La toile

11 minutes de lecture

Deux semaines plus tard.

Pdv de Alice

Le soleil se levait lentement l’horizon, ses doux rayons traversèrent les fins rideaux de ma chambre. J’ouvris avec peine un œil et regard l’heure sur mon réveille : 7 h 30.

Je m’étirais laissant entendre une symphonie de craquement, ce qui fit sursauter ma sœur sous ma couverture.

Je la regardais avec un petit sourire amusé, puis je sortis du lit en lui rappelant son rendez-vous de la journée, je descendis ensuite dans la cuisine pour prépare un petit déjeune, tout en mangeant une pomme et buvant un jus d’orange, pour ma sœur et ma Maitresse.

À peine ai-je fini que j’entendis ma sœur descendre maladroitement les escaliers, je lui dis que son assiette l’attendit dans la cuisine.

Je montais les escaliers avec le plateau bien chargé, je toquais ensuite à la chambre de notre Maitresse et attends la permission d’entrer.

Lorsque j’entends la douce voix de ma Maitresse, j’ouvris la porte et alla déposer sur le lit le plateau et m’agenouilla à côté de ce dernier.

Après quelques minutes, j’entendis la clochette de Luna derrière la porte, puis des grattements contre le bois. J’allais donc ouvrir à la petite chatte, puis retourna à ma place avec un petit lever d’yeux au ciel amusé.

Luna monta sur le lit, puis s’étendit de tout son long à côté de notre Maitresse qui mangeait son assiette.

Une fois cette dernière vide, Maitresse Rosalie proposa à notre petit animal de lécher le reste de sauce au chocolat, en quelque coup de langue il ne reste plus aucune trace.

Je chuchotais alors discrètement à notre Maitresse, que Margaux a son rendez-vous pour son nouveau tatouage, la jeune fille me regarda encore endormi, puis se tourna vers l’intéressée avec un regard sévère. Maitresse Rosalie prévint ma sœur que comme elle n’était pas prête pour son tatouage, comme punition elle devrait y aller toute seule. Au miaulement triste de Luna, notre Maitresse poussa un soupir et lui promit que nous l’accompagnerions, mais qu’elle devrait en subir les conséquences le soir.

Au souvenir des sentiments que j’ai ressentis pendant ma marque dans mon dos, je me sentais plus rassurée de pouvoir accompagner ma sœur, malgré qu’elle eût déjà un vrai tatouage.

Après avoir récupéré le plateau, je me dirigeais vers la cuisine avec Luna qui se dirigeait quant à elle vers sa chambre

Une fois la vaisselle faite, je remontais pour enfile des vêtements, une robe rouge avec un col pour cacher mon collier et des leggins, puis alla voir où en était Margaux.

Lorsque je rentrais dans sa chambre, je la vis hésiter entre une robe moulante bleue et un t-shirt ample. Après quelques minutes je lui proposais plutôt de prendre le haut qui n’allait pas trop coller son dos et de porte une petite écharpe pour cacher son cou. En entendant ma voix, elle sursauta et me remercia du conseil.

Soudain un son de clochette retentir, je me dépêchais alors d’aller dans la chambre de notre Maitresse. Cette dernière était encore en pyjama, je compris alors ma faute et alla prendre sur sa chaise ses sous-vêtements, sa jupe blanche et sa chemise turquoise.

Je l’aide ensuite à s’habiller, pendant que je fermais les boutons de son haut, elle me fit remarque qu’il y avait un peu de relâchement et que donc il y aurait des conséquences pour Margaux et moi le soir.

À ses mots je ne pus m’empêcher de sourire à l’idée de ce qui allait nous arriver.

Une fois que nous fûmes toutes les trois prêtes, nous montions dans la voiture de notre Maitresse.

Après quelques heures de route, nous arrivâmes en ville, une fois parquer à coter du salon de tatouages, nous nous dirigions à l’intérieur.

La tatoueuse nous regarda entrer avec un sourire, elle se présenta ; Alison Aquilegia, puis nous demanda qui devait se faire tatouer. Margaux leva la main timidement en s’avança. La jeune artiste l’invita alors à la suivre dans une salle où était déjà prêt un plan de travail. Elle nous dit que normalement elle n’acceptait normalement qu’un ou une accompagnante dans la pièce, mais pour cette fois elle pouvait bien faire exception, je la remerciais alors avec un large sourire.

Une fois le dessin poser sur le bas du dos de ma sœur (une couronne de roses blanches et rouge), la tatoueuse remonta ses cheveux en une queue de cheval, laissant alors apparaitre un mince ras du cou noir.

Sur le moment je ne me posais pas vraiment de question, mais quand elle se tourna vers nous pour nous dire que nous pouvions sans autre prendre quelque chose dans son frigo à boire. Je remarquais alors qu’une araignée sur une toile faite en cordes était brodée dessus.

Pendant tout le tatouage, je réfléchis où j’avais déjà vu ce symbole.

De temps à autre je m’approchais quand même de ma sœur pour lui tenir la main, malgré ma réflexion.

Notre Maitresse quant à elle faisait quelque appel professionnel.

Quand vint enfin la pose du fil plastique, je me rappelais alors où j’avais vu ce signe ; sur la couverture des livres que j’avais vendus à la convention avec Alicia.

Au moment de partir je remerciais la jeune fille et sans me rendre compte lui dis de passer nos salutations à Miss Kumo. À son regard surpris et le fait qu’elle tienne son ras du cou, je comprends que j’avais surement fait une gaffe.

Elle nous observa quelque minute l’air complètement choquée, puis fini par lâcher un rire amusé, elle nous avoua alors qu’elle savait déjà qui nous étions, que sa partenaire lui avait dit qui nous étions, que son nom de scène était Ahris.

Que pendant toute la séance elle avait dû se retenir de pas nous propose d’être plus à l’ais et porte fièrement notre collier, car malgré nos efforts sortir avec une écharpe et un col au haut en cette saison était un peu bizarre.

Je sens alors la honte monter dans mes joues et vois ma sœur rougir aussi.

Au regard de notre Maitresse, je compris qu’elle le savait déjà que la tatoueuse était Ahris.

Elle nous proposa pour se faire pardonne de s’être un peu joue de nous de faire une petite réduction sur le tatouage de ma sœur.

Une fois que nous avions payé elle nous proposa de venir boire un verre pour se faire encore plus pardonne.

Après avoir fermé la boutique, nous montions donc dans la voiture et partions en suivant Alison qui était en moto en direction du lieu de rendez-vous.

Quand nous arrivions finalement devant un grand hangar, Margaux et moi ne fûmes pas vraiment surpris. Elle nous invitait bien à boire un verre, mais à sa session de shibari avec miss Kumo, qui l’attendait devant en fumant une cigarette.

Lorsque Alicia nous vit, elle courut dans notre direction pour nous faire un câlin de bienvenue.

Au regard de Rosalie avec un peu de reproches, l’Asiatique lui dit une « je suis désolé rose, mais tes soumises m’avaient un peu manquée » ce qui lui vaut un coup de coude de notre Maitresse un peu rouge de honte. Après cela Alicia nous invita à entrer dans le bâtiment.

Une fois à l’intérieur je remarquais qu’il y avait maintenant un grand espace avec plusieurs poutres au plafond, de grands miroirs sur les murs, une mezzanine avec un bar et des canapés, des rouleaux de cordes sur des crochets au mur et des chandeliers muraux.

À la vue de toutes ses installations, je ne remarquai même pas que nous étions les seules dans cette salle. Lorsque je revins à moi, je marquais alors qu’il y avait déjà deux places de travail installer.

Je me tournais vers ma Maitresse et lui demandais ensuite timidement si c’était ça notre punition à Margaux et moi. À son sourire, je comprends que j’avais juste.

Une fois que moi et Margaux sommes en sous-vêtement, Alicia s’approcha de nous et nous annonça qu’elle était la personne qui allait s’occuper de nous ce soir et que notre Maitresse pouvait sans autre attacher Ahris qu’elle lui faisait confiance pour faire du bon travail.

À peine avait-elle fini sa phrase que ma sœur et moi étions déjà attachées au niveau du buste.

Au moment où miss kumo allait suspendre ma sœur, la voix de Ahris avertit que cela sera mieux pour la cicatrisation si c’était plutôt moi en haut et ma sœur au sol.

Après un faux soupire d’agacement, l’Asiatique me suspendit sous une poutre, puis suspendit à ma grande surprise ma sœur aux cordes que je portais. Le sentiment d’avoir la vie de ma sœur entre mes mains m’empêcha presque de rentre dans ma subspace, mais au contact des mains de Alicia et les mouvements de ses dernières, je me sentis doucement rentrer dans mon rôle. À ce moment-là, je sentis qu’on fait couler de la cire dans mon dos, je poussais alors des petits cris de douleur mélangée de surprise et de plaisir à chaque nouvelle goutte de cires.

Comme il y avait beaucoup de cire, elles coulèrent aussi sur le buste et le bassin de Margaux qui poussa alors aussi des petits gémissements.

Pendant ce temps notre Maitresse s’occupait de Ahris, elle lui attacha d’abord les poignets et le buste, la tatoueuse se laissa entière faire au moment où elle sentit le premier contact avec la corde. Lorsque notre Maitresse allait mettre la jeune fille en suspension, cette dernière était complètement partie se qui déroute un peu Rosalie.

Quand miss kumo remarqua l’hésitation dans les gestes de notre Maitresse, elle proposa de prendre sa place pendant que Rosalie finit de s’occupe de notre punition.

Notre Maitresse n’ayant pas son matériel se débrouille pour faire avec une corde un fouet digne de ce nom qu’elle utilisa pour nous punir et enlever lentement les morceaux de cire.

Une fois notre remis à l’ordre fini, notre Maitresse nous fit descendre et nous allions voir ce que faisait l’asiatique, elle s’agenouilla nous invitant à poser notre tête sur ses cuisses.

Pendant qu’elle nous aidait à revenir dans le monde réel, je regardais avec émerveillement ce que faisait miss kumo enrouler dans une couverture.

L’Asiatique fit un travail incroyable avec sa partenaire qui se laisse entièrement faire. À un moment, elle fit shibari au sol enlevant les vêtements de Ahris laissant apparaitre un dos entièrement tatouer représentant une jeune fille attacher en demi-suspension, Alicia nous laisse observa quelque minute le dos puis le couvrit lentement de cordes et commença à faire une suspension de puis le sol. De temps à autre Alison poussait des petits gémissements de douleur et de plaisir.

Pendant toute la performance, je sentis quelque chose de très fort se dégager d’elles.

Au bout d’une longue heure, Alicia fit lentement redescendre sa partenaire au sol, elle détacha entièrement la jeune fille, lui tendit une bouteille d’eau et la prit dans ses bras.

La tatoueuse commença par prendre quelque gorge d’eau puis se laissa entièrement tomber dans les bras de sa partenaire et s’endormit.

Alors que la jeune fille dormait, Alicia nous expliqua que son amie était ce qu’on pourrait appeler une droguée aux cordes, donc c’est pour cette raison qu’elle partait si vite dans sa subspace, qu’elle aussi cela lui avait fait peur la prochaine fois de tombe sur une personne qui se laissait aussi vite faire, mais qu’elle était contente d’être la seule personne normalement qui l’attachait vue comme Alison se comportait, car dans sa subspace la jeune tatoueuse pouvait accepte tout et n’importe quoi même des choses qu’elle n’aurait normalement pas accepte, et surtout elle avait besoin d’un après session très importante.

Après nous avoir demandé une couverture pour son amie et l’avoir couverte. Miss Kumo nous raconta sa rencontre avec Alison ; « tout avait commencé par une convention de shibari où Alicia faisait des initiations, elle avait déjà remarqué comment la jeune tatoueuse regardait avec beaucoup d’intérêt ce qui se passait et les mouvements de la nawashi. Quand vint la fin de la convention, alors que l’asiatique rangeait ses cordes et sa structure en métal, elle se fit interpelle par une voix timide lui demandant si c’est encore possible de faire attacher, en se retournant elle ne fut pas vraiment surprise de voir Alison. Elle lui avait alors dit que oui, mais pas pendant la convention comme elle était finie. Mais qu’elle connaissait un studio où il était possible de le faire.

Une fois toutes ses affaires rangées, elles partirent en voiture vers le fameux bâtiment. Une fois après avoir posé les questions de base et expliqué les règles de sécurité, elle demanda si Alison avait des limités et des interdits. Son interlocutrice lui avait dit alors que non elle n’avait pas de limite niveau douleur et qu’elle n’avait pas d’interdit, entendant ça, Alison avait eu un geste de recule. Malgré son peu d’expérience en tant que Dominante elle savait une chose une soumise ou une personne sans limites ou interdit pouvait être dangereux autant pour elle-même que la personne avec qui elle “joue”, l’asiatique lui dit que si c’est vraiment le cas, il était hors de question pour elle d’attacher une personne qui ne connaissait pas ses limites. Alison avait alors hoché la tête tristement et s’était levée puis avait remercié Alicia pour son honnête. Au moment où elle allait passer la porte, miss kumo lui avait proposé de peut-être ne pas l’attacher de manière traditionnelle, mais de plutôt de l’aider à découvrir ses limites. Alison avait donc accepte cette manière-là et n’était plus jamais allez voir ailleurs pour combler son manque, depuis Alison a découvert ses limites. »

Une fois son récit fini, Alicia sentit son amie bouger légèrement.

Une fois que Alison fut bien revenue à elle, nous sortions tout du hangar la nuit était déjà bien tombée, ce qui fit pousser un petit soupir de la part de Maitresse Rosalie. Alicia proposa alors de venir manger chez elle et y passer la nuit. Ma Maitresse, Margaux et moi acceptions donc son invitation avec joie.

Au moment de monter dans la voiture, la jeune tatoueuse nous annonça, d’une voix très fatiguée, qu’elle préférait après cette session dormir chez elle comme le lendemain elle avait un tatouage à faire tôt, en entendant ses mots notre Maitresse et Alicia lui dire que ce n’était pas raisonnable de prendre sa moto après la session qu’elle avait eu, l’asiatique rajouta que la tatoueuse aurait dû la prévenir avant de son rendez-vous, car elle aurait été moins poussée dans ses cordes.

Ahris poussa un petit soupir et accepta finalement à contrecœur de venir avec nous chez son amie, mais qu’elle aimerait bien que demain matin notre Maitresse la ramène ici pour chercher sa moto, si c’était possible bien sûr.

L’asiatique dit amusée que connaissant sa rose, le réveille serait très tôt. Ce qui fit encore rougir l’intéressée.

Une fois toutes dans la voiture nous allions chez Alicia qui dans la voiture commanda cinq pizzas.

Notre petit groupe arriva pile en même temps que le livreur de pizza.

Après avoir payé, notre hôte nous invita à entre et à se rassasier dans sa salle à manger, pendant le repas nous discutions de tout et de rien.

Quand vint l’heure d’aller dormir, Alicia nous laissa sa chambre à notre Maitresse et nous et proposa à son amie de prendre la chambre d’amis. Qu’elle dormirait sur son canapé. Au moment où je vais proposer de moi et dormir sur le canapé, Alison dit à l’asiatique qu’elle acceptait pour cette fois qu’elles dorment ensemble.

Cela étant réglé, nous allions tous nous coucher.

Juste avant que je cède au sommeil notre Maitresse nous déposa à Margaux et moi, un baiser sur les lèvres nous disant qu’elle nous aime. Mais qu’il ne fallait pas trop en profiter, nous jurions ma sœur et moi de jamais trop en abuser ce qui nous fallut une petite fessé amoureuse de la part de notre Maitresse.

Annotations

Vous aimez lire elynna ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0