Table des matières

Une minute de lecture

(Là encore le titre est moyen, je chercherai mieux demain)

 Isabelle, qui s'était absentée du groupe [voir Visite ; chapitre pas encore publié], trouva le Métaothécaire en pleine lecture, assis sur un escabeau, au niveau de la section consacrée à Rêveur. "Ahem !" fit-elle ; le vieil homme fut tellement surpris qu'il tomba par terre, et se releva en se massant le dos. La demoiselle, tout confuse, s'empourpra et lui demanda pardon.
 — Ce n'est rien, lui répondit-il avec un sourire. Vous vouliez me voir ?

 — Non, euh, oui, enfin je ne sais pas, en fait je me baladais... Et puis je vous ai trouvé...oui, et je me demandais si vous sauriez me guider dans ma lecture de Rêveur. Il y a beaucoup de titres, on s'y perd.

 — Haha, fit le Métaothécaire, vous avez bien raison. Je dois toutefois vous signaler qu'ici, l'Oeuvre est déjà achevée...c'est compliqué... Vous pouvez me rappeler de quelle époque vous venez ?

 — De quelle époque ? eh bien 2018, pourquoi ?

 — Je vous expliquerai une prochaine fois. Donnez-moi une date précise.

 — Euh... On est le 10 mai. 2018, donc. [Les chapitres suivants, moins narratifs, seront renouvelés régulièrement et la date de la mise à jour précisée en préambule]

 — Très bien. Alors il y a pas mal d'axes à traiter, je vais essayer de les trier eux-mêmes.

 Est-ce que vous vous demandez qu'est-ce qui est en cours, qu'est-ce qui est déjà achevé, et ainsi de suite ? [https://www.scribay.com/text/1814833680/la-metaotheque--a-reveur-s-story-/chapter/163373]

 Est-ce que vous vous demandez quel est le genre des différentes oeuvres ? [https://www.scribay.com/text/1814833680/la-metaotheque--a-reveur-s-story-/chapter/163539]

 Est-ce que vous vous demandez plutôt leurs thèmes ? [Chapitre à suivre]

 Est-ce que vous vous demandez plutôt quelle est l'architectonique générale de l'Oeuvre ? [Chapitre à suire ; cf aussi La Métaothèque dans son ensemble]

 Est-ce que vous me demandez de vous conseiller un ordre dans lequel lire Rêveur, qu'est-ce qui est le plus facile, le plus important, etc. ? [Chapitre à suivre]

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Il roulait sans chercher à savoir où il était depuis des heures. Il ne savait pas où il allait mais il sentait que pour ce qu'il voulait retrouver, il serait toujours dans la bonne direction à condition de rester en mouvement. Sa voiture l'avait éloigné à des centaines de kilomètres de n'importe quelle ville importante et il se sentait enfin seul, il pouvait repenser au rêve. Le rêve, il l'avait fait souvent étant enfant mais il se rappelait chaque détails et pour cause, il le hantait depuis toujours. Jack avait toujours cherché à s'échapper du monde réel, il en avait assez de vivre ainsi et se réfugiait dans son esprit où il pouvait vivre comme il le voulait. Puis il avait fait ce rêve, celui d'un château en argile sous la pluie, en pleine forêt. Il s'y aventurait en s'écartant de ses parents et enchaînait les découvertes: sarcophages égyptiens, portes secrètes... Jusqu'à rejoindre une chambre cachée, en-dehors du temps et introuvable sauf par lui. Là, des monstres des contes lui avaient fait passé des épreuves mortelles et il les avaient réussies avec héroïsme et esprit. Les monstres l'avaient ensuite invté à aller visiter leur monde derrière une dernière porte mais le petit Jack avait protesté, prétendant qu'il devait rejoindre le monde réel pour vivre sa vie, plein d'espoir. Froussard. Idiot. Naïf. Enfant mortel qui t'es privé d'être incroyable pour cette vie triste et banale. Pendant ce rêve, il avait pour la première fois eu la sensation d'être spécial, que sa vie avait un sens et qu'il l'accomplirait en retrouvant ce lieu. Mais il avait grandit et plus il se rapprochait de la société, plus il s'éloignait de la vie qui lui était destinée depuis toujours. Mais cette nuit le rêve était revenu, le souvenir exact de chaque actions accomplies dans cet incroyable nuit et il était désormais à nouveau en proie au doute.
 Et si ce n'était pas un rêve ? En se réveillant Jack avait abandonné femme et fille, fui avec sa voiture et décidé de retrouver son château d'argile. Et il était maintenant loin de chaque chose et près de tout. Ce rêve rendait l'homme fou. Il voulait oublier, se tailler une place dans la société, retrouver sa femme et l'aimer d'un amour sincère, sans doutes, sans regrets. Mais ce n'était peut-être pas sa société, peut-être pas sa vie et peut-être que son Destin aurait dû être différent. Jack n'avait pu vivre avec cette idée, pas même une journée, alors, il est parti. Une auberge émergea de la forêt. Un parking miteux, le nom d'un pub vulgaire que les yeux flous de Jack ne pouvait déchiffrer et des places pour se garer. Mû par un instinct timidement caché depuis des années, la voiture ralentit et il se gara. Il se rappela alors que la dernière fois qu'il avait fait ce rêve était à l'époque de son alcoolisme et il décida d'entrer dans le bar. Le serveur lui apporta des pintes et il les descendit. Il ne se rappelait pas être entré, ne savait pas s'il avait payé et ne cherchait pas à le savoir. En entrant, il avait au fond de lui espéré boire suffisamment pour ne plus penser au rêve et que tout changerait à son réveil. Maintenant, le rêve l'obsédait plus que tout. Une idée l'avait envahi, celle réconfortante qu'une fois qu'il aurait retrouvé son château, il pourrait le refuser sans regrets et retourner à sa famille, heureux jusqu'à la fin de sa vie. Il lui fallu une heure pour remarquer le seul client du bar, au fond de la pièce. Un homme mûr au chapeau de cow-boy et au bandeau noir, long manteau et barbe mal rasée. Pendant un instant il se rappela son désir de voyages et il associa l'homme à l'esprit de l'Ouest, mais le rêve repris le dessus et c'était un prophète qu'il contemplait, celui qui devait le remettre sur le trône. Il s'approcha de l'homme, avec un pas lent, solennel, une marche honorable salie par l'alcool et la folie. L'homme ne laissa rien transparaître lorsque Jack s'assit à ses côtés. Le prophète se contenta d'avancer une chope au rêveur fou. Jack la vida d'un coup sec. Ce n'était pas de la bière ou plutôt c'en était mais avec quelque chose des saveurs perdues. Il se rappela qu'une fille lui avait faite des brownies quand il était jeune, et pendant un court moment il voulut courir retrouver sa jeunesse glorieuse et sa vie en société. Il chuta, frappé par le cow-boy et les souvenirs disparurent. Seul demeurait le rêve, obsédant, immuable, serein et inévitable. Lorsqu'il se releva il était au beau milieu d'une forêt de pins et l'air était chaud. Une biche se trouvait à ses côtés et lui parlait. « Est-ce que ça va monsieur ? », elle avait la voix de la fille aux brownies mais semblait étrangère. Jack voulu agripper la biche, il avait besoin d'un repère et elle lui avait si gentiment parlée, cette voix de femme. Il l'attrapa au reins et l'animal poussa des cris effrayés. « Laissez-moi tranquille s'il vous plaît ! Aidez-moi ! » Elle l'avait presque invitée pourtant! Une larme atteignit l'épaule de Jack et il perdit toute sa force comme avec un poison, la biche s'enfuit en pleurant, emplissant ses empreintes d'eau salée. Jack suivit les empreintes. Il voulait s'excuser mais plus encore il avait besoin d'aide. Il marcha une heure, deux heures, trois ans.
 Enfin il l'aperçut, le château d'argile, et la pluie se mit à couler. Elle avait un goût de larmes et le tonnerre ressemblait à la voix apeurée de la biche. L'homme fit taire l'orage d'un coup de poing et avança jusqu'à la porte de la demeure pour se mettre à l'abri. Pourtant rien n'avait changé. Jack se retrouva projeté dans un autre monde et pourtant il eut le sentiment qu'on risquait de surprendre chacun de ses mouvements. La salle était vaste et lumineuse. Des torches brûlaient d'un feu avide sur les parois mais le véritable adversaire des ténèbres était un tronc immense de bouleau d'où se dégageait une lueur sacrée. Il savait que l'arbre était la raison de sa visite, la raison de sa naissance et de celle du monde. A sa droite se trouvait le sarcophage antique qui lui avait permis de rejoindre les gnomes et les korrigans, mais l'arbre était plus important. Il semblait neuf et flamboyant, vivant avant tout. Jack descendit une marche pour se diriger vers lui et sentit ses pieds se mouiller. Il n'y avait pas d'eau dans la salle mais ses pieds étaient trempés. Il progressa malgré tout, l'enjeu était trop important, il s'agissait de lui et donc de l'équilibre du monde. Sans Jack, pas de vie. Plus il descendait plus il sentait l'eau froide monter et en quelques marches il en eut bientôt aux épaules. Bientôt il dut s'aider des parois pour progresser sur l'escalier. Des parois d'argile au contact froid de la pierre. La tête de Jack pénétra sous le liquide mais quelle importance puisque tout ceci était imaginaire ? Seul comptait l'arbre. Mais le ciel se mit à crépiter. Pas des larmes, de la pluie. Puis Jack réalisa qu'il se noyait. Il était seul dans une grotte sous l'eau glacée et il sentait réellement chaque sensations. Il se mit à pleurer sous l'eau glacée, pensant à sa femme et à sa fille, à la joie qu'il éprouverait de les rejoindre quand tout ça serait fini. Il ne voyait rien mais sentait que l'arbre était proche alors il redoubla d'efforts. Ses bras moulinèrent le monde avec la même force que lorsqu'il avait réussi les épreuves de son enfance et bientôt, il arriva face à l'arbre. Jack passa sa main au-travers. Du plastique. L'arbre avait la sensation de sacs plastiques. Les mêmes que ceux qu'il utilisait pour acheter des oranges, des carottes, des pommes... Toutes ces choses vivantes qu'il ne goûterait plus. Il prit alors conscience qu'il était mortel et qu'il se noyait. Saisi d'un accès de panique il pleura. La salle d'argile commença alors à fondre et il entendit les cris stridents de la femme qu'il avait violée un peu plus tôt. En voulant s'excuser Jack troqua sa dernière bouffée d'air contre une délicieuse gorgée d'eau qui noya ses poumons asséchés. L'eau avait goût de brownie. Se noyer c'était enfiler des lunettes de Soleil, on voyait tout sans rien toucher
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Jordan Estievenart

J’ai le coeur élastique, qui encaisse, s’étire mais jamais n’explose. J’m’expose trop souvent, dévoilant mes sentiments à qui veut l’entendre. L’amitié ce n’est qu’une question d’entente qui quand les valeurs changent commence à prendre d’la distance. Ils s’disent tendre mais sont des moutons à crocs de loups, les mensonges pour laine j’aperçois un troupeau de haine. Souhaitant me mettre à genoux, mon esprit est sous verrou. J’perds la tête, mes pensées s’échappent. Il ne m’reste que des idées néfastes. Mister laconique, éviter d’parler pour plus s’attacher. Comme l’alcoolique mes vers n’sont jamais vides. De sens, j’me trompe souvent. Des erreurs, j’en fais tout l’temps. Je n’connais que trop bien le poids des maux. Vos regards pesants crient à la différence, mon calme est perturbant. L’eau coule paisiblement dans la profondeur de mes tourments. J'me terre dans mon fort intérieur à m'dire que j'ne le suis pas assez. J'perds les pédales à travers les dédales, mon cerveau est emmuré. Pour cesser d'souffrir j'commence à courir à la recherche de la clé. Dans ce labyrinthe, rongé par mes craintes, j'entends quelqu'un approcher. Le gardien m'poursuit, je perds mes appuis et me mets à trébucher. Me voilà prisonnier.
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