La vie de Marco (2)

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La nuit s'était bien installée. Le froid aussi, pourtant, Marco n'était pas frileux. Cependant, ce n'était pas un froid naturel. Non, ce devait encore être un de ces sale féery qui faisait des siennes à essayer de terroriser de pauvre humains sans défense. Ho il ne se mettait pas dans le même panier. Lui il était armé et sa corpulence aurait pu venir à bout d'une créature qui se croyait supérieure. Mais cela ne l'empêchait pas de ressentir cette pression viscéral qui l'obligeait à se tenir sur ses gardes, la main sur son berreta. Son autre main tenait fermement un verre de rhum qu'il venait de reposer après en avoir avalé une gorgée.

  • Bon alors, ça vient ? J'ai pas toute la nuit, mes jolies ! Recommença-t-il à beugler à l'accueil.

Cela faisait dix minutes qu'on le faisait poireauté le temps de « mettre la caisse un peu plus en ordre ». Mais Marco savait très bien que c'était une façon de le garder un peu plus longtemps dans les locaux de cet antre à féeries. C'était sensé être une maison close, mais l'idée de toucher l'une de ces créatures lui filait la gerbe. Autant baiser un chien ou une chèvre à cette condition là, et Marco était loin d'être zoophile.

Et si on lui posait la question sur son boss et le vampire qu'il semblait se taper du matin jusqu'au soir, il répondait que cela ne le regardait pas et que tout les goûts étaient dans la nature. Fin bref, dans tous les cas, il n'avait pas à juger Silvio sur ce qu'il faisait de son cul ou de ses veines, ça s'était son problème et pas celui du géant.

Quelques fée passèrent près de lui et elle récoltèrent une visage fermé et une regard agressif, l'incube qui lui frôla les fesses en se léchant la lèvre reçu un grognement et fut rapidement écarté par une geste sans douceur du bras.

La caisse arriva après l'incident. Sans gène, le bras droit de Carreti compta les billets propre en fronçant les sourcils. Il y avait bien le compte... pour une fois.

  • On se verra le mois prochain, tâchez d'y être préparé ! Ronchonna encore une fois le métisse avant de quitter l'établissement bien vite.

Une fois dehors, il pu respirer l'air frais en même temps qu'il s'allumait une clope. Maintenant qu'il était loin du musée des horreurs, un petit sourire calme étirait ses lèvres épaisses. Après l'effort le réconfort. Et il savait déjà où il allait se faire réconforter.

Le Sweet Apple était le dernier établissement qu'il avait à récolté les intérêts. C'étaient aussi par là que Silvio avait commencé. Le trafic du sexe.

Dès qu'il entra dans la maison close, chaque employé le salua à sa façon. Le gestionnaire qui tenait le bar l'avisa et prépara aussitôt son mojito favori. Mais ce qui intéressait Marco n'était pas au bar, mais dans un des canapés central, à rire avec élégance à une blague d'un des client.

Prenant son mojito, il ne se gêna pas pour venir s'installer de l'autre causé de sa délicieuse proie. Un regard lourd de menace et un main posé haute sur la cuisse de la créature qu'il visait et l'autre séducteur.

  • J'étais avec un client là, t'es lourd Marco, à chaque fois c'est le même cinéma, j'suis pas à disposition ! Souffla la jeune femme visiblement de mauvaise humeur.

Marco ne se formalisa absolument pas du ton employé, après tout Kaylie avait toujours eu un tempérament de feu et c'était probablement pour cela qu'il l'appréciait autant, elle n'avait pas peur de lui.

  • T'étais p'tètre avec un client, mais c'était pas ton client préféré. Taquina l'homme au large épaule qui enlaçait déjà familièrement ce petit bout de femme.

Kaylie rit doucement à la réflexion de l'homme et continua de sourire en sentant ses lèvres sur son épaule déjà dénudée.

  • La définition de « client préféré » c'est « client régulier »... et tu seras régulier quand tu viendras me voir tous les soirs, Marco, une fois de temps en temps ne suffit pas.

Se fut au tour de Marco de rire doucement.

  • Si je venais te voir tous les soir, je t'aurais demandé en mariage y'a des années. Reprit le géant sur le même ton.

La discussion se suspendit quelques secondes avant que le duo n'éclate de rire.

  • Ne perdons pas plus de temps, y'a une chambre qui nous attend. Lança finalement Kaylie qui se levait déjà entraînant à l'étage de volupté son amant d'une nuit.

Marco était au ange, depuis le temps qu'il attendait ce moment où il pourrait oublié toute ses frustrations et son stress... S'il n'était pas le préféré de Kaylie, peut importait du moment qu'elle pouvait lui accorder le temps d'une nuit de temps en temps.

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