Luxure II

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Noémie n'eut plus aucune nouvelle de son cousin. Après avoir été surpris par sa tante, celle-ci avait décidé de séparer les deux adolescents qui bafouaient toutes les règles de la famille et de la bienséance par leurs ébats incestueux. Elle tenait à éloigner cette diablesse de son "pauvre fils qui avait été enrôlée dans sa folie luxurieuse". Elle le tenait en haute estime et ne pouvait imaginer qu'il était autant responsable que sa nièce de cette situation.

Noémie, elle, se souvenait parfaitement de cette incartade et se remémorait régulièrement les images de son cousin qui la pelotait de ses mains brûlantes. Pendant qu'elle se faisait réprimander par sa parente, elle s'était sentie sale, souillée, humiliée, mais avec le recul, elle y avait pris un plaisir tel qu'elle se rappelait régulièrement la scène.

Elle fut envoyée en exil, loin de ce foyer qui l'avait accueillie quand ses parents avaient été jugés inaptes à l'élever correctement. "De vrais pervers, des nymphomanes libertins, des sodomites orgiaques !", jurait sa tante, qui crachait son venin sans aucune retenue sur sa sœur et son conjoint qui « avait pervertie la sainteté de son âme et de son corps ». Noémie fut placée dans un institut spécialisé dans la "rééducation sexuelle et sociale d'adolescentes névrosées et nymphomanes".

L’établissement était installé dans une vieille bâtisse en brique du siècle dernier, fatiguée par l’âge et le manque d’entretien. Pour tout passant qui se serait aventuré à proximité, on aurait pu croire que le bâtiment était à l’abandon, tant il était vétuste. Pourtant, Noémie y résidait avec dix autres pensionnaires, toutes de jeunes adolescentes atteintes des mêmes troubles qu’elle. La plupart n’étaient là que pour quelques semaines, voire quelques mois, mais d’autres résidaient ici depuis plusieurs années, considérées incurables et contraintes de vivre recluses du reste de la société.

Les journées se passaient avec une lenteur insupportable. Des cours particuliers se succédaient, par petits groupes et entourés d'éducateurs spécialisés. Noémie n'avait que peu de temps pour elle, peu de temps à penser, à écouter son corps qui malgré tout réclamait sa petite mort quotidienne. Quand enfin venait la nuit, elle se glissait entre ses draps rêches, et frissonnait à leur contact. Elle avait beau se couvrir davantage, elle frissonnait à chaque coucher. Elle avait conservé son habitude de glisser ses doigts entre ses cuisses, à la naissance de ses lèvres. C'était une des seules zones de son corps qui restait tiède et moite en permanence. Le doux contact de ses extrémités sur son clitoris la soulageait après ces longues journées. Elle se délectait de ces vagues de bonheur qui l’enivrait, mais taisait ses gémissements tant qu'elle le pouvait.

Elle partageait sa chambre avec trois autres pensionnaires, chacune recluse dans sa couchette particulière. Elle entendait souvent de petits cris la nuit, et savait que chacune de ses voisines se branlait plusieurs fois par semaine, malgré la présence de leurs voisines. Noémie, elle, voulait surtout se réchauffer. Pour ce faire, elle chauffait ses doigts entre ses cuisses et caressait ensuite son corps entier. Les heures passaient avant qu'enfin elle ne s'endorme, repue de son désir et confortablement engourdie par la torpeur d'orgasmes multiples.

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