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 Lorsque Derreck arrive à la taverne, il ne voit pas la serveuse, il décide d’entrer et la trouve en train de travailler. Il y a du monde et elle joue un peu des coudes pour le rejoindre. Par dessus le vacarme elle lui crie : « Je me change et j’arrive, attends-moi devant ! » Il hoche la tête et retourne à l’extérieur. De longues minutes s’écoulent durant lesquelles il tourne en rond devant l’auberge, trois jeunes femmes viennent à passer à côté de lui et lui font un petit signe amusé comme pour flirter avec lui. Il s’incline pour les saluer, les faisant pouffer de rire et fuir, puis une voix derrière lui le fait se retourner : « Un vrai bourreau des cœurs... » C’est la serveuse, elle a retiré son tablier de travail et a détaché ses longs cheveux bruns. Elle est plutôt jolie, son visage est séduisant, mais son corps ne possède pas de charmes féminins. Elle lui lance un regard en coin avec un sourire, Derreck lui rétorque :

-Je ne faisais qu’être courtois. » Elle lui attrape la main, rougit et lui dit :

-Viens, je connais un endroit sympa pour aller manger. » Il se laisse entraîner et la jeune femme lui lance : « Au fait, moi c’est Rose.

-Derreck. » En chemin ils discutent de leur situation. Lui ment en prétendant s’occuper de son grand-père et devoir repartir prochainement après sa mort. Elle lui explique qu’elle a quitté sa famille pour aller vivre la grande vie dans une cité. Derreck tique et lui demande :

-Tu vis seule à Langekan ? » Rose opine du chef :

-J’ai toujours été débrouillarde, j’ai vite trouvé un boulot en arrivant ici. Les premiers temps j’ai profité de l’asile de la Sainte Enclave, j’ai pu y dormir tranquillement avec d’autres femmes. » Derreck fronce d’abord les sourcils puis se souvient :

-Oui ! Les filles de Barona, c’est ça ?

-Exact, enfin je n’en ai jamais croisé, pas plus que des valkyries. Mais j’étais en sécurité le temps de trouver une chambre à louer. Et toi, ça n’a pas été trop dépaysant ton arrivée à Langekan ? » Derreck lui raconte aussi comment il a fui sa famille pour s’occuper de son grand-père. Tout n’est qu’un tissu de mensonges, il transforme la vérité pour ne pas parler de Yag et du temple. Ce qui l’amène à songer, pourrait-elle devenir une fille du dieu sombre ? Il va lui falloir tâter le terrain, mais sans la brusquer. Plus tard ils arrivent devant une sorte de gargote, le bâtiment semble abandonné et tout la façade se fissure. Les fenêtres sont placardées et l’enseigne est si délavée qu’il est impossible de lire le nom de l’endroit. Derreck fronce le nez mais Rose lui explique : « Ne te fie pas au apparences, l’extérieur est répugnant, mais une fois à l’intérieur, tu vas voir. » Il lui emboîte le pas, mais garde sa main sur son couteau. La jeune femme a beau sembler honnête, son invitation reste suspecte. Du moins jusqu’à ce qu’ils soient entrés. La salle de restauration semble propre et un délicieux fumet s’échappe d’une pièce à l’arrière, probablement la cuisine. Ils s’installent et un homme grisonnant vient saluer Rose, ils discutent un instant puis le serveur explique à Derreck : « Il n’y a pas de menu, juste une assiette du jour. » La jeune femme lui demande :

-À quoi a-t-on droit ce soir ?

-Gratin de pommes de terre, accompagné de poulet aux oignons.

-Tu nous en apporte deux ?

-Ça marche. » Derreck lui tend une pièce d’argent et le serveur siffle d’admiration, Il lui rend la monnaie de pièces de cuivre avec une de cinquante, de deux vingt et une de cinq. Une fois le serveur parti, Derreck demande à Rose :

-Tu viens souvent ici ?

-J’ai découvert cet endroit en arrivant à Langekan, la cuisine y est excellente et le prix très bas, quand tu vas voir la quantité qu’ils vont nous donner pour seulement cinq pièces de cuivre ! Je venais ici souvent au début, mais maintenant que je travaille dans une auberge, j’ai le droit d’emporter des restes. Mais tu devrais commander à emporter ici, si ton grand-père ne mange pas beaucoup, tu pourras le nourrir facilement. » Derreck hoche la tête, et voit le serveur revenir avec les plats. Il ouvre de grands yeux ronds et Rose pouffe de rire : « Ils n’ont qu’un plat au menu, tout est déjà prêt ils n’ont qu’à servir. » Les assiettes sont fumantes et l’odeur est à tomber par terre. Ils se souhaitent un bon appétit et quand Derreck avale la première bouchée il pousse un grognement de plaisir : « C’est tellement bon ! » Il passe les minutes suivante à dévorer son plat. L’ensemble est épicé, mais juste assez pour ne pas gâcher le goût des ingrédient, et la sauce du poulet relève le gratin de pommes de terre. Il avale une fourchette avant de dire : « Merci de m’avoir montré cet endroit, je reviendrai. » Rose lui sourit :

-J’espérais bien que ça te plaise. » Derreck décide de tenter sa chance :

-Tu amènes beaucoup de garçons ici ? » Elle ouvre de grands yeux ronds et semble se fâcher. Elle lui envoie un petit coup de pied sous la table, provoquant un cri de surprise de la part du jeune homme. Ils pouffent de rire tous les deux, puis elle répond les joues rouges :

-Je n’emmène pas que des garçons déjà, et pas tant que ça. » Elle s’adoucit et commence à lui faire du pied avant d’ajouter : « Juste ceux qui sont importants... » Derreck attrape une de ses mains et la serre dans la sienne avant de lui répondre :

-Merci, je suis flatté. » Ils reprennent le repas en silence, mais il ne peut s’empêcher de penser qu’elle est la candidate parfaite pour devenir une fille de Yag. Il commence à libérer un léger filet de miasme dans sa direction, et la sent frotter sa jambe contre la sienne avec plus d’ardeur. Ses pommettes sont cramoisies et elle sourit sans cesse. D’un accord tacite, ils finissent rapidement de manger et quittent la table. Une fois dehors, il fait nuit et Derreck attrape la main de Rose pour l’attirer contre lui et l’embrasser. Elle ne résiste pas et lui rend son étreinte, il en profite pour lui insuffler un peu plus du souffle de Yag, et la sent trembler d’excitation dans ses bras. Elle halète et lui murmure : « Viens, cherchons un endroit où nous pourrons être tranquille. » Derreck fronce les sourcils et lui demande :

-Pas chez toi ? » Elle secoue négativement la tête :

-Non, ma colocataire n’apprécierait probablement pas. » Il manque de s’étrangler, adieu son plan pour convertir Rose, quelqu’un la chercherait si elle venait à disparaître. Un peu déçu, il est cependant consolé à l’idée qu’il va pouvoir s’amuser avec la jeune femme. Ils arrivent dans une ruelle sombre et se glissent dans les ténèbres, après un léger virage, ils sont complètement dissimulés et Rose l’embrasse à pleine bouche tout en lui caressant l’entrejambe. Elle est entreprenante et sait ce qu’elle fait, après quelques temps, elle ouvre son décolleté et descend son visage au niveau du pantalon de Derreck qu’elle déboutonne sans problème. Elle s’extasie devant la queue dressée de son partenaire et commence à l’embrasser, à la lécher, puis à la sucer. Elle cesse de s’aider de ses mains pour les glisser sous sa robe, retirer sa culotte et commencer à se masturber. Un vrai gâchis… Pense Derreck : Elle est douée et n’a vraiment pas froid aux yeux… Comme si elle l’avait entendu, elle se relève, se tourne et soulève sa jupe, elle attrape son chibre, le guide jusqu’à sa fente humide et s’empale dessus. Elle pousse un râle de plaisir libérateur et commence à bouger. Derreck l’agrippe et l’amène à lui, il l’embrasse dans le cou et malaxe ses petits seins. Elle se met à gémir et il la bâillonne avec sa main, tout en la pénétrant avec vigueur. Elle parvient à l’orgasme une première fois, et tente de se libérer, mais Derreck la retient avec force en continuant de la pilonner. Elle jouit encore deux fois avant de parvenir à lui échapper, après quoi elle soulève complètement sa robe et murmure : « Là… met-la moi là... » tout en lui désignant son anus. Derreck fronce les sourcils et s’apprête à refuser, mais Rose attrape sa bite, avant de lentement et doucement la pousser dans son cul. La sensation est incroyable, ce trou est encore plus étroit que sa chatte et ils poussent un grognement de plaisir conjoint quand il parvient enfin à fourrer sa queue complètement. Il la voit se masturber en même temps, et tout en continuant de la bâillonner, il glisse son autre main au niveau de sa fente et titille son clitoris. Il la sent ruer, la plaque contre un mur et commence à imprimer des va-et-vient lents. Elle jouit à chaque mouvement et Derreck commence à accélérer, si bien qu’elle perd connaissance. Son poids l’empale encore plus sur le membre de son partenaire qui la porte afin de continuer à l’enculer. La stimulation de son fondement l’extirpe de sa torpeur et elle jouit une fois de plus. Derreck sent son affinité avec Yag croître, et une gêne naître à l’entrejambe. Il continue d’étouffer les cris de Rose tandis qu’il la ramone frénétiquement, la faisant jouir à chaque coup de rein, et augmentant la douleur qu’il ressent par la même occasion. Il s’acharne ainsi jusqu’à ne plus pouvoir tenir, il se retire, une expression douloureuse sur le visage. Rose ne le remarque pas, se retourne et se met à genou pour le sucer et le branler afin de l’aider à éjaculer. Il est si crispé par la douleur qu’il est incapable de lui dire d’arrêter, et quand il jouit enfin, son corps semble se désarticuler. Il se met à cracher une quantité impressionnante de sperme que Rose commence à avaler, mais elle est rapidement dépassée et le liquide gluant dégouline de sa bouche pour finir par ruisseler sur son torse. Un phénomène étrange se déroule alors sous les yeux de Derreck. Rose se met à jouer avec sa semence, à se badigeonner avec, à la lécher de ses doigts et à murmurer : « Ça sent bon… c’est si doux… Hmmmm... » Elle la savoure et semble aux anges, puis quand il n’y a plus rien, elle affiche une expression inquiète. Elle ne remarque pas que sa poitrine a prit du volume, mais Derreck lui observe son décolleté et panique. Rose recommence à embrasser sa bite et à la flatter en marmonnant : « Encore… j’en veux encore... » Avec expertise elle parvient à faire durcir la queue de Derreck et l’avale goulûment en faisant de bruits de succion sonores. Elle s’agrippe à lui et l’attire afin qu’il baise sa gorge, le plaisir est tel qu’il attrape son crâne et le ravage comme s’il s’agissait d’une chatte. Il jouit à nouveau et Rose tente une fois de plus d’avaler son sperme. Elle n’y parvient que partiellement, s’étouffe et tousse jusqu’à ce que de la semence lui sorte par les trous de nez. Après quoi elle recule et se fait asperger le visage, sourit et soupire de joie : « Délicieux... » Derreck reste pantois en la regardant se nettoyer le visage avec les mains et se lécher les doigts pour ne pas perdre une goutte de son foutre. Elle gémit et murmure : « Si bon… Encore… J’adore ça... » Il prend à nouveau peur lorsqu’il voit Rose développer de voluptueuses formes féminines. Cette fois il en est certain : quelque chose d’anormal vient de se produire, il doit aller trouver Dokkrus pour lui en parler. Il commence à remettre son pantalon, mais Rose se jette sur lui et frotte son visage sur son sexe en gémissant : « Non… Donne m’en plus… Je t’en supplie... » Elle se met à lui téter le bout du gland pour aspirer le dernier filet de sperme à l’intérieur. Derreck l’attrape par les épaules et la secoue :

-Rose, calme toi… Il faut que tu rentres chez toi. » Elle rit doucement comme si elle était ivre :

-Nan… je veux rester avec toi… pour toujours... » Il se sent tiraillé, d’un côté il voudrait aller trouver Dokkrus le plus vite possible, mais de l’autre, il ne peut pas abandonner Rose dans cet état, les dieux seuls savent ce qu’il pourrait lui arriver. Il décide de l’emmener au temple, ce n’est peut être pas la meilleure idée, mais il a besoin de l’aide de quelqu’un et la seule personne à pouvoir l’assister est Dokkrus. Il commence à la porter et l’empêche de bouger, puis la traîne dans les rues de Langekan en priant Yag pour qu’aucun garde ne les trouve. Il a l’air d’un pervers en train d’accompagner une pauvre fille ivre dans son antre, ce qui n’est pas loin de la vérité.
Par chance ils ne sont pas dérangés pendant le trajet jusqu’au temple. Derreck doit seulement prendre garde de ne pas laisser Rose trop libre de ses mouvements, autrement elle se rue directement sur son entrejambe en le suppliant de la laisser le sucer. Quand enfin il est parvenu au grand hall, il hurle : « DOKKRUS ! » À plusieurs reprises, jusqu’à ce que le vieil homme arrive, encore à moitié endormi. Il s’approche et voit Derreck retenir Rose dans ses bras pour l’empêcher de jeter sur lui, le vieillard marmonne : « Qu’est-ce qu’il se passe ? » L’adolescent tente de lui expliquer, mais Rose se met à le supplier de baiser avec elle, et plus ils tentent de la calmer, plus elle devient comme prise d’une frénésie. Dokkrus finit par faire signe à Derreck de le suivre. Ils descendent dans la cave du temple, son compagnon déverrouille un pièce dans laquelle se trouve un drôle de meuble. Un genre de table avec des chaînes. Dokkrus indique à Derreck de déposer Rose dessus, puis ils s’acharnent à l’attacher pour l’empêcher de bouger. Bientôt la jeune femme est pieds et poings liés, bras et jambes tendus, et tente de ruer en hurlant : « Baise-moi ! Derreck ! Je t’en prie ! » Dokkrus ressort et dès que son compagnon est dehors il referme la porte. Ils parviennent encore à l’entendre légèrement s’époumoner, ils retournent dans le grand hall, vont dans la cuisine, et là enfin ils n’entendent plus Rose. Le vieillard s’assoit, épuisé et demande : « Que s’est-il passé ? » Derreck se met à paniquer :

-Je n’en sais rien ! J’ai usé du Souffle sur elle, mais après que nous ayons forniqué dans une ruelle, elle s’est mise à entrer dans une transe et à ne plus vouloir me lâcher. Je ne pouvais pas l’abandonner ! » Dokkrus lui fait signe de se calmer et l’interroge :

-Tu as utilisé une forte dose du souffle ?

-Non ! J’ai fais très attention.

-Bien, respire, et raconte-moi tout dans les moindres détails. » Derreck inspire et expire à plusieurs reprises avant d’expliquer :

-J’ai eu la peur de ma vie, j’ai cru que j’allais me faire arrêter par les gardes et que j’allais revivre le même enfer qu’à mon village. » Dokkrus sort et va lui chercher de l’eau. Derreck en boit deux verres avant d’enfin entamer son récit. Il parle de son jeu avec Hellen, le vieillard lui sourit en lui disant qu’il est fier de lui, puis Derreck poursuit avec sa soirée en compagnie de Rose. Il lui décrit la gargote, lui annonce qu’il faut absolument qu’ils s’y rendent une autre fois pour y manger, Dokkrus hoche la tête, enfin il lui conte sa partie de jambe en l’air avec Rose. Il lui explique à quel point il l’a trouvé douée et dévergondée, il lui annonce qu’elle a demandé à être sodomisée et Dokkrus se gratte le menton pensif. Il demande si elle ne ferait pas une bonne fille de Yag, mais Derreck lui explique le problème de la colocataire. Le vieux hausse les épaules et rétorque : « Ce n’est pas grand-chose, il faudra que Rose y retourne quelques temps pour mieux nous rejoindre ensuite. Si nous parvenons à la convertir ce ne sera pas un problème. Mais tu ne m’as pas expliqué d’où lui est venue cette soif inextinguible pour ta... » Il s’interrompt soudain et marmonne : « L’Élixir… bon sang comment ai-je fais pour ne pas y penser…

-De quoi ?

-Un autre don de Yag, très puissant. Je n’imaginais pas que tu puisses l’obtenir aussi tôt. Ta semence possède désormais des propriétés surnaturelles. Tu peux t’en servir comme aphrodisiaque, mais aussi pour modifier le corps de tes partenaires. Les rendre plus attirantes et séduisantes, c’est ce qui est arrivé avec la fille que tu as ramenée. » Derreck s’apaise et soupire :

-Donc c’est normal…

-Oui et non, tu as obtenu ce don très rapidement… C’est extraordinaire. Mais c’est parfait, nous allons pouvoir convertir Rose, et tu vas t’entraîner à maîtriser ce pouvoir. » Il attrape son trousseau et lui donne une clé en lui disant avec un air grave : « Derreck, écoute moi bien. Tu vas devoir t’occuper de Rose, tu vas la maintenir dans un état d’excitation sexuelle permanent. Elle doit abandonner sa vie pour nous rejoindre volontairement. Tu vas user du Souffle et de l’Élixir sur elle, mais attention, pas n’importe comment. » Tandis que Dokkrus lui explique les instructions à suivre, Derreck hoche la tête. Ils mettent au point une stratégie pendant presque une heure, puis vont se coucher.

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