Sur la route, dix heures quarante-cinq

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Des grondements menaçants annoncèrent l’imminence d’un autre déluge. Une voûte gris-noir recouvrait le ciel et des gouttes d’eau s’écrasèrent de nouveau sur sa vitre avant. Sam alluma la radio, mais celle-ci resta silencieuse, émettant par-ci, par-là quelques interférences parasitaires. Il l’éteignit et soupira.

Dix fois. Cette pensée surgit sans même crier gare. Cela le mit mal à l’aise. Le poids de nos actes augmente au fil des ans , songea-t-il amèrement. Sa culpabilité refaisait surface à l’évocation de ce nombre. Sam se sentit d’un coup plein de rancœur envers l’image de l’adolescent qu’il fut alors.

— S’il m’était donné le moyen de retourner en arrière afin de tout effacer, je le prendrais sans hésiter, cria-t-il tout haut.

Le visage du mendiant lui revint à l’esprit, son regard perçant et son bras tendu en sa direction.


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