Chapitre 1

8 minutes de lecture

Bon, on dirait que c'est le moment de poster le premier chapitre! Vous n'imaginez même pas à quel point mon coeur bat rapidement! Alors, tout ce que je peux dire, c'est que j'espère que vous allez apprécier ce chapitre. Il est un peu court, mais je le considère comme une mise en situation. Promis, les prochains chapitres seront plus longs!
Bon... J'arrête de vous embêter et je vous laisse lire.

bonne lecture!

Pythonisse


L'unique question qui importait en cet instant était : qu'est-ce qui allait m'arriver ?

Maintenant que je me retrouvai devant cette assemblée démoniaque que je haïssais, les mains attachées sur le ventre et les pieds enchaînés l'un à l'autre, la vérité m'apparaissait enfin. J'allais mourir ici. J'aurais mille fois préféré être vendu comme esclave, au moins j'aurais bénéficié d'une chance de pouvoir m'enfuir, mais là, je ne pouvais plus rien tenter. Je conservais donc la tête baissée de honte. La honte d’avoir été déshonoré.

- À genoux,m'ordonna une des grosses brutes qui se tenait derrière moi.

Je jetai un nouveau coup d'œil méfiant à l'assemblée et comme je n'allais pas suffisamment vite pour le garde, je sentis bientôt un coup me frapper à l'arrière des genoux. Je tombai alors lourdement sur le sol, éraflant ma peau, faisant mon possible pour ne pas réagir à la douleur que ça me provoquait, tandis que le garde ricanait, apparemment fier de son geste.

- Tiens-toi convenablement Noor, n'endommage pas notre marchandise, tonna une voix non loin.

J'entendis le garde grogner et reculer de quelques pas, les armes et les chaînes qui ornaient sa ceinture tintèrent quelques secondes. Je maintins la tête baissée, de toute façon, pour le moment, je ne pouvais que me soumettre.

En arrivant, j'avais tenté d'analyser la pièce pour m'enfuir. J'avais donc vu les murs de pierres grises d’au moins trois mètres de haut, le plafond rond et concave, totalement composé de verre coloré. J'avais remarqué l'immense table basse rectangulaire garnie de trop de nourriture pour la dizaine de démons présents. J'avais vu les esclaves, humains ou divinités assis dans une alcôve derrière ces bêtes immondes. Ils étaient à peine drapés de quelques tissus délicats et de la même couleur : du rouge. Ils paraissaient pourtant ravis, riant entre eux et se partageant des fruits frais. Je me suis longuement demandé comment ils avaient pu en arriver là, mais je n’avais jugé aucune réponse sensée. Je reconnaissais des races célestes et des humains. Deux types de créatures qui n’avaient strictement rien à faire dans le monde démoniaque. Poursuivant mes observations, j’avais scruté les tentures multicolores qui tombaient sur toute la hauteur de la pièce, portant les armoiries des grandes familles de démons et qui servaient de base pour que des plantes grimpantes puissent s'y accrocher. Et par dessus tout, j'avais vu le cercle tracé au sol.

La guerre entre les démons et les dieux duraient maintenant depuis près d'un millénaire et pour l'instant, personne ne semblait avoir le dessus sur l'autre camp. À chaque bataille, tout le monde perdait des hommes et aujourd'hui, je faisais parti des prisonniers. Pour être tout à fait honnête, je ne me souvenais pas bien de ce qu’il s’était passé. La première vague d’attaque nous donnait pourtant vainqueurs, puis il y a eu une lumière vive… Une explosion peut-être ? Je n’en avais aucune idée.

Moi, le dieu originel de l'hiver, j'étais traité plus mal que les humains. Ces êtres malfaisants m'avaient volé mon armure et brisant une de mes cornes au passage. Ils m'avaient tranché les cheveux, me privant de ma longue natte céleste où se mêlait flocons et gouttes de givre pour une coupe plutôt courte laissant des mèches retomber sur mon front et ma nuque dans un fouillis total. J'étais désormais habillé d'une sorte de boxer en tissu vaporeux, ne laissant aucune place à l'imagination pour celui qui voudrait me détailler, affichant ma peau pâle, dévoilée aux yeux de tous. Pourtant, je n'avais pas froid. En tant que dieu de l'hiver, je ne craignais pas les températures basses, mais trop de chaleur pouvait m'affaiblir.

Ce fut bientôt à mon tour d'avancer vers l'assemblée de démons qui continuait de manger en riant. La brute de plus tôt me souleva du sol pour me remettre sur pied et j'avançai de quelques pas, me retrouvant seul dans le cercle de runes fait dans une sorte de sel aux grains fins et blancs – où je fus rapidement « invité » à me remettre à genoux par un tacle violent du garde, à l’arrière de mes articulations déjà bien endolories.

Les runes étaient des réceptacles de magie pour les démons. Pouvant être incrustées sur n’importe quel objet, elles étaient un moyen assez pratique d'enchanter tout ce qu'ils voulaient. Certains en avaient même fait une force, créant des armes surpuissantes emplies de magie. Le cercle constitué de sel runique autour de moi me vida consciencieusement de la majeure partie de ma force. Je sentais toute mon énergie être drainée méticuleusement. Bien qu'à genoux, je dus plaquer les mains au sol pour ne pas basculer tant la sensation de malaise m'atteignit violemment, rendant mon souffle court alors que mon cœur battait beaucoup trop vite pour que je ne puisse faire autrement que perdre connaissance. Pourtant, je luttai, je ne voulais pas perdre la face devant ces rebuts, ces bêtes infâmes.

J'entendais divers démons converser dans des langages inconnus, mêlés de claquements de langue et de sifflements. Ma tête commençait à tourner dangereusement et ma vision se floutait de plus en plus.

- Notre prochain lot est un dieu de l'hiver. Je dirais même le dieu Originel de l'hiver, mais vous le connaissez mieux sous le nom de Fenvir.

La voix puissante me réveilla un peu. Je relevai la tête un instant avant d'être élevé dans les airs. J'ai mollement regardé autour de moi, encore groggy à cause du sel, avant de me rendre compte avec horreur, que personne ne me tenait. Je flottais dans le vide, comme soulevé par une force invisible. Mon corps tournait sur lui-même, m’exposant totalement à la vue de tous. J’étais la représentation exacte du Kebab, cette nourriture d’humain... Cette humiliation me fit mal. Moi, un des dieux originels, présenté comme un simple morceau de viande dans un marché. Décidément, ce combat perdu avait ruiné ma vie.

Mes membres se mirent alors à trembler tandis que des rires s'élevaient dans le demi-cercle de démons qui me faisait face. Ils tremblaient de peur, de colère et de honte. Je savais d'ores-et-déjà que j’avais tout perdu, mon titre, ma natte, mon armure, mais à l’instant, ils venaient de me dépouiller de ma dignité et ça, je ne pouvais pas le concevoir sans avoir une forte envie de mettre fin à ce calvaire par la pire des manières.

- Tu parles d'un dieu originel !

- Alors petit dieu, on a perdu toute sa prestance ?

J'aurais voulu tous les anéantir, les brûler profondément avec ma glace éternelle alors qu'ils se riaient de moi. Je les aurais torturés pendant des jours, gangrenant des morceaux de leurs corps infâmes avec ma glace. Prenant plaisir à les entendre hurler de douleur et me supplier de les tuer. Des animaux, tous autant qu'ils sont. Ils baignent dans la luxure, le mensonge et la cruauté. Grand Dieu, si vous m'entendez, tuez-moi. Par pitié, ne me laissez pas là.

À peine avais-je fini ma prière, qu'une sorte de courant électrique parcouru mon corps, m’électrisant et me faisant hurler de douleur. Mon corps se tendit sous le coup de l'attaque, mes muscles se contractèrent douloureusement. Cela ne dura qu'une seconde, mais le contrecoup fut violent. Ma tête tourna davantage pour finir par pendre en avant alors que mon souffle peinait à atteindre mes poumons.

- Ne perds pas ton temps à prier petit dieu. Ici, les prières sont toujours punies.

Je me sentis être reposé au sol. Je tentais tant bien que mal de garder les yeux ouverts et de ne pas m’effondrer. Encore à genoux, les mains étendues sur le sol et les bras tremblants qui manquaient de force, je devais assurément projeter une image pitoyable des dieux. Bientôt, deux personnes vinrent vers moi. Chacun d'eux possédait une peau d'un rouge sombre et mat comme du velours et des yeux totalement noirs. Je ne parvenais même pas à discerner s'ils avaient des globes oculaires ou non. L'un d'eux me fit un clin d'œil accompagné d'un grand sourire où se révéla une paire de crocs étincelants, puis versa le contenant d'un large pot emplit de sel iridescent sur mon corps fatigué.

La réaction ne se fit pas attendre. Le sel rongea ma peau et la brûla à plusieurs endroits me faisant gémir de douleur. J'éprouvais l'impression que la substance grignotait ma peau, qu'elle m'arrachait l'épiderme pour aller bien plus profond et bientôt, mes gémissements se transformèrent en hurlements de douleur. Je sentais mon sang couler sur les blessures causées par le sel, je tentais de me secouer pour faire tomber tous les grains, mais le seul résultat fut que ma tête tourna encore plus, me donnant la nausée. Je ne pus tenir plus longuement et m'effondrais au sol, directement sur les grains voraces de mon épiderme, le corps seulement parcouru de spasmes violents. L'odeur du sang remonta autour de moi, j'avais l'impression de brûler, de me décomposer. Je ne pus pas empêcher des larmes de dévaler mon visage. C'était ça alors, leur façon d'assassiner les dieux.

Soudain, je perçus une porte s'ouvrir à la volée. L'assemblée qui parlait joyeusement jusqu'alors, se tue en quelques instants. Les seuls bruits qu'il restait dans cette vaste pièce étaient mes hurlements.

- Bande d'inconscients !

La voix que j'entendis me mit très mal à l'aise. Elle était grave et légèrement rocailleuse, mais surtout, il en ressortait comme une aura. Quelque chose qui m'intimait de me taire, de me cacher et de disparaître de sa vue. Pourtant, j'étais incapable de me tenir tranquille alors que le sel grignotait insatiablement mon corps.

- Vous n'êtes que des imbéciles !, reprit la voix après avoir fait quelques pas dans la pièce. Recouvrir un dieu de l'hiver avec du sel, vous voulez le tuer ?

Des chuchotements s'élevèrent de la table, puis une voix se fit plus forte.

- Nous voulions uniquement le purifier, Esteban. Ce dieu est seulement bien plus faible que nous le pensions.

Un rire méprisant sorti alors du démon.

- Le purifier ? Avez-vous un tant soit peu étudié ses aptitudes et ses faiblesses ? Savez-vous ce que le sel a comme effets sur la glace ?

Une nouvelle fois, le silence embruma la pièce. Je continuai de hurler, tant la douleur devenait insupportable, puis un vaste volume d'eau fut versé sur moi. Je sentis immédiatement la douleur du sel qui grignotait ma peau refluer, m'étouffant à moitié parce que j'avais avalé du liquide.

Puis une sensation de chaleur couvrit ma joue, je rouvrais un peu les yeux, pour ne voir qu'une forme sombre se tenir devant moi.

- Tu vas dormir à présent, quand tu te réveilleras, tu n'auras plus mal.

Je ne savais pas si c'était sa voix grave, la douleur ou la peur qui me fit trembler, mais je ne parvenais plus à commander mon corps. Alors que je sentais mes limites arriver, j'entendis la bête s'exprimer dans cette langue démoniaque, puis, une chaleur s'installa sur mon front et je tombais inconscient, complètement amorphe.

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