Si tu savais…

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Toi qui as oublié le passé,

Je veux te dire que tu me manques. C'est aussi simple que ça. Mais je ne suis pas sûre que tu comprennes. Ce que j'écris, maintenant, et que tu ne liras sûrement pas, c'est ce que tu aurais dû comprendre par toi-même, il y a si longtemps... Je t'ai perdue lorsque nous nous sommes séparées. J'ai perdu ma meilleure amie, celle que je côtoyais presque jour et nuit depuis sept ans, simplement parce que tu voulais aller dans un autre lycée, à la réputation bien meilleure, pour choisir une autre option. Je ne t'en blâme pas, et c'est peut-être ce qui me fait le plus mal. Parce qu'aujourd'hui, je me demande si tu n'as pas voulu ce qui est arrivé, si tu n'as pas fait exprès de t'en aller, de t'éloigner. Parce que maintenant je sais que tu peux m'avoir menti. Cette histoire d'option n'était-elle pas qu'un prétexte ? S'il-te-plaît, dis-moi que ça n'en était pas un... Dis-le-moi. Depuis que je sais que tu fais la même chose que moi, que tu suis les mêmes cours que moi, mais à des kilomètres de distance, je n'arrête pas de me poser des questions. Et ton absence de réaction, ta simple absence et ton désintérêt total ne sont pas des réponses. J'ai mal. Ton silence me fait mal. Je te vois, passer devant ma fenêtre et discuter avec ma voisine, sans jeter un seul regard vers moi, qui n'attend que ça. Je sais que je devrais te le dire, te faire signe, mais j'ai peur que ça ne serve à rien, que tu ne me voies pas, que tu m'ignores. En fait, même si tu me répondais, avec ton sourire habituel, je pense que ça ne changerait rien. J'aurais fait le premier pas. Toi, tu n'aurais fait que suivre. Comme lorsqu'un inconnu vous adresse la parole dans le bus. On discute de tout et de rien, et en sortant du véhicule, on oublie. Entre nous, désormais, il y a ce vide. Je ne parle ni de gouffre ni de faille, mais bien d'un vide. Parce que j'ai l'impression que quoi que je dise, rien ne changera. Tu sais qui je suis. Tu sais comment je réagis, et pour tout te dire, c'est comme si j'avais plus appris de toi, si j'étais devenue ce que je suis grâce à toi. J'utilise "grâce à toi", mais je ne suis même pas sûre de ces mots. Peut-être que c'est à cause de toi, puisqu'aujourd'hui, je lutte contre cette nature timide, renfermée, discrète qui me fait me sentir décalée par rapport aux autres. En fait, je lutte pour reprendre confiance en moi. Le peu de choses en lequel je croyais a disparu lorsque j'ai compris que tu ne reviendrais pas. Que tu n'avais même pas conscience d'être partie. Que tu n'avais aucune idée de ce que tu me faisais subir. Que pour toi, même si on ne s'était pas vues depuis un an et demi, rien n'avait changé. Que tu n'avais pas compris que tu étais aveugle. Ecrire ces mots me fait mal. Parce qu'à mes yeux, c'est toi qui est partie. C'est toi qui m'as quittée. Pas parce que tu voulais aller dans ce lycée, mais parce que tu n'as pas gardé conscience de ce que tu devenais. Parce que tu n'as pas cherché à savoir si ce que tu devenais n'allait pas blesser les autres. Je vais te dire ce que je vois désormais en toi. Prends-le comme tu veux, ça m'est égal. Tu es devenue exactement ce que je déteste. Tu n'es plus la Lou que je connaissais. Tu es arrogante. Tu es stupide. Tu es aveugle. Tu es égoïste. Tu te fiches des autres. Tu oublies. Tu veux te faire remarquer. Tu veux faire comme les autres. Tu veux être "populaire". Pour moi, tu as peur. Tu as peur d'être différente, à cause de cette année de différence. Tu as sauté une classe, mais ce n'est pas pour ça qu'on te considère comme "inférieure". Je n'ai aucune idée de ce qui a pu te faire croire ça, mais si tu me l'avais dit, j'aurais changé les choses, j'aurais fait ce que je pouvais pour qu'on reste amies. Quand tu nous l'as dit, à moi et aux autres, c'était complètement ahurissant. Et maintenant, je me demande si ce n'est pas de ma faute. Je passe mes journées à chercher ce que j'ai bien pu faire de mal, ce qui m'a échappé, ce que j'aurais dû faire. Et toutes les raisons que je trouve me font mal. Parce que j'ai l'impression que c'est de ma faute, que j'aurais dû te rattraper, aller te chercher, te ramener parmi nous. Et que je n'ai pas réussi, que je n'ai pas réagi à temps. Alors je m'excuse.

Voilà, c'est tout ce que j'ai à te dire. J'aurais voulu t'en dire plus, mais maintenant je pleure, et je ne vois plus l'écran. Il faut que j'y aille. Adieu.

Celle qui a été autrefois ton amie.

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