y participer ! Prendre du galon, gouverner un district, tout sera possible à ce moment-là… Tous les intervenants de l’opération exceptionnelle seront richement récompensés, alors réfléchis bien ! Ton destin se joue ici et maintenant, soldat, crois-moi ! »

Redressé sur ses coudes, Kohim le regarda avancer vers Mahaut avec une moue indécise. Jabgard balayait l’espace devant lui par de grands mouvements de sa lame.

« Toi, par contre, ton destin est déjà scellé, ricana-t-il tandis qu’elle s’adossait à la rambarde de la galerie. Parce que la dernière chose dont nous aurons besoin, c’est d’une Maïdokhie qui se prend pour un prophète et veut nous dire comment gérer nos vies… »

Il se lança vers elle, levant son couteau droit vers sa poitrine. Mahaut tenta de se déporter, mais il la retint en agrippant son épaule meurtrie. Elle imaginait déjà la lame pénétrer sa chair lorsqu’elle vit le corps de Jabgard basculer sur le côté. Déséquilibré par Kohim, qui s’était approché à la force des bras pour attraper sa jambe, il se retrouva couché sur le dos en travers de la balustrade, puis culbuta dans le vide. Ils entendirent un horrible son d’os éclaté, suivi d’un hurlement.

Mahaut se pencha pour apercevoir son ancien ami, étalé sur le sol quatre mètres plus bas, le tibia jaillissant du pantalon au milieu d’une grosse tache de sang. Tandis que deux gardiens du musée déboulaient dans la salle hexagonale, matraques à la main, Kohim se hissa jusqu’au rebord de la rambarde pour admirer son ouvrage.

« Bienvenue au club des éclopés, demeuré ! » cracha-t-il d’un ton empli de dédain avant de se laisser choir sur le parquet.

Avisant les omnivues de Jabgard à leurs pieds, elle se souvint que celui-ci avait volé les siennes un peu plus tôt. Dans quel but ? Elle courut les récupérer dans le petit local, et parcourut en tremblant l’historique des communications sécurisées. Tout s’éclairait à présent. Sans perdre un instant, elle appela Shanem : il n’était peut-être pas trop tard pour éviter la catastrophe !

« Shan, lève-toi, c’est urgent ! Est-ce que tu sais où se trouve Ti-Laam ?

— Probablement dans son lit, vu l’heure, répondit la voix ensommeillée de son ami.

— Non, sûrement pas. Il a planifié le sabotage du réseau électrique avec des faux déserteurs de la ligue secrète ! Tu connais son adresse ?

— Oui, oui. J’ai voulu lui rendre visite hier, mais il m’a remballé en disant qu’il était trop occupé… »

Préparer une opération de cette envergure avait naturellement dû accaparer l’essentiel du temps du chef de la ligue.

« Parfait, écoute-moi, poursuivit Mahaut. Il faut que tu ailles chez lui au plus vite pour l’empêcher de déclencher l’attaque ! Il ne nous reste sans doute que quelques minutes avant qu’il ne réalise que Jabgard ne répondra plus.

— Jab est mort ? questionna son ami, visiblement déconcerté. C’était un traître ?

— Non, il vit toujours. Mais oui, il faisait partie du groupe…

— D’accord… Je réveille Gemli et on fonce. »

Sans épiloguer sur la signification de cette dernière phrase, elle prit contact avec Terrop, lui transmettant la liste des complices de Jabgard ainsi qu’un résumé des renseignements que celui-ci avait extraits grâce à ses omnivues. Éberlué, le militaire lui annonça qu’il plaçait immédiatement les forces de défense en alerte.

Tandis que tout Danapi s’affairait à retrouver les saboteurs, Mahaut se laissa glisser le long du mur en face de Kohim, épuisée. Le jeune homme la dévisageait, les traits plutôt sereins.

« J’aurais dû mieux surveiller mes lunettes, se reprocha-t-elle tout en appuyant sur sa blessure avec un chiffon. Mon accès aux fichiers du Conseil de Défense était le dernier élément dont ils avaient besoin pour mettre en route leur piratage. Mais j’étais tellement occupée à te prouver qui j’étais…

— Les Maïdokhis font beaucoup trop confiance à leurs semblables, commenta le soldat en haussant les sourcils. Ça vous perdra…

— Mais toi aussi, tu m’as fait confiance, répliqua-t-elle en ignorant délibérément la menace sous-jacente dans ses propos. Ce n’était pas un choix facile que tu as posé… Qu’est-ce qui t’a décidé ? »

Kohim la considéra un long moment, avant d’éclater d’un rire presque chaleureux.

« Jabgard se leurrait en pensant que la destruction de Danapi arrangerait la situation à Ramah, expliqua-t-il. J’ai juste parié sur l’option qui me paraissait la plus raisonnable compte tenu des circonstances.

— Même si ça t’obligeait à faire équipe avec moi ?

— J’ai toujours trouvé que tu étais quelqu’un de louche, non ? Au moins maintenant, on sait pourquoi… »

Mahaut rit à son tour. À l’étage inférieur, des infirmiers avaient rejoint les gardiens et semblaient éprouver des difficultés à faire tenir Jabgard sur la civière. Elle se leva pour assister au départ de son ancien camarade, le gratifiant d’un petit signe d’adieu pendant qu’il criait « Vous me le paierez, sales rats ! » à pleins poumons. Elle se tourna ensuite vers son nouvel ami.

« Viens, dit-elle en lui tendant sa main fonctionnelle, on va recharger ton exosquelette tant qu’il y a du courant… »




***

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