Chapitre 1

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Il fait frais dans la forêt le matin. C'est pour ça que je cours à ce moment-là. Le reste de la journée, il fait bien trop chaud pour faire quoi que se soit. Par chance, je peux utiliser ma magie pour me rafraichir.Cette été, le château de l'école m'avais parut très vide et pourtant, aujourd'hui, je voulais profiter de mon dernier jour de silence, de paix et d'intimité. L'écoule rouvrait ses portes demain et les cours reprenait dans une semaine. Au cours de ces vacances, j'avais dévellopé mes deux dons mais je n'utiliser la téléportation que pour retrouver Clément, chez lui. Sinon, je marchais. Je fini mon sport du matin avant d'aller retrouver ma mère chez nous, dans une aile de l'école. Elle venait de se lever et mangait.

-Bonjour maman, commençais-je en l'embrassant.

-Bonjour ma puce. Tout ces bien passé se matin ?

-Très bien. Papa rentre quand ?

-Dans la soirée, normalement. Il sera là demain pour les arrivées.

-Cool, et il repart quand ?

-Ma chérie, je sais que ton père n'est pas très présent mais...

-Pas très présent ? Je ne l'ai pas vu de toute les vacances !

-Je sais mais je ne peux rien y faire. Sinon, je peux te demander de faire quelque chose pour moi ?

-Dis-moi.

-J'aimerais que tu aille chercher Clément. Les professeurs arrivent vers quatorze heure pour préparer la rentrée mais en allant le chercher maintenant, tu pourras passer une peu de temps avec lui.

-Je ferais ça, merci.

Je terminai mon petit déjeuner avant d'aller prendre ma douche. Clément me contacta par télépathie juste après.

-Comment va ma princesse ?

-Tu me désespère Clément, rigolais-je. Mais je vais bien.

-Tu n'aime toujours pas ?

-Ne fais pas ce que tu ne pourras plus faire dés demain.

-A propos de demain...

-Que dirais-tu qu'on en parle face à face ? Tu fait tes valise et je viens te chercher dans une heure.

-Ta mère veux me voir plus tôt ?

-Non, je veux te voir plus tôt. Elle m'as autoriser à te faire venir avant l'heure.

-Je me dépèche. A tout à l'heure ma princesse.

-Clément ! Tu n'es pas croyable !

-Moi aussi je t'aime.

En attendant d'aller le chercher, je préparai moi aussi mes affaires. Avec la repris des cours, j'allais de nouveau habiter dans l'un des nombreux châlet de mon clan. Peu de temps avant l'heure fatidique, ma mère entra dans ma chambre.

-Anna, j'ai ces deux clés pour toi.

-Les châlets ?

-Oui. Celui de Clément et le tien. Je t'ai mis avec Stella.

-Merci maman.

-Dépèche-toi de le rejoindre.

Je me téléportai ensuite devant chez Clément cette fois, et frappa à la porte. Sa mère m'ouvrit.

-Tu viens chercher mon fils ?

-Exact.

-Entre donc. Tu veux quelque chose à boire ?

-Non merci, je ne vais pas rester longtemps.

-Anna ! Tu m'as manquer, nous coupa Clément.

-Idiot, on s'est vu pratiquement tout les jours.

-Tu n'es pas drôle Anna.

-Tu boude ? demandais-je en l'embrassant.

-Plus maintenant. On y va ?

-Oui et j'ai déjà ta clé.

-Super ça.

-Mr Miller, vous voulez venir avec nous ? demandais-je à son frère en le voyant.

-Non merci. J'ai encore beaucoup de chose à faire avant quatorze heure.

-Pas de soucis. Au revoir Madame.

-Bonne rentrée à vous deux.

Je nous téléportai dans la cour de l'école et on chercha son châlet dans le coin des professeurs. Il avait le numéro douze.

-C'est grand, commentais-je.

-Je suis prof en même temps.

-Maintenant que je suis venu, je pourait venir te voir souvent.

-On va devoir faire attention Anna. Je suis ton prof maintenant et notre relation est encore plus interdite.

-On ferra attention alors. On ne se verra ici que le soir et je me téléporterais pour que personne ne nous voit.

-Tu comprends qu'on va prendre un gros risque là ?

-Je sais. On peut arrêter d'en parler ?

-On peut.

Il m'embrassa et me porta jusque sur le canapé. On reta ensemble jusqu'à ce qu'il doivent me quitter pour rejoindre les autres professeurs et préparer la rentrée. J'en profita pour déplacer mes affaires dans mon nouveau chez moi.Une fois installer, je retournai chez ma mère récupérer les affaires scolaire qu'elle m'avais acheter. A vingt-heure, j'entendis Clément dans ma tête.

-On as fini pour aujourd'hui. Quel est le numéro de ton châlet, que te je rejoigne ?

-Le sixante-dix, je t'attends.

Quand il arriva enfin, il s'assis sur le canapé, exténué.

-C'est officiel, je serais ton prof de tir à l'arc.

-Cool, ça c'est bien passé alors ?

-Oui. J'ai mon emploie du temps, le nom de mes élèves et les programmes et j'ai pus rencontrer les professeurs. Et je ne suis pas le seul nouveau.

-Tant mieux si ça c'est bien passé.

-Je suis tout à toi maintenant, tu as pris quelle chambre ?

-La deuxième, Stella voudra la première. Mais dit-moi, tous les châlets ont trois chambres ?

-Oui. On ne sais jamais à l'avance combienil yaura de première année.

-Je vois et ils arrivent à quel heure demain ?

-Quatorze heure aussi.

-Profitons de notre soirée alors.

-C'est une bonne idée ça. Tu peux juste demander à Stella si elle veux que je vienne la chercher demain ?

-Je lui demande. Elle t'attends pour treize heure trente.

-Parfais.

On passa la soirée à jouer et à rigoler avant de s'endormir dans ma chambre, dans les bras l'un de l'autre. Même pendant les vacances, nous n'avions pas pu passer nos soirée ensemble. Et pourtant, nos soirée se limitait à des calins et des bisous.

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Nouvelle initialement publiée en 2014 dans l'anthologie " Monstres à toute vapeur " aux éditions Lune Écarlate.

Illustration : Franck Pierre-dit-Treuiller
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Adrien de saint-Alban


Chaque année, je me rends chez Macron cueillir des prunes. Je cours vers ces fruits clairs et sucrés. Chaque année, au mois d'août, je vais me rassasier de reine-claudes.
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En attendant je savoure ses reine-claudes.
La semaine dernière je suis passé par son jardin au hasard d'un détour. Je pensai à Macron et à ses reine-claudes. En fait , je pensai plus aux reine-claudes qu'à Macron. Mon égoïsme pour les vieux, leurs soucis ne m’intéressent pas. Seul compte mon appétit pour les prunes juteuses et sucrées. D'ailleurs je l'avais oublié le brave Macron, ses prunes délicieuses m'ont fait oublier jusqu'à l'existence du vieil homme. En fait, je fuyais ses conversations salivantes et postillonnantes, ne comprenant que la moitié de ce qu'il me disait.
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Adrien de saint-Alban
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Henri Robert Rivers
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