Chapitre 23

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Le jeudi, je me rends directement à la fenêtre, un café à la main. Mais ce matin, pas de Lydia. En même temps, je n'ai plus vingt ans, et mes deux succubes commencent à me faire imaginer que j'ai peut-être quelques limites. Des petites courbatures par-ci, par-là, me rappellent les années qui passent. Mais je ricane en m'allongeant dans le canapé en soupirant d'aise: vu la vie que je mène en ce moment, je dois quand même être encore en bonne forme pour n'avoir que quelques muscles douloureux!

Quelques minutes plus tard, Amandine se lève et vient me rejoindre. Je prends toute la place sur le canapé mais elle s'assied à même le sol, son visage près du mien, pour m'embrasser:

-- Je pensais te trouver à la fenêtre, me lance-t-elle sur un ton moqueur.

-- Il semblerait que ma partenaire ait un empêchement, lui dis-je en souriant. Va falloir que j'en trouve une autre.

Aussitôt, je sens sa main glisser sur mon corps nu et saisir mon sexe encore tout mou. Ses doigts fins titillent mes bourses et rapidement, je sens une érection poindre sous sa paume chaude. Elle ne m'embrasse pas, ne fait que me regarder en souriant. Je plisse légèrement les yeux, tentant de me concentrer sur cette blonde de plus en plus énigmatique, plus que sur sa main. Malgré tout, mon membre durcit et elle le prend délicatement pour le branler, le raidir encore. Mon souffle s'accélère, je pose ma main sur sa joue, mon cerveau m'envoyant nombre de questions: est-ce de l'amour que je lis dans ses yeux? Est-ce que je peux l'aimer de façon à la combler? Ou sommes-nous destinés à finir par nous déchirer? Une chose est sûre: notre relation sexuelle est intense, autant qu'elle l'est avec Annais. Au fond de moi, je sais que ça pourrait me suffire, avec une femme telle qu'Amandine, je pourrais vivre ainsi, si je la sais heureuse et que j'ai toujours Annais, même si ce n'est pas entièrement.

Sa main va et vient avec une douceur rarement ressentie le long de ma verge dorénavant bien droite. On ne se quitte pas des yeux, je gémis doucement. Je me rends compte que malgré mon envie de lui rendre la pareille, ce n'est pas ce qu'elle désire. Ce qu'elle veut, c'est mon plaisir. Peut-être que je commence à comprendre ce qui me mets parfois si mal à l'aise. Moi qui ai toujours axé mon activité sexuelle sur le plaisir de l'autre (et même en me faisant sucer), les règles sont toutes autres avec Amandine. J'ai toujours tiré mon plaisir dans celui de ma partenaire, et pourtant, j'en prends peut-être encore plus avec elle qui ne me demande rien d'autre que de jouir d'elle.

Je ferme les yeux et me laisse doucement aller. Sa main accélère légèrement, juste comme il faut. Mon corps devient tout cotonneux et je souris. Lorsque j'ouvre les yeux à nouveau, elle me sourit encore plus. Sa main libre caresse mon torse comme une chose précieuse qui pourrait se désagréger sous la pression de ses doigts fins. Son regard court sur tout mon corps et je me sens beau. Comment fait-elle? Encore une question de plus à son sujet... qui restera en suspend, tant elle me fait du bien.

Je me tends légèrement, et elle y répond par une pression plus intense sur ma tige qu'elle se met à branler avec plus d'énergie. Sa main glisse jusqu'à saisir mes couilles qu'elle malaxe avec tendresse.

-- Tu vas m'offrir ton jus? me demande-t-elle alors.

-- Oh oui, Amandine, sers-toi...

Elle me sourit avec le visage innocent d'un enfant... mais il n'en est rien. Elle se penche sur ma queue et ses cheveux blonds me caressent les cuisses avant de sentir sa bouche engloutir mon sexe entier. Sa langue s'agite sur ma peau fine, ses dents délicatement posées sur ma garde. Moment suspendu. Je me cambre littéralement, m'arrête de respirer avec elle, mon râle bloqué dans la gorge en m'aggripant au canapé d'une main et tentant de poser mon café sans le renverser. Lorsqu'elle remonte ses lèvres doucement le long de ma verge, je me détends à mon tour, grognant intensément. Elle se remet à m'astiquer en ricanant et tournant le visage vers moi:

-- Tu aimes ça, Julien, quand je t'avale entièrement?

-- T'imagines pas à quel point, Amandine.

-- Alors je te le ferai tous les matins, si tu veux, me répond-elle avant d'embrasser mon gland gonflé.

Aussitôt, je sens sa bouche reprendre le chemin de ma garde. Elle est en train de me rendre dingue, mais tout en douceur. En temps normal, j'aurais déjà attrapé ses cheveux et cogné ma queue au fond de sa gorge à l'en faire pleurer. Mais je ne sais plus ce qui est normal... et je m'en cogne. Elle veut mon plaisir, alors je me concentre là-dessus. Je reste attentif à mes sensations et seulement les miennes.

Elle se remet bientôt à me branler, énergique et sensuelle à la fois. Lire sur mes traits le bien-être qu'elle me procure la fait gémir doucement. En baissant les yeux, je peux voir les muscles de ses cuisses se contracter par à-coups lorsqu'elle crispe son vagin qui devient de plus en plus odorant à mesure que sa cyprine se fait abondante.

J'ai besoin de sentir sa peau sous mes mains. Je caresse paresseusement son flanc et vois la chair de poule se former sous mes yeux. À la tension subite de ma main, à la grimace que je fais, et à mon regard suppliant, je la vois heureuse. Elle sait que je vais jouir. Sa main ralentit et elle vient caler mon gland prêt à exploser sur sa langue. Une fois en place, elle empoigne vigoureusement ma verge et applique de petits et rapides va et vient. Ma main glisse par réflexe jusqu'à ses fesses, puis trouve sa vulve dégoulinante à souhait. Beaucoup plus que ce que je pensais. Deux doigts s'y enfouissent et elle lâche un râle presque en même temps que moi. Dès que mon foutre jaillit de mon pieu dur comme la pierre, elle se met à me suçoter, la main toujours aussi serrée, et ondulant sur mes doigts en couinant de plaisir.

Je ne suis même pas descendu de ce moment de grâce qu'elle m'embrasse avec tendresse sur la bouche, après avoir couvert ma queue de baisers langoureux.

-- Finis ton café, monsieur, je vais préparer le petit-déjeuner. Ça m'a ouvert l'appétit!

D'où je suis, je la regarde faire en souriant bêtement. Mon cerveau tente bien de ramener les questions sur le tapis, mais je lui ris au nez! Sans déconner... Quand bien même elle ne me dirait pas tout, je ne peux pas nier que ça, c'est la belle vie!

À un moment, il faut bien que je me bouge, alors je la rejoins à table et nous commençons à nous goinfrer avec enthousiasme. Enfin, surtout moi!

-- Julien?

-- Oui? lui dis-je en m'arrêtant soudainement, croyant que l'heure des révélations est arrivée.

-- J'ai été invitée à une soirée, ce soir, avec des amis. Ça te dérange si j'y vais?

-- Non, bien sûr! T'es libre, Amandine...

-- Je voulais juste m'en assurer.

Si je suis un peu déçu qu'il ne s'agisse que de ça, elle semble bien plus déçue que moi. Son sourire sonne faux, et c'est la première fois que je vois ça sur elle. Aurait-elle préféré que je m'y oppose? Ou que je lui demande de l'accompagner? Ou peut-être simplement de me voir déçu de ne pas passer la soirée avec elle? Comment savoir, exactement?

Je continue de manger en repensant à tout ça, ma raison ayant repris le dessus. Je lui jette de nombreux coups d'oeil, et si elle mange avec le même appétit que moi, je sens bien que quelque chose la préoccupe. Une fois rassasié, je lui demande alors tout de go:

-- Amandine... Qu'est-ce que tu attends de moi, exactement?

Elle lève brusquement les yeux sur moi. D'abord surprise, son visage s'illumine rapidement. Cette fois, son sourire est vrai et il transporte mon coeur, me faisant sûrement rougir un peu. Elle se lève de table, joyeuse et prends sa tasse et ses couverts avant de s'approcher de moi pour me coller un bisou, alors que j'attendais une réponse!

-- On en parlera demain, Julien. Là, je dois vraiment me bouger si je ne veux pas être à la bourre!

Je pense qu'elle a décidé de me faire tourner en bourrique. Je suis d'ailleurs à deux doigts de protester, mais la voir nue, ramassant ses affaires dans le lave-vaisselle en fredonnant un air joyeux, le sourire aux lèvres, m'empêche simplement de gâcher cet instant. Demain, donc. Et ce soir, tranquille.

Au bureau, je ne tarde pas avant de voir Mélanie débarquer. Le sourire qui illumine son visage me fait savoir que tout s'est bien passé.

-- Au-delà de mes espérances! s'exclame-t-elle. Je te remercie, Julien. Du fond du coeur. Ce que tu as fait pour moi, c'est...

-- C'était un plaisir, Mélanie! Et ton petit cadeau a fait effet!

Elle ricane en rougissant comme une pivoine.

-- Je ne sais pas ce qui m'a prise... C'était ma préférée, en plus.

-- Je te la ramènerai! Mais je la laverai avant, ma blonde n'a pas pu s'empêcher...

Mélanie ne sait plus où se foutre! Elle me raconte un peu plus en détails, en me disant que suite à son petit spectacle, il l'a prise avec une passion jamais égalée jusque-là. Des portes se sont ouvertes, pour eux, et être en partie celui qui a permis ça me remplit de fierté. Tant de couples s'enferment dans la monotonie par peur de dévoiler ce qu'ils sont au fond d'eux, préférant rester ceux et celles que leur compagne ou compagne veulent voir. Alors que nous ne recherchons, au fond, que la sincérité. Et quoi que l'on fasse sexuellement, si c'est fait avec sincérité, ça ne peut être que beau.

C'est donc le coeur léger que je reprends le travail, sans même ressentir le besoin d'un petit tour aux toilettes. Mélanie non plus, d'ailleurs. Elle est sur son nuage et mérite bien d'en profiter au maximum. Je me doute que pendant plusieurs jours, ses soirées vont être teintées de trop de sensualité et de luxure pour qu'elle ait envie de se caresser au bureau. Tant mieux. Une femme comblée est toujours plus belle.

De retour chez moi, l'appartement vide, je jette un coup d'oeil à la fenêtre, au cas où. Lydia doit plutôt être à la fête avec Amandine. Je décide donc d'appeler mon pote, pour un apéro.

-- Allô mec! me fait-il en décrochant.

-- Salut mon pote! Comment tu vas?

-- Pour tout te dire, je stresse un peu pour samedi. Mais le bon stress, je vais bien! Et toi?

-- Aussi impatient que toi, je crois! Je me demandais si ça te dirait de passer prendre l'apéro?

-- Oh fait chier! Ça aurait été avec plaisir, mais j'ai promis à ma mère de passer l'aider avec sa bagnolle.

-- Elle a toujours pas bazardé son tas de ferraille?

-- Je veux pas savoir ce qui s'est passé dans cette caisse, mais elle y tient!

-- Ahah! Bon, ben je vais sûrement me faire un film, alors... Amandine est partie à une soirée, du coup j'avais envie de te voir... Ça fait longtemps...

-- Au moins trois semaines!

-- C'est vrai... Mais il s'en est passé, des choses, depuis.

-- Je suis content que tu me l'aies proposé, en tout cas. Ça confirme ce que je savais déjà. On se voit samedi, et promis, dans la semaine, on se fait un truc sans nos nanas!

-- Je te prends au mot, Stéphane!

Je raccroche, un sourire aux lèvres. Au moins, il n'y a pas de malentendu entre nous. Annais n'a pas dû lui parler de notre dernier échange. Chaque chose en son temps, même si je m'en veux un peu.

Alors pour ne plus y penser, je surfe un peu sur le net. Cet endroit est bourré de conneries plus débiles les unes que les autres. J'adore. Si je m'en sers la plupart du temps à des fins informatives, il m'arrive de vouloir me détendre. Entre les vidéos de gens qui tombent, les images détournées, les sites de fausses informations... Tous les dégrés de l'humour sont présents, à portée de clic, comme on dit maintenant! Je ris tout seul en lisant un article qui voudrait faire croire que le veganisme créera un nouveau trou noir où la Terre finira par disparaître, quand quelqu'un sonne à la porte.

Quel n'est pas mon étonnement lorsque je vois Lydia, le corps enfermé dans un imper. Je la fais entrer sans cacher ma surprise et me dit directement:

-- Pour me faire pardonner de ne pas m'être réveillée à l'heure.

Dès que j'ai fermé la porte, elle ouvre son imper et le laisse tomber à terre. Je prends directement un coup de chaud. Elle est nue, en-dessous. Totalement nue. Ses tétons sont serrés dans des pinces, ses seins déjà gonflés d'excitation. Elle écarte les cuisses et croise ses mains dans son dos qu'elle tient bien droit.

J'en reste bouche bée. Je ne sais pas quoi faire. Je reste comme un con la regarder et ne trouve que ça à dire:

-- Tu n'as rien à te faire pardonner, Lydia... Il me semble qu'on s'est rien demandé.

-- En fait, c'est pas vraiment auprès de toi que je dois me faire pardonner, me dit-elle avec sérieux.

-- Ah?

-- C'est auprès d'Estelle. Je devais effectuer ce réveil tous les jeudis matin, si tu venais à la fenêtre.

-- Qui te dit que j'y étais ce matin?

Elle ne répond pas, me fixe. Il me faut quelques secondes et un petit sourire de sa part pour que je réalise.

-- Ah...

-- Ah...

Je commence à faire le tour de Lydia pour découvrir un plug enfoncé dans son fondement. Me vient alors une idée. J'attrape mon portable et la prends en photo, malgré sa surprise. Rapidement, elle est envoyée à Amandine avec ce message: "T'étais au courant de ça?". Je devine qu'elle est avec Estelle et qu'elles attendaient d'avoir des nouvelles, se doutant que je me manifesterais une fois la surprise arrivée, car elle répond dans la minute: "Plus ou moins... Amuse-toi bien et profite!". Une photo d'elle et Estelle avec un verre à la main, souriantes, accompagne la réponse. Et quelque part, je sens déjà que mon blocage venait du fait que je voulais m'assurer de l'accord d'Amandine.

Lorsque je repose le téléphone en scrutant Lydia, elle sait que les choses vont se corser. Je ne m'embête pas pour le lui faire comprendre d'une claque virile sur sa fesse. Elle reste stoïque, regardant droit devant elle, la poitrine en avant.

-- Ce serait dommage que je te renvoie tout de suite et que Estelle soit déçue, hein?

-- En effet, me répond-elle comme un petit soldat. Ce serait dommage et dommageable pour mon corps.

-- Qui te dit que ton corps ne va pas subir de dommages avec moi? lui demande-je en jouant avec la pince sur son téton.

Elle se crispe et ne répond rien. Je sens déjà ma pression artérielle monter en flèche. Jamais je n'ai été mis à cette place. Je n'ai toujours été que simple participant, jamais je n'ai eu les rênes, et je ne sais pas vraiment comment m'y prendre. Pourtant, ça monte. Je me souviens du plaisir qu'elle a eu à sentir son dos griffé par l'écorce à mesure que je la baisais. Je me souviens avec quelle fierté elle nous avait montré ses marques. Et plus j'y pense, plus je sens que je vais me prêter au jeu.

Alors pour une fois, c'est de ma propre initiative que je vais fermer les rideaux de la salle. Je me rends ensuite à la cuisine, Lydia ne bouge pas d'un poil. Lorsque je reviens devant elle armé d'une spatule de pâtissier, elle se mord doucement la lèvre inférieure pour ne pas se moquer.

-- J'improvise! Tu m'as pris au dépourvu!

Elle rit plus franchement, relâchant ses épaules un instant. Un tout petit instant. Quand l'acier claque sur sa cuisse, elle grimace et se redresse aussitôt.

-- Pardon! Merci! s'exclame-t-elle.

Je la prends par la main et me dirige vers le canapé où je m'assieds, avant de la coucher sur mes genoux, me présentant ses fesses. Je les caresse un peu, les écarte pour mieux voir son bijou.

-- Je suppose que tu es une habituée?

-- Tu n'imagines pas... Mais la douleur fait toujours aussi mal.

J'en ai rapidement la confirmation. La spatule laisse une trace nette sur ses fesses et elle serre les dents, puis se relâche en gémissant de plaisir. Je n'ose imaginer ce qu'elle peut ressentir. Le picotement de la fessée, son corps qui se crispe et le plug anal qui lui envoit des signaux de plaisir. La deuxième part toute seule, sans réfléchir. Elle lâche un petit cri qui me fait hésiter. Mais tout dans son attitude me supplie de continuer, et d'y aller encore plus franchement.

Ce que je fais volontiers. Pendant de longues minutes, je donne coup de spatule après coup de spatule. Je me surprends à faire en sorte que l'ensemble de ses fesses soient rougies, meurtries. Les veines explosées sous la peau sont... magnifiques. L'expérience est douce et violente à la fois. Je ne me presse pas, lui laisse le temps de se remettre, la caresse et l'embrasse, même, entre deux coups. Elle gémit clairement de douleur, pleure, même. Mais son sexe m'envoit des effluves qui ne trompent pas.

Je claque une dernière fois. Elle lâche un son grave qui prouve qu'elle en chie. Elle se tortille quelques secondes sous ma main qui la caresse. Elle renifle ses larmes puis se remet en position. Je lui demande de se lever et elle met un certain temps à réussir à s'exécuter. C'est à ce moment que je me rends compte que je viens de passer plus de 30 minutes à la fesser.

Elle se remet debout avec beaucoup moins d'aplomb qu'en arrivant. Je lui retire ses pinces aux seins et découvre des mamelons violets. Ça la soulage clairement. Son visage est trempé de larmes, mais elle me sourit timidement.

-- Merci, me dit-elle. Estelle sera fière de cette correction.

Je suis en nage, déjà. Je retire mon t-shirt et vais attraper mon portable.

-- Autant qu'elle le soit tout de suite, alors, non?

Je prends son cul en photo et l'envoie à Amandine sans aucun commentaire.

-- À genoux, dis-je simplement à Lydia en attendant une réponse.

Avec des gestes lents et prudents, elle se baisse sans poser ses fesses endolories sur ses talons, le dos creusé, les mains dans le dos. Mon téléphone sonne et je lis le message d'Amandine: "tu cherches à m'exciter? Estelle dit: je savais que ma salope serait entre de bonnes mains!". Je ricane dans le dos de Lydia qui attend la suite et vais jusqu'à ma chambre, d'où je reviens avec une cravate et de la ficelle qui fera très bien l'affaire.

Lydia me sourit, mais je ne sais pas si elle se moque ou si elle est heureuse. Peu m'importe. Je ne suis plus en état de réfléchir à tout ça. Je fais exactement ce qu'Amandine m'a conseillé: profiter! Je lui passe la cravatte sur les yeux et elle ferme les yeux en souriant de plus belle, inspirant même un grand coup. Je noue le tissu fermement à l'arrière de son crâne puis attache ses poignets l'un à l'autre dans le dos. Lorsque je reviens devant, j'ai retiré tous mes fringues. Elle ouvre déjà un peu la bouche, prête à m'avaler.

-- Juste la langue, lui dis-je doucement.

Elle se met alors à me caresser avec. Elle va et vient le long de ma verge qui termine de se tendre à son maximum. Régulièrement, elle s'arrête sur mon gland, le lappe et le lèche avec tendresse. Elle ne peut s'empêcher d'y coller ses lèvres pour me l'aspirer. Malgré le pic de plaisir, je lui décoche une gifle qui manque la faire tomber.

-- Juste la langue, je t'ai dis, sale truie!

-- Pardon! s'exclame-t-elle en remuant sa langue dans l'air pour tenter de retrouver ma queue.

J'attrape son nez entre mes doigts et l'attire vers moi, forçant l'entrée dans sa bouche. De l'autre main, j'appuie sur son crâne pour qu'elle m'avale entièrement. Quand son visage est enfoui dans mon bas-ventre, je donne quelques à-coups au fond de sa gorge qui sont autant de haut-le-coeur pour elle. Lorsque je la relâche, elle est à la limite de vomir, tousse, la bave coulant sur son menton et ses seins. De nouvelles larmes ont fait leur apparition.

La deuxième fois, elle se fait moins avoir. Dès qu'elle me sent bouger, elle prend une grande inspiration par la bouche et dure cette fois un peu plus longtemps. Je suis dans un état quasiment inconnu pour moi. Cette femme, je m'en fous presque. Tout ce que je sais, c'est que je veux la défoncer, lui détruire le cul sans me soucier de ce qu'elle peut ressentir. Ou presque. Parce que je sais que je m'y autorise pour la simple et bonne raison que son plaisir à elle est d'être traitée ainsi, que son plaisir est... le mien.

Une impression de déjà ressenti m'envahit, mais je suis survolté. Je l'attrape par les cheveux et la projette en avant, la retenant à peine quand sa joue vient cogner le sol. L'idée de m'excuser me traverse vaguement l'esprit mais je suis en train de lui retirer le plug.

-- Tiens... Pour pas que tu déranges la voisine, lui dis-je en lui l'enfonçant dans la bouche.

-- Mmmhh-mmmhh, me répond-elle.

Je me penche sur elle et présente ma queue frétillante à son cul qui m'avale avec facilité. Je me mets à la baiser aussitôt, sans aucune transition. Je place ma main sur sa bouche, l'obligeant à bien garder le plug enfoncé où il est et la culbute violemment, attisé par ses gémissements, par ses puissantes inspirations par les narines, ses yeux affolés, et ses mains qui me griffent le bas-ventre.

Dans un moment de lucidité dont je me demande bien la provenance, je ralentis un peu mes coups de boutoir et déserre ma main sur sa bouche. Aussitôt, elle recrache le plug et remplit ses poumons d'air, tout en poussant tout de même ses fesses vers ma queue.

-- Défonce-moi, t'arrête pas, salaud, ahane-t-elle avec les yeux dans le vague.

Je lui décoche une fessée qui la fait crier. Aussitôt, le tambourinage se fait entendre au-dessus.

-- Je t'avais pas dit de pas déranger la voisine? lui dis-je avant de lui en asséner une deuxième.

Elle serre les dents, râle, mais ne crie pas. Je râle à mon tour, de satisfaction. Puis me remets à la baiser. Cette fois, elle compte me faire jouir. Elle se contracte de tout son corps. Je pourrais croire que c'est pour m'empêcher de l'enculer, mais je sais que c'est pour m'offrir un trou du cul le plus étroit possible. Plus elle contracte, plus je la prends de tout mon poids, et plus elle serre les dents pour ne pas crier.

Un cercle vicieux qui la fait exploser puissamment. Elle est littéralement prise convulsions sous moi, n'arrive plus à s'empêcher d'exprimer son orgasme. La vieille frappe son balai comme une folle quand je rajoute ma propre couche, vidant mes couilles sur son dos et ses fesses encore toutes rouges. Râlant de plaisir et de rage alors qu'enfin, tout ce qui me turlupinait depuis quelques jours fait surface avec violence.

Je me relève presque aussitôt, les jambes flageollantes, le souffle court, ma tête qui tourne. Je ne prends même pas le temps de me remettre de tout ça que je m'empare de mon portable. Je prends une photo de Lydia, les fesses meurtries, l'anus grand ouvert, mon foutre qui zèbre sa peau, ses mains liées, ses yeux bandés sous ses cheveux en vrac qui cachent son visage. Je l'envoie à Amandine avec un mot: "c'est ça, hein? dont tu voulais me parler". Le temps que je détache Lydia, elle me répond déjà. Un simple "Oui".

Lydia reste au sol, ondulant en souriant, comme si elle était dans une bulle de douceur. On pourrait croire une petite fille en train de rêver de Casimir. Mais il n'en est rien. Cette Lydia n'a plus rien d'innocent, bien au contraire! Je reste la regarder sans un mot jusqu'à ce qu'elle réussisse à se lever et se laisse tomber dans le canapé. Je ne m'en fais même pas pour le sperme qu'elle est en train d'étaler. Il en vu d'autres.

"Être à sa place?". Ce message envoyé à Amandine est pour clarifier les choses. Est-ce que ça l'excitait de voir Lydia traitée ainsi parce qu'elle aime faire ça? Ou parce qu'elle s'imaginait que je fasse la même chose sur elle? La blonde ne semble pas vouloir avoir cette discussion par texto et je ne peux pas l'en blâmer. Elle a raison de m'envoyer en simple réponse: "On en parle demain, bébé".

Je vais chercher toutes les bières du frigo et vais rejoindre Lydia dans le canapé. Me bourrer la gueule m'aidera sûrement à patienter.

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