Rien n’arrive pas hasard

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 Lorsque Jupiter vit ainsi surgir Marie, qu’il n’avait pas même senti approcher, toute son attention et sa colère se portèrent sur elle. Les deux mains refermées sur le manche de sa redoutable épée, il considéra Marie du même œil que celui de l’homme face au moustique envahissant. Marie s’enquit rapidement de ses amis, tous entravés par la foudre. Bien que le moment ne fut pas à l’émotion, Marie sentit une joie purificatrice s’emparer d’elle. Voir Jean vivant l’emplissait de bonheur. Sans même prendre le temps de la réflexion, Marie s’élança vers jean, tomba à genoux à ses côtés et posa sa croix sur les liens qui le maintenaient prisonnier. La croix de fer se mit à étinceler, elle devint verte, bleue, puis rose et des gerbes de lumière multicolore en jaillirent tout à la fois. Jean, ébloui, avait fermé les yeux. Lorsqu’il les ouvrit à nouveau, ses liens de foudre avaient disparu. La croix de l’église Saint Jean, que Marie avait à la main, était un paratonnerre. Elle absorbait la foudre.

 À peine Jean avait-il retrouvé la liberté que Jupiter passait à l’attaque. Désireux de découper Marie dans le sens de la longueur, il brandit son épée au-dessus de sa tête afin de lui faire goûter la lame. Dans un réflexe, Marie opposa sa croix et l’épée la heurta de plein fouet. Marie sentit une décharge lui lacérer les entrailles et ses pieds quitter terre. Le choc de la lame sur la croix avait produit une sorte de petite explosion, qui avait soufflé Marie. La croix quitta ses mains et tournoya en l’air. Lorsqu’elle retomba, Jean était à la réception. Il s’en empara et courut jusqu’à Luc qu’il délivra à son tour. Mais Jupiter, qui avait assisté à ce sauvetage, fut pris d’une telle rage qu’il bondit aussitôt sur Jean. Il avait empoigné son épée à deux mains, prêt à frapper et, pour s’assurer de ne pas manquer sa cible, avait fait apparaitre deux bras de foudre au niveau de ses flancs. Les deux bras électriques de Jupiter allaient se refermer sur Jean lorsqu’en faisant un pas en arrière, son pied se posa sur une matière molle… Aussitôt, Jupiter sentit une sorte de liquide sucré lui éclabousser le visage et pénétrer dans ses yeux. Il poussa un râle et, momentanément aveuglé, s’immobilisa.

 Jean venait de marcher sur une grappe de raisin qui avait giclée sous son pied. « Il y a donc un dieu pour les ivrognes » pensa Marie tout en accourant vers Jean. Cette grappe de raisin n’avait pas atterri ici par hasard. Elle était l’œuvre de Dionysos. Dionysos, qui, pour venir en aide à Jean, avait commencé à lancer quelques raisins sur son père, puis, voyant que cela ne l’affectait pas, des grappes entières. Ces raisins, Dionysos les cueillait dans ses propres cheveux, qui étaient à eux seuls une vigne intarissable. À chaque fois que Dionysos décrochait un raisin de sa crinière, celui-ci repoussait instantanément.

 — Père ! Ne vous avisez pas de faire de mal à Jean ! J’ai trouvé en lui un frère et en le tuant c’est peut-être votre propre fils que vous assassineriez ! lança Dionysos, les mains pleines de raisins qu’il s’apprêtait à lancer sur Jupiter

 — Misérable vermisseau, vous autres demi-dieux ne valez pas mieux que les hommes. Quel déshonneur pour notre caste… grommelait Jupiter en se frottant les yeux.

 Grâce à l’intervention de Dionysos, Luc avait pu prendre la croix des mains de Jean, libérer Blanche, Hermès, puis Diogène, dont les petites pattes velues commençaient à s’engourdir. Luc, brandissant la croix paratonnerre comme il aurait brandi un bouclier, fit signe à tout le monde de rester derrière lui.

 Ayant retrouvé l’usage de ses yeux, Jupiter se retourna et fit face à Luc. Écumant de colère, les yeux plus chargés d’éclairs que le plus sombre des nuages, Jupiter considéra Blanche et ses amis, puis appuya son regard sur Marie. Voulant lui faire comprendre à quel point son intervention et son arrivée en ces lieux lui déplaisait, il tendit le doigt vers elle et du bout de son index, décocha une flèche de foudre, qui fila à toute allure vers Marie. Mais Luc, fort de réflexes plus affutés encore que la pointe de la flèche divine, fit un pas de côté et renvoya le projectile en le frappant de la croix. Luc venait d’exécuter un revers digne des plus grands tennismen. La flèche passa à quelques centimètres de l’épaule de Jupiter et vint se planter dans le mur de la cave, sous le petit soupirail.

 — Jeu, set et match ! s’exclama Jean qui avait rejoint Marie et la tenait par les épaules, soucieux de la protéger maintenant qu’il l’avait retrouvée.

 Cette fois-ci, Jupiter se jeta sur le petit groupe, épée au poing. Tous se baissèrent à l’unisson alors que le dieu des dieux fendait l’air de son épée. Luc sentit le tranchant lui découper quelques cheveux sur le sommet du crâne. Dans un coin de la cave, Dionysos faisait équipe avec Diogène, qui se servait de sa trompe comme d’un canon. Dionysos, à califourchon sur son dos, lui garnissait la trompe de raisins et le petit mammouth les projetait sur Jupiter. Chaque petit grain explosait au contact du corps du grand dieu en lui laissant une petite marque rouge, comme une tâche de sang. Sa grande toge blanche devint écarlate en un rien de temps.

 — Bien fait ! criait Dionysos. Et cela ne part pas au lavage !

 Soudain, Jupiter fonça tête baissée sur Luc qui, occupé à relever Marie, ne l’avait pas vu venir. Le choc lui coupa le souffle et il fut projeté contre le mur, juste à côté de la porte. Jean, Marie et Blanche s’élancèrent à son secours mais furent repoussés par une sorte de champ magnétique qui leur paralysa momentanément les jambes. Luc était à la merci de Jupiter.

 Alors qu’il reprenait ses esprits et ouvrait les yeux, il vit la figure autoritaire de Jupiter qui se penchait sur lui et, l’instant d’après, sentit sa large main se refermer sur sa gorge. Le terrible dieu lui comprimait tant qu’il ne fut plus capable du moindre mouvement. Il sentait un grand froid l’envelopper et tous ses membres se raidir. Au moment où Luc allait embrasser la condition de cadavre, au moment où il poussait ce râle, cet ultime souffle qui purge le corps de toute vie, les doigts de Jupiter, comme par miracle, glissèrent sur sa gorge. Depuis le coin de la cave, Dionysos avait attrapé une graine de la taille d’une bille, qu’il conservait dans une petite bourse à sa ceinture, et l’avait envoyée aux pieds de son père. Précisément une milliseconde après que la graine eut touché terre, un énorme pied de vigne aux racines noueuses et au feuillage éclatant de vitalité, avait poussé et emporté Jupiter dans ses branches. Jupiter, à présent prisonnier entre le plafond de la cave et les branches robustes de la vigne qui lui courraient le long du corps comme des cordes, gesticulait en poussant d’affreux jurons. Dionysos accourut vers Luc qui se trouvait toujours quelque part dans cette zone nébuleuse frontière entre la vie et la mort. Entre son pouce et son index, le demi dieu décrocha un grain de raisin de son crâne. Il pencha la tête de Luc en arrière, puis, doucement, introduisit le raisin entre ses lèvres exsangues.

 — Croque, Luc. Avale ce raisin. C’est le fruit de la vigne, une petite boule de vie.

 Luc rassembla ses dernières forces pour croquer dans le raisin, dont le jus s’écoula le long de son gosier jusqu’à son estomac. Jamais Luc n’avait mangé fruit aussi goûteux, aussi juteux, aussi sucré. Un doux parfum abondait en lui et il sentit comme une petite rivière parfumée couler le long de sa trachée. Son cœur s’abreuva à cette rivière et rasséréné par le nectar, se remit à battre avec fougue. Luc n’eut pas le temps de savourer son retour parmi les vivants. Couché entre les bras de Dionysos, il avait une vue imprenable sur la grande et haute vigne qui abritait mille petits raisins et un immense Jupiter, ligoté par les branches. Jupiter était aussi écarlate que les fruits.

 Soudain, Luc vit quelque chose tomber du sommet de la vigne. Sans mot dire, il attrapa Dionysos par les épaules et roula sur le côté en l’emportant avec lui. L’instant d’après, l’épée de Jupiter s’enfonçait profondément dans le sol, précisément à l’endroit où Luc était encore couché quelques secondes plus tôt. L’épée aux dimensions extraordinaires obstruait l’unique sortie. Luc et Dionysos reculèrent jusqu’à leurs compagnons, qui retrouvaient peu à peu l’usage de leurs membres. Tout le monde se tenait derrière Dionysos, les yeux rivés sur Jupiter qui se débattait au sommet de la vigne.

 — Ma belle et illustre plante ne le retiendra pas longtemps, dit Dionysos sans se retourner vers le petit groupe. Jean ! Emporte avec toi notre vin, je compte sur toi pour le révéler aux yeux du monde et au palais des hommes.

 — Parbleu ! Je l’ai déjà avec moi ! s’exclama Jean qui portait effectivement une caisse, faite de quelques planches de bois, entre ses bras.

 — Tu sais où me trouver Jean… poursuivit Dionysos. J’espère que tu viendras me voir. Nous avons bien des vignes à planter, lorsque tout cela sera terminé, dit lentement Dionysos en se retournant vers Jean. Ses yeux étaient aussi verts que la feuille de la vigne et ses lèvres plus rouges que le fruit. Maintenant, tous dans la cheminée ! Allons, dépêchez-vous vous autres ! Entassez-vous dans le foyer et bouchez vous le nez, ordonna Dionysos en pointant la cheminée du doigt.

 Blanche, Luc et Marie se regardèrent avec circonspection. Mais Jean, sa caisse de vin sur l’épaule et Diogène sous le bras, leur somma d’exécuter l’ordre de Dionysos.

 — Avez-vous entendu le maître de la vigne, le roi des cuvées, le « saigneur » de la terre, mon associé et camarade ? Ouste ! Tout le monde dans cette cheminée et que ça saute comme un bouchon !

 Marie acquiesça et fonça en direction du foyer. Il était si large, si spacieux, qu’il n’était même pas nécessaire de baisser la tête pour y entrer. Luc prit Blanche par la main et tous deux pénétrèrent à leur tour dans la cheminée. Hermès, qui lui avait déjà compris le plan de Dionysos, fila dans la cheminée puis d’engouffra dans le large conduit.

 Jupiter, pendant ce temps, s’était débarrassé des branches et venait de sauter de la vigne. Son premier réflexe fut de récupérer son épée, ce qu’il fit sans plus d’effort que s’il eut cueilli un brin d’herbe. Mais lorsqu’il se retourna, il tomba face à face avec son fils, Dionysos, qui se pinçait le nez et suçait son pouce. Avant que le dieu des dieux ne puisse faire le moindre geste supplémentaire, Dionysos gonfla les joues et tout son visage se mit à rougir. Il ressemblait étrangement à Jean. C’est alors (à la grande stupéfaction de Luc qui observait la scène depuis la cheminée) que des flots de vin, comme des cascades, jaillirent des oreilles de Dionysos. Le vin s’écoulait en telle quantité que la cave en fut aussitôt inondée. Tables, tonneaux, bouteilles de vin… tout flottait à la surface du liquide dont le niveau approchait inexorablement du plafond. Les oreilles de Dionysos, comme deux grandes écoutilles, n’en finissaient plus de verser le sang de la terre. Jupiter, qui était un piètre nageur, se cramponna aux branches de la vigne pour ne pas être emporté par les flots.

 — Dionysos ! Misérable gloub… gloub… cornichon ! Arrête tout de… gloub… gloub… tout de suite ! criait-il à l’adresse de son fils alors qu’il buvait la tasse.

 — Pas d’inquiétude père… je boirai tout ! Mais pas maintenant… pas tout de suite, répondait Dionysos tout en nageant le dos dans cette curieuse piscine improvisée.

 Le niveau du vin, en montant, avait submergé la cheminée et emporté Luc et ses amis le long du conduit. Ils n’avaient rien eu d’autre à faire que de se tenir bien droits et de se laisser porter par les flots. Dionysos leur avait improvisé un ascenseur. Ce fut Jean, qui le premier, passa la tête par l’ouverture de la cheminée sur le toit. Fort heureusement, elle était assez large pour accueillir un être humain et grâce à l’aide d’Hermès, (qui avait patiemment attendu sur le rebord de la cheminée) tous s’échappèrent indemnes du conduit. Désormais, la question que tous avaient en tête était la suivante : Comment descendre de ce toit sans se rompre le cou ? La corde que Marie avait tendue pour accéder à la cheminée depuis l’église était toujours là. Mais l’emprunter à tour de rôle prendrait bien trop de temps et représentait un péril auquel ils ne devaient pas s’exposer. De plus, le vin qui s’échappait par la cheminée rendait les tuiles du toit très glissantes.

 — Allons, creusons-nous la tête… disait Jean en regardant autour de lui, espérant trouver une issue de secours.

 Mais il n’y avait nul moyen de descendre. Et pourtant le temps pressait, il fallait se hâter.

 — Je vais descendre à mains nues, dit Luc. Une fois en bas, trouverai un moyen pour tous vous réceptionner.

 — Sûrement pas, dit Marie d’une petite voix mal assurée. J’ai été affreusement lâche et j’ai trahi votre confiance… C’est à moi de descendre et de vous tirer de ce mauvais pas. Si vous saviez comme je suis…

 — Le moment est mal choisi Marie, nous parlerons de cela plus tard, trancha Luc. Pour l’heure, nous devons descendre d’ici. Il nous faut agir, une échelle ne nous tombera pas du ciel !

 Alors que Luc achevait sa phrase, quelque chose heurta la gouttière au bord du toit. Tout le monde fit silence, y comprit Hermès qui cessa tout battement d’ailes et se posa sur l’épaule de Luc. Marie, prudemment, se rapprocha de la gouttière en descendant le long du toit. Une échelle y était appuyée. Plus bas, sur le trottoir, se trouvait un petit garçon de dix ans tout au plus, qui souriait à Marie en lui faisant signe de la main. Il avait une tignasse brune et de multiples tâches de rousseurs sur les joues. C’était un petit garçon mais sa façon à la fois digne et naturelle de se tenir droit, comme une colonne entre ciel et terre, le grandissait et l’auréolait d’une étonnante sagesse. Son sourire était comme un éclair dans la nuit. Il était beau, comme c’est bien souvent le cas avec tout ce qui arrive à point nommé.

 Ce jeune garçon, Marie ne l’avait jamais vu. Pourtant le garçon, lui, avait déjà croisé Marie. C’était elle qu’il avait vue au sommet de l’église peu de temps auparavant. Elle qu’il avait confondue avec l’archange dont lui parlait sa grand-mère.

 — Descendez-donc ! leur souffla le petit garçon. N’ayez pas peur. L’échelle est solide et je la tiens bien en place.

 Marie fit signe à ses compagnons d’approcher, puis montra l’exemple en descendant prudemment le long de l’échelle. Quand tout le monde eut rejoint la terre ferme, Luc s’approcha de leur jeune sauveur et lui tendit la main en souriant.

 — Merci mon jeune ami, dit Luc avec un sourire de reconnaissance, tu nous as tiré d’un bien mauvais pas. Ta venue est un miracle, comment t’appelles-tu ?

 — Mon nom n’a pas d’importance, répondit timidement le petit garçon. Je suis le garçon qui vous a présenté une échelle au moment où vous en aviez besoin. Il est plus utile de se souvenir de cela que de mon nom.

 — Il me plaît ce petit ! Il me fait penser à moi quand j’avais son âge. Tiens, petit Jean, c’est pour toi, dit Jean en s’approchant du jeune garçon une bouteille à la main.

 — Jean, voyons, cet enfant est bien trop jeune pour recevoir ce genre de cadeau. Tiens, cela te sera bien plus utile, dit Marie en lui présentant deux billets de banque. Et merci encore pour ton aide.

 — Gardez vos papiers, je n’en veux pas, trancha-t-il tout à coup. Une bonne action n’accepte nulle rétribution. C’est ma grand-mère qui l’a dit. On ne tend pas la main vers son prochain pour mieux lui faire les poches de l’autre. Et puis, poursuivit le petit garçon en se grattant la tête, ma venue n’a rien d’un miracle. Je regardais les toits depuis la fenêtre de ma chambre, là juste en face, lorsque je vous ai aperçus. Vous aviez l’air d’avoir bien besoin d’aide, alors je suis venu vous en proposer.

 Mais tout en disant ces mots, le petit garçon n’avait pas quitté Blanche des yeux.

 — Vous êtes jolie, très jolie, dit-il alors. Vous ressemblez à la lune. Êtes-vous la lune ?

 Blanche s’approcha du petit garçon et s’agenouilla face à lui.

 — La lune te manque-t-elle ? dit-elle au petit garçon.

 — Ah ça oui ! répondit le jeune garçon. C’était comme un bonbon dans le ciel. Mais c’est à grand-mère qu’elle manque le plus. Elle dit que sans elle ses fleurs ne prennent plus la peine de pousser. Elle dit que les fleurs, contrairement à ce que l’on pense, ne poussent pas grâce au soleil, mais uniquement les nuits de pleine lune. Elle dit qu’elles sont irrésistiblement attirées par elle et qu’elles s’étirent dans l’espoir de la toucher un jour et que c’est pour ça que les poètes les aiment tant, parce qu’elles sont elles-mêmes un peu poètes. Ma grand-mère a l’habitude de parler à ses fleurs, tous les soirs, pour les aider à grandir et à être en bonne santé. Mais elle dit que ce n’est plus pareil depuis que la lune n’est plus là. Elles sont tellement tristes qu’elles n’écoutent plus. Elle dit que c’est comme parler aux morts. Mais ma grand-mère n’aime pas parler aux morts parce qu’ils ont besoin de silence pour pouvoir se reposer.

 — Ta grand-mère est très intelligente et très censée, dit Blanche en souriant au petit garçon. Va la retrouver et dis-lui de continuer à veiller sur ses fleurs et de leur parler. Dis-lui que bientôt, la lune reviendra et ses fleurs seront alors plus belles et plus grandes qu’elles ne l’ont jamais été. J’y veillerai personnellement.

 — Je lui dirai. Je vais rentrer maintenant, au revoir, dit le petit garçon en soulevant son échelle au-dessus de sa tête.

 — Au revoir, dit Luc. Fais bien attention sur le chemin. Merci encore pour ton aide.

 Sans dire un mot, tous regardèrent le petit garçon s’éloigner en trottinant, puis se confondre avec les ombres.

 — Que je sois changé en saucisson si cet enfant n’était pas un saint, dit Jean en regardant l’endroit où l’enfant avait disparu.

 — Partons vite, la camionnette est garée à l’entrée du village, dit Marie en faisant signe de la suivre.

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