Prologue

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Mon cher amour,
Tu sais à quel point je t'ai aimé et à quel point je t'aime encore. Tu m'as fait tourner la tête jusqu'à la perdre. Je te revois encore dans ce bar où je t'ai connue ; tu avais un verre à la main et déjà un bon coup dans le nez, tu t'en souviens ? Non, sûrement pas, parce que tu étais trop aspirée par les vapeurs de l'alcool, mais moi je m'en souviens très bien. Tu m'as éblouie.

 Qu'est-ce que tu es belle, et moi qu'est-ce que je suis bête à avoir été aussi naïve. Tu avais tous les hommes à tes pieds et tu le savais très bien, tu en jouais même si tu était mariée. J'aimais ton air rebelle et ton décolleté provocateur.

J'ai flashé. Comme tout le monde à ce comptoir, je n'avais d'yeux que pour toi. Ma belle, ma très chère belle, tu ne sauras jamais à quel point je t'ai aimé depuis le premier regard. J'ai prit du temps à m'en rendre compte, mais quand je me suis faite à l'idée j'ai eu comme un coup de massue sur la tête.

Qu'est-ce qu'une femme comme toi ferait avec une gamine comme moi ? J'étais bien jeune, beaucoup plus que toi, et c'est ça que j'aimais aussi. La barrière de l'âge, ça avait quelque chose d'excitant et mon âme d'adolescente en était toute chamboulée.

Je ne t'ai pas oubliée, comment le pourrais-je ? Parfois j'ai l'impression que Dieu voulait que nous nous rencontrions, car j'avais le sentiment que nous étions faites l'une pour l'autre. Peut-être avais-je tord car on s'est quitté mais Dieu que j'ai encore des souffles au cœur rien qu'en ne pensant à toi. J'étais bien bête, et je le suis toujours.

Je ne sais pas pourquoi je t'écris cette lettre, mais je sens que je dois le faire. Je ne t'ai jamais vraiment dit au revoir, et je ne te le dirai jamais vraiment car tu resteras imprégnée dans ma peau. Je t'ai dans la peau, et ça me fait mal de dire ça car je t'aime encore. Je t'aime bien plus que depuis le premier jour, car alors c'était une amourette d'adolescente perdue, un amour sans espoir mais tu m'as donné la chance de me donner la main et de dire : pourquoi pas ?

Qu'est-ce que j'ai été sotte de ne pas réaliser à quel point j'étais chanceuse. Et j'ai tout foutu en l'air. Pourquoi ? Pour un rien, car j'étais bien capricieuse. J'en suis désolée, je t'ai fait de la peine mais sache que je t'aimais, même si tu en doutes. Tu n'étais qu'une aventure mais tu t'es vite transformée en amour et j'ai été trop bête pour ne pas m'en apercevoir. Les gamins sont idiots ; et j'étais trop idiote de me croire au-dessus de tout et de tout le monde ; de me croire plus mature que je ne l'étais réellement.

J'ai beaucoup réfléchi, j'ai beaucoup pensé à toi. Et je te présente mes excuses pour tout ce que je t'ai fait. Je t'écris ma dernière lettre d'amour pour toi ; mon vrai seul amour. Car aucun autre après toi n'a été si intense et foudroyant. Je ne sais pas si tu me liras mais je me sens plus à l'aise maintenant que j'ai tout couché sur papier, et je ne sais même pas si j'aurai le courage de t'envoyer ce courrier. Mais sache que je t'ai aimé, même si j'affirmais le contraire. Je t'aime toujours.

Bien à toi, ma très chère belle,

L'insolente adolescente.

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