Jour 7 : Timide avec Astoria Langbrune

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Si stupide.


Comment avait-elle pu se retrouver dans pareille situation alors qu'elle n'était pas d'un naturel confiant ?


Elle avait cru si fort en ses rêves, elle avait cru qu'elle pourrait les réaliser plus vite. Mais à vouloir prendre des raccourcis, on risque de se perdre en chemin. Et c'est ce qu'Astoria avait fait. Elle avait voulu gagner du temps, dès qu'elle avait vu son rêves se rapprocher, elle avait tendu la main, fait le premier pas. Mais ce pas n'avait fait que l'entraîner dans les abysses les plus sombres et les plus sales de ce monde.


Recroquevillée sur elle-même, ses ailles de plumes grises l'entouraient et prenaient une allure de couverture plumeuse. Elle avait froid, elle avait faim, elle avait mal aux genoux de ne pas pouvoir s'allonger sur le sol à cause du collier autour de son cou qui, attaché à une solide chaîne, ne pouvait la laisser s'avachir à son grés… Et pourtant, qu'est-ce qu'elle avait envie de se recroqueviller d'avantage pour pleurer sur son sort.


Soudain, les projecteurs s'allument, lui agressant violement ses rétines. Obligée de plisser les yeux pour mieux s'accoutumer à la nouvelle luminosité, elle se concentre sur la lumière et non sur les brouhahas de bruits de pas et les chuchotements qui emplissaient la salle. Quand elle s'en aperçut, ce fut trop tard. Tirée par le collier, elle est forcée à se mettre sur ses jambes puissantes qui se terminaient en pattes d'aigle acérées


  • Bon sang qu'elle est belle. Murmura-t-on dans son dos.

Astoria étouffa un petit cri de surprise lorsqu'après le murmure, elle sentit une main lui frôler ses ailes.


  • Je n'avais jamais vu des pieds pareils, vous croyez qu'elle court plus vite ? Demanda une autre voix un peu plus assurée.
  • Moi je préfère ses plumes. Lança une autre voix.

Astoria ne savait où donner de la tête, elle était touchée de partout, et elle ne pouvait même pas se rouler en boule pour les ignorer et se cacher de leurs regards indiscrets. Elle qui avait toujours été fière, elle qui avait toujours cherché à être la plus forte et la plus assurée, elle n'était maintenant qu'une simple poupée devant des collectionneurs et amateurs d'êtres vivants.


Les minutes passaient et à chacune d'elle, Astoria voyait son futur s'étioler. Sa liberté se souffler aussi sûrement que la pénombre vient lorsque l'on souffle la dernière bougie.


A la merci de ces inconnus sans pitié, Astoria pleurait son rêve de voler pour son pays. Elle qui avait fait tant d'effort pour un jour intégrer les forces spéciales de vol, de faire régner la justice, elle se retrouvait à n'être qu'un vulgaire objet timide dans le McMillan Circus…

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