Les élections

Une minute de lecture

J’adorais les dimanches d’élection. Mon père partait voter très tôt, dès l’ouverture des bureaux de vote. Ma mère y allait dans la matinée avec nous trois. On allait à la mairie. Tout le long du chemin, ma mère rencontrait des gens, des voisins et elle discutait pendant des heures.

Ce que j’aimais surtout, c’était la salle de vote. Après avoir pris les petits papiers et l’enveloppe, ma mère s’enfermait dans l’isoloir. On voulait entrer avec elle, derrière le rideau, mais elle nous sortait prestement.

Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire derrière ce rideau ? On se mettait accroupie pour tenter de voir par-dessous. Parfois, on essayait de regarder sous les rideaux voisins. Les parents devaient faire des choses bien étranges pour tous se cacher comme ça.

Ensuite avec son enveloppe, elle allait devant l’urne. On se chamaillait toujours pour savoir laquelle des trois sœurs glisserait le bulletin de vote dans l’urne. Ma mère tranchait l’affaire et en désignait une. Dès que l’enveloppe était dans l’urne, l’agent municipal criait : « A voté ».

Si c’était moi qui avais glissé le bulletin, je ne manquais pas de narguer mes sœurs sur le chemin de retour. Et ça finissait souvent par une baffe de ma mère qui me promettait bien que je ne le ferais plus jamais. Heureusement, lors des élections suivantes, elle avait oublié.

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Défi
Joklaire03

Je suis un. Unique. Moi, du haut de mes quelque picomètres, la Terreur du monde entier.
J'ai vaincu les plus grandes puissances mondiales, et mis à genoux les économies. Donald Trump court pour s'enfuir: stupide réaction humaine, je le rattraperai dès que je l'aurais décidé.
Ils me font rire, tous, déguisés dans la rue. Blancheur de vampire sur le visage, froid dans le dos et terreur à l'esprit, ils fuient tous intérieurement devant moi.
Je suis le Roi du Monde, pour quelque semaines. Couronné de leurs peurs. Ces humains qui me mérpisaient.
Ah, ils pouvaient rire de moi! Ah, ils pouvaient me ridiculiser! Me voilà maintenant, tout puissant et incontesté, je répans mon ombre sur tous ceux qui me croisent.
J'aime cette puissance. Ma domination. Ma réussite sociale.
Comment? Que dites-vous? Que je devrais culpabiliser? Moi?

N'entendez-vous donc pas mon rire sardonique? Je suis si fier de moi. Je me promène maintenant dans les rues désertes de Paris. La ville préférée des touristes, elle aussi, se prosterne à mes pieds. Entre les quatre jambes de la dame de fer, je passe calmement. Quel bonheur! Aucun passant pour me déranger. Tous déjà contaminés!
Sous les arches de l'arc de triomphe, j'ai envie de graver mon nom.
Je le vois déjà, "Corona", dans la pierre, en lettres dorées.
Oui, je vais mourir. Trop de personnes l'espèrent. Oui, ils vont me tuer.
Mais le monde à jamais se souviendra de moi.
Je resterais dans leurs petites mémoire, leurs petites têtes bornées, à tous!

Alors, peut être qu'après tous, lors de mon procès post mortem, je devrais me défendre. Je vois déjà ces procureurs me condamner avant mon plaidoyer!
Mais je dirais des mots que personne ne pense. Mon arirvée a bouleversé le monde, mais ces stupides humaines auraient du s'en souter! Ils savaient que je me faufillais dans leurs avions, dans leur sbateaux, dans leurs propres enfants.
Mais l'économie, l'argent, le fric si vous préférez, règne et règnera à jamais dans leurs esprits.
La Sainte Consommation est leur déesse. Ils la vénèrent.

Et moi, ne serai-ce que pendant quelques semaines, je lui aurais volé la vedette!
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Défi
P Poly

Sur une généreuse table de banquet porphyre
S’étalait la richesse des hôtes du soir
Une nappe chiffonnée par des éphèbes ivres
Dévoilait le rouge moucheté de la roche d’un autre Vésuve
Accompagnant les amphores de vin miellé
Chaires porcine et blanche sont éventrées
Et autant de miches de pains émiettées par les gloutons
Venus célébrer la victoire éleuthérienne du carpe diem.
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Rachelle R

Tristesse


Et une incroyable tristesse s'empare de moi à chaque instant.
Impossible de décrire ce que je ressens.


Les émotions déferlent en moi tel un ouragan, 
Et je perds ainsi toute notion du temps.


Les larmes tombent du haut de mes paupières, 
Et moi, je ne me souviens même plus d'hier.


Les larmes coulent comme tombent les gouttes de pluie


Personne ne comprend et personne ne comprendra jamais, 
L'immense lassitude et découragement qui m'envahissent à chaque instant.


Vous qui entrez ici laissez toute espérance.
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