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 Le lendemain, le temple réveille Derreck aux aurores. Il s’habille, va dans la cour pour faire ses ablutions avec l’eau du puits, attrape un fruit à la cuisine pour grignoter, ainsi qu’un bol en bois et une cuillère. Il va puiser de l’eau dans un seau et descend à la cellule de Rose. Il déverrouille la porte et entre pour la trouver endormie. Il inspecte ses poignets et chevilles et constate qu’elle s’est débattue mais pas blessée. Il lui détache la main gauche et commence à lui retirer sa robe. Elle marmonne dans son sommeil, mais reste assoupie. Il la rattache et procède de la même manière avec la droite. Une fois qu’elle est nue, il lui projette une petite dose du souffle de Yag et l’entend gémir. Elle se met à rougir et sa fente s’humidifie. Derreck hoche la tête et commence à déboutonner son pantalon. Il caresse son sexe en fermant les yeux. Il attrape le bol et le seau d’eau et les place devant lui. Il se masturbe en repensant à ses ébats avec Layla, Eden, Hellen et Rose, rapidement l’orgasme vient et il jouit dans le bol. Lorsque ce dernier déborde, il crache sa semence dans le baquet jusqu’à se tarir. Il reprend son souffle et s’éponge le front, puis attrape un torchon propre qu’il trempe dans le seau dont l’eau est désormais souillée. Il s’en sert pour laver le corps de Rose, qui, Derreck doit bien le reconnaître, est très appétissant avec des seins gros comme des fruits murs. Le contact froid la réveille et elle pousse un grognement surpris, mais très vite elle s’inquiète : « Derreck, qu’est-ce que tu fais ? Où est-ce que je suis ? Qu’est-ce qu’il s’est passé hier soir ?» Elle semble avoir retrouvé ses esprits, le jeune homme lui sourit et commence à mettre en place le mensonge que lui et Dokkrus ont convenu de lui servir :

-Ne t’inquiète pas, tu ne risques rien ici. Je vais prendre soin de toi le temps que tu guérisses. » La jeune femme est soudain confuse et réalise sa situation :

-Qu’est-ce que... » Elle regarde Derreck avec terreur, ce dernier revit soudain son altercation avec Symonne et son cœur se serre. Rose se met à lui parler avec effroi : « Qu’est-ce que tu m’as fait ? » Derreck inspire à fond et met de côté ses scrupules et ses craintes. Il répond à Rose en lui mentant :

-Moi ? Rien du tout. C’est toi, et toi seule, qui t’es jetée sur moi comme une furie. Je ne fais que m’assurer que tu ne recommences pas. » La jeune femme est déconcertée :

-Qu’est-ce que tu racontes ? » Derreck fronce les sourcils :

-Tu ne te souviens pas ? Tu m’as presque agressé pour que je couche avec toi. » L’expression de Rose change, une colère et un profond mépris y naissent :

-Tu n’es qu’un menteur ! Jamais je n’aurais… Ah ! » Elle s’interrompt quand Derreck insère deux doigts dans son vagin pour les ressortir gluant de fluides et les présenter sous le nez de Rose. Il la regarde, peiné et lui demande avec un air attristé :

-Tu disais ?… Regarde… Rien que de repenser à ce que nous avons fait, tu es déjà excitée. Tu te comportes comme une vraie traînée

-C’est faux ! Je... » Derreck recommence à la laver et elle se tait à nouveau pour gémir. Son corps tremble et elle éprouve du plaisir au contact de l’eau mélangée à la semence de Derreck. Il termine de la ‘nettoyer’ et jette le torchon dans le seau. Il attrape le bol remplit de foutre, en prend une cuillerée et la tend sous le nez de Rose en lui ordonnant : « Mange... » La jeune femme louche sur le liquide et demande tremblante :

-Qu’est-ce que c’est ?

-Goûte c’est délicieux. Je l’ai préparé moi-même. » D’abord réticente, Rose est de plus en plus tentée de d’avaler cette pitance dont elle ne connaît pas la provenance. L’odeur qui s’en dégage éveille son appétit et finalement elle ouvre la bouche pour que Derreck lui donne la béquée. À mesure qu’elle ingère le sperme, ses joues rougissent et elle se met à haleter, de plus en plus excitée. Au final elle tire même la langue pour lécher le dos de la cuillère, quand Derreck lui apprend que le déjeuner est terminé elle semble déçue mais ne dit rien. Il commence à rassembler son matériel, et la jeune femme lui demande inquiète : « Où vas-tu ?

-J’ai à faire. Je reviendrai ce midi pour ton repas. » Elle se mord la lèvre et s’exclame :

-Attends, je… ! » Derreck l’observe sans rien dire. Il lit sur son visage qu’elle brûle de coucher avec lui, mais n’ose pas le dire. Finalement elle lui demande : « Comment je fais pour aller aux latrines ? » Derreck hausse les épaules :

-Je trouverai un moyen, allez, à plus tard ! » Et il ferme la porte alors qu’elle se met à crier :

-Quoi ?! Non tu n’es pas sérieux... » Derreck s’éloigne et remonte. Il jette l’eau souillée du seau dans une évacuation de la cour et Dokkrus le rejoint en s’étirant :

-Alors mon garçon ? Comment ça se passe ?

-J’ai suivi tes instructions. Mais pourquoi ne pas la noyer dans le souffle et l’Élixir ? Elle perdrait plus vite la raison.

-Certes, mais nous ne voulons pas qu’elle devienne folle, nous voulons qu’elle nous rejoigne. Il faut qu’elle bascule dans la dépravation d’elle même. » Dokkrus fait une moue innocente : « Bon, il est vrai que nous allons lui donner un petit coup de pouce, mais au final, c’est elle qui doit réciter le vœu. » Derreck hoche la tête, ils passent la matinée à travailler ses cours, lors du déjeuner, ils mangent des restes d’une soupe préparée la veille. Après ça, Derreck attrape, un seau, un gobelet, un bol et une cuillère. Il remplit le baquet au puits de la cour et descend au sous-sol. Avant d’entrer dans la cellule de Rose il se masturbe à nouveau, garnit l’auge de son sperme et teinte l’eau. Quand il entre, il voit qu’elle a pleuré et semble épuisée, elle le regarde avec des yeux suppliants et l’implore : « Derreck, je dois aller aux latrines... » Le jeune homme soupire avant de répondre :

-Je vais chercher une corde, j’arrive. » Il remonte au temple, va dans sa chambre et fouille ses affaires. Il y trouve le lien que Layla lui avait acheté, et sourit tristement. Aucune chance que la ménestrelle ait jamais imaginé qu’il l’utiliserait pour restreindre et torturer une jeune femme. Il redescend et lorsqu’il parvient à sa cellule, Rose est en train de trembler. Sans un mot il encorde son poignet droit et détache la chaîne de la table. Elle tente vainement de se débattre, mais n’a pas assez de force. Derreck gronde : « Continue et je te laisse te faire dessus. » Rose lui lance un regard de défi, le jeune homme hausse les épaules et la rattache. Elle panique :

-Non, tu n’oserais pas… » Derreck l’ignore et lui demande :

-Tu as faim ou soif ? Sinon je m’en vais. » Elle hésite et refuse. Derreck semble peiné :

-Et moi qui t’avais préparé à manger… Tant pis » Il vide le contenu du bol par terre tout en libérant le miasme invisible de Yag. Comme le lui a demandé Dokkrus, si elle n’avale pas l’Élixir, il faut qu’elle respire le Souffle pour être constamment fébrile et habitée par le désir. Rose regarde le sperme de Derreck se vider par terre, et elle donne l’impression de se tendre vers la flaque de liquide gluant comme pour le lécher. Frustré, Derreck ressort alors qu’elle lui demande combien de temps elle va rester là. Il ne répond pas, referme la porte et monte nettoyer son matériel. Il prévient Dokkrus qu’il sort et va au 12 Rue de l’Horizon pour voir si un message l’y attend. Il entre par la porte de derrière, inspecte rapidement les lieux, ne trouve rien et ressort. Il repart en direction du temple et en chemin il est bloqué par une foule. Tout le boulevard devant lui est traversé par une procession de femmes en armures. Elles portent toutes des casques ailés, des armures lourdes et des capes où sont brodées des plumes d’or. Un chariot derrière elles transporte le cadavre d’une imposante créature, et les gens sont euphoriques à son passage. Derreck s’approche d’un homme et lui demande : « Que se passe-t-il ?

-Les filles de Barona sont de retour ! Elles étaient parties en quête d’une vouivre il y a un mois. Elle reviennent victorieuses !

-Ce ne sont pas des prêtresses ?

-Si ! Mais elles sont aussi inscrites à la guilde des aventuriers et s’occupent de missions difficiles ! » Le jeune homme admire le corps inanimé du monstre. Une abomination a écailles et possédant une paire d’aile capable de la soulever. Sa vision est attirée par un éclat de lumière et quand il en cherche la source, son regard croise celui d’une des guerrières. Elle le fixe intensément et semble sonder son âme. Son cœur bondit dans sa poitrine et il fait demi-tour pour se cacher, il vient de se rappeler que ces femmes sont ses ennemis mortels. Il préfère prendre un autre chemin pour rentrer et décide d’informer Dokkrus de cet évènement.

 Il parvient au temple et va trouver son mentor pour lui expliquer ce dont il a été témoin. Le vieil homme peste dans sa barbe : « Merde… voilà qui ne va pas arranger nos affaires… Tu as bien fait de les éviter, à l’avenir tâche de ne pas croiser leur route. » Après quoi ils reprennent les leçons de Derreck. En fin d’après-midi, Dokkrus s’occupe de préparer le repas, de son côté le jeune homme rassemble son matériel, descend dans la cave et se masturbe avant d’entrer dans la cellule de Rose. Il remplit le bol et un peu le seau, juste ce qu’il faut, et se félicite intérieurement de parvenir à contrôler la quantité d’Élixir qu’il sécrète. Il passe la porte et Rose lui lance un regard fou et douloureux : « Derreck… je t’en prie, je vais me faire dessus... » Il s’approche et lui caresse tendrement le front :

-Est-ce que tu vas être sage ? » Elle hoche frénétiquement la tête. Il attrape la corde et attache son poignet droit avant d’ouvrir le fer de la chaîne. Il la regarde fixement dans les yeux, et elle place son bras droit dans son dos, docilement. Il lui sourit : « Voilà… tu vois quand tu veux... » Il procède de même avec la main gauche, et Rose ne fait rien pour lui résister. Il finit par lui lier les mains dans le dos, après quoi il libère ses chevilles et l’aide à se lever. Il lui bande les yeux avec le torchons et la guide délicatement jusqu’aux latrines du rez-de-chaussé. Là il l’enferme et la laisse faire ses besoins tandis qu’il va chercher un gant de toilette qu’il humidifie dans le seau d’eau souillée. Il rouvre la porte, elle se tient debout et tremble en l’entendant approcher. Il la prévient qu’il va l’essuyer et elle tente de le dissuader, mais il ne la laisse pas terminer sa phrase et frotte délicatement ses parties intimes. Il procède ainsi quelques secondes, juste le temps de l’exciter, après quoi il cesse et la raccompagne à sa cellule. Il l’entrave à nouveau sur la table et lui retire le bandeau improvisé pour lui demander : « Tu as faim ? » Elle hoche timidement la tête, et il porte à la bouche de Rose le bol rempli de semence. Il lui tend une cuillerée qu’elle gobe en soupirant de plaisir. Il lui fait avaler le bol complet, et remarque son expression déçue, il lui demande : « Tu en voulais plus ? » Elle murmure honteuse :

-Oui... » Derreck lui sourit :

-Comme tu t’es bien comportée, je t’en amènerai plus dès que j’ai mangé, d’accord ? Je repasse plus tard. » Elle bafouille, fébrile :

-Derreck pitié, laisse-moi partir... » Il la regarde avec tendresse et tout en libérant un peu du souffle de Yag, il lui demande :

-Tu veux que je vérifie si tu es en mesure de partir ? » Il approche sa main de l’entrejambe de Rose et celle-ci se met à haleter, comme anticipant son contact. Il la doigte doucement et l’entend gémir de plaisir, il la titille juste assez longtemps pour qu’elle soit au bord de l’orgasme, puis s’arrête et lui montre ses phalanges couvertes de fluide. Il murmure : « Il semblerait que tu sois encore en pleine frénésie… impossible de te laisser partir comme ça.

-Mais je… Je ne comprend pas ce qu’il m’arrive… je t’en supplie tu dois me croire. » Il l’embrasse sur le front :

-Ce n’est pas que je ne te fais pas confiance, c’est plutôt que je veux te protéger... » Elle se met à larmoyer et il la laisse pour aller nettoyer son matériel. Il retrouve Dokkrus et lui explique brièvement où en est l’endoctrinement de Rose, son vieux mentor approuve : « Continue de la maintenir dans cet état de frustration, elle cédera prochainement.

-Et en dehors de ça ? Qu’est-ce que je peux faire ?

-Pas grand-chose pour l’instant, je vais effectuer des recherches pour la prochaine étape de notre plan. Sois juste patient. » Derreck fait la moue mais hoche la tête, Dokkrus lui sourit : « Tu n’as qu’à me montrer à quel point tu es efficace avec Rose. Mais ne précipite pas le processus, d’accord ? » Le jeune homme soupire en opinant du chef. Ils terminent de manger, Dokkrus l’informe qu’il va lire à la bibliothèque, Derreck reprend un bol et une cuillère et descend se masturber à la cave. Il éjacule dans le récipient et entre dans la cellule de Rose. Elle est toujours attachée sur la table et elle halète. Elle donne l’impression d’avoir couru pendant des heures. Derreck sait parfaitement ce qu’elle a, mais joue la comédie : « Est-ce que ça va ? Tu as l’air mal en point ? » Rose le regarde avec détresse et chouine :

-J’ai chaud… et ça me démange… » Il s’approche et pose sa paume sur son front, il prétend prendre sa température et hausse les épaules :

-Tu n’as pas de fièvre… Où est-ce que ça te gratte ? » Elle avale sa salive avec difficulté, détourne le regard et marmonne embarrassée :

-Mon ventre... » Derreck la fait sursauter en frottant son nombril. Il la regarde innocemment et demande :

-Là ? » Elle serre les lèvres avant de soupirer :

-Plus bas... » Derreck descend sur son aine :

-Ici ? » Elle se met à grogner et à trembler :

-Non, encore... » Elle ne termine pas sa phrase et tente de se cacher. Derreck lui murmure :

-Rose, tu dois faire un effort. Si tu continue à te comporter comme une traînée, je ne vais pas pouvoir te libérer. » Elle s’écrie :

-Je sais ! Mais s’il te plaît… juste un peu… Je promets de faire des efforts après ça… Pour l’instant, j’en ai vraiment besoin… je t’en supplie. » Derreck fait non de la tête :

-Tu dois être forte Rose. Est-ce que tu as toujours faim ? » Elle hoche frénétiquement la tête. Il attrape le bol et lui donne son sperme. Elle lèche voracement la cuillère et semble s’apaiser. Mais Derreck sait que ce n’est que le calme avant la tempête, et que d’ici quelques minutes elle va être prise d’une chaleur encore plus puissante que les précédentes. Il s’approche pour l’embrasser sur le front et en profite pour lui cracher un peu du souffle de Yag à la figure, sans qu’elle s’en rende compte : « Bonne nuit Rose.

-Derreck… » Elle balbutie et il l’enferme à nouveau. Il monte nettoyer le bol et la cuillère et les laisse sur la table de la cuisine. Il gravit l’escalier jusqu’à la bibliothèque, travaille un peu sa lecture pendant quelques heures et avant d’aller se coucher, il retourne voir Rose. Il ouvre discrètement la porte et la trouve endormie, épuisée et suant à grosse goutte. Il lui insuffle une nouvelle bouffée de miasme aphrodisiaque et la regarde s’agiter dans son sommeil. Elle se met à gémir et à marmonner des : « Encore… oui... » du bout des lèvres. Derreck brûle de la violer, mais il parvient à se retenir et quitte la cellule sans troubler davantage le sommeil de Rose. Il va dans sa chambre, se déshabille et avant de se coucher demande au temple : « Réveille moi dans trois heures s’il te plaît. Il faudra que j’aille voir Rose... » Il s’endort en la revoyant le supplier de la caresser.

Le lendemain matin, Derreck se lève pour aller nourrir et laver sa captive. Il prépare son matériel, s’astique le manche pour obtenir de l’Élixir de Yag et entre. Il la trouve encore endormie et commence sa toilette. Elle se réveille à moitié en poussant des soupir de plaisir, et lorsqu’elle réalise ce qu’il se passe, elle tente de contenir les manifestations de son désir. Mais ses tétons sont durs et sa chatte dégouline, impossible de prétendre qu’elle n’est pas excitée. Derreck lui propose à manger, et elle avale son sperme avec appétit. Pendant la béquée, Derreck lui souffle des miasmes aphrodisiaques invisibles. Elle finit de sucer la cuillère et souhaite même à lécher le bol. Il la laisse faire, puis elle demande : « Tu peux me gratter ? S’il te plaît ? Ça m’a démangé toute la nuit. » Derreck lui fait signe que non et quitte la pièce alors qu’elle pleurniche : « Je t’en supplie… je... » Sa journée se déroule de manière similaire à la précédente. À midi le même scénario se reproduit, mais cette fois-ci Rose boit de l’eau souillée et se met à pleurer pour apitoyer Derreck et le pousser à la doigter. Il lui interdit ce soulagement et s’en va en l’entendant l’insulter. Le soir arrive et lorsque Derreck entre, Rose demande à aller aux latrines. Il se méfie et la met en garde : « Si tu tente quoi que ce soit… Je te laisse attachée. » Rose hoche frénétiquement la tête. Derreck lui attache les bras dans le dos et l’emmène, il refuse cependant de la laisser seule et ne ferme pas la porte. Elle lui fait face et lui sourit quand elle se soulage, et au moment de se faire essuyer, elle écarte les jambes avec anticipation. Il la frotte et elle se met à pousser un grognement rauque de plaisir. Derreck fait mine de s’offusquer et lui demande de se calmer, mais elle ne l’écoute pas et se rue sur lui en le suppliant de continuer. Il termine de la nettoyer et la brusque pour retourner dans sa cellule, elle sa débat, mais sans force, ses membres trop endoloris et courbaturés, elle l’implore de la baiser, de la ravager et la violer. Mais Derreck s’en tient à son personnage et la rattache. Elle tente de ruer et de se débattre, mais finit par s’écrouler, misérable et vaincue. Il l’enferme à nouveau dans sa cellule et laisse la clé accrochée à proximité. Il va trouver Dokkrus et lui annonce : « Elle commence à perdre pied.

-Bien, je vais aller lui parler. Tu as fais un excellent travail. Va te reposer, tu ne vas pas beaucoup dormir cette nuit encore. » Derreck opine du chef et va se coucher. Il imagine Dokkrus s’approchant de Rose et lui offrant une échappatoire, au prix d’une vie de servitude. Il se doute qu’elle va refuser, pour l’instant. Mais lorsque son calvaire sera insupportable, elle cédera et rejoindra les rangs du culte de Yag volontairement.

 Trois jours passent ainsi durant lesquels Rose devient de plus en plus pathétique et désespérée. La nuit quand Derreck lui rend visite pour la soumettre au miasme du souffle de Yag, elle est constamment en train de gémir et de marmonner des insalubrités, en rêvant probablement de parties de jambes en l’air. Dans le même temps Dokkrus passe la voir régulièrement pour lui proposer de la libérer, à la condition qu’elle s’abandonne à la sombre divinité de la Dépravation. Mais chaque fois elle refuse, non sans supplier pour qu’on la pénètre et lui offre un orgasme salvateur.

 Le cinquième jour, Derreck se lève et prépare son matériel. Il descend au sous-sol, remplit le bol et le seau avec sa semence et entre. Il réveille Rose en la nettoyant de la tête aux pieds, seulement ce matin là elle pleure et lui dit avec un sourire dément : « Derreck… approche toi… je suis prête à te sucer la bite si tu me grattes la chatte. Ça ne te semble pas génial comme idée ? » Il ne répond rien, la regarde avec un faux air apitoyé et approche le bol pour la nourrir. Elle se tait le temps d’avaler sa pitance, mais très vite reprend : « Aller, ne sois pas timide… on se rendra service mutuellement, d’accord ? » Quand elle voit qu’il va encore s’en aller elle se met à pleurer : « Derreck je t’en prie ! Je ferais n’importe quoi ! Libère-moi une main au moins que je puisse me... » Il ferme la porte et jubile quand il l’entend pousser un hurlement de douleur déchirée. Elle est presque prête, encore quelques heures et ce sera bon.

 Durant l’après-midi, Dokkrus rend visite à Rose. Il remonte quelques instants plus tard avec un sourire mauvais sur les lèvres, il annonce à Derreck : « C’est l’heure... » Le jeune homme se lève, ils vont à la bibliothèque et le vieillard ouvre une étagère verrouillée. Dedans plusieurs grimoire aux reliures sombres sont entreposés. Dokkrus aperçoit l’œillade curieuse de Derreck et il lui murmure : « Bientôt tu pourras accéder à ce savoir. Pour l’heure, allons voir notre nouvelle fille de Yag. » Il attrape un tome et ensemble ils vont jusqu’à la cellule de Rose. Derreck lui propose un gobelet d’eau qu’elle accepte volontiers, après quoi son vieux mentor s’adresse à la captive d’un air faussement inquiet : « Vous êtes sûre de vouloir faire ça ? » Elle remue sur place, est prise de crise de tétanie, tremble, transpire et bave. Son apparence pathétique fait peine à voir, mais Derreck sent un désir malsain monter en lui et sa queue durcie. Rose souffle dans un soupir rendu rauque par le désir :

-Oui… ! Oui je le veux… ! Dépêchez-vous !

-Très bien, commencez par me donner votre nom complet.

-Rose Druimen… » Dokkrus ouvre le sombre grimoire, et pose son doigt sur un page :

-Répétez après moi : Ily Rose Druimen eluli ishishishe egol asias... » À mesure qu’il prononce l’incantation, Rose la répète et la luminosité de la pièce diminue, comme aspirée : « ...asothaali ythä isulu äyl cel Yagdramor’Ernalghalertai. » Rose semble comme possédée et ne fourche ou ne se trompe pas une seule fois. Drokkus lui ordonne de le répéter encore, elle s’exécute, puis une fois de plus, en tout à cinq reprises et enfin lors de sa dernière psalmodie la pièce sombre dans le néant. Puis l’aine de Rose se met à s’illuminer de rouge et de pourpre, un sceau magique s’y forme, un dessin étrange à mi-chemin entre un cœur et un vagin. Puis l’inscription disparaît et les torches se rallument. Dokkrus sourit : « Bravo Rose, te voilà à présent fille de Yag… ton existence va connaître une élévation sans pareil, désormais que tu vas pouvoir assouvir tous tes désirs... » La jeune femme semble heureuse, Derreck lui détache les pieds, puis les mains. Elle l’enlace et l’embrasse en murmurant : « Prend-moi tout de suite... » Dokkrus se met à pouffer de rire et en sortant déclare : « Allez donc sur l’autel, vous ferez d’une pierre deux coups. » Derreck prend Rose dans ses bras et lui lèche l’oreille avant de lui susurrer : « Tu ne vas pas prendre de repos avant demain… crois-moi... » Elle rit et lui caresse la joue :

-Tant mieux… pourvu que ça dure... »

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