rencard en Terre inconnue

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 Je suis en retard. C'est incroyable, ça m'arrive vraiment à chaque fois. Nous connaissons les humains depuis la génération de mon grand-père et malgré cela, je n'ai toujours pas réussi à m'adapter au concept du temps. Certains des miens en ont immédiatement compris le fonctionnement, mais à l'évidence, pour moi, ça ne rentrera jamais. Ma mère m'a même acheté une montre pour que je puisse apprendre les rudiments, mais je la porte plutôt comme un bijou ; c'est très joli, et le mécanisme est merveilleux.

 Je gare mon véhicule à la va-vite et cours vers le lieu de mon rendez-vous. J'essaie de contacter Marlé, avant de me rappeler avec agacement que les humains ne sont pas télépathes. Je sors mon téléphone et lui envoie un texto. C'est vraiment exotique la Terre ! J'interromps ma course pour lire sa réponse : il m'attend.

 C'est la deuxième fois que je vais coucher avec un humain. La première fois était vraiment étrange, mais tellement incroyable. Ce qu'ils font avec leurs lèvres ! C'est juste incroyable cet organe ! Je veux absolument recommencer. C'est sûr que ce n'est pas un Galiis qui pourrait faire ça : ils n'ont même pas de bouche, les nuls ! Par contre, ils ont deux énormes p...

 Voilà Marlé ! Il me fait signe. Je le rejoins en ralentissant ma course et il s'extasie de la vitesse que j'atteins sans transpirer. Je lui rappelle que je suis une créature extrêmement endurante et le regard entendu qu'il m'adresse me confirme que nous attendons le même dénouement à la fin de notre soirée.

 Nous entrons dans le bar et commandons une boisson. Pendant qu'il paie notre commande, je l'observe avec avidité. Il est bâti un peu différemment du dernier humain que j'ai ramené chez moi. Une barbe recouvre ses joues, ses cheveux sont très courts, et son corps est fin et filiforme. Dans son genre, il est particulièrement attrayant.

 La soirée est très agréable. C'est toujours amusant de regarder les peuples non télépathes essayer de transmettre oralement des informations, alors que leurs corps parlent pour eux. Marlé me désire. Je l'intrigue et il souhaite savoir comment j'utilise mes quatre bras. Il se demande comment est formée mon anatomie. C'est la première fois qu'il s'apprête à passer le pas avec un être de mon espèce, mais il m'avoue avoir déjà tenter l'expérience avec plusieurs Kalinéens et avec deux Tsélates en même temps. Bien, il n'est pas un débutant.

 Quelques heures plus tard, il m'invite à prendre un dernier verre chez lui. Je souris. Je vois bien que mon visage le fascine. Je n'ai peut-être pas de lèvres, mais mon sourire révèle une langue longue et agile, presque reptilienne. Bien évidemment, je le suis. Les humains n'ont que deux mains, mais il ont plein de doigts, des lèvres et font preuve d'une grande souplesse.

 Une fois dans l'appartement de Marlé, je me tourne vers lui et m'approche doucement. Il est plus grand que moi, mon espèce mesure en moyenne un mètre cinquante, et même pour les miens, je suis plutôt petite. Doucement, je passe une main contre sa joue et une deuxième dans son cou. Je m'approche de son oreille et, avec un rapide coup de langue qui le fait tressaillir, je lui murmure de m'embrasser. Puis avec mes deus autres mains, je caresse son dos et ses fesses, et Marlé devient fou de désir. Quatre mains !

 Il s'exécute et ses lèvres charnues se posent sur ma peau. C'est chaud et humide. Le picotement de sa barbe rend mon corps électrique. C'est à la fois drôle, à la fois douloureux, et très excitant. Je pousse un petit gémissement et tout en maintenant la tête de Marlé dans mon cou, j'utilise trois mains pour déboutonner sa chemise. Je le laisse se redresser. Ma tête se trouve juste en face de sa poitrine et je commence à lui embrasser les mamelons. Son torse est particulièrement plat. L'autre avait plus de rondeurs. Tant pis, c'est agréable quand même et ce corps est très sensuel. Je sais ce qu'il faut faire ensuite, je ne veux pas passer pour quelqu'un de novice.

 Deux mains s'occupent du haut du corps, deux mains du bas. Les humains ont un orifice dédié au plaisir. Je le cherche. Je vais y passer un doigt et, si je m'applique, Marlé atteindra la jouissance. Je passe outre l'énorme protubérance sous son ventre ( Lisa m'avait dit qu'il s'agissait de son clitoris, mais je constate qu'il y a une grande disparité de taille chez les humains concernant cet organe) et cherche où positionner mes doigts.

 Puis je me rappelle que Lisa avait particulièrement aimé quand j'y avais passé ma langue. Apparemment, ma langue peut se contorsionner bien mieux que celles de son espèce et personne ne lui avait fait un effet pareil avant moi. Je décidai donc d'allonger Marlé sur le lit et de m'occuper de son clitoris.

 Lui aussi semble apprécier ce que ma langue peut faire. Je le sens se crisper, son corps se tend entièrement et il pousse quelques râles. Lisa était plus bruyante, mais le plaisir de Marlé est palpable. Son clitoris semble encore grossir. Je me dis que le moment est venu pour le pénétrer. Je replie ses jambes et trouve l'entrée de son vagin (si je me souviens bien). Il pousse un cri, et pendant que mes doigts sont à l'intérieur de lui, que ma langue titille l’extrémité de plus en plus gonflée, et que mes mains sont à la fois sur son torse, ses fesses, ses cuisses et sur les étranges boursouflures sous son clitoris, il se passe une chose étrange que je n'avais pas anticipé. Son clitoris rejette un liquide visqueux sur mon visage. Mais Marlé ne semble même pas le remarquer et tient fermement ma main dans ses cinq doigts pour que je continue mes va-et-vient.

 Je donne à mon amant tout le plaisir qu'il peut recevoir. Quand il est enfin repu, il prend un peu de repos avant d'explorer mon propre corps. Il cherche un orifice où glisser son clitoris, ce que je ne comprends pas. Je guide ses mains vers ma zone érogène et lui montre comment la masser. Il est moins doué que Lisa mais le nombre de doigts compense largement. Il y pose ses lèvres et m'embrasse tout en massant jusqu'à ce que la couleur de la zone passe du bleu au vert, puis au rose profond. Le clitoris de Marlé est à nouveau gonflé et il me demande si il peut le mettre dans ma bouche pendant qu'il me caresse.

 J'accepte et lui montre une autre zone, de l'autre côté de mon corps. Il se passe de nombreuses vagues de plaisir avant que, épuisés, nous prenions un peu de repos.

  Il paraît que les humains ont des genres distincts. Leurs corps seraient très différents l'un de l'autre et leur manière de prendre et de donner du plaisir aussi. J'ai tellement hâte de rencontrer l'autre genre ! Peut-être que, comme les Galiis, ils ont deux énormes p...

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