La sirène et la succube

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Tina attendait patiemment la secrétaire de son mari sur la terrasse de sa maison. Léo était parti se décontracter, soi-disant, avec des soi-disant collaborateurs à une soi-disant partie de golf. Lorsqu'il lui donnait ce genre d'excuse, elle savait qu'elle passerait la journée seule, qu'il partait au petit matin et ne revenait qu'à la nuit tombée, pas si décontracté que ça en général. Les employés de maison ne travaillaient pas le dimanche et ces journées étaient longues pour elle. D'habitude, elle se plongeait dans le travail. Mais aujourd'hui, ce serait différent.

Lorsque Nathalie sonna à la porte, elle prit son temps pour aller ouvrir. Pourtant, son cœur palpitait dans sa poitrine. Nathalie avait encore un tailleur, elle était clairement intimidée. Mais elle sourit à Tina et la remercia chaleureusement pour ce qu'elle avait fait pour elle.

-- Vous n'avez pas à me remercier, Nathalie... Ce fut un vrai plaisir, croyez-moi.

Le petit sourire en coin qui accompagna cette déclaration fit rougir Nathalie. Il était clair que l'allusion était sexuelle et elle eut un peu honte d'imaginer son patron en train de baiser. Mais tout le temps où elle suivait Tina dans les couloirs de la demeure, elle ne put s'enlever cette image de la tête.

La maîtresse des lieux ouvrit une porte que Nathalie ne connaissait pas. Cela ressemblait à une salle détente. Le lieu était moite et chaud, imprégné de senteurs agréables.

-- Que fait-on ici? osa-t-elle demander.

-- Nous avons à parler, toutes les deux, lui répondit Tina. C'est l'heure de mon massage, et je pense que ça vous ferait le plus grand bien à vous aussi.

Nathalie n'en crut pas ses oreilles. En plus de l'aider à garder son travail si précieux, Tina l'invitait carrément à une séance de bien-être qu'elle n'aurait sûrement jamais l'occasion de se payer.

-- Je ne veux pas abuser, Tina. C'est très gentil de votre part, mais... vous avez déjà tant fait pour moi!

-- Ne m'obligez pas à changer d'avis, Nathalie. Prenez cette serviette et déshabillez-vous.

Elle comprit qu'elle n'avait pas le choix. Tina n'avait pas pris un air autoritaire, mais elle comprit que cette séance ensemble lui tenait à cœur. Alors elle ne pouvait qu'accepter. Elle la remercia donc encore et entreprit, timidement, de retirer son tailleur, tournant le dos à Tina, le visage rougit.

De son côté, Tina retira sa robe. Elle ne portait rien en-dessous et fut prête en quelques secondes. Elle eut donc tout loisir de reluquer la secrétaire de son mari et alla de surprise en surprise. La veste retirée, Nathalie portait un chemisier à manches courtes, laissant deviner le bas d'un tatouage sur le bras gauche. Elle retira sa jupe, puis ses collants, pour relever un postérieur à la fois large et ferme. Puis elle retira son chemisier. Tina put alors voir que le tatouage du bras n'était pas le seul. Dans son dos, sur l'omoplate droite, il y avait un croissant de lune. À la façon de Dreamworks, la maison de production de films, un personnage y était assis et pêchait. Sauf que le personnage était féminin, nu, aux formes affriolantes, et cornu. Une sorte de démon qui devait pêcher les âmes damnées. Le fil de la canne à pêche descendait le long de sa colonne vertébrale et allait se perdre dans sa culotte, entre ses fesses. Lorsqu'elle se tourna vers Tina, une fois la serviette passée autour d'elle, celle-ci put reconnaître une sirène sur son biceps gauche. Au-dessus de ses seins bien plus plantureux que ce que sa tenue ne laissait présager, deux ailes d'ange étaient déployées.

Nathalie remarqua comment Tina la regardait et elle baissa les yeux, lui disant simplement:

-- Je suis prête.

-- Il faut tout enlever, précisa Tina. Ne vous en faites pas, ce sont des femmes qui nous toucheront.

Elle ricana gentiment, Nathalie rougit de plus belle. Mais elle s'exécuta, sous un regard rempli d'envie. Tina se reprit pour ne pas mettre la secrétaire encore plus mal à l'aise qu'elle n'était puis l'escorta jusque la pièce suivante où deux tables de massage les attendaient. Près de chacune, deux femmes en nuisette les attendaient. L'une avait des traits asiatiques, l'autre européenne. Toutes deux étaient jeunes, sûrement la vingtaine maximum. Elles avaient des corps élancés, énergiques, des petits seins dont on voyait les aréoles à travers la nuisette, et portaient un shorty blanc qui moulait leurs formes au point d'apercevoir la ligne que formaient les lèvres de leur sexe sur le tissu. Elles leur sourirent et invitèrent les deux femmes à prendre place d'un geste du bras.

Tina s'allongea la première, sur le dos, les bras le long du corps, répondant au sourire de sa masseuse asiatique. Nathalie suivit le mouvement et se concentra sur le plafond pendant que la blonde qui allait s'occuper d'elle se plaça au niveau de ses pieds, exactement comme le fit l'autre avec Tina. De leur ceinture où elles portaient tout ce dont elles avaient besoin pour la séance, elles sortirent un bandeau et se le mirent sur les yeux. Nathalie ne comprit qu'une fois que son hôte lui expliqua:

-- Nous pouvons parler sans risque, maintenant. Elles sont sourdes, et ainsi, elles ne peuvent lire sur nos lèvres.

Déjà, les masseuses s'imbibaient les mains d'un baume transparent. La blonde saisit les pieds de Nathalie et commença un doux massage de ses poings fermés qui la fit se crisper, au début. Mais petit à petit, elle réussit à s'y habituer. Elle sentait ses jambes se décontracter. Lorsqu'elle tirait sur ses pieds, la sensation remontait toujours un petit peu. Les yeux fermés, elle se laissait faire, souriant même de cette situation saugrenue où, au lieu de remercier Tina, celle-ci la comblait encore un peu plus. Tina, elle, le visage tourné, la regardait en silence, intriguée par l'histoire de ces tatouages.

Lorsque les deux masseuses, dans le même mouvement bien qu'elles ne pouvaient pas se voir, remontèrent le long de la table pour faire pivoter Tina et Nathalie sur le ventre, l'hôte de Nathalie n'en tint plus:

-- D'où vous viennent ces tatouages, Nathalie?

-- D'une jeunesse houleuse, dirons-nous. Une longue histoire...

-- Qu'il me tarde d'entendre...

Nathalie se crispa légèrement en sentant sa serviette couler sur sa peau. Tina ricana à nouveau. La timidité de Nathalie était rafraichissante. Les masseuses s'attaquèrent à la nuque et aux épaules des deux femmes. La tête posée sur le côté, Nathalie fermait les yeux en lâchant de petits gémissements. Tina, elle, gardait les yeux grands ouverts et admirait les courbes de la secrétaire de son mari. Elle mouillait déjà. Mais elle devait y aller doucement. Il fallait qu'elle n'ait pas le choix, mais qu'elle soit aussi consentante.

Une fois que les deux jeunes étaient descendues plus bas dans leur dos, Tina finit par lui dire d'une voix douce et chaude:

-- Vous êtes belle, Nathalie.

Celle-ci ouvrit brusquement les yeux. Mais Tina lui souriait chaleureusement. Et sachant ce qu'elle lui devait, elle n'eut pas le réflexe de la froisser.

-- Merci, dit-elle en rougissant. Vous aussi, rajouta-t-elle après un coup d'œil sur le corps de son hôte.

Les mains des masseuses allaient et venaient dans le dos des deux femmes. Elles étaient maintenant bien détendues, les regards presque lointains.

-- Ne sont-elles pas merveilleuses, ces deux petites? fit Tina.

-- Je crois n'avoir jamais été aussi détendue de toute ma vie, répondit Nathalie.

-- Alors appréciez le moment, Nathalie.

Avec douceur, elles se firent retourner à nouveau. Les masseuses allaient entamer une remontée de leurs jambes, l'une après l'autre, de la cheville aux cuisses. Nathalie n'était plus gênée par sa nudité. Son mont de Vénus entièrement rasé ne passa pas inaperçu pour Tina qui, elle, avait fait le choix d'un large triangle, cette fois. Elle aimait changer. Elle écarta un peu plus les jambes et ferma les yeux à son tour. Elle affectionnait particulièrement ce moment.

Pendant de longues minutes, elles ne se dirent plus rien. Le corps de Tina réclamait une jouissance. Imperceptiblement, elle contractait son vagin, sentait en elle le désir monter, d'abord langoureux, puis de plus en plus violemment, indomptable. Le souffle accéléré, elle brisa le silence qui s'était installé:

-- Je vous avais parlé d'un petit service, Nathalie. Quelque chose qui serait sûrement dans vos cordes.

-- Oui, Tina... Je vous écoute, répondit Nathalie d'une voix presque endormie.

-- Surtout ne bougez pas, qu'elles ne puissent pas comprendre que je vous choque. J'aimerais que vous me fassiez jouir.

Nathalie ne bougea pas. Elle ne répondit pas non plus. Sa crispation n'avait pas pu passer inaperçue aux mains expertes de la jeune blonde qui manipulait l'intérieur de sa cuisse. Il lui fallut de longues secondes avant de réussir à retrouver une certaine souplesse dans ses muscles. Par bonheur, la blonde lui massait le haut de la cuisse, flirtant avec les lèvres de son vagin. Cela pouvait passer pour une certaine appréhension due à la zone palpée.

-- C'est pour ça que vous m'avez aidée? demanda-t-elle finalement.

-- En partie, oui... Mais c'est vous qui me l'avez soufflé, en me disant que je pourrais vous demander n'importe quoi.

-- Je ne pensais pas à ce genre de chose...

-- Moi si... Tout le temps, depuis un moment...

-- Je suis désolée, je...

-- Je comprends, Nathalie... Vous comprendrez aussi que je ne puisse pas prendre le risque que vous en parliez à mon mari.

-- Je vous promets de ne rien lui dire. Je...

-- Oui, Nathalie?

Tina gardait les yeux fermés. Nathalie voyait distinctement son petit sourire en coin. La masseuse s'attardait maintenant sur son ventre, flirtant avec son pubis. Le baume la réchauffait maintenant partout, et la proposition de Tina lui faisait tourner la tête. Elle hésitait, et ce petit sourire sur le beau visage de Tina lui faisait comprendre qu'elle le savait pertinemment.

-- Quel genre de mère ferais-je si je me prostituais pour garder mon travail?

-- Qui vous parle de prostitution, ma chère Nathalie?

Tina ouvrit finalement les yeux et se tourna vers Nathalie. Son regard était doux, sa voix assurée. Les mains de la masseuse pétrissaient ses flancs, le bout de ses doigts caressait la base de ses seins en passant. Mais avant que Nathalie puisse protester une nouvelle fois, Tina reprit:

-- Je vous parle uniquement de plaisir. Entre amies. Veuillez m'excuser pour l'allusion à mon mari. Vous me plaisez, Nathalie. Vraiment. Vous êtes une belle femme. Ce que je vous propose, c'est uniquement de profiter de l'argent de mon mari, avec votre travail, et de profiter de vos venues ici pour que l'on se détende. Entre amies, j'insiste sur ce point.

Nathalie rougissait, avait le regard fuyant. Mais ce n'était pas de la honte. Depuis le départ de son ex et la naissance son fils, elle avait le sentiment de n'avoir pas eu un instant pour elle, et surtout pas pour tenter de faire ce genre d'effet à qui que ce soit. À en penser qu'elle avait perdu tout pouvoir de séduction. Il n'y avait bien que les malotrus qui la regardaient encore avec envie. Et voyant qu'elle avait appuyé au bon endroit, Tina ne lui laissa pas l'occasion de réfléchir plus longtemps.

-- Ce n'est pas quelque chose que je fais souvent, Nathalie, vous devez le savoir. J'aurais bien trop peur que mon mari l'apprenne. Mais vous me donnez envie de prendre ce risque, vous me donnez envie de... jouir.

-- Merci, dit une Nathalie quasiment haletante. Je ne savais pas que... enfin... Vous, les femmes...

-- Je ne le savais pas non plus, jusqu'à il y a un moment. Venez, Nathalie.

Elle lui tendit le bras alors que les masseuses allaient terminer la séance par le visage. Mais lorsque, tremblante, Nathalie lui prit la main, elle posa l'autre simplement sur le bas du dos de la jeune asiatique. Celle-ci s'en alla aussitôt. Du même geste, elle fit détaler la deuxième.

Les deux femmes se retrouvaient seules. Nathalie resta allongée un instant, sa main serrée dans celle de Tina qui lui souriait, avant qu'elle ne réitère son invitation à s'approcher. Lentement, elle se leva, le cœur battant. Elle essayait de se raisonner, de se dire qu'elle ne devait surtout pas faire ça, pour mille raisons et mille autres encore.

-- Embrassez-moi...

Et Nathalie se pencha malgré elle. Au moment où leurs lèvres se touchèrent, l'une savait qu'elle finirait par retrouver cette sensation tant recherchée; l'autre oubliait tout dans une explosion de ses sens. Elle lui picora les lèvres, vint d'elle-même chercher la langue de Tina pour la caresser de la sienne. Elle posa sa main sur le sein de la femme de son patron et le serra. Tina comprit alors, dans la façon qu'elle avait de le presser que ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ça. Et ça l'excita d'autant plus.

Allongée, Tina attrapa le visage de Nathalie dans ses paumes et leur baiser gagna en intensité. Sans une hésitation, elle sentit la main de sa nouvelle partenaire de jeux glisser sur son ventre, caresser sa fine toison et venir trouver son bouton bandé. Définitivement, Nathalie n'en était pas à sa première expérience. Leur baiser se stoppa net, leurs visages restèrent l'un près de l'autre, leurs regards accrochés, pendant que la secrétaire branlait habilement le clitoris de Tina en le touchant à peine du bout du doigt. Chaque léger contact lançait un pic de plaisir à Tina, qui se projetait dans tout son corps, lui donnait un sentiment d'extrême relâchement tout en contractant les muscles de son bas-ventre.

Ses propres mains commencèrent à se poser sur la belle secrétaire. Alors que celle-ci se mit à téter le sein qu'elle malaxait fermement, Tina glissa sa main entre ses cuisses et lui planta un doigt dans cette fente déjà plus qu'humide. Nathalie lâcha un gémissement qui ravit Tina et l'incita à la fouiller encore plus profondément. Geste que Nathalie lui rendit aussitôt. Il lui sembla que son vagin s'ouvrit en grand lorsque le doigt fin de la secrétaire s'imposa en elle.

Puis elles échangèrent un regard. Nathalie releva la tête vers Tina et lui sourit. Il était clair qu'elle aimait ça, clair que les choses allaient prendre une tournure que Tina n'avait pas anticipée... une deuxième fois. Alors elle répondit volontiers à ce sourire coquin en se mordant la lèvre, puis enfonça d'un geste autoritaire son doigt plus profondément dans cette chatte. Nathalie s'en crispa de plaisir.

-- Dévorez-moi, Nathalie. Je sais que vous en crevez d'envie.

-- On pourrait peut-être se tutoyer, maintenant...

-- Et risquer qu'un "tu" nous échappe devant mon mari? Faites-moi jouir, Nathalie...

La secrétaire ne répondit rien. Elle fut un peu vexée, mais elle savait qu'au fond, Tina avait raison. Ça lui ferait sûrement bizarre, mais elle avait envie d'elle. Les souvenirs de sa petite amie refaisaient surface. Ces mois passés dans ses bras. La seule femme qu'elle avait aimé, avant de rencontrer cette pourriture de Nicolas et en tomber si stupidement amoureuse. Alors elle ne se fit pas prier. Elle monta sur la table de massage de Tina, en sens inverse, et lui présenta sa croupe juste au-dessus du visage, avant de se pencher sur son sexe enduit de nectar qu'elle comptait bien lécher jusqu'à en imprégner sa gorge.

Tina découvrit alors ce qu'elle n'avait pas pu voir jusque-là. La ligne de canne à pêche tatouée sur son dos allait jusqu'à sa rondelle. Tina posa un doigt sur son coccyx et suivit cette ligne, doucement. Nathalie se cambra au fur et à mesure, frissonna de tout son être en sentant l'index de Tina caresser son anus. Aimait-elle se faire pénétrer par là aussi? La ligne ne s'arrêtait pas là. Elle suivait la raie de la secrétaire, poursuivait son chemin le long de son périnée et semblait aller se perdre dans les profondeurs humides de Nathalie.

-- Magnifique, murmura-t-elle.

-- La succube qui descend sa prise dans le puits des âmes damnées, lui répondit Nathalie.

Tina prit cette fois le temps de regarder, contrairement à la dernière fois avec Lydie. Elle était bien consciente de ce qu'elle faisait, pourquoi elle le faisait, et comptait bien en profiter au maximum. Elle caressait les lèvres de Nathalie qui s'ouvraient comme des pétales avec la rosée matinale. Elle pouvait voir distinctement les petites contractions du vagin de sa partenaire de jeu. Le titre du tatouage la fit sourire, ricaner, même:

-- Alors que je sois damnée...

De ses mains posées sur les fesses de Nathalie, elle lui fit baisser ses hanches jusqu'à sentir sa cyprine sur ses lèvres. Elle se mit à l'embrasser, la lécher. Avec finesse, elle faisait gémir la blonde au-dessus d'elle qui se laissa tomber à son tour, la tête entre les cuisses de Tina. Ses bras entouraient les hanches de la femme de son boss, ses mains posées sur les fesses qu'elle malaxait avec entrain tout en suçant le clitoris gonflé de Tina qui gémissait contre sa vulve.

Lorsque Tina enfonça un doigt dans l'antre humide de Nathalie, celle-ci ne tint plus. Elle se redressa, appuyée sur les cuisses de Tina où elle enfonçait ses ongles, et commença à s'agiter. La belle maîtresse de maison ne se fit pas prier. Elle ajouta un doigt à l'intrusion dans le corps de Nathalie et se mit à aller et venir, tel un phallus qui pilonnait vaillamment son intimité.

Dans son orgasme, Nathalie fut projetée en avant. Tout en reprenant son souffle, elle frottait son clitoris contre la douce peau des seins de Tina qui goûtait le nectar sur ses doigts, attendant patiemment que son amie reprenne ses esprits. Ce qui ne tarda d'ailleurs pas.

Totalement désinhibée, Nathalie lui attrapa les chevilles et lui releva les jambes, jusqu'à la plier quasiment en deux. Joueuse et souple, Tina alla jusqu'à poser ses pieds près de sa tête, offrant une croupe relevée et grande ouverte à l'appétit de Nathalie qui semblait être grandissant. Pour mieux en profiter, d'ailleurs, cette dernière changea de côté et vint lui dévorer anus et vulve, les mains pétrissant les mamelons gonflés de plaisir de Tina.

Dans cette position légèrement inconfortable, les sensations de Tina semblaient s'accentuer encore. Autant qu'elle put, elle retint les cris qui menaçaient de jaillir de sa bouche grande ouverte. Malgré elle, ses reins ondulaient sous les coups de langues appuyés de Nathalie, qui n'hésitait pas à venir goûter les profondeurs de ses deux orifices. À son tour, la jouissance l'envahissait, mais Nathalie ne semblait pas vouloir s'en tenir là.

Alors que Tina commençait à être remuée de spasmes, Nathalie se mit debout sur la table de massage, une jambe de chaque côté de la croupe de Tina qui sentit aussitôt un doigt s'imposer dans chacun de ses trous. La jouissance se fit plus violente, elle cria pour de bon. Puis les deux doigts se rejoignirent en elle. Nathalie les appuyait et les frottait l'un contre l'autre à travers la fine paroi qui séparait ses deux cavités.

Tina hurla de cette sensation nouvelle. Surprise par la façon qu'avait la secrétaire de la caresser, elle ne put retenir des cris dont elle ne se savait pas elle-même capable. L'orgasme se transforma en véritable tsunami. De son con jaillit un geyser qui fit retirer ses doigts à Nathalie. Elle n'en fut surprise qu'un très court instant et alors qu'une deuxième vague menaçait déjà d'inonder la table de massage, Nathalie plaqua son sexe contre le sien, le frotta avec frénésie, écrasant le bouton de plaisir d'une Tina qui n'arrivait plus à contrôler ce qui lui arrivait.

Ainsi collées, le liquide qui giclait de Tina partit dans tous les sens, il y en avait partout. Elle n'était plus maîtresse de son corps qui semblait sur le point d'imploser. Mais elle regarda fixement la secrétaire de son mari. Cette femme qui lui paraissait si timide, si innocente, et se révélait une amante des plus surprenantes. Elle ne se rendit pas vraiment compte que l'ambiance retomba d'un coup. Cet orgasme fulgurent continuait de l'habiter alors qu'elle déplia ses jambes, s'allongea à nouveau et que Nathalie s'assit sur le bord de la table, une main caressant la légère toison de son pubis.

-- Ai-je été à la hauteur de vos attentes, Tina?

-- Bien au-delà, Nathalie, bien au-delà.

-- Alors nous sommes quittes?

D'abord, Tina fut déçue. Elle voulait encore profiter d'elle, des biens faits qu'elle lui apporterait en la faisant jouir ainsi. Mais quelque chose dans le regard de la secrétaire la fit sourire.

-- Nous sommes quittes, Nathalie.

Celle-ci se pencha alors sur Tina et l'embrassa avec une certaine tendresse. Puis elle planta son regard dans le sien:

-- Alors la prochaine fois, vous n'aurez pas besoin d'en passer par les menaces.

-- Non, il semblerait, répondit Tina.

-- Et si je décidais de mettre un terme à ces... jeux entre amies, vous ne ferez rien qui puisse me nuire.

-- J'ai bien d'autres idées en tête, loin du terme de nuire. Peut-être...

-- Oui?

-- Peut-être pourriez-vous me faire parvenir discrètement le planning de mon mari, afin que je puisse choisir les moments les moins risqués où l'on pourrait se retrouver.

-- C'est quelque chose qui peut être dans mes cordes, en effet. Excusez-moi, mais je dois aller retrouver mon fils.

-- Faites donc, ma belle Nathalie.

Les deux femmes s'embrassèrent une dernière fois avant que Nathalie n'aille se rhabiller. Elle rentra chez elle avec un sourire qui ravit ses parents, où elle récupéra son fils avant de rentrer. Ce soir-là, elle fit une exception: ils mangèrent au salon, calés dans le canapé l'un contre l'autre, devant un dessin animé, même s'il y avait école le lendemain.

Tina, elle, était restée un long moment allongée sur sa table de massage, le même sourire aux lèvres. Une fois de plus, elle avait obtenu exactement ce qu'elle voulait. Elle espérait ne pas s'être trompée de personne, que Nathalie ne trahirait pas leur relation aux yeux des autres. De son côté, elle savait qu'elle saurait faire en sorte que ça ne se sache pas. Elle était de toute façon très peu en relation avec les collaborateurs de son mari, en dehors des soirées de représentation. Elle ricana de la situation, même. Le caïd trompé par sa femme avec sa propre secrétaire! Peut-être pourrait-elle proposer au journal un dossier spécial sur l'adultère...

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