1 – Première découverte

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Mon mari n’était pas, comme vous alliez peut-être le penser, un type déplaisant macho ou violent. Non au contraire, j’avais pour moi un homme compréhensif, jovial avec lequel je passais de bons moments. Nous avions deux enfants qui faisaient notre joie. À côté de ça j’avais un travail qui me convenait pleinement, j’étais une femme plutôt épanouie.

Seulement voilà, je m’ennuyais au lit. Lorsqu’il en avait envie, il me demandait tout bas si je voulais faire l’amour, je lui disais « oui » et je le laissais avoir son plaisir. Au moment où il fallait, je poussais quelques cris afin de lui faire croire que j’avais aimé, et ça s’arrêtait là. En fait j’avais quarante ans, douze ans de vie maritale, mis au monde deux enfants, et je n’avais jamais joui de ma vie.

Quand j’entendais mes copines de boulot parler de leur vie sexuelle, ça avait pourtant l’air bien pour elles. Elles parlaient de leur « chéri » comme elles disaient avec emphase et toujours avec un je ne sais quoi dans les yeux que je n’avais pas. Cela commençait toujours un peu comme ça :

— Tu ne sais pas où il m’a emmenée hier soir ?

— Non, raconte voir !

En fait ça ne m’intéressait pas vraiment, mais pour faire la conversation… Le début était en général, un restaurant, un ciné ou une soirée entre potes, puis ils rentraient chez eux et là c’était la fête. Je ne dis pas que mon mari ne m’emmenait nulle part, mais pour moi, quand on rentrait, une fois couchés, ça n’avait jamais été amusant.

Le jeudi était un jour spécial, car mon mari allait jouer au tarot avec ses potes : Je ne m’y rendais pas souvent trouvant ce jeu ennuyeux. Pendant l’une de ces soirées, j’avais allumé mon ordinateur je me promenais sur un site : l’atelier des auteurs, dans lequel je publiais quelquefois de petits textes de poésie, à la recherche de quelque chose de nouveau. Je tombai sur un pseudo évocateur « Aux plaisirs saphiques » (Nda : instant pub) apparemment c’était un mec qui fantasmait sur des femmes qui font l’amour ensemble, un peu bizarre le type, mais ma curiosité fût piquée.

J’ouvris le premier texte « Le plus doux des pièges d’amour » (Nda : instant pub n°2). Il y parlait de deux amantes cherchant à séduire une troisième fille. Le texte était un peu facile, mais je crois que mes joues s’empourprèrent suite à une accélération de mon rythme cardiaque, il me sembla avoir aimé cette situation, je me demandais si regarder quelque chose de similaire ne me plairait pas. Dans l’accroche de son écrit il relatait trois noms d’actrices porno dont il s’était inspiré pour le physique des protagonistes. Je repérai le nom de la belle eurasienne dont il était question et je le tapai sur mon moteur de recherche préféré (Nda : pas de pub). « Kendra Spade »

Je cliquai sur l’un des premiers liens assez nombreux qui s’offraient à moi et découvrit une page… comment dire, pas très agréable à regarder de prime abord.

Je décidai tout de même de cliquer sur la première vignette. La vidéo qui en découlait ne fit que m’affliger. La pauvre fille se voyait présenter un sexe masculin qu’elle devait prendre en bouche, puis se voir pénétrée par ce dernier. Le mec, un type plutôt moche, avait l’air de ne pas s’intéresser à elle, c’était son objet et elle devait aller jusqu’au bout. Comme moi.

Je passai vite et regardai la vignette suivante. La deuxième la représentait embrassant une fille à pleine bouche. Déjà mieux ! fit une voix intérieure. Je cliquai et une page s’ouvrit. Je repérai le nom des actrices noté en dessous de la vidéo : Kendra Spade, Shyla Jennings, puis la lançai.

Au début de la vidéo s’afficha la photo de la première actrice, certainement la plus connue des deux, Shyla Jennings. Plutôt jolie avec ses cheveux noirs ondulés lui tombant sur les épaules, un sourire ravageur et les yeux pétillants. Elle semblait avoir entre vingt-cinq et trente ans, mais je savais bien le fond de teint avait fait son œuvre. Bonjour Shyla, pensai-je alors que son image envoyait un petit bisou à la spectatrice que j’étais, évidemment ce n’était pas que pour moi, mais on a le droit d’imaginer, non ?

Enfin s’afficha Kendra, très jolie aussi, l’air un peu plus jeune peut-être. La peau dorée, des yeux noirs un peu allongés et un beau sourire. Ses cheveux noirs comme seules les Asiatiques, en ont, encadraient son beau visage et étaient coupés à la hauteur de ses épaules. Salut Kendra, fut ma pensée, et elle se fendit d’un clin d’œil, merci !

La scène commença sur Shyla l’air triste, ses yeux humides. Elle devait passer un mauvais moment. Elle saisit son téléphone portable et composa un numéro. Ne comprenant pas bien l’anglais je ne sais pas trop ce qu’elle dit, toujours est-il qu’elle raccrocha, tentant d’essuyer ses fausses larmes.

Quelques instants plus tard la sonnette retentissait et la jolie Kendra apparaissait un bouquet de fleur à la main. Attention touchante, mais comment avait-elle eu le temps d’en acheter ? me signala mon sens critique.

Pour la suite elles se rendirent dans le salon, les fleurs furent déposées dans un vase sur la table basse, où une bouteille de champagne les attendait. Du champ’, rien que ça ! C’est un film, on s’en fout ! Kendra s’assit sur le divan pendant que Shyla servait le liquide pétillant, les larmes toujours au bord des yeux. Elle lui tendit une flûte, chacune but une gorgée, puis reposa son verre. Shyla se mit à parler. Je ne comprenais toujours pas l’anglais, mais je pouvais imaginer vaguement le contenu du dialogue sans problèmes :

Il (elle?) m’a plaquée je suis triste

Oh ! Ça s’est passé comment ?

Et là Shyla s’énervait. Ce n’était pas Isabelle Huppert, mais elle n’était pas si mauvaise actrice que ça :

Il (elle) m’a jetée comme une moins que rien, en plus par texto…

Ou tout autre argument, ce à quoi Kendra devait lui répondre :

Mais calme-toi, je suis là, je vais t’écouter.

Tu parles ! me disais mon esprit critique, elle est là pour lui sauter dessus et c’est tout. Il n’avait pas foncièrement tort, vu le caractère annoncé de la vidéo.

Kendra la prit contre elle pour la consoler, lui posa une main nonchalamment sur son genou nu, la jupe s’arrêtant juste au-dessus et, tout en lui appliquant quelques baisers réconfortants sur le front, s’appliqua à remonter cette main sur la cuisse tout en lui retroussant la jupe.

Un léger trouble commença à s’installer en moi, mais Shyla fit la vierge effarouchée et se retira un peu plus loin sur le canapé. Elles veulent me faire attendre les coquines ! Kendra redoubla d’efforts en lui parlant doucement. Shyla lui fit un sourire et leurs bouches se rapprochèrent jusqu’à se toucher. Mon esprit critique c’était finalement tu. Ce fut la voix de mon désir qui le remplaça. Elles unirent leurs bouches et leurs langues jouèrent ensemble comme je n’avais jamais vu nulle part auparavant ! Je veux faire ça ! Une chaleur puissante envahit mon bas ventre alors que tout en s’embrassant, passionnément, la main de Shyla glissait sur la poitrine de Kendra , défaisant les boutons de son chemisier. Mon esprit critique aurait dû me dire que ça aurait dû être le contraire, car c’est l’autre qui avait commencé. Mais il ne me dit rien du tout, j’étais captivée par les images qui me parvenaient.

Je me suis dit que j’allais faire comme elles, je défis mon chemisier et je fis glisser un sein hors de mon soutien gorge, pendant que je regardais Shyla lécher les aréoles de sa compagne, je promenais un doigt que j’avais humidifié dans ma bouche au même endroit. Voyant ses lèvres rouges embrasser le téton qui pointait, puis le mordiller savamment, je me mis à pincer le mien, me transmettant des sensations puissantes et inconnues. Personne ne m’avait jamais fait ça avec autant d’application ! Je retirai vite mon pantalon et ma culotte, car je sentais un liquide chaud entre mes jambes. Je ne voulais pas salir mes vêtements ni le fauteuil ! Je pris mon ordinateur portable entre mes mains, le posai sur ma table basse et courus chercher une serviette éponge que j’installai en vitesse sur un fauteuil confortable dans lequel je m’installai. J’espérais ne pas avoir loupé grand-chose. Bête que je suis j’aurais dû appuyer sur pause.

Quand je fus enfin en place elles étaient passées dans la chambre. Shyla venait de baisser sa culotte et l’angle de la caméra me permettait d’admirer sa jolie petite poitrine, nue. Sur son flanc, gauche, à la hauteur de son sein était tatoué un drôle d’oiseau à six ailes en plein vol. Le réalisateur commença un traveling sur son corps. Involontairement, je caressai mes lèvres avec ma langue. Elle était à quatre pattes. Les images qui suivirent m’amenèrent à contempler ses jolies fesses et son abricot. Deux jolies grandes lèvres entr’ouvertes qu’elle vint caresser avec ses doigts délicats. Comme je me l’étais promis, je fis pareil qu’elle, et je dus reconnaître que c’était bon, très bon, et leurs ébats m’aidaient à avancer dans mon plaisir.

Un plan se fit alors sur le sexe de Kendra. Une jolie vulve poilue, que Shyla léchait avec un savoir faire certain. J’entendais les gémissements de l’Asiatique en même temps que Shyla lui prodiguait ses soins. Je remarquai qu’elle s’attardait principalement sur le haut du clitoris, là où les lèvres se rejoignent. J’actionnai ce déclencheur sur mon propre organisme et j’en compris tout de suite l’intérêt. Ouh !

Elles se regardaient intensément dans les yeux, leur regard se consumant l’une l’autre. Oui, je veux faire ça, absolument !

Au bout de quelques minutes mon esprit n’était plus dans le film, mais elles étaient sur moi, je les imaginais dévorant mon intimité. M’embrassant, leurs langues avides me parcourraient le corps et j’étais subjuguée par leur sensualité. Malheureusement c’était mes mains qui s’occupaient de tout ça et non les deux belles. Et je jouis ! Je connus le premier moment de jouissance de ma vie. Il fut fort et bon ! Comme par honte j’étouffai mon cri.

Continuant de m’astiquer, comme elles me l’avaient appris involontairement, je revins dans le film. Shyla, était couchée sur le dos. Ses jambes entièrement ouvertes accueillaient le bassin de sa partenaire d’un instant qui frottait contre elle, lui donnant un baiser à chaque fois que sa bouche se rapprochait de ses seins ou son visage. Cette position avait du bon apparemment, on ne distinguait pas tout ce qui se passait mais cette caresse du corps semblait d’une grande sensualité. Mon esprit divaguait imaginant cette déesse se frotter contre moi. Mmmmmmmm, je veux !

Shyla bascula sur le côté et je découvris encore quelque chose de nouveau. Écartant un peu les jambes de la belle, Kendra lui inséra un doigt qu’elle fit coulisser, quand le premier fut bien en place, elle en risqua un deuxième. Je l’imitai immédiatement, continuant à masser mon clitoris avec le pouce.

Puis elle commença à lui lécher l’anus en faisant de petits ronds. Lécher l’anus, c’est possible, beurk ! Le premier instant de dégoût passé, je me dis que si elles le faisaient peut-être était-ce bon ?

Timidement, je soulevai mon bassin et risquai un doigt, pour faire le même manège que cette jolie langue, de petits cercles ainsi effectués, avec d’infinies précautions. À ma grande surprise c’était très sensible et je sentis un soudain plaisir. Ces caresses me prodiguaient une sensation étrange, mais bonne, que je comptais bien reproduire plus tard. Je repartis dans mes fantasmes, entourée par ces deux beautés. Je jouis une deuxième fois encore plus fort. Je ne me retins pas de crier cette fois-ci, ce fut pratiquement un hurlement.

— Oui ! Oui !! Oui !!! Ah !!!! Shyla !!!!! Oh… Mmmh… Shyla. Shyla, comme tu es belle, finis-je essoufflée.

Je pensai immédiatement aux enfants qui dormaient. J’espère qu’ils ne m’avaient pas entendue. J’enfilai ma jupe en quatrième vitesse, tendis l’oreille mais rien ne se produisit heureusement.

Alors que je laissais la tension redescendre, mes muscles se détendre, je jetai un regard à la vidéo qui était en train de se terminer, apparemment j’en avais loupé un bon bout, car elles finissaient un mouvement dont je n’avais pas vu le début. Kendra était à cheval sur la bouche de Shyla qui la léchait par en dessous, tandis que celle-ci la masturbait, les doigts perdus dans sa toison. Tant pis, je regarderais ça jeudi suivant ! Elles terminèrent la scène par de doux câlins et baisers.

Le jeudi suivant, et ceux qui suivirent je continuai mes séances de plaisir devant l’ordinateur. Le désir de rencontrer une véritable femme me taraudait. Elle n’aurait pas besoin d’être aussi belle que ces actrices qui me semblaient si virtuelles. Mais je voulais sentir, un vrai corps de femme contre le mien.

Comment allais-je m’y prendre ?

À suivre

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