Chapitre 40

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Il y a des matins où vous aimez entendre le réveil sonner. Et ce jeudi en faisait partie. Ce midi, c'était notre repas de fin d'année et après nous irions faire la fête entre collègues. Mais surtout, j'irai passer la nuit chez Alexandre, en prétextant un trop fort taux d'alcoolémie pour reprendre le volant.

Alexandre avait prévu de rentrer vers vingt-trois heures et je partirais quinze minutes après, histoire de ne pas éveiller les soupçons de mes collègues.

Il nous fallait juste supporter une petite réunion le matin. Donc avec plaisir je sautais du lit, pour aller prendre ma douche. J'avais prévu de mettre un chemisier blanc et une petite jupe noire, car je trouvais très érotique qu'un homme glisse sa main dessous, enfin un homme qui vous plaît bien sûr.

« Elisa, je te trouve particulièrement belle aujourd'hui », m’envoya-t-il alors que nous écoutions le monologue de mon chef.

« Merci, mais tu devrais te concentrer sur le discours du chef, Alexandre, c'est Passionnant ;) »

« Je n'y arrive pas, j'ai envie de toucher tes seins »

« C'est malin, maintenant ils pointent. »

« J'adore, sentir un téton au creux de ma main »

« Et tu aimes les minous humides, car par ta faute, il va falloir que j'aille changer de culotte »

« Je pourrais voir ça à la pause ? »

« Laisse-moi y réfléchir... »

« ;) »

Comment pouvais-je me concentrer avec ce genre de messages ? Mon esprit forcément cherchait des solutions pour profiter de la proposition d'Alexandre. Et j'avais beau retourner cette question dans ma tête, je ne lui trouvais pas de solutions. J'étais donc un peu déçu à l'annonce de la pause car je savais qu'il ne se passerait rien.

- Attends moi, dit Alexandre en courant derrière moi.

Je me retournais, pour lui laisser le temps d'arriver.

- Alors tu ne voulais pas me montrer quelque chose, reprit-il.

- Malheureusement, je n’ai pas trouvé d'idée. Tu m'accompagnes, quand même, pour un café ?

- Bien sûr.

Autour de la machine se trouvait bon nombre de mes collègues de bureau, les gestes intimes étaient donc à proscrire. Nous prîmes donc notre café en discutant des dernières news du bureau et du repas qui allait suivre. Après un peu plus de cinq minutes, chacun retourna au deuxième où se trouvait la salle de réunion. Mais au moment où je me dirigeais à mon tour vers l'escalier, je sentis une main me retenir.

- Attends un petit peu, puis-je lire sur les lèvres d'Alexandre.

- Quoi ? dis-je.

Alexandre mit son doigt devant sa bouche et me fit patienter quelques secondes. Quand tous mes collègues furent parti et qu'il ne restait que des personnes d’autres services, Alexandre se dirigea vers l'escalier et m'ouvrit la porte. Je commençais à descendre les marches mais de nouveau, je sentis la main d'Alexandre. Il me pressa contre le mur les yeux plongés dans les miens et glissa sa main sous ma jupe. En sentant ses doigts glisser sous ma lingerie et me pénétrer, je ne pus laisser échapper un léger gémissement.

- Effectivement, ton minou est délicieusement humide.

Il retira sa main et descendit l'escalier. Je suivis le mouvement, mais mes mains tremblaient tellement que je dus les poser fermement sur mes hanches, pour que personne ne puisse voir mon état.

« Au fait, tu as un sac pour ce soir ? », m'écrivit Alexandre.

« Oui pourquoi ? »

« Il faudrait que je le dépose pour que tu n'aies pas à le garder avec toi. Les autres pourraient trouver ça louche »

« Bien vu ! »

« Tu me le passes avant d'aller au resto et je le dépose chez moi, c'est sur la route »

« Bien Maître »

Le restaurant choisi pour cette année était à dix minutes à pieds. J'y étais déjà allée à plusieurs reprises, car j'adorais le cadre. Il était chaleureux et intime et la cuisine y était excellente. Malheureusement, je passais le repas sur une autre table que celle d'Alexandre, qui était arrivé un peu après les autres et qui prit la seule place disponible.

À quinze heures trentes tout le monde alla boire la traditionnelle bière de Noël dans un bar. Mais cette année, j'étais pressée de partir et de rejoindre Alexandre chez lui. À notre grande surprise à vingt-deux heures trente, il ne restait plus qu'une dizaine de personnes ce qui donna plus de légitimité au départ d'Alexandre puis du miens.

« C'est bon, je viens de sortir du bar, j'arrive chez toi dans dix minutes »

« Je t'attends, tu as faim ? »

« Oui »

« Je te prépare des pâtes au gruyère »

« Parfait »

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