Le cirque  dans les lits

Une minute de lecture

Une fois couchées, on faisait le cirque dans les lits, mes deux sœurs ensemble dans un grand lit et moi séparée dans un lit une place, de vraies parties de rigolade.

On jouait à la souris, on faisait des nœuds à un mouchoir pour lui donner une forme de souris et on se la lançait d’un lit à l’autre, dans le noir. Souvent la souris atterrissait bruyamment dans la vitre, ma mère arrivait et collait une baffe à chacune au travers des couvertures. Dès qu’elle était repartie devant la télé, on recommençait.

D’autres fois, on se baladait dans le noir à tâtons dans toute la chambre, on se cognait partout. Pat, un jour, s’était cognée fortement au mur, elle avait une grosse bosse au front. Et moi, pour éviter que ça ne se voit, j’appuyais de toutes mes forces sur la bosse « pour la rentrer ». Elle pleurait encore plus fort. Ma mère est venue et série de baffes pour toutes les trois, double dose pour moi qui avait voulu rentrer la bosse.

Quelquefois, comme ma mère était pressée de suivre la suite de son film, elle oubliait mon lit et je n’avais pas ma baffe. Aussitôt après son départ, on se chamaillait de nouveau parce que j’avais été privilégiée, elle revenait en nous menaçant et en nous redonnant au passage une dernière petite baffe.

Finalement, elle n’était vraiment tranquille que lorsque l’on dormait toutes les trois, elle pouvait enfin suivre la suite du programme télévisé.

Annotations

Recommandations

Défi
Joklaire03

Je suis un. Unique. Moi, du haut de mes quelque picomètres, la Terreur du monde entier.
J'ai vaincu les plus grandes puissances mondiales, et mis à genoux les économies. Donald Trump court pour s'enfuir: stupide réaction humaine, je le rattraperai dès que je l'aurais décidé.
Ils me font rire, tous, déguisés dans la rue. Blancheur de vampire sur le visage, froid dans le dos et terreur à l'esprit, ils fuient tous intérieurement devant moi.
Je suis le Roi du Monde, pour quelque semaines. Couronné de leurs peurs. Ces humains qui me mérpisaient.
Ah, ils pouvaient rire de moi! Ah, ils pouvaient me ridiculiser! Me voilà maintenant, tout puissant et incontesté, je répans mon ombre sur tous ceux qui me croisent.
J'aime cette puissance. Ma domination. Ma réussite sociale.
Comment? Que dites-vous? Que je devrais culpabiliser? Moi?

N'entendez-vous donc pas mon rire sardonique? Je suis si fier de moi. Je me promène maintenant dans les rues désertes de Paris. La ville préférée des touristes, elle aussi, se prosterne à mes pieds. Entre les quatre jambes de la dame de fer, je passe calmement. Quel bonheur! Aucun passant pour me déranger. Tous déjà contaminés!
Sous les arches de l'arc de triomphe, j'ai envie de graver mon nom.
Je le vois déjà, "Corona", dans la pierre, en lettres dorées.
Oui, je vais mourir. Trop de personnes l'espèrent. Oui, ils vont me tuer.
Mais le monde à jamais se souviendra de moi.
Je resterais dans leurs petites mémoire, leurs petites têtes bornées, à tous!

Alors, peut être qu'après tous, lors de mon procès post mortem, je devrais me défendre. Je vois déjà ces procureurs me condamner avant mon plaidoyer!
Mais je dirais des mots que personne ne pense. Mon arirvée a bouleversé le monde, mais ces stupides humaines auraient du s'en souter! Ils savaient que je me faufillais dans leurs avions, dans leur sbateaux, dans leurs propres enfants.
Mais l'économie, l'argent, le fric si vous préférez, règne et règnera à jamais dans leurs esprits.
La Sainte Consommation est leur déesse. Ils la vénèrent.

Et moi, ne serai-ce que pendant quelques semaines, je lui aurais volé la vedette!
10
14
11
1
Défi
P Poly

Sur une généreuse table de banquet porphyre
S’étalait la richesse des hôtes du soir
Une nappe chiffonnée par des éphèbes ivres
Dévoilait le rouge moucheté de la roche d’un autre Vésuve
Accompagnant les amphores de vin miellé
Chaires porcine et blanche sont éventrées
Et autant de miches de pains émiettées par les gloutons
Venus célébrer la victoire éleuthérienne du carpe diem.
1
2
0
0
Rachelle R

Tristesse


Et une incroyable tristesse s'empare de moi à chaque instant.
Impossible de décrire ce que je ressens.


Les émotions déferlent en moi tel un ouragan, 
Et je perds ainsi toute notion du temps.


Les larmes tombent du haut de mes paupières, 
Et moi, je ne me souviens même plus d'hier.


Les larmes coulent comme tombent les gouttes de pluie


Personne ne comprend et personne ne comprendra jamais, 
L'immense lassitude et découragement qui m'envahissent à chaque instant.


Vous qui entrez ici laissez toute espérance.
3
4
3
0

Vous aimez lire Marie Saba ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0