Chapitre 16

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Tout ce lundi a été un supplice. Je ne l'aurais pas cru, mais quitter Amandine au réveil pour qu'elle passe par chez ses parents avant la fac, ça m'a royalement fait chier. Et le pire, c'est que je sais que le fait que ma queue aux veines saillantes ait fait connaissance avec son fondement serré à souhait n'a rien à voir avec la sorte de manque que j'ai ressenti en prenant mon petit-déjeuner.

Si Annais, hier, n'a fait que subir son dépucelage anal, Amandine a été très active. D'après ses dires, elle n'a pas laissé beaucoup de gens lui faire ça, mais elle a toujours adoré, en solo. D'ailleurs, elle compte me présenter ses jouets. Il paraît que je pourrais être surpris. J'avoue que j'ai hâte de voir ça! Amandine est... parfaite. Elle est intelligente, drôle, sexy, et elle aime le cul sûrement autant que moi. Elle ne s'est jamais branlée à la fac, mais elle compte y remédier.

Il y a juste un tout petit truc qui me pose question. Toute la journée, au boulot, lorsqu'elle apparaissait malgré moi dans mes pensées pendant je bossais, elle était brune. Une petite seconde, simplement, jusqu'à ce que je rectifie l'image imprimée dans mon cerveau. C'est troublant, déstabilisant. Je n'ai pas besoin d'aller m'allonger sur un divan pour comprendre ce que mon inconscient veut m'envoyer comme message. Est-ce que je serais plus épris d'Annais que ce que je voudrais me l'avouer? Pourtant, Amandine est superbe. Elle a un truc qui me fait fondre, et il n'est pas que physique.

Je continue de m'interdire toute pensée, toute émotion autre que de l'amitié envers Annais. Notre relation me tient beaucoup trop à coeur pour tout foutre en l'air. Surtout si Amandine l'accepte aussi facilement. Mais c'est comme interdire à un gamin de 5 ans de descendre dans la cave: ça finit par l'obséder. Mon obsession à moi a le visage d'Amandine et les cheveux d'Annais. Puis elle me file la bouche sèche, une tachycardie, par moments. Même des suées. Bordel, je suis amoureux, je le sens, mais je n'arrive pas à savoir de qui.

Bizarrement, lorsque je sonne chez Stéphane et Annais, je suis plutôt serein. Peut-être parce que je sais qu'il ne sera pas question de cul, du moins tant que les enfants - que j'entends jouer dans le jardin - ne seront pas couchés. Pendant quelques heures, il n'y aura que nous trois comme avant. C'est Stéphane qui m'ouvre et il me serre dans ses bras avant de prendre de mes mains la bouteille de vin que j'ai ramenée. Annais termine de préparer quelques trucs en cuisine et je la rejoins pour lui dire bonjour. Chose qu'elle fait en m'embrassant à pleine bouche, devant Stéphane qui sort déjà des verres à bière.

-- Oh... Ok, dis-je en rougissant alors qu'Annais retourne à sa cuisine après un de ses sourires en coin.

-- Désolé, me lance Stéphane, c'est moi qui lui ai demandé de faire ça.

Nous sommes interrompus par les enfants qui débarquent en trombe pour dire bonjour à leur "tonton Juju".

-- Ils sont pas au courant, hein? je demande à mon pote en désignant leurs progénitures d'un coup de tête.

-- Non! s'exclame-t-il en riant. Mais ils grandissent si vite... Il faudra qu'ils le soient, je pense. Faudra juste qu'on trouve la façon de leur expliquer. Mais trinquons plutôt! Il paraît que t'as réussi à choper cette Amandine, finalement?

-- Je dirais plutôt que c'est l'inverse! lance Annais en nous rejoignant, un verre de vin blanc à la main.

Elle embrasse son mari devant moi, exactement de la même façon qu'elle m'a embrassé quelques minutes plus tôt. C'est à la fois gênant et terriblement excitant. Mais la discussion revient rapidement sur ma petite blonde. Même si Annais la considère comme châtain clair, j'ai jamais repéré la différence profonde. Je m'arrête à blondes, brunes et rouquines. Sinon, on devrait trouver un nom de couleur pour chaque personne.

Stéphane m'avait entendu lui parler de cette jeune étudiante au corps de rêve. La discussion que j'avais eue avec Amandine chez Sonia m'avait marqué. Il n'y avait que des banalités à se dire, mais elle les disait avec conviction et me parlait vraiment, les yeux dans les miens. Elle était vraiment là, ne cherchait pas à fuir ou à cacher quelque chose. En plus, elle était bandante, même en jean taille basse! Régulièrement, je racontais à Stéphane les envies qu'elle faisait naître en moi quand je la voyais dans la salle de gym.

Je leur raconte donc, puisque même Annais n'avait pas eu le temps d'avoir tous les détails, comment Amandine était une amie de ma voisine, celle du parc. Comment je les avais vues, juste avant qu'ils ne viennent me chercher pour les 10 ans d'Augustin et Aurélie, baiser dans la chambre de Lydia, filmées par Estelle. Je vois bien que cet épisode excite Annais. Elle comprend qu'Amandine est du même acabit que les deux autres.

-- Et tout ça avant de finir la soirée à baiser ma femme dans ta tente, me lance Stéphane en riant.

J'ai forcément une certaine gêne à parler de ce moment où il n'était pas au courant, mais je choisis de lancer une petite boutade, histoire de voir s'il le prend vraiment comme il le dit:

-- Dans la tente que tu avais pensé à prendre pour moi.

Il éclate de rire. Avec naturel. Je ris avec lui en le scrutant. Il ne se force pas, je connais ces petites rides au coin des yeux, elles n'apparaissent pas quand il fait semblant, allez savoir pourquoi. Mais d'un coup, je sens le pied d'Annais se glisser entre mes cuisses, sous la table, caresser mon sexe au repos qui ne va pas le rester longtemps si elle commence ce genre de gestes.

-- Après qu'on se soit éclipsé pour que je le suce, je te rappelle, rajoute une Annais clairement excitée au point de nous faire taire tous les deux.

Je devine qu'elle est trempée, qu'elle a envie de baiser. Mais je lui souris sereinement. Après tout, cette soirée était sensée prouver que l'on pouvait se voir tous les trois comme avant, que rien n'avait changé. Je sais très bien qu'avec la présence de Stéphane et des enfants, il ne se passera rien. Alors je prends sur moi pour ne pas succomber à ce regard de braise et ce sourire en coin. Même Stéphane semble être en train de scruter ma réaction.

-- Mais c'est fini de s'éclipser comme ça, sans rien dire, dis-je en tentant de maîtriser mon érection naissante.

-- Oui, il suffirait de demander l'autorisation à mon mari que j'aime tant, dit-elle en posant sa tête sur l'épaule de Stéphane.

Son pied me masse toujours et ils me regardent tous les deux en souriant. Est-ce qu'ils avaient prévu de me faire ce coup-là? Comme le coup du baiser en arrivant? Est-ce que cette soirée n'est qu'une sorte de test? Mon pote se tourne vers sa femme et lui picore les lèvres:

-- Et vous l'auriez, mon accord, chérie. Je ne mettrais jamais de freins à ton plaisir. D'ailleurs, il faudra qu'on parle d'un truc, Julien, me dit-il d'un coup. Mais vaudrait mieux attendre que les enfants soient couchés.

-- J'ai la dalle! s'exclame Annais en se levant. Vous m'aidez à mettre la table?

Et nous voilà tous les trois à mettre les assiettes, les couverts, à appeler les enfants pour qu'ils viennent manger, à les réprimander parce qu'ils n'arrivent pas, et leur tonton à les menacer de leur raconter une histoire qui fait peur s'ils ne se lavent pas les mains comme il faut.

Pendant tout le repas, nous nous amusons, rions, comme avant que je ne commence à coucher avec Annais. Avec cette petite différence que celle-ci me lance plus souvent et plus clairement des regards plein d'envie. Nous profitons même d'un petit moment dans la cuisine, à l'abri des regards des enfants, pour quelques caresses et baisers échangés. Lorsque Stéphane s'occupe d'aller coucher les deux diablotins et que nous nous retrouvons sur la terrasse tous les deux, elle pose carrément sa main sur mon entre-jambe qui ne tarde pas à réagir.

-- C'est une réussite à tout point de vue, me souffle-t-elle. J'ai envie qu'on lui parle de ton idée.

-- Il a l'air d'aimer nous voir comme ça, lui dis-je en écartant les cuisses pour qu'elle puisse me caresser à sa guise. J'ai même le sentiment que ça l'excite.

-- Oui, clairement. Tu sais, me dit-elle en se penchant à mon oreille pour me la mordiller. Il s'est mis à bander, hier soir, quand je lui ai raconté.

-- Et tu t'es occupée de son érection?

-- Juste avec mes mains, tout en lui racontant comment tu enculais sa femme.

-- C'est tellement vicieux... C'est tout toi.

Sa main se glisse dans mon short et attrape mon pieu dressé pour le branler doucement. Je ne peux retenir un gémissement de plaisir tout en plongeant ma main dans sa jupe pour caresser ses fesses. Elle porte un string qui me laisse sentir sa peau douce.

-- Je crois que petit à petit, ça réveille sa libido. J'ai le sentiment qu'il n'a jamais pris autant de plaisir à jouir. Tu aurais vu comme il était détendu, après ça. Peut-être parce que j'ai récolté son foutre dans le creux de ma main et que je l'ai avalé d'une traite.

Tirant sur l'élastique de mon short, elle en sort ma queue tendue et la serre fort pour l'astiquer énergiquement. Je me crispe d'un coup, un peu stressé que Stéphane débarque et nous trouve ainsi, mais surtout excité. Ma main plonge plus profondément dans sa jupe et repousse légèrement la ficelle de son string pour caresser l'oeillet que j'ai baisé hier soir. Elle s'en mord violemment la lèvre inférieure, repensant sûrement à la sensation de ma queue qui lui écarte l'anus sans pitié.

-- Qui pourrait résister à une belle femme comme toi? Surtout quand elle est en mode salope.

Elle fait glisser ses doigts fins le long de ma verge et malaxe mes couilles pleines en plantant son regard dans le mien, le sourire en coin plaqué sur sa bouche sensuelle.

-- C'est toi qui a fait de moi la salope que je désirais tant être, Julien. Tu n'imagines pas à quel point j'aime ça, à quel point j'aime ta queue. Encore plus après ce petit relooking, rajoute-t-elle en ricanant. Je veux que tu saches une chose, Julien. Je pourrais être salope pour deux. Même pour trois, si on compte ta superbe Amandine. Vous faites un magnifique couple, mais ça ne m'empêchera pas d'avoir toujours autant envie de toi.

D'un geste lent, elle remonte l'élastique de mon short pour caler ma queue en-dessous et la camoufler. Je récupère ma main, comprenant que ça n'ira pas plus loin et me rue sur mon verre pour en avaler un bonne gorgée.

-- Je ne me lasserais jamais de toi non plus, lui dis-je en entendant Stéphane descendre les escaliers.

Il revient et s'installe face à nous, remplissant les verres tranquillement pendant que je tente de reprendre mes esprits échauffés par la douce main d'Annais.

-- Je décrivais à Julien l'effet que mon petit compte-rendu a eu sur toi hier soir, lâche celle-ci avec un timbre chaud dans la voix.

-- Je dois t'avouer, Julien, que je ne m'y attendais pas, me dit Stéphane avec un large sourire aux lèvres. En même temps, je te connais, je savais que j'aurais dû m'attendre à tout! Au début, j'avais trouvé que tu étais allé trop loin, vendredi. Mais il m'a suffit de voir le bonheur d'Annais pour comprendre ta démarche. Je vais pas te mentir, je me doute bien du plaisir que tu en retires, hein. Mais Annais est heureuse... N'est-ce pas?

Elle hoche simplement la tête, rougissant légèrement, avec encore ce petit sourire, son regard allant de Stéphane à moi. Je me rends alors compte qu'il ne s'agit pas que de moi. C'est la combinaison de moi et ma lubricité, et de Stéphane qui l'autorise à vivre tout ça. J'en aurais presque les larmes aux yeux et je prends une grande inspiration pour les retenir, sentant mon coeur s'emballer quand son regard se pose sur moi ainsi.

-- Tu vois, mon pote? me fait Stéphane, aux anges. Ce sourire-là, je te le dois. Et je dois t'avouer que j'aime quand elle me raconte vos ébats. J'ai très vite oublié cette petite pointe de jalousie. J'ai surtout vite compris qu'il ne s'agit pas de jalousie, mais de honte. La honte d'être son mari et de ne pas pouvoir lui offrir ce dont elle a besoin.

-- C'est pourtant toi qui me l'offre, ce plaisir, la coupe Annais. C'est toi, mon amour, qui me permet d'être celle que je suis, sans entrave. Sans toi, je ne me le serais jamais permis. Pas à ce point-là, en tout cas.

C'en est trop pour moi. Mes sentiments se bousculent en moi depuis plusieurs jours et devant leur déclaration, ils débordent carrément. Je me lève d'un bond et fais le tour de la table en sentant quelques larmes couler sur mes joues. Je prends Stéphane dans mes bras et le serre fort.

-- Je t'aime, mon pote. Tu le sais depuis longtemps. Je ferais tout pour toi.

-- Et réciproquement, me dit-il en me rendant mon étreinte.

-- Et toi, Annais... dis-je en me tournant vers elle. Je suis tellement heureux que tu sois sa femme. Je t'aime aussi pour ça, et encore plus depuis que je suis ton amant, depuis que tu m'as dit à moi combien tu aimes Stéphane. Bordel, qu'est-ce que je vous aime, tous les deux!

Elle se lève à son tour et me rejoint en ouvrant ses bras. Elle ne pleure pas, mais je sens à quel point elle est émue aussi. Je la serre fort contre moi, ses seins s'écrasent contre mon torse et j'embrasse son cou en m'enivrant de l'odeur de ses cheveux. Sans le voir, je sais qu'ils se prennent la main, pendant qu'Annais me serre d'un seul bras.

-- Je vous aime tous les deux aussi, souffle-t-elle à mon oreille de façon à ce que Stéphane l'entende autant que moi.

-- Alors buvons à l'amour! s'exclame Stéphane.

En quittant le bras d'Annais, je remarque que mon meileur ami est à peu près dans le même état que moi. Nous regagnons chacun nos places et levons nos verres pour trinquer ensemble.

-- Regardez-moi ces deux hommes émus, nous lance Annais un brin moqueuse. Vous êtes mignons. Je suis heureuse de vous avoir tous les deux dans ma vie.

Elle boit une gorgée avec une sérénité égale à sa sensualité. Stéphane et moi échangeons un regard qui nous fait exploser de rire, mettant fin à la séquence émotion. Une fois que nous réussissons à nous calmer, mon coeur s'emballe, à l'idée qui me traverse l'esprit. Sous la table, je serre la main d'Annais et dis simplement à Stéphane:

-- Est-ce que ça te dirait que la prochaine fois, Annais n'ait pas besoin de te raconter, Stéphane?

Aussitôt, la main de mon amante écrase la mienne. Je ne saurais dire si c'est par plaisir ou parce que j'ai mis les pieds dans le plat, mais je ne me tourne pas vers elle pour avoir une confirmation. Je reste sur mon pote qui semble un peu dépassé par mes mots.

-- Qu'est-ce que tu veux dire? me demande-t-il.

-- Je veux dire que tu pourrais être là, nous regarder... Voire participer, si l'envie t'en dit.

-- Je...

-- Réponds pas tout de suite, Stéphane. On a le temps, après tout. Je veux juste... Je sais pas... Que tu sois pas frustré, quoi. D'après ce qu'Annais m'a raconté, tu aimes quand elle te raconte. Qui sait? Peut-être que t'aimerais encore plus la voir en direct? C'est juste une proposition. Je te l'ai dit... Je ferais tout pour toi.

Je me tourne enfin vers Annais, voir sa réaction, voir si elle me soutient. Le large sourire collé à ses lèvres me confirme le sentiment que j'avais. Elle ne quitte pas son mari des yeux et celui-ci semble aussi faible que moi quand elle a les yeux qui brillent de cette façon.

-- On en parlera ensemble, et je te répondrai, me lâche-t-il d'une traite. Je te remercie, Julien. Merci de ne pas en profiter. Je savais que tu le ferais pas, mais putain, c'est impressionnant, le respect qui t'anime. Je vais y réfléchir sérieusement.

Je les quitte peu de temps après, le temps que l'ambiance retombe un peu, que les discussions prennent un cours plus futile, moins emprunt de sexualité. Annais m'embrasse longuement avant d'ouvrir la porte et m'accompagne jusqu'à la voiture.

-- Merci, Julien. Tu es le meilleur des amants, mais aussi le meilleur des amis. Pour Stéphane comme pour moi.

-- Je sais pas si je vous mérite, lui dis-je en ricanant, un peu gêné. Mais en tout cas, je suis le plus heureux des hommes.

-- Allez... Va vite retrouver ta belle Amandine.

Elle s'avance vers moi et me pose un baiser sur la bouche. Aussitôt, mes yeux affolés se dirigent sur la maison des voisins, ces vieux rabat-joie qui passent leur temps à la fenêtre à vérifier que les riverains ont une vie tout à fait respectable.

-- Ils ont déménagé hier, me répond Annais. Il paraît qu'ils sont partis en maison de retraite. Bon débarras, en espérant que les prochains voisins seront plus cool!

Je la regarde retourner dans la maison et envoit un message à Amandine avant d'allumer le moteur. "J'ai envie de toi, chérie. Je rentre". Quand je sors de l'ascenseur, je me rue sur elle qui m'attend devant la porte.

-- J'avais peur que tu ne me rappelle plus, me lâche-t-elle entre deux baisers fiévreux pendant que j'essaye d'enfoncer la clé dans la serrure. Ça s'est bien passé?

-- Encore mieux que dans mes rêves les plus fous, lui dis-je en m'engouffrant dans l'appartement.

Nos vêtements volent en un rien de temps, sans même qu'on prenne la peine d'allumer la lumière. Dans la pénombre, ses courbes sont encore plus excitantes. Nos souffles se mêlent à nos mots échangés pendant que nos corps se réclament l'un l'autre.

-- Si tu savais l'effet que ça me fait quand tu m'appelles chérie, même juste par texto.

-- C'est ce que tu es, Amandine, lui dis-je en tombant à genoux pour déguster sa vulve déjà palpitante et reluisante.

-- Oh oui, Julien... Ça doit être si bon d'avoir deux chéries...

Je m'arrête d'un coup, relevant la tête vers elle. Elle baisse les yeux sur moi, peut-être un peu craintive. Mais sentir mon doigt s'immiscer en elle la fait s'accrocher à mes cheveux. Puis je lui dis le fond de ma pensée tout en caressant son point G:

-- Annais est mon amie, mon amante. Je l'aime énormément, bien plus qu'une simple amie. Bien plus que je ne le devais au début. C'est pour ça que je redoutais ce repas. Mais j'ai compris une chose, ce soir. J'ai envie de vous deux... mais ma chérie, c'est toi.

-- Oh putain, Julien!

Elle est à deux doigts de m'arracher des cheveux quand elle est prise de violents spasmes. Elle plaque mon visage contre son bas-ventre et remue violemment le bassin sur mon doigt qui va et vient avec force. Lorsque la vague de plaisir se calme, elle me relève la tête vers elle, haletante, souriante à souhait. Je me remets debout et nous nous embrassons avec urgence, passion.

Un instant, je suis surpris que deux jours nous aient suffis pour que l'on se dise toutes ces choses. Un instant, je pense que ça va trop vite. Il me suffit pourtant de voir les fossettes qui se creusent sur ses joues pour comprendre. Il nous a fallu des mois pour en arriver là. Des mois à se désirer mutuellement sans concrétiser. Des mois pendant lesquels nos désirs n'ont pas diminué, peut-être bien au contraire. Alors je décide à ce moment que nous ne nous cacherons plus rien.

-- Pendant des mois j'ai fantasmé sur toi, Amandine. Mon imagination est sans limite, tu peux me croire. Mais toi... Tu es mieux que dans mes fantasmes.

-- Julien, souffle-t-elle en prenant mon visage dans ses mains. J'ai eu tout de suite envie de toi. Juste physiquement... Tante Sonia m'a prévenue de qui tu étais, mais j'ai découvert tout autre chose. Tu ne m'as pas baisée comme toutes celles qui se sont jetées dans tes bras. Et Dieu sait que j'avais envie de ça. Tu as attendu que je vienne vers toi. Tu as pris le temps de m'attendre, et j'ai l'impression d'être privilégiée, pour ça...

-- Tu me surestimes, ma belle Amandine, lui dis-je en ricanant. Mais oui, il y a un peu de ça. Je crois que je ne me serais jamais contenté de n'avoir que la baise, avec toi.

-- Alors maintenant que tu as le corps et l'esprit, Julien...

Elle se mord la lèvre inférieure et se retourne d'elle-même, en profitant pour une caresse de sa douce main sur mon membre érigé. Elle se penche sur le canapé et me présente sa croupe de façon complètement impudique. Le salon n'est éclairé que par quelques lampadaires dans la rue, mais je vois ses lèvres reluire dans la nuit. Tout comme je vois ses yeux se braquer moi:

-- Baise ta chérie... Défonce-la comme elle en rêve à chaque instant...

Je perds totalement le contrôle de mon corps. Mes mains claquent ses fesses, au point qu'elle se crispe. Mes doigts s'enfoncent dans sa chair et les écarte avant que ma queue bandée à souhait ne la perfore littéralement, lui arrachant un cri qui doit réveiller la voisine du dessus.

-- Oh oui!! crie-t-elle alors que je mets directement à pilonner son vagin de toutes mes forces. J'aime ta queue, j'aime tes mains! Tu me fais tant de bien! Partout!

J'attrape ses cheveux et tire dessus pour la forcer à se cambrer. Les mains sur le dossier du canapé, elle joue du bassin avec la même intensité que moi, augmentant la puissance de mes coups de boutoir, au point que j'ai sûrement aussi mal qu'elle. Mes cris se mêlent aux siens, plus sourds, plus bestiaux. Je ne me rends compte que maintenant que je n'ai pas mis de capote, mais ce bout de plastique n'a peut-être plus sa place entre nous.

Je ressens son vagin comme jamais, chaque irrégularité, chaque goutte de cyprine chaude, brûlante. Elle jouit à nouveau et je me surprends à ne pas l'avoir déjà fait. Si elle semble rompue par la violence de l'orgasme qui la prend, je ne m'arrête pas pour autant, ne me rendant même pas compte qu'elle hurle dans l'appartement. C'est uniquement en entendant le balai frapper à l'étage que je réalise le bruit que nous faisons.

Amandine s'en cogne autant que moi, pourtant. La voix éraillée, elle se retourne vers moi, le corps mou mais le regard brillant et les fossettes creusées. Elle s'assied sur le canapé en attrapant mes couilles, les malaxe en cherchant son souffle:

-- Crache à la gueule de ta chérie, Julien. Je veux être ta salope de chérie, celle qui te vide les couilles autant que celle qui s'endort près de toi. Donne-moi tout, mon amour...

-- Oh bordel...

C'est tout ce que j'arrive à lui dire avant qu'elle n'attrape ma verge de sa main libre pour la diriger comme il faut pour que je décharge sur son visage rayonnant. C'est tellement bon que je suis à deux doigts de m'effondrer, sentant mes jambes perdre de leur consistance. La voir étaler ma semence sur sa peau, avec ce sourire de plénitude ravive automatiquement toutes mes forces. Elle tartine son visage, ses seins, tout en lâchant des gémissements de satisfaction. Claquant mon gland contre sa langue, je lui offre les dernières gouttes pour ses papilles.

Lorsque mes bras retombent, haletant comme un animal sauvage, le corps couvert de sueur, elle se laisse tomber au sol, ondulant en continuant de se caresser. Quelques secondes, les yeux fermés. Quand elle les ouvre à nouveau, je lui souris de toutes mes dents et lui lance sans hésiter:

-- Oui... Je veux me réveiller auprès de toi tous les matins.

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